Bonjour à tous. Je tenais à travers ce petit mot remercier tout particulièrement Luffynette qui me laisse une review à chaque chapitre posté. Un petit mot, mais qui suffit à me dire que l'histoire continue à plaire et qu'il en sera de même, je l'espère, pour chaque prochain chapitre.
Une pensée également pour Angel-ina66200 qui me montre toujours autant d'engouement à chacune de ses review. C'est avec plaisir que j'y réponds!
Merci à vous et merci aux personnes continuant à suivre cette histoire.
Bonne lecture!
Chapitre 13
C'est bien téméraire de ta part
Les vacances passèrent vite, bien trop vite même aux yeux d'une jolie brune, qui appréciait cette vie de famille chaleureuse. Et pourtant, elle se retrouvait de nouveau dans le Poudlard Express, plongée dans ses pensées. Elle s'était bien assez reposée et devait reprendre ses recherches. Ils avaient trouvé un Horcruxe mais attendaient toujours que Severus parvienne à défaire cette matière indestructible.
La porte de son compartiment s'ouvrit sur Lucius qui, droit comme un piqué, s'installa face à elle après un mouvement de tête gracieux en salutations.
Dire qu'elle était choquée était un bel euphémisme. Que lui prenait-il ? Habituellement, il serait déjà collé à elle, se servant de son épaule comme d'un coussin. Seulement là, il était en face d'elle de façon dirons-nous civilisée, et ne lui attribuait plus ce regard possessif. Il n'en restait plus qu'un regard fuyant, presque résigné. Lui était-il arrivé quelque chose pendant ses vacances ? Elle l'avouait difficilement mais malgré cet épisode humiliant, elle continuait à apprécier le sorcier. Difficile à croire et pourtant... Malgré ses airs, il restait un homme intelligent, très gracieux ainsi qu'un joueur hors-pair de Quidditch. Et ce côté possessif, purement animal, s'était progressivement transformé en des attentions, presque de la tendresse, si elle osait le dire.
De le voir maintenant fuir presque son regard lui fit quelque chose.
« – Tout va bien Lucius ?
Ce fut discret mais elle discerna un tremblement. Cela aurait-il un lien avec Voldemort ? Elle osa dans une pulsion purement Gryffondor, de se lever et s'asseoir à ses côtés, lui prenant la main, qu'il retira aussitôt, comme s'il avait été brûlé.
– Tu n'as pas l'air d'aller bien. S'est-il passé quelque chose pendant tes vacances ? Tenta-t-elle d'une voix concernée.
A ces mots, il eut une vision de ce qui s'était passé et en ferma un bref instant les yeux. Il avait aimé comme il avait détesté. Aimé se faire dominer par le sorcier qu'il idolâtrait mais avait détesté l'idée que quelqu'un ait pu le dominer. Sans parler du fait que cela soit un homme. Il sentait à la fois de la fierté d'avoir contenté son maître et de la honte de s'être senti si soumis. Ce n'était pas ce que devait être un Malfoy! Mais ce qui le retournait le plus était l'idée de ne plus pouvoir s'approprier la sorcière. Par le biais de son père, le Seigneur avait été clair : rester à ses côtés pour la rendre inaccessible à d'autres mais plus aucun contact, regard, parole possessive à son encontre ne seraient tolérées. Il devait totalement l'isoler.
Il l'avait perdu au profit de son maître.
Elle était sienne.
– Ce n'est rien Yulia, je t'assure. Mon père a juste eu beaucoup de travail. Je suis déçu de ne pas avoir pu passer plus de temps avec lui.
Elle fronça les sourcils. Pourquoi cela sonnait-il si faux ?
– Oh...Je comprends.
Un silence s'installa. Elle ne savait décidément pas comment le combler. La porte de leur compartiment s'ouvrit de nouveaux et d'autres élèves de leur maison s'installèrent avec eux. Elle leur attribua un sourire poli, appréciant les conversations qu'ils entamèrent. Elle y participa de bon cœur sous le regard perçant de Lucius. Lorsqu'un des élèves posa la main sur son épaule dans un geste purement innocent, le blond la rejeta brutalement.
– Ne la touche pas, prévint-il d'une voix sombre.
L'ambiance devint glaciale. Mais que lui prenait-il ?
– Enfin Lucius il ne m'a rien…
– Il n'est pas autorisé à te toucher, la coupa-t-il, tranchant. »
Son ton ne laissait même pas place au débat. L'élève s'excusa en envoyant un regard étrange à Hermione qui ne sut le décrypter. Mais elle sentait que cet incident ne resterait pas sans conséquence. Les serpentards préfèrent partir dans une excuse pitoyable, les laissant de nouveau seuls.
Elle soupira.
Il ne manquait plus que cela. Le reste du voyage se passa en silence. Elle se plongea dans la lecture de son livre, ignorant le jeune homme qui regardait par la fenêtre et pourtant, portait toute son attention à la sorcière.
Severus remarqua immédiatement le changement. Quelque chose clochait. Son ami n'était plus accroché à Hermione et elle semblait presque poser un regard inquiet sur lui. Le monde à l'envers en somme. Attention, il n'allait pas s'en plaindre. Mais il devait avouer que c'était étrange et cela devait forcément cacher quelque chose. Le Seigneur des Ténèbres ? Non, Lucius serait introduit à lui à la fin de l'année et pas avant normalement.
Alors quoi ?
« – Au fait Severus, le professeur Dumbledore a demandé à te voir après le repas, annonça-t-elle d'un ton aimable.
Il savait que ce n'était qu'une façade qu'elle conservait devant des témoins. Il hocha la tête, signifiant qu'il avait compris et ne remarqua pas le regard noir que lui attribua son ami. Ils finirent rapidement le repas et Hermione partit avant eux. Alors que Severus allait se rendre à son rendez-vous, une main lui attrapa le bras, le retenant sur place.
– Je peux savoir ce que tu fais Lucius ?
– Ne t'approche plus d'elle, c'est compris ? Le menaça-t-il sans répondre.
– Pourquoi ? Trop peur que ta petite copine fricote avec un autre ? Je te rassure, ce n'est pas mon type.
– Je crois que tu n'as pas compris Severus. Cela n'a rien à voir avec moi. Cela vient de plus haut, précisa-t-il légèrement tendu.
Cela suffit au brun pour comprendre le sous-entendu : Voldemort. Comment c'était possible ? L'aurait-il rencontré plus tôt que prévu ? Et pourquoi le Seigneur des Ténèbres s'intéresserait à ce point à elle ?
Un mauvais pré-sentiment le prit. Pourquoi avait-il l'impression que c'était bien différent de l'intérêt qu'il portait habituellement à ses futurs recrues ? Il y avait quelque chose d'autre.
– Pourquoi s'intéresse-t-il autant à elle ?
– Cela regarde uniquement le Seigneur. Nous n'avons pas à comprendre ses actions, le reprit le blond avec un regard sévère.
Le détourner de la voie des Mangemorts allait être plus ardu qu'il ne l'aurait pensé. Il sentait tellement de dévotion que cela le rendait presque mal à l'aise.
– Bien-sûr. Rassure-toi, je prendrais mes distances avec elle. Je ne souhaiterai pas le contrarier. »
Cela sembla suffire au Serpentard qui partit vaquer à ses occupations. Sûrement chercherait-il à trouver Hermione afin de la surveiller.
Elle était parti en direction du bureau de Albus, se plongeant dans ses pensées. Elle avait remarqué l'éloignement des autres élèves, les regards qu'ils lui envoyaient : ils la fuyaient. Elle avait également vu ce regard soumis envers Lucius. C'était sans difficulté qu'elle comprenait qu'il en était la cause.
Génial.
Elle était à présent telle la peste de la maison Serpentard. Elle n'était pas là pour se faire des amis mais sans contacts, sa mission risquait d'être plus compliquée.
« – Bonsoir Yulia, l'accueillit le directeur.
– Bonsoir Albus.
Elle s'installa sur un siège, et ferma les yeux, se mettant en méditation. Elle avait pris ce réflexe dès qu'elle avait un peu de temps. Elle sentait ainsi avoir plus de contrôle sur ses émotions et par conséquent, se sentir plus en sécurité.
La porte s'ouvrit sur un Severus toujours aussi fermé. Son regard n'était que dédain froid. Les mauvaises habitudes ne se perdaient pas facilement. Même en ayant retrouvé son corps d'adolescent, on sentait toujours ce poids immense faisant courber ses épaules. Il n'était en rien libéré de cette pression et n'en sentirait les liens rompus, qu'au moment où la vie de cet être démoniaque rejoindrait enfin l'au-delà.
– Professeur, le salua-t-il respectueusement.
– Nous t'attendions Severus, lui répondit-il avec un regard aimant.
Il n'avait pas réussi à tirer beaucoup d'informations sur la vie de ce futur maître des potions, estimant que si des choses devaient se faire savoir, elles seraient dites par Severus lui-même et personne d'autre. Et malgré tout, il avait aisément compris qu'il n'avait pas eu une position facile dans cette guerre. Cet aspect froid, fermé à tous, se faisant toujours discret : il était un espion.
Un espion des plus sollicité.
Il l'avait compris par lui-même et espérait ne pas avoir à en recourir.
– J'ai cru comprendre que l'échantillon que nous t'avons donné ne te suffit pas pour compléter la potion.
– Exact. Je souhaiterai directement travailler à la source.
– Très bien. J'ai amené tout ton matériel sur place, tu pourras y travailler toute la nuit si tu le souhaites. J'ai déjà envoyé un message à un Prefet en chef, lui expliquant qu'une soudaine fièvre t'oblige à rester à l'infirmerie cette nuit, voire plus, lui expliqua-t-il malicieusement.
Toujours à avoir un train d'avance. Il renifla faussement et ne répondit pas. Que pouvait-il ajouter de toute façon ?
– Attrapez tous les deux ma main.
– Je ne crois pas que cela soit une bonne idée que Miss Granger vienne avec nous.
La voix sombre du Serpentard stoppa Hermione dans son mouvement. Que lui prenait-il ?
– Et je peux savoir en quoi cela serait une mauvaise idée ? Demanda-t-elle le plus calmement possible.
– Lucius a reçu l'ordre de vous surveiller et de ne laisser personne vous approcher. Il doit vous isoler, vous rendre plus faible et accessible.
L'information arriva lourdement jusqu'aux oreilles de la sorcière.
– Comment, mais… ?
Elle en était déstabilisée. Un ordre ? Cela voulait dire… !
– Voldemort, annonça froidement le directeur.
Severus confirma d'un mouvement de tête.
– Nous avions prévu que cela puisse arriver, reprit-il d'une façon plus maîtrisé.
– Oui mais de là à attirer l'attention de Voldemort lui-même ! Je ne pensais pas que le nom de ma famille aurait autant d'impact, avoua-t-elle.
– A quoi vous attendiez-vous Miss Granger ? Cette famille a longtemps été idolâtrée, très respectée autant dans le monde sorcier que moldu. Bien sûr que votre nom attirerait son attention.
– Mais pas au point à ce qu'il souhaite m'isoler. C'est bien trop pour une seule recrue, remarqua-t-elle.
– Tu as raison, il doit y avoir autre chose.
– Saurait-il que nous sommes parents ?
L'esprit du brun s'arrêta sur ça. Ils étaient quoi ? A l'expression de l'élève, Albus comprit qu'il n'était apparemment pas au courant de ce fait.
– Elle ne t'en a pas parlé ?
– Non, je découvre qu'elle s'est gardée de me révéler beaucoup d'informations, fit-il remarquer acerbe.
– Cela ne vous regardez pas, professeur, trouva-t-elle simplement comme explication.
– J'estime que cette information aurait dû m'être transmise. Ce n'est pas comme si vous m'aviez caché la couleur de vos sous-vêtements, rétorqua-t-il un brin moqueur.
– Ne soyez pas disgracieux, le reprit-elle.
– Je le suis et continuerai à l'être, si vous vous évertuez à penser que vous pourrez régler tout cela seule.
– C'est vous qui m'avez fait comprendre que vous n'auriez plus besoin de moi à l'avenir. Je fais de même, répliqua-t-elle sans cacher son ton de reproche.
On y était. Albus observait silencieusement l'échange, sachant qu'ils en avaient besoin.
– C'est différent…
– Et en quoi je vous prie ?
– Vous auriez pu partager ce fait bien avant notre...altercation, trouva-t-il comme terme pour décrire ce qu'ils avaient échangé.
– C'est personnel. Je n'avais aucune raison de vous le dire.
– A partir du moment où vous êtes parente d'un sorcier tel que Albus Dumbledore, cela vient au-delà de la vie personnelle, lui reprocha-t-il.
– Vraiment ? Alors j'imagine que lorsqu'on est la personne responsable du fait que le Seigneur des Ténèbres soit au courant de la prophétie, ne relève pas non plus uniquement de la vie personnelle.
– Comment vous… ?
Elle avait appuyé sur un point douloureux, mais elle s'en fichait. Elle se fichait de tout à ce moment là. Elle ne souhaitait que répliquer plus fortement que lui et ne pas le laisser contrôler cet échange. Elle aurait le dernier mot, un point c'est tout.
– Albus en a parlé à Harry. Il m'a tout raconté. Il m'a dit que vous êtes celui qui a livré l'information à Voldemort. Vous êtes responsable de la mort de ses parents.
Il accusa difficilement le coup. C'était une faute qu'il porterait pour le restant de sa vie. Le remord le rongeait depuis tellement de temps.
– Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit, alors que c'est en lien direct avec notre mission ? Quel événement fera que vous vous éloignerez de Lily Evans, faisant de vous un Mangemort ? A quel moment, et occasion, avez-vous eu cette précieuse information, que vous vous êtes empressé de livrer à votre maître ?
Elle allait loin, même trop. Elle avait dépassé une ligne. Elle le sut au moment où son regard rencontra celui de son interlocuteur. Elle ne l'avait jamais vu aussi glacial, meurtrier.
– Vous avez raison. Ce sont des informations capitales, concéda-t-il d'une voix neutre.
Elle s'en figea.
– Je maintiens que vous devriez rejoindre la Salle Commune. Lucius doit vous chercher. Nous parlerons plus tard de l'intérêt du Seigneur des Ténèbres pour vous. Nous pouvons y aller Professeur. »
Son ancêtre posa un regard attristé sur elle avant de finalement transplaner avec son élève. Elle rejoignit la salle commune, d'un pas lent. Elle avait perdu de sa verve et se demandait ce qu'il lui avait pris. Elle n'avait pas supporté qu'il lui fasse encore des reproches et la reprenne comme si elle n'était encore qu'une enfant. Comme si elle ne restait que son élève, immature. Ce regard qu'il lui avait attribué... Jugement. Reproche. Dédain. Voilà ce qu'elle y avait lu. Et cela lui avait fait perdre ses moyens. Seule l'idée de répliquer l'avait fait garder constance. Mais à présent, elle regrettait presque. Cette lueur dévastée par les remords qu'elle avait perçu, l'avait chamboulée.
Elle était allé trop loin. Bien trop.
« – Où étais-tu ? l'interrompit une voix lorsqu'elle partit en direction de son dortoir.
– Je ne pense pas que cela te regarde Lucius, répondit-elle sans laisser percevoir la surprise qu'elle avait ressenti.
– Je ne te laisse pas le loisir de penser que certaines choses me regardent ou non. Tout te concernant me regarde.
– C'est bien téméraire de ta part. Je trouve cet intérêt malsain, avoua-t-elle avec aplomb.
Elle n'avait même pas idée…Lorsqu'il capta quelques regards curieux de ses camarades de maison, il eut le réflexe de vouloir lui attraper le bras et l'emmener plus loin mais la voix de son maître lui revint. Elle est à moi. Elle était sienne et il n'avait pas le droit de ne serait-ce que la toucher. Il serra le poing. Il se rapprocha d'elle, se collant à son oreille afin qu'elle soit la seule à entendre.
– Tu ne pourras pas longtemps me cacher des choses Yulia, susurra-t-il avant de partir. »
Génial. Elle avait à présent un chien de garde qui allait la traquer à tout moment. Parfait. Si il pensait qu'elle se laisserait faire, il se mettait profondément la baguette dans l'œil. Elle frôla la carte du Maraudeur et se sentit prête à affronter n'importe quoi. Avec ça, elle pourrait aisément l'éviter et le rendre fou. Il lui tardait de le voir s'égosiller à la chercher.
Dans un dernier sourire énigmatique, elle partit rejoindre son lit sous le regard quelque peu jaloux des autres jeunes filles. Être la prétendante du Prince des Serpentards amenait rarement la sympathie chez la gente féminine.
Elle mangeait son petit-déjeuner avec grâce, prenant le temps de découper chaque aliment en petits morceaux, pour l'amener lentement à sa bouche rosée. Elle se tenait droite, comme elle avait mainte fois vu Henriette le faire. Peu de personnes étaient présentes à cette heure-ci, et cela lui convenait parfaitement. Voir les œillades qu'on lui attribuait sans cesse, mettait à mal à sa prise sur soi. Elle jeta discrètement un regard sur la carte, et constata que la vignette de Lucius commençait à se déplacer. Elle prit une dernière bouchée de sa pomme au caramel, et sortit de la Grande Salle, prenant bien le couloir contraire au blond.
Celui-ci se rendait évidemment en premier lieu à la Grande Salle. Il savait qu'elle était assez matinale. Il fut déçu en constatant qu'elle n'était pas là. Il lança un regard vers un élève de Serpentard qui comprit la question informulée :
« Elle vient de partir. » murmura-t-il le regard bas.
Lucius renifla de mécontentement, et partit à sa recherche, sautant sans hésitation son petit-déjeuner. Il partit en direction de leur Salle Commune mais , encore une fois, ne la trouva pas. La bibliothèque n'était pas à tenter car il était bien trop tôt. Il bifurqua vers les jardins, sachant l'affection particulière qu'elle leur portait. Mais de nouveau rien.
Furibond, il se dirigea vers sa salle de classe en constatant l'heure qui tournait bien trop rapidement. Et elle était là, appuyée contre le mur de pierre, un livre à la main, attendant que le professeur daigne lui ouvrir la porte. Il se posta devant elle, et se gratta la gorge afin d'attirer son attention.
Elle n'en fit rien. Décidément, ces hommes pensaient sincèrement que de se gratter la gorge, tout en se tenant en potiche devant elle, suffisait à entamer une conversation ? Comme pour Sirius avant lui, elle ne releva pas le regard de son livre, l'ignorant ouvertement. Il perdit patience et agrippa le livre qu'il jeta au loin. Celui-ci pourtant, ne frôla jamais le sol. Il fut stoppé dans sa course par un sort souplement envoyée par la sorcière, qui lui attribua un regard noir, tout en le ramenant à ses mains.
« – Bonjour aussi Lucius, commença-t-elle hypocritement.
– Tu me fuis et maintenant tu m'ignores. La plaisanterie a assez durée !
Un regard autour d'eux et elle constata rapidement que tous les regards étaient tournés vers eux. Elle lança d'un informulé un sort de discrétion avant de lui répondre.
– Une plaisanterie ? Souffla-t-elle un sourcil haussé. Premièrement, se planter devant moi telle une statue ne me fera pas t'aborder. Si tu veux me parler, un bonjour est nécessaire. Deuxièmement, je ne me rappelle pas avoir dit que je devais passer chaque minute de mon existence collée à toi. Alors, si tu as l'impression que je te fuis, tant mieux, car c'est le cas.
– Tu… ! s'énerva-t-il en levant sa baguette.
Son geste fut figé par l'aura menaçante qu'elle dégagea au moment même où elle vit son mouvement. Elle le regardait droit dans les yeux sans ciller, d'une expression glaciale. Sa magie semblait l'écraser, l'étouffer sans aucune pitié.
– Es-tu sûr de vouloir en arriver là ? Demanda-t-elle sèchement. »
Il se ravisa, un frisson le traversant. Depuis quand ressentait-il de la peur pour une autre personne que son maître ? Il ne se rendit même pas compte qu'elle avait brisé le sort de discrétion, et rejoignait la salle de classe à présent ouverte.
Lorsqu'il reprit ses esprits, il constata avec horreur qu'un élève de Serdaigle s'était assis à côté d'elle. Il n'avait plus le temps de l'évincer et dut prendre son mal en patience tout le long du cours. C'est-à-dire, jusqu'à l'heure du déjeuner. Elle ne s'était pas retenu de l'aborder, lui attribuant un sourire amical qu'elle se devait normalement de lui réserver à lui et non à un autre ! Il allait tuer ce foutu sorcier. N'avait-il pas été assez clair sur le fait qu'elle lui…! Qu'elle lui…
Non…
Elle ne lui appartenait plus, réalisa-t-il. Elle ne lui avait jamais appartenu… Ce constat assombrit d'autant plus son expression.
Le cours cessa enfin, libérant les élèves impatients. Il sortit le premier, attendant la brune. Elle l'ignora et continua son chemin, avec lui à sa suite. Par Merlin, c'était tellement désagréable. Elle préférait encore lorsqu'il l'accueillait avec son sourire charmeur et ses blagues salaces. A présent, elle n'avait plus qu'un chien enragé, prêt à mordre la première personne l'approchant. Lorsqu'ils arrivèrent à leur table, ils y trouvèrent Severus. Ils s'installèrent à ses côtés après un bonjour soufflé timidement pour elle et presque désintéressé pour le blond.
Elle ne savait pas comment réagir. Elle avait été bien trop loin la dernière fois. Elle l'observa du coin de l'œil et constata ses cernes marquées. Il avait dû passer la nuit sur sa potion. Elle brûlait d'envie de lui poser des questions. Elle voulait savoir si il avait trouvé quelque chose. Toute à son observation, elle constatait la beauté froide du brun. Il n'était pas à proprement parler beau, comme pouvait l'être Lucius, mais il dégageait un charisme étouffant. Elle se prit à le comparer à sa version adulte. Son nez n'était pas crochu. Peut-être que c'était le résultat de duels. Sa peau pâle semblait douce et ses cheveux tellement soyeux. Elle pouvait deviner que son corps n'était plus aussi musclé. Car oui, elle s'était prise à l'observer, même à leur époque. Il dissimulait un corps bien bâti par des années d'entraînement. Elle le savait pour l'avoir aidé à marcher le jour où Lupin s'était transformé en loup garou. Elle l'avait soutenu, et sa main avait pu se perdre sur les flancs de son torse ferme.
Oui, elle avait honteusement maté son professeur et ça ne lui avait pas déplu ! Elle rejetait cela sur les hormones. Il tourna son regard vers elle et elle le fuit, tentant de dissimuler la rougeur sur ses joues, après s'être faite surprendre en plein matage.
Par Merlin, venait-elle de rougir ? Il s'empêcha de soupirer. Bien-sûr que non. Comment pouvait-il penser ne serait-ce qu'un instant, qu'elle prendrait le temps de le mater ? Impensable. Il ne fit que lui attribuer un regard fatigué avant de se lever et se retirer. Dans une pulsion, elle le suivit après avoir jeté un sort piqué aux jumeaux Weasley. Lucius se retrouva collé au banc. Le mieux dans ce sort, c'était que chaque tentative d'extraction, se concluait par une durée augmentée du piège.
Elle suivit Severus qui avait la bonne intention de la semer.
« – Severus !
Il se stoppa.
– Je…
Il lui attrapa soudainement le bras et l'emmena dans une salle vide.
– J'espère que vous avez quelque chose d'important à me dire, car je pensais avoir été clair sur le fait que je ne dois plus vous approcher.
– Je...Je voulais…
– Quelle éloquence. Vous m'excuserez mais je n'ai pas toute la journée, réagit-il en étant sur le point de partir.
– Savez-vous uniquement fuir ?
Quelle insolente ! Il se retourna lentement, prenant conscience de son impertinence. Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps, qu'elle fut plaquée contre un mur, la respiration chaude du jeune homme sur sa joue. Elle fut sur le point de contester, le repousser, mais elle sentit le bout froid de sa baguette sur sa gorge.
Que… ?!
Elle croisa son regard fou. Elle ne l'avait jamais vu ainsi.
– Je suis fatiguée de vos enfantillages. Vous ne savez que me provoquer pour mieux vous faire remarquer. Qu'espérez-vous donc ? Que je donne des points à Gryffondor comme lorsque j'étais votre professeur ? Petite idiote.
Dur...Elle réceptionna tant bien que mal ses paroles. Surtout qu'au fond, elles marquaient une vérité inavouée. Elle en ferma les yeux un bref instant.
– Vous avez perdu votre langue ? Où est donc passé cette fière Miss-je-sais-tout qui aime tant pointer du doigt les erreurs des autres. Votre perfection est aussi parfaite qu'étaient les compétences de Londubat en Potion.
Elle sentait tellement de colère dans sa voix mais surtout, de la tristesse. Il se déchargeait de tellement d'émotion dont elle devait en être la responsable. Elle avait dépassé une ligne…et subissait à présent le courroux d'un homme blessé.
Elle n'avait même pas la force de lui sommer de baisser sa baguette. Cela ne ferait qu'envenimer les choses. Elle garda un regard neutre, prenant sur elle comme elle devait le faire.
Mais cela ne fit qu'augmenter la fureur de Severus. Elle n'était qu'un glaçon face à lui. Son éternel caractère de feu, qui lui allait si bien, était étouffé par ce masque dont il avait horreur. Il réussirait à la faire réagir. Il s'approcha de son oreille et lui chuchota lentement son poison.
– Vos amis sont morts pour rien Miss Granger. Ils ont donné leur vie pour une incapable voilée par ses croyances et sa naïveté.
Elle se figea à ces mots. Harry...Ron… Son cœur se brisa à leur pensée, leur corps sans vie chutant encore et encore devant ses yeux.
– Que dirait Potter en vous voyant batifoler avec Lucius ? Que dirait-il en vous voyant traîner au pied d'un Mangemort responsable de la mort de son parrain ? Il vous mépriserait, tout comme le ferait Weasley. Ils regretteraient d'avoir sacrifié leur vie pour quelqu'un comme vous.
Elle ferma de nouveau les yeux, plus durement plus fermement, plus désespéramment…. Non ! Elle ne batifolait pas avec lui ! Elle ne faisait que suivre la mission ! Elle n'avait pas… Et pourtant, les échos de ses propres gémissements bourdonnèrent dans ses oreilles. La honte l'accabla de nouveau.
– Vous êtes seule et serez seule car je ne vous supporterais pas plus longtemps, souffla-t-il d'une voix mielleuse mais si tranchante.
Il se retira lentement, n'accordant plus un regard à la jeune fille. La panique prit possession d'elle et sa main partit toute seule retenir la robe de Severus. Il se tourna, surpris et tomba dans deux perles acier brillantes de frayeur.
Il rata un battement.
Il avait réussi à briser son masque et pourtant… Il ne sentait que de l'amertume dans sa bouche. Elle sursauta en croisant son regard toujours froid, réalisant son geste. Mais en bonne Gryffondor, elle fit face.
– Ne...Ne pars pas je…
Il nota le passage au tutoiement. Son cœur bondit. Plus que ce qu'il aurait pensé.
Il la voyait s'emmêler dans ses paroles, cherchant à s'exprimer sans perdre tout contrôle. Il soupira et fut sur le point de repartir, mais une poigne plus ferme, et un regard déterminé le retint sur place.
– Je tenais à te demander pardon pour mon comportement ! Déclara-t-elle enfin.
Il lui tournait le dos. Droit comme un piqué, il pivota la tête. Comment pouvait-elle lui dire ça après ce qu'il venait de lui dire ?
– Je n'aurais pas dû te reprocher cela. Je sais que...que tu as donné toute ta vie pour te racheter. Harry le savait aussi et ne t'en a pas voulu. Je...Je n'ai pas supporté que tu me traites comme une enfant ! Je n'en suis plus une, et je...je n'ai jamais cessée de penser à notre mission ! Pas à un seul moment j'oublie pourquoi nous sommes là et les sacrifices fait pour nous envoyer ici ! Chaque jour, je les revois mourir devant mes yeux et...et…
Sous ses yeux ébahis, il la vit craquer, laissant des larmes couleur sur son beau visage. Elle était fatiguée de garder ce masque infâme qu'elle s'était crée. Elle sentait ses nerfs relâcher la pression sous le flot de ses larmes cristallines. Elle disait ne plus être une enfant et pourtant à cet instant, elle pleurait à chaudes larmes devant celui qui fut son professeur. Que cherchait-elle à travers cette scène ? Un quelconque réconfort de cet homme ?
Oui…
Elle souhaitait de tout son cœur qu'il s'ouvre à elle, comme il l'avait fait à travers les semaines, et qu'elle puisse se sentir de nouveau épaulée. Ce rôle intouchable la brisait à petit feu, et ne pas avoir son soutien, l'atteignait bien plus que ce qu'elle l'avait imaginé.
Ces traces humides sur ses joues le figèrent. Comment aurait-il pu penser que la conversation tournerait ainsi ? Elle semblait si...belle. Mais que lui prenait-il ?! Penser qu'elle était belle, alors qu'elle pleurait devant lui. Il devrait être dégoûté ou fatigué par cette scène et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de suivre la progression d'une larme avec fascination. D'un geste qu'il ne se connaissait pas, il récupéra tendrement la larme du bout de son doigt et stoppa son mouvement lorsqu'il rencontra de nouveau son regard, surpris. Elle-même ne s'était pas attendu à cela et il était là, un doigt sur sa joue, la regardant sans savoir quoi faire ensuite.
Il sembla se réveiller, et le retira comme s'il venait d'être brûlé, voire horrifié. Ce geste refroidit la jeune fille qui le prit bien plus mal que ce qu'elle aurait voulu. A ses yeux, seul le dégoût avait empli les yeux sombres du Serpentard. C'était la goutte de trop. Elle se sentait comme trahi...oui c'était le mot. L'idée de la toucher le dégoûtait. Elle baissa les yeux un instant, tentant de reprendre le contrôle sur ses émotions. Elle remettait douloureusement ce masque. Elle releva la tête, et lui attribua un regard froid et hautain.
– Très bien, je ne vous importunerai plus. La mission avant tout. Bonne soirée, professeur. »
Et elle partit, essuyant ses larmes d'un geste brusque, et se lança un sort de bonne mine d'un informulé. L'apparence, c'est tout ce qui compte.
Il resta là, les excuses au bord des lèvres, dépassé par les événements. Pourquoi avait-elle réagit ainsi ? Il n'avait pourtant rien dit…
Elle fuyait d'une démarche pressée la scène. Elle n'avait plus envie d'y penser. Comment avait-elle pu se mettre à pleurer ? Et devant lui en plus ?! N'avait-elle pas évolué depuis son arrivée ? Elle avait tellement travaillé sur elle-même et tout ce qu'elle devait apprendre à maîtriser dans ses émotions. Et en l'espace d'un instant, sous ce regard profond, elle avait tout laissé tomber. Se livrer impunément à cet homme qui ne semblait avoir que mépris pour elle.
Elle se calma immédiatement lorsqu'elle croisa un des fantômes du château qui lui fit une charmante révérence en signe de salutation. Elle en fit de même, d'un sourire charmant. Au moment même où elle ne présentait que son dos à celui-ci, son expression s'assombrit de nouveau. Elle s'étonnait de la facilité avec laquelle elle passait d'un rôle à un autre. C'en était effrayant.
« – Tu as finalement trouvé une façon de fuir Lucius, commenta joyeusement Lily qui se présenta à elle, avec un mine concernée.
Oui, il fallait être aveugle pour ne pas voir cet air contrarié qu'elle avait, et qu'elle n'avait pas eu le temps de cacher à la rousse. Celle-ci observatrice, avait aperçu le trouble de sa camarade.
– Il faudra que tu me l'apprennes. Je me ferais un plaisir de l'utiliser sur James. Je parie qu'il y est encore, rajouta-t-elle avec une touche d'humour.
La pensée d'un Lucius cloué sur sa chaise, sous les regards ébahis des autres élèves, fit venir un ricanement à la brune, qui se transforma rapidement en rire. Elle ne capta même pas le regard fier que lui adressa la Gryffondor, qui se mit elle aussi à rire de bon cœur. Qu'est-ce que cela faisait un bien fou de rigoler ainsi avec une personne de son âge. Avec une amie peut-être. Car oui, la famille qu'elle se formait à cette époque lui remplissait le cœur de joie, mais une amitié sincère lui manquait cruellement. Elle avait tellement l'habitude de passer des nuits à discuter, des journées à flâner ou faire ses devoirs avec Ron et Harry, que la solitude la détruisait. Elle n'en avait pas l'habitude et ne souhaitait pas d'ailleurs l'avoir.
Elles en eurent les larmes aux yeux, la rousse imitant le sang-pur, qui tentait vainement de s'extirper de sa chaise. Les rires redoublèrent, faisant échos à travers les couloirs. Elles finirent par s'asseoir dans les jardins, admirant le ciel. Le silence fut brisé par la rouge et or.
– C'est Severus n'est-ce pas ?
Cette question fit apparaître une ombre sur le visage de la Serpentard. Elle afficha même un air plus froid, ne démontant pourtant pas la bonne humeur de la rousse qui continua sur cette voie.
– Tu n'as pas besoin de m'en parler si tu n'en as pas envie. Tu n'auras qu'à m'écouter. Je sais que Severus peut parfois être froid, voire même être qualifié de lunatique mais sache que je ne connais pas quelqu'un de plus gentil et dévoué. Il a eu une enfance vraiment difficile et il a pris l'habitude de dissimuler ce qu'il ressent vraiment. Il a fallu du temps avant qu'il ne s'ouvre à moi et, même maintenant, je sens des barrières qui ne veulent toujours pas s'abaisser. Mais quand je l'ai vu avec toi, cette expression qu'il avait lorsque vous étiez tous les deux, il ne l'a jamais eu avec moi. C'est comme si je découvrais une nouvelle facette de lui. Je suis tellement contente que cela soit avec une personne comme toi Yulia qu'il s'ouvre. Alors s'il-te-plaît, je sais que c'est dur de le supporter dans ses mauvais jours, mais souviens-toi que c'est un homme bon, qui n'attend que la bonne personne avec qui partager de bons souvenirs.
Elle finit sa tirade sur un sourire angélique et Hermione fut littéralement submergée par cette aura chaleureuse. Harry aurait été si heureux avec elle… Ces mots étaient profonds et livraient sans honte les pensées de la rousse. Elle fut touchée de cette confiance qu'elle lui attribuait. Mais, elle se trompait. Il n'y avait rien de spécial entre Severus et elle, et il lui avait bien fait comprendre au moment où il s'était brutalement retiré à elle. Elle fit un maigre sourire à la futur mère de son meilleur ami.
– Je ne suis pas celle que tu penses Lily. Je n'ai pas cette place que tu sembles m'attribuer.
– Mais… !
Elle fut stoppée par un mouvement de la main de Hermione.
– Comme tu l'as dis plus tôt, je n'ai pas envie d'en parler. La conversation est close et ne sera plus abordé, car il n'y a simplement rien à dire.
La rousse se renfrogna mais se garda bien de rajouter qu'elle comptait pourtant ne pas laisser tomber. Hermione la remercia du regard, et lui attribua un sourire doux. Elle retrouvait Harry à travers elle. Ces yeux d'un vert si unique, lui emplissaient toujours autant la poitrine de joie. Ils étaient si vivants, si vifs. Elle revoyait ce brun qu'elle considérait comme son frère de cœur qui la complétait aux côtés de Ron.
– Merci, souffla-t-elle.
Lily fut surprise par cette vision. Elle était si belle, d'une douceur sans égale. D'une beauté céleste. Elle ne savait pas comment, ni pourquoi mais elle eut une certitude : elle ne la trahirait jamais. Elle sentait une connexion qu'elle ne comprenait pas. Une connexion avec cette fille qui était entrée dans sa vie depuis si peu de temps. Mais elle s'était tout de suite senti à l'aise avec elle. Comme si c'était naturel. Qu'elles se connaissaient depuis de nombreuses années. Peut-être ressentait-elle le lien d'Harry envers Hermione. La magie faisait tant de miracle, qui pouvait contredire cette hypothèse ?
– Euh...Dis-moi Lily, tu as quelque chose de prévu le week-end du 30?
– Non...Je ne pense pas.
– Tu aimerais venir au bal donné par une de mes amies ? Cela sera une grande occasion, où de nombreux sorciers du monde entier viendront. J'aimerais que tu m'y accompagnes.
– Vraiment ? Mais enfin je...Je ne suis qu'une née-moldu et… !
– Je me fiche de tes origines et les invités en feront de même. Mon ami est assez spéciale, et n'aime pas ces idées sur le sang. Je peux t'assurer, qu'à la moindre remarque désobligeante, cette personne sera priée de partir.
– Et bien, cela serait vraiment bien, mais... je ne saurais même pas quoi mettre pour une occasion pareille.
– Rassure-toi, elle m'emmène faire les magasins juste avant. Tu pourras nous accompagner. On ne sera pas trop de deux pour supporter sa fièvre du shopping, rajouta Hermione en émettant un petit rire.
– Très bien. Cela sera avec plaisir alors. Mais qui organise cette réception ?
– Henriette Dumbledore.
– Dumbledore ?! Serait-elle parente avec notre directeur ?
– Oui. Tu verras, elle est formidable.
Elles se sourirent.
– Tu étais là ? Je t'ai cherché depuis des heures Yulia !
Elles se tournèrent et firent face à Mimi Geignarde qui affichait une expression contrariée. Hermione se leva et accueillit amicalement le fantôme, qui envoyait déjà un regard noir à la rousse.
– Mimi, je suis contente de te voir ! Je te présente mon amie Lily. Lily, je te présente Mimi.
– Tu veux dire le fantôme des…
Lily s'interrompit en constatant les sourcils du fantôme se froncer d'autant plus.
– Je veux dire, c'est un plaisir de te rencontrer Mimi, se reprit-elle poliment.
– Plaisir pas encore partagé, répondit la défunte d'un ton acerbe.
Oui, il était difficile de traiter avec elle.
– Tu avais quelque chose à me dire ? Intervint la Serpentard.
– Oui, cela concerne notre mission, répliqua-t-elle dans un ton de secret en envoyant des coups d'œils suspects à la Gryffondor.
– Oh très bien ! Lily, c'était un plaisir. Je dois te laisser. »
Et elle partit avec le fantôme en laissant la jeune fille quelque peu perturbée par cette rencontre. Elle ne remarqua pas en passant, la présence de celui qui les espionnait.
