Bonjour à tous. Je vous laisse ce petit mot afin de demander pardon pour toute cette attente. J'ai repris les cours et les devoirs ne cessent de s'accumuler. Je ne sais plus où donner de la tête. Mais une récente review m'a fait réaliser qu'en effet j'avais laissé ma fanfiction à l'abandon pendant plus d'un mois. Comment vous dire que de constater la perte de plusieurs chapitres d'avance suite à un problème informatique m'avait quelque peu découragée...Mais j'ai repris sur moi et me revoilà! C'est un chapitre court mais j'estime que pour bien recommencer cela sera suffisant. Je ferais au mieux afin de vous livrer un nouveau chapitre, plus long. Soyez compréhensif s'il-vous-plaît et j'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.

Extrait du précédent chapitre:

Touchée, était le mot pour décrire la sensation qu'elle ressentit à cette explication. Elle caressa le reptile, déposant ses lèvres sur le haut de sa tête.

Merci de m'accorder une telle confiance Yoka

Maika sera toujours Maika, répondit-elle avec évidence. »

Ce fut ainsi que Hermione Granger, à présent Yulia Tolstoï était devenu une Fourchelangue.


Chapitre 16

Comment cela se pourrait ?


Elles firent un dernier signe à Henriette et Charles qui les regardaient partir en direction du château, sac sous le bras. Hermione sourit à la rousse qui paraissait encore légèrement gênée et confuse de cet après-midi shopping. Autant dire clairement qu'elle ne s'était pas imaginé ce que serait être en compagnie d'une femme telle que Henriette.

Si la discrétion faisait ordre dans sa vie chez les moldus, elle avait découvert un tout autre monde où le manque n'existait pas. Elle n'avait même pas le temps de penser avoir besoin de quelque chose, qu'il lui avait été servi immédiatement. Elle pensait même avoir constaté sur une des paires de chaussures un cirage intensif. Elle en fut troublée, réellement pas habituée à toute cette attention surjouée; mais c'était ainsi avec la Lady. Et, il n'en serait jamais autrement. Tout son être hurlait sa classe sociale et seul un aveugle ne saurait pas le distinguer.

Elle était la bonne affaire à attraper.

Ainsi, Lily fut la cible des attentions de vendeurs insistants, souriants et bien trop avares. Hermione l'avait rapidement prise en pitié, se mettant entre elle et les opportunistes. Elle savait comment les gérer et les rembarrer superbement.

Elle sourit à la Gryffondor qui réaffirmait la prise sur les multiples sacs pendant à son bras. Elle avait pourtant tenté de refuser ces présents mais il était naïf de penser que quelqu'un pouvait faire changer d'avis l'aristocrate. Elle lui avait fait un sourire, et avait lâché les sacs dans ses mains avant de repartir à la chasse.

Hermione pouffa discrètement en y repensant mais cela n'échappa pas à la rousse.

« – Ne me dis pas que tu te moques encore de moi !

– Je n'oserais jamais, feint-elle en laissant échapper de nouveau un ricanement.

Lily l'attrapa tant bien que mal par l'épaule et la menaça de son regard noir.

– Tu as intérêt à me révéler tous tes secrets petit serpent, ou je serais contrainte de te lancer la plus terrible de mes malédictions, déclara-t-elle tout en prenant une voix grave qui se voulait mystérieuse.

Cela eut raison de la sorcière qui se mit à rire à gorge déployée, rapidement accompagnée par son amie. Elles s'arrêtèrent pourtant en voyant la silhouette de Lucius les attendant à la grande porte.

– Je te laisse Lily, passe une bonne soirée, lui souffla-t-elle avant de se diriger vers le blond.

Elle y répondit dans un dernier signe avant de partir en direction de sa tour. Le Serpentard arborait des sourcils légèrement froncés et semblait contrarié. Il voulut lui prendre ses sacs afin de la libérer de ses fardeaux.

– Cela ne sera pas nécessaire, le rassura-t-elle.

– Comment peux-tu la supporter ? Elle ne doit vraiment pas être intéressante...Changea-t-il immédiatement de sujet avec mépris.

Un soupir s'éleva, crispant quelque peu le blond. Elle lui accorda un regard comme fatigué, las.

– Tout ce qui n'est pas pur n'a aucun intérêt pour toi Lucius ?

Il se stoppa, surpris. C'était d'une telle évidence…

– Évidemment ! La pureté est tout ce qui compte en ce bas monde. Sans cela, nous ne serions pas bien différents de ces pouilleux.

En un instant, elle fut près de lui, son regard dans le sien. Il s'arrêta brutalement.

– Tu vas me rendre un service. Dans la bibliothèque, tu trouveras un ouvrage intitulé « Serpentard, une famille traversant les siècles. ». Viens m'en parler lorsque tu l'auras lu, lui demanda-t-elle dans un sourire mutin avant de partir rejoindre sa chambre. »

Encore une demande étrange et soudaine. Qu'avait-elle bien pu inventer cette fois-ci ?


La Serpentard posa tous ses sacs sur son lit sous le regard méprisant de ses camarades de chambre. Comment dire qu'elle n'en avait que faire et s'en amusait même, sortant devant leurs yeux jaloux la magnifique robe qu'elle s'était acheté à l'occasion du prochain bal qu'elles lui enviaient. Elle ne se retenait pas d'en parler devant elles, les faisant mourir de jalousie. Elle savait que ce n'était vraiment pas mature de se conduire ainsi mais, elle trouvait en ces moments, un moyen de décompresser et réalisait que la vie était constituée d'instant futiles tels que ceux-ci. Même en ces temps tumultueux qu'ils traversaient. Cette futilité marquait leur humanité et surtout, le fait qu'ils étaient toujours en vie.

Elle rangea ses affaires dans sa malle, s'assurant d'apposer de nouveau les sorts de protections. Elles avaient bien trop la main libertine pour qu'elle laisse ce qui lui appartenait sans protection. Elle riait encore du jour où l'une d'elle avait osé toucher sa malle. Elle s'était retrouvé avec des pustules sur les mains. Elle avait travaillé ses abdominaux pour le mois tellement elle en avait ri.

Le château entier avait dû l'entendre.

Elle s'allongea sur son lit, fermant les épais rideaux. Yoka remua, calant sa tête sur son épaule. Elle sortit un journal de sous son coussin, l'observant sous toutes les coutures. Elle n'avait pas encore pris le temps de le feuilleter, et devait avouer être curieuse de ce qu'il pouvait renfermer. La magie qui s'en dégageait était grisante. Elle s'approcha du loquet et tenta de l'ouvrir mais il était figé. Impossible de l'ouvrir.

« – Il suffit de le lui demander, conseilla le serpent.

Bien-sûr. Salazar n'aurait jamais laissé son précieux journal à la porté de n'importe qui. Le protéger d'un sort nécessitant le Fourchelangue était ingénieux. Cela réduisait considérablement le nombre de personne pouvant l'ouvrir et en découvrir ses secrets.

Ouvre-toi, lui ordonna-t-il.

Un clic sonore retentit et elle put en ouvrir la couverture. Les pages étaient épaisses, quelques peu rugueuses mais elle adorait cette sensation du vieux papier sous ses doigts. Elle se surprit à en découvrir une écriture fine, très raffinée. Il semblait être un homme soigneux et très méthodique. Ses notes étaient fabuleuses, réfléchies et très bien organisées. Rien n'était laissé au hasard et chaque mot avait son utilité. Aucun superflu.

Elle se mit à lire les pages avec un plaisir surprenant. A défaut d'être un homme raciste, elle pensait trouver en lui un homme réellement intéressant, que les idées si fermées avaient ruiné. Elle y découvrit sa vie, illustré de dessin minutieux. Un en particulier avait retenu son attention. Celui d'une bague ayant appartenu à son épouse qu'il lui aurait offert à l'occasion de leur mariage.

Tout simplement magnifique…

Le sifflement plaintif de Yoka la sortit de sa contemplation.

Maika, j'ai faim…

Hermione lui octroya un sourire compatissant et ferma le journal, se préparant à descendre dans la forêt interdite. Elle aimait l'accompagner parfois afin de faire une ballade au clair de lune. La forêt interdite n'était pas le lieu de prédilection pour ce genre d'activité mais elle se sentait en sécurité avec Yoka. Qui oserait s'attaquer à elle avec un serpent de cette taille à ses côtés ?

Elle pouvait ainsi profiter du calme environnant en ne pensant pas au regard des autres. Elle pouvait faire tomber son masque un bref instant. Assez pour la laisser souffler.


Pendant ce temps là, la bibliothèque brillait timidement de la lumière d'une baguette. Un élève s'était aventuré en ses murs et semblait chercher un livre. Il trouva rapidement son bonheur, mettant celui-ci sous son bras dans des gestes calculés. Il devait être le plus discret possible. Son butin en main, il sortit de l'antre du savoir et fila à toute vitesse vers sa Salle commune. Il ne pouvait pas se permettre de se faire voir. Il savait que c'était ridicule d'en arriver à voler un livre en pleine nuit mais il savait pertinemment que si certains élèves espionnaient pour lui, il en était de même pour son père. Ses faits et gestes étaient rapportés, surtout depuis que le maître lui interdisait clairement un certain comportement.

Il arriva jusqu'à son lit, après s'être assuré que ses camarades dorment. Il ferma les rideaux, se mit sous sa large couette et sortit le livre poussiéreux de sous sa cape. L'écusson de la famille Serpentard arborait la couverture du livre épais. Il le caressa avec admiration et l'ouvrit presque religieusement. Ce livre était telle une bible pour lui relatant les êtres divins qui avaient foulé cette Terre. Il savait que son maître en était le dernier descendant et se réjouissait d'en connaître un peu plus sur lui.

Les premières pages décrivirent la naissance de cette famille, relatant les exploits de celle-ci. Chaque page le confortait dans l'idée qu'elle était le reflet de la perfection. Chaque page jusqu'à une en particulier qui ébranla ses convictions.

Un magnifique arbre généalogique.

Il s'amusa à suivre les lignes, fier d'en reconnaître certains et arriva jusqu'au bas. Jusqu'à un certain Tom Jedusor.

Ce nom… Etait-il le dernier ? Et quel était ce nom si...moldu ?! Il remonta d'un cran et y vit le nom de la mère, Mérope Gaunt, digne héritière de Serpentard, s'associant avec...un certain Tom Jedusor.

Le monde trembla sous lui.

Cela ne pouvait pas être vrai… Comment cela se pourrait ?!

Son maître, son exemple celui qui...celui qu'il admirait de ton son être n'était qu'un...un vulgaire SANG MÊLÉ !

Un flash lui revint, se revoyant suçant le membre de cet être et la nausée prit possession de lui. Il se jeta à corps perdu dans la salle de bain, vidant son estomac dans les tréfonds des toilettes. Cela ne serait jamais assez pour nettoyer cet affront. Il resta la bouche ouverte, bavant et crachant sous les soubresaut de son corps qui tentait toujours plus de rejeter la réalité. Sa mâchoire semblait prête à se décrocher sous la force de son dégoût. Par Merlin, comment cela pouvait être vrai… Les yeux écarquillés, il fixait un point dans l'espace sans y accorder la moindre importance. Son esprit était totalement ailleurs. Il était comme fou, la bave sur ses lèvres qu'il ne prenait même pas le temps d'essuyer.

Sa vie était brisée.

Jamais il ne pourrait laver cet affront.

JAMAIS !

Il ne sentit même pas les larmes déferler sur son visage, ravageant ses joues et se perdant dans les toilettes. Un coquille vide, voilà ce qu'il était devenu.


Des cris s'élevaient dans le dortoir, des élèves se plaignant sans retenue. Hermione revenait de la chasse avec Yoka et ne put s'empêcher d'écouter les plaintes. Elle reconnut des élèves de son année et le nom de Lucius fut prononcé. Elle n'hésita pas plus longtemps et s'approcha.

« – Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-elle en coupant court aux plaintes.

Les regards se tournèrent dans un ensemble vers elle. Certains furent impressionnés, n'osant pas lui répondre. D'autre se retinrent de réagir de façon excessive, étant presque honteux de s'être conduit ainsi devant elle.

– Dois-je réellement me répéter ? Insista-t-elle plus froide.

– Lucius s'est enfermé dans la salle de bain et il est impossible de l'en faire sortir. On l'entend crier, et vomir. On n'arrive pas à entrer. Il a posé un sort sur la porte. »

Un instant lui suffit pour analyser la situation. Il avait lu le livre…

Elle aurait bien laissé la tâche de réconforter le blond à Severus mais celui-ci était en déplacement avec Albus. C'était à elle d'en assumer les conséquences. Elle se retint de soupirer et s'élança dans le dortoir des garçons de 7e année. Elle fit face à la porte récalcitrante et coup de baguette, en analysa la force. Rien de bien méchant en soi.

Elle ouvrit la porte sans trop de difficultés et la referma immédiatement, ne laissant pas le temps aux curieux de satisfaire leurs questions. Elle ne pouvait les laisser voir ce spectacle.

Et elle avait eu raison.

Ce qu'elle vit la troubla bien plus que ce qu'elle aurait souhaité. Son cœur bondit dans sa poitrine, se serrant à la vue misérable qu'offrait le sang-pur. Par Merlin, qu'avait-elle fait ?!

Il reposait toujours au-dessus des toilettes, genoux à terre, tête reposant dans la cuvette, bras ballants. L'odeur du vomi emplissait la pièce et semblait teindre les cheveux si beaux du blond. Dans une vitesse incroyable, elle lança un sort le nettoyant et ne lui laissa pas le temps de réaliser ce qu'il se passait, qu'elle le prit dans ses bras, lui faisant poser sa tête sur son épaule. Elle le serra avec émotion, sentant sa poitrine déborder de compassion pour cet homme brisé.

Brisé à cause d'elle.

Elle lui caressa les cheveux, tentant ainsi de le consoler tel un enfant chagriné. Mais elle savait au fond qu'elle tentait surtout de se calmer elle-même. Elle devait rester forte. Ne pas craquer !

« – Pardonne-moi, lui chuchota-t-elle dans une voix tendre. »

Cette demande fut perçu par Lucius comme une lumière douce et chaleureuse. Sans réellement s'en rendre compte, il répondit à l'étreinte, serrant contre lui l'être faisant brûler son cœur. Il la serra telle une bouée le sauvant de la noyade, et se mit à pleurer sans retenue. Elle était sa lumière et ne le jugerait pas pour sa faiblesse. Il le savait.

Ainsi, elle passa le reste de la nuit, avec Lucius dans ses bras, pleurant la perte de ses croyances.


Qu'en pensez-vous? Est-ce que Lucius a-t-il enfin ouvert les yeux sur son " maître"?

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