Extrait du précédent chapitre : Et pourtant, lorsqu'il croisa le regard acier de Hermione, à genoux, la bouche proche du membre de celui qu'il avait, un jour, considéré comme un être divin ; il ne put qu'avouer qu'il ne fallait jamais dire « jamais ».
Extérieurement impassible, il baissa le regard, ne souhaitant pas constater la honte sur le visage de la jeune fille. Encore moins voir plus longtemps le sourire appréciateur de cette abomination.
« Lucius, tu tombes bien. Je t'attendais, confia le mage noir, jubilant »
Chapitre 25
Regarde combien elle est belle
Sa vue devenait trouble. Mais pourquoi ? Ah oui, les larmes avaient envahis ses yeux qu'elle se refusait de laisser couler. Elle s'était immobilisée à son arrivée, et ne savait plus quoi faire.
Voldemort l'observa. Un sourire de plus.
Il lui attrapa le menton, et lui fit relever la tête, exposant ses yeux brouillés par ses larmes. Elle serrait les mâchoires, grognant presque tel un animal emprisonné. Elle voulait exprimer toute sa haine et honte. Une larme s'échappa de ses yeux, et coula jusque dans la main du mage noir. De son pouce, il essuya ses yeux, récoltant plus de larmes.
« – Ne pleure pas, commença-t-il avant de se pencher, le meilleur reste à venir, la prévint-il avant de faire dériver sa main jusqu'à l'arrière de son crâne.
Il lui caressa les cheveux mais fit pression dessus. Le message était clair : elle devait continuer.
– Je vais vous laisser Maître, je ne souhaite pas vous déranger, intervint le blond.
Et alors que Lucius allait sortir, la porte se referma de nouveau, brusquement. Le serpentard se tourna vers Voldemort qui en était l'investigateur.
– Tu sortiras lorsque je te le dirai, jeune Malfoy. Pour l'instant, regarde et apprécie.
D'autres larmes coulèrent. Comment pourrait-elle supporter de le faire devant lui ?! Sa fierté se faisait broyer sans aucune pitié.
– Il est bien plus intéressant de le faire avec un public, n'est-ce pas ? La taquina-t-il, ravi.
Et alors qu'elle ne répondait pas, il lui prit sa main libre et la posa fermement contre le collier, la faisant hurler. Elle se débattait mais rien à faire. Il la maintenait d'une poigne de fer. Lucius eut tout le mal du monde à ne pas intervenir. Son corps tremblait. La rage était palpable. Sa main était prête à tout moment d'attraper sa baguette. Mais il ne pouvait rien faire. Pas si il souhaitait que le plan fonctionne.
Alors, il prit sur lui.
Il attendit, et regarda impuissant celle qu'il aimait, souffrir.
Voldemort relâcha la pression, la laissant retirer sa main. La sorcière était épuisée.
– Je pense avoir été assez clair, ajouta-t-il d'une voix chantante.
Se remettant droite, elle replaça sa main sur le membre, et approcha ses lèvres. Ne pouvant en assumer plus, elle ferma ses yeux lorsque sa bouche entra en contact avec la verge. Elle ne supportait pas le regard brûlant du blond. Et elle se mit à faire des va-et-viens d'abord lents, puis de plus en plus rapides. Le mage ne lui laissait pas le choix, et avait agrippé ses cheveux, imposant le rythme qui lui convenait. Il s'enfonçait toujours plus vite et plus loin. Hermione sentait le gland frapper sa glotte impitoyablement. Elle sentait la nausée monter, et respirer devenait réellement difficile. Elle tentait bien de lui faire comprendre en repoussant la tête en arrière, mais sa main la renfonçait toujours aussi vite.
Le mage noir n'était plus que grognements et gémissements. Il tourna un instant la tête vers l'adolescent, et planta son regard dans le sien. Il jubilait clairement de la situation. Il attrapa encore plus fortement ses cheveux, et se mit à lui donner des coups de rein. Il violait sa bouche sans vergogne. Les larmes de la brune ne s'arrêtaient plus. Et soudain, tout s'arrêta. Sa tête était bloquée fermement par le mage, qui prenait plaisir de venir tout au fond de sa gorge.
Ils purent entendre la sorcière s'étouffer. Mais il n'en avait cure. Un dernier coup de rein, et il la laissa se retirer. Elle se jeta en arrière, toussant comme jamais. Son corps se contractait de douleur. Ce fou l'avait presque tué ! Et alors qu'elle revenait difficilement à la vie, elle ne l'entendit pas se lever et se placer derrière elle.
Lucius le vit, et dut une nouvelle fois se retenir. Car il savait bien ce qui allait se passer. Le Seigneur des Ténèbres posa ses mains sur les hanches de la jeune fille et souleva sa robe. La culotte se déchira aisément, et il dirigea son pénis à l'entrée de Hermione. Celle-ci d'ailleurs commença à réaliser ce qui se passait. Elle allait se faire violer. Elle tenta la fuite, mais fut retenu sur place. Il se pencha sur elle, collant son torse à son dos.
– J'attends ce moment depuis si longtemps, lui chuchota-t-il à l'oreille. Je vais te déchirer et prendre mon pied en toi, ma petite sorcière. C'est parti, finit-il par dire avant de donner un puissant coup de rein qui brisa l'hymen de la serpentard.
Elle poussa un hurlement. Elle ne tentait même pas de retenir sa douleur. Le sorcier n'attendit pas qu'elle s'habitue à l'intrusion nouvelle, et enchaîna les va-et-viens, impitoyablement. Lucius serrait les poings si forts que du sang en coula. Il la voyait s'accrocher désespérément au tapis, souffrant plus que de raison. Il assistait à un viol, et sentait qu'il ne pourrait plus manger avant un moment sans vomir.
Cela dura quelques minutes. Mais les minutes furent les plus longues de sa vie. Elle sentait son intérieur brûler, son corps déchiré. Elle n'avait aucun répit. L'odeur du sang et du sexe se mêlèrent, et se diffusèrent dans la pièce. Hermione s'accrochait au tapis, comme à une bouée lors d'une noyade. Il la fit plusieurs fois se cambrer, s'enfonçant toujours plus loin. Elle priait pour que cela cesse. Elle n'en pouvait plus. Elle sentit sa poigne se faire plus forte, et comprit que la fin approchait. Mais une autre réalité la frappa. Il allait venir en elle ! Elle n'eut pourtant pas le temps de faire quelque chose, qu'elle sentit un liquide chaud arriver.
Il avait éjaculé.
Il se vida totalement en elle, poussa un dernier râle satisfait et la lâcha. Elle tomba lourdement au sol. Elle tremblait et ne se releva pas. Elle se noyait dans la honte, la douleur et le désespoir.
Lucius était immobile, le regard dur. Il avait tellement envie d'aller la prendre dans ses bras, et l'enlever de cet endroit. L'arracher des griffes de ce monstre ! Mais il était totalement impuissant.
Voldemort se tourna vers lui, portant toujours une chemise luxueuse et le sexe à semi dressé. Il dégageait un charme fou, souriant de plaisir. Il s'approcha du blond, tel un serpent ferrant sa proie. Lucius ne bougea pas, le laissant faire. Les pas étaient agiles et fluides. Il se plaça derrière lui, sentant son parfum directement à sa nuque.
– Tu as changé de parfum pour l'occasion, Lucius ?
– Choix de mon père, précisa-t-il, imperturbable alors qu'il sentait les mains du plus âgé glisser sur ses épaules tendues.
– Vraiment ?
Le serpentard le sentit se coller à lui. Son bassin s'imbriquait au sien. Il eut un frisson le long de sa colonne vertébrale. Tout son être lui hurlait de se retourner et le tuer.
– N'est-elle pas magnifique ainsi ? Continua-t-il tout en désignant le corps presque inanimé de la jeune fille.
Lucius préféra ne rien dire, prenant le risque de le contrarier. Voldemort sourit en constatant son silence. Il n'avait pas besoin d'entendre sa réponse. Il la connaissait déjà. Il s'approcha encore plus à lui, sentant les muscles du dernier se contracter sous l'horreur de la situation. Il le savait et adorait en abuser.
– Peux-tu imaginer combien elle était serrée ? C'était un tel délice, une telle jouissance de sentir ses chaires se resserrer sur ma verge. Son corps qui se tendait contre mon bassin. Ses délicieuses fesses qui remuaient à chacun de mes coups. J'en bande de nouveau rien que d'y penser.
Et cela, le blond pouvait le confirmer. Il sentait son sexe durcit contre sa chute de rein. Il resta pourtant aussi immobile que possible. Mais ses mains saignaient de plus en plus. Elles représentaient toute la haine qu'il accumulait.
– C'était si bon que je ne peux décidément pas la garder pour moi seul, lui confia-t-il.
Malfoy en sursauta presque. Que voulait-il dire ? Il sentit les mains se poser sur son dos et le pousser sans brusquerie vers Hermione. Il l'emmena jusqu'à elle. Il se pencha sur elle et la mis sur le dos, écarta ses jambes et exposa l'intimité de la sorcière. Le sang pur sentait son corps réagir. Aussi dégoutté qu'il était, il avait le corps de son fantasme, exposé devant lui. Ouverte. Mais lorsqu'il remonta jusqu'à son visage, il n'en vit qu'un visage ravagé par les larmes, les lèvres blessées. Certainement qu'elle se les était mordu pour s'empêcher de trop crier. Mais surtout, ce regard. Un regard sans vie, défait de toute émotion : une poupée.
Elle était comme déconnectée. Et pourtant, lorsqu'elle croisa le regard acier de son camarade, une étincelle en brilla. Elle le reconnaissait et réagissait à sa présence.
– Regarde, jeune Malfoy. Regarde combien elle est belle, continua le mage tout en passant sa main sur les seins à présent exposés de Hermione.
Il attrapa le bras du plus jeune et le tira jusqu'à elle, le plaçant entre ses jambes.
– Fais-toi plaisir Lucius. Cela sera mon cadeau de mariage, légèrement en avance, déclara-t-il d'une voix enjouée.
Lucius eut un autre frisson. Il lui montrait clairement son autorité et son pouvoir. Si il la touchait, c'était uniquement parce qu'IL lui permettait. D'un informulé, le mage noir fit disparaître le reste de vêtements qu'ils avaient, les rendant aussi nue qu'à leur naissance. Lucius avait à présent son sexe près de celui de la jeune Tolstoï. Il le sentait chaud et humide. Il serra les dents. Comment pouvait-il oser ressentir du plaisir dans cette situation ?
Il se haïssait.
– Prends-la, lui ordonna-t-il soudainement d'une voix ferme.
Le blond ne lâcha pas Hermione du regard qui, lui faisait comprendre silencieusement qu'elle acceptait ce qui allait se passer. Elle connaissait sa position. Mais pour autant, elle ne se réjouissait pas de ce qui allait suivre. Elle avait le vagin déchiré, brûlé et douloureux. Elle n'imaginait pas subir un nouvel ébat. Et pourtant…elle le devrait. Alors, pris d'un élan incontrôlable, Lucius jeta sa bouche à la sienne, et se mit à l'embrasser avec passion.
Voldemort ne souriait plus autant. Il semblait prendre sur lui. Les mains du serpentard dérivèrent jusqu'aux seins qu'il pinça. Il laissa une traînée de son sang sur sa peau, mais n'y prêta pas attention. Hermione eut un frisson qui la surprit. Une autre main fila jusqu'à sa cuisse, la caressant, la griffant légèrement. Elle ressentait de légers chocs électriques.
Qu'était-ce que cela ?!
La main glissa finalement jusqu'à son entrejambe et un doigt s'y infiltra délicatement. Elle grogna, n'appréciant pas l'intrusion et pourtant, elle n'était pas aussi désagréable qu'elle l'avait pensé. Et alors qu'elle commençait presque à trouver cela agréable, la voix sombre du mage frappa.
– Lucius, elle est plus que prête à te recevoir. Mon cadeau a un temps limité. Je te conseille de rapidement passer à l'acte, ou je prends ta place entre ses jambes, prévint-il.
Hermione se tendit à l'idée, et le blond se mit à lui mordre la lèvre, réussissant ainsi à accéder à sa langue. Il faisait tout pour accaparer toute son attention et lui faire oublier, rien que pour quelque minutes, cette horrible situation dans laquelle elle se trouvait. Il l'occupa donc ainsi, ravissant ses lèvres tout en continuant à titiller ses tétons dressés.
Il retira son doigt et se plaça. Il y entra délicatement, sentant le visage de Hermione se crisper. Aussi doux soit-il, il ne pouvait pas empêcher la douleur résultant des ravages commis par le mage. Mais il fut le plus doux possible, tentant de rendre ça agréable pour elle. Il tentait de stimuler tous les points sensibles potentiels. Il changeait d'angles, faisant remonter ses jambes sur sa poitrine. Il relâcha ses lèvres et se dressa, continuant ses va-et-viens. Hermione gémissait, tremblait, transpirait et criait. Elle était tiraillée entre la douleur et le plaisir. Lucius lui, n'était qu'une boule de plaisir. Son corps était comme devenu sensible à son contact. Il se contrôlait difficilement mais devait aller doucement pour elle.
Il poussa un gémissement, fermant brièvement ses yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il tomba sur le sexe tendu du Seigneur des Ténèbres. Celui-ci le regardait avec luxure, un petit sourire au coin des lèvres, la tête penchée. Il passa sa main dans ses cheveux blonds, les caressant du bout des doigts.
– Suce-moi Lucius, imposa-t-il tout en collant presque son gland humide à sa joue.
Cette phrase lui renvoya le souvenir du jour où il s'était mis à ses genoux afin de répondre à son désir. La honte l'accabla encore et pourtant, il dut s'y résoudre. Il ouvrit donc la bouche, laissant le champ libre pour le mage qui ne perdit pas de temps et fondit dans l'ouverture. Sa tête fut pour lui aussi agrippée et pourtant, il lui laissa imposer son rythme, ne donnant que de légers coups de reins. Il lui caressait toujours les cheveux, et cela tout en regardant Hermione qui lâchait encore une larme à cette vision.
C'était un monstre.
Ils continuèrent ainsi pendant quelques minutes jusqu'à ce que Lucius vienne dans un râle étouffé. Mais cela n'arrêta pas le sorcier qui continua à ravir sa bouche. Il comptait bien le marquer comme sien. Aussi fou que cela puisse être, Voldemort avait une obsession pour Hermione, mais ressentait un plaisir malsain à posséder Lucius. Il était jeune, beau, fier et surtout, enviait ce qu'il possédait. Quoi de mieux que lui montrer qu'en plus de ne pas avoir ce qui lui appartenait, que lui-même était une de ses possessions.
Hermione était son trophée et Lucius une de ses médailles.
Il vint dans un grognement bestial.
– Avale, lâcha-t-il sans hésiter, prenant de court le blond qui s'étouffa presque dans sa semence.
Hermione sentait les mains du blond se crisper sur ses cuisses. Elle compatissait, et posa sa main sur la sienne en signe de soutien. Lucius avala tant bien que mal et respira de nouveau lorsqu'il retira son membre. Voldemort lui attrapa son menton et essuya de son pouce le reste de sperme qu'il avait au bord des lèvres.
– Si magnifique, commenta-t-il à son encontre. »
Plus d'un se serait senti fier de cette remarque mais lui n'avait qu'une seule envie : lui cracher à la figure ce liquide gluant.
Trois jours étaient passés depuis, et Hermione était allongée sur le sol, gisant presque morte dans sa cellule. Son corps n'était que douleur et horreurs. Elle ne savait pas combien de fois il l'avait violé mais c'était bien trop. Elle tenait difficilement debout et ne prenait donc même plus la peine de tenter de se redresser. Il faisait froid dans les cellules et pourtant, elle ne ressentait plus rien. Elle était comme déconnectée. Elle n'était que gémissements et plaintes. Ses yeux à demi clos, elle fixait le sol en pierre sans réellement le regarder. Son regard était vide. On aurait pu la prendre pour un cadavre attendant qu'on le brûle.
Elle n'aurait jamais pu imaginer vivre autant de douleur et réussir à être toujours en vie.
Néanmoins, la mort lui paraissait bien douce et tentante. Bien plus intéressante que ce que la vie lui accordait. Elle n'était pas stupide. Elle réalisait très bien qu'il était quasi impossible qu'elle soit sauvée alors, à quoi bon ?
Pourquoi ne pas tout simplement se laisser aller, et juste dormir ?
Dormir et oublier.
Son regard tomba néanmoins sur le bracelet doré qui lui entourait une grosse partie de son poignée. Et malgré elle, les souvenirs refirent surface.
FLASH BACK:
Elle n'était plus qu'un tas de chaire déchiré et suintant. Le sang coulait entre ses jambes. Elle était épuisée. Après la honte affligée avec Lucius, il avait fait partir le blond et l'avait regardé un long moment. Il se délectait de la voir ainsi.
Elle était restée au sol, quelques larmes silencieuses s'échappant de ses yeux morts d'émotions. Seul un profond désespoir semblait l'animer. Il l'avait alors levé de force et l'avait une nouvelle fois attaché à des menottes au mur, l'obligeant à rester debout.
Il put apprécier ses formes, qu'il toucha sans cesse. Il la mordit, la lécha et la huma. Elle ne se débattait pas. Elle n'en avait plus la force et puis A quoi bon ? Elle avait alors senti son corps ravagé par le mage qui se délectait d'elle.
Il remonta pourtant un moment à son visage. Il planta son regard dans le sien. Tenta en tout cas de capter son attention. Mais rien à faire. Elle avait le regard dans le vide. Il lui attrapa brutalement le visage.
« – Regarde-moi ! Ordonna-t-il sévèrement.
Elle n'en fit rien.
La colère gronda et l'air de la pièce s'alourdit.
– Je t'ai dis de me regarder !
Mais il n'obtient rien de plus. Sauf ces quelques mots
– Vous avez mon corps. Mais n'espérez rien obtenir de plus de ma part, mon Seigneur, rétorqua-t-elle en finissant en Fourchelangue, tout en croisant finalement son regard.
Aussi fou cela soit-il, elle avait toujours assez de hargne pour lui accorder un regard méprisant et arrogant. Ce même regard qui brûla le mage de l'intérieur. Il était aussi furieux qu'excité par son esprit indestructible. Mais elle détourna une nouvelle fois ses yeux, et replongea dans un mutisme insupportable pour Voldemort.
Pourtant, un sourire glissa sur les lèvres du plus âgé.
– Tu te trompes si tu penses pouvoir m'ignorer, commença-t-il. Voldemort obtient toujours ce qu'il veut, précisa-t-il avant de lui passer un bracelet au poignet.
Intriguée par le contact froid du bijoux, elle le regarda. Qu'avait encore inventé cet esprit malade ? Le bracelet était une manchette en or constituée de fines et multiples tiges qui semblaient emprisonner son poignet. Le mage se mit à le caresser sans lâcher le regard gris de la sorcière.
– Tu vas adorer mon cadeau, j'en suis sûr, ajouta-t-il avec confiance.
Hermione donna de nouveau un regard, presque las à son poignée. Que pouvait-il bien faire de pire ? Elle n'y croyait pas et semblait même ennuyée. Néanmoins, il jubilait bien trop. Il approcha sa bouche à son oreille et lui révéla son cadeau.
– Ce bracelet est un Cabci, j'imagine que tu en as déjà entendu parler. J'ai cru comprendre que tu étais une Lady cultivée.
Elle ne prêta presque pas attention à ses dires et pourtant, au fond d'elle, elle ne put s'empêcher de chercher dans ses souvenirs. Cabci…Elle avait lu ce mot quelque part. Un rapport avec l'Asie. Oui, un roman qu'elle avait lu. Le Cabci avait été mis au poignet d'une jeune noble afin de l'empêcher de s'enfuir avec son bien aimé. Elle...Elle avait été tenu prisonnière par ce bracelet.
Le regard de Hermione s'écarquilla. Cela ne se pouvait pas… !
– Tu sembles comprendre mais laisse-moi te confirmer certains doutes. Ce n'est pas une fiction. Le Cabci existe bien et cela depuis des siècles. Les sorciers asiatiques ne supportant plus de voir leur progénitures se détourner de leurs mariages politiques, ils ont mis au point un bijou contrôlant les sentiments du porteur : le Cabci.
Elle ferma les yeux, ne souhaitant pas en entendre plus. Mais son souhait fut ignoré et le sorcier continua de révéler son destin.
– Le porteur tombe amoureux de la personne le lui ayant passé autour du poignet. Des sentiments de plus en plus forts vont se développer, et cela, même si la conscience du porteur lui hurle que c'est faux. Il devient fou, partagé entre ses sentiments incontrôlables et son esprit qui sait que ce n'est qu'un mensonge, ajouta-t-il tout en lui caressant la joue.
Cela ne pouvait pas être possible. Il attrapa une nouvelle fois le menton et fit croiser leur regard.
– Tu vas m'aimer Yulia, et cela d'un amour passionnel. Chaque jour, ton cœur va être troublé par ma proximité et douloureux par mon absence. Chaque jour tu sentiras ton âme s'attacher à moi. Tu voudras toucher mon corps et tu me supplieras de te prendre. Tu me supplieras de te regarder, toucher et t'embrasser. Tu ne pourras plus vivre sans moi. Et chaque jour, ton esprit rebelle, cette haine que tu sembles nourrir pour moi, te hurlera d'arrêter. Mais tu ne pourras pas. Cela sera plus fort que toi. Et tu resteras éternellement prisonnière de cet amour pour moi, lui déclara-t-il d'une voix triomphante à son oreille.
La tête lui tourna. Elle réalisait la portée de ses paroles. Et un feu s'alluma en elle. Elle se redressa, le regard brillant de défiance.
– C'est impossible ! Je ne vous aimerai jamais ! Autant me demander de coucher avec un détraqueur et y prendre du plaisir ! Vous êtes totalement méprisable ! Vous ne respectez absolument rien, un véritable déchet humain ! Déclara-t-elle furieusement.
Sa première réaction aurait été de la torturer pour ces mots mais tout de suite, il n'en tirait que plus d'excitation à la voir gronder de désespoir. Il savait que ce n'était que des mots pour l'énerver. Mais la savoir aussi atteinte et fragile ne le faisait que sourire. Ce qu'il fit, et qui stoppa Hermione dans ses mots tranchants.
Elle blanchit, comme il était humainement encore possible, et sentit ses épaules devenir lourdes. Le poids de la fatalité qui se déversait sur elle.
Alors était-ce ça, sa vie ?
Pleurer d'amour pour un monstre ?
Elle compara bêtement sa situation à celle du film de La belle et la bête sauf qu'au contraire de la protagoniste, elle faisait face à un monstre laid à l'intérieur, et que son amour pour les livres ne risquait pas d'y faire grand-chose. La pensée la traversa et sans prévenir, elle se mit à rire soudainement comme une folle. Elle se fit encore plus saigner, son corps se contractant sous cette expression de folie.
Le mage en souleva un sourcil, surpris. Il ne s'était pas attendu à un tel tournant. Elle riait, la tête penchée vers le sol, les épaules tressautant fortement. Elle releva soudainement la tête, ses pupilles dilatées.
– Très bien Voldemort. Vivons ensemble, marions-nous et filons le grand amour au milieu des cadavres. Offrez-moi des colliers de crânes et des robes faites de la peau de vos victimes. Baisez-moi couvert du sang de milliers d'innocents, et faisons des dizaines de mini héritiers aussi tarés que leur père. Jurez-moi un amour éternel dont je ne pourrais pas échapper, et repaissez-vous de mon corps jusqu'à ce que la folie nous sépare, déballa-t-elle d'une traite.
L'héritier de Serpentard en fut presque choqué. Elle avait totalement perdu la raison. Une nouvelle facette d'elle, qu'il allait prendre plaisir à découvrir. Il se colla de nouveau à elle et plaqua impérieusement sa bouche à la sienne.
– Si c'est ce que tu souhaites, alors allons-y, répondit-il avant de l'asséner de baisers interminables. »
FIN FLASH BACK
A la suite de ces baisers, elle avait été violé sans cesse. Plus un mot ne sortait de sa bouche. Elle se laissait faire.
C'était la première fois qu'elle se retrouvait de nouveau dans sa cellule. Il s'était enfermé ces derniers jours avec elle dans ses appartements, et n'en était plus ressorti. Elle pouvait presque remercier le mangemort les ayant interrompus.
Une affaire urgente, avait-il précisé avant de se prendre un Doloris mordant.
Le message avait suffi à le faire se retirer d'elle, et ordonner au serviteur de la ramener à sa cellule.
Une aubaine pour elle.
Elle espérait que ce calme durerait plus longtemps.
« – J'espère pour toi Orion, que tu as une bonne raison pour me déranger, demanda furieusement le mage noir.
Le fameux Orion resta aussi droit qu'il le put et garda constance devant cette colère palpable.
– En effet, maître. J'ai été contacté par la Lady Dumbledore.
Ce nom anima le regard colérique de Voldemort. Intéressant ! Elle passait à l'action.
– Vraiment ? Et, que souhaitait-elle ?
– Elle souhaite vous rencontrer, maître.
Le Seigneur s'esclaffa sans retenu. C'était réellement jouissif.
– Et que lui as-tu répondu ?
– Que je ne pouvais rien lui promettre, et que je vous transmettrai le message. Elle m'a précisé qu'elle vous laissait le choix du lieu de rencontre, ajouta-t-il d'une traite.
Il sentait son cœur plus léger. Il avait transmis le message. Restait maintenant à voir ce qui allait lui tomber dessus. Son maître ricana. Il semblait ravi par la nouvelle.
– Voilà de bien bonnes nouvelles que tu m'apportes là, mon cher Orion. Cette femme est réellement intéressante. Toutes les femmes de cette famille le sont, apparemment, fit-il la réflexion plus pour lui-même.
Il se mit à réfléchir, le sourire toujours grand. Le mangemort ne se rappelle pas l'avoir vu aussi enjoué.
– Comment la connais-tu ?
La question le prit de court.
– Je l'ai rencontré lors d'une de ses réceptions. Elle prend plaisir à inviter des personnes de toutes horizons le temps d'une soirée.
– Et, comment connaît-elle ton allégeance envers moi ?
– L'affiliation de ma famille aux magies sombres n'est un secret pour personne. Elle a tenté sa chance et m'a fait cette demande. Je savais que cette proposition pourrait vous plaire, répondit-il.
– Une femme avec une bonne intuition, j'adore. Que penses-tu d'elle ?
– C'est une femme et sorcière brillante, surtout en tenant compte du fait qu'elle n'a récupéré ses pouvoirs que depuis quelques semaines. C'est une réelle prodige. La magie semble lui être totalement naturelle.
– Vraiment ?
Voldemort en haussa les sourcils, intrigué. Il brûlait de la rencontrer. Et puis, quoi de mieux que d'exhiber son trophée de chasse ?
– Très bien. Transmets-lui un message de ma part. Dis-lui de se rendre devant le café du Balais fourchu dans une heure. Abraxas l'y attendra afin de l'amener ici.
Le Lord Black ressentit un frisson le traverser. Il allait réellement la laisser venir jusqu'au manoir.
– Bien maître.
– Tu peux te retirer, lui indiqua-t-il avant de faire appel à son bras droit. »
Orion fit une courbette basse et transplana.
Il arriva jusqu'à la porte du manoir des Dumbledore et frappa. Lorsqu'il fut enfin devant la Lady, la première chose qui sortit de sa bouche fut ceci :
« – Cela a fonctionné !
Les yeux de la sorcière s'illuminèrent, et elle invita le Lord à s'asseoir face à elle. Elle lui prit ses mains et les serra avec douceur.
– Je ne saurai pas comment exprimer toute ma reconnaissance. Mais sachez que votre acte va sauver la vie de Yulia, lui confia-t-elle avec émotion.
Il en ressentit son cœur palpiter. Tant de reconnaissance était lourd à réceptionner, surtout si on n'y était pas habitué.
– Que Merlin vous entende, ajouta-t-il, en ne retirant pas ses mains. »
Henriette sourit.
Ils pouvaient passer à la suite de leur plan.
Lucius croisa son père qui semblait être pressé.
« – Père, où allez-vous ?
– Je dois aller récupérer la nouvelle invitée du maître.
– Nouvelle invitée ?
Son père s'approcha et baissa quelque peu le ton, imposant un esprit de confidence.
– Henriette Dumbledore, dévoila-t-il avant de partir au pas de course. »
Le jeune ne se retint pas de montrer sa surprise.
Elle avait réussi…
Il était stupéfait que le plan ait fonctionné !
Il avait lui-même une mission à accomplir. Il n'avait pas chaumé pendant ce séjour prolongé. Le maître tenait à ce qu'il reste à portée de main afin de montrer ses ébats affreux à tout moment. Il avait du voir sa bien-aimée se faire violer de nombreuses fois. Il n'avait pas pu la toucher. Uniquement regarder et apprécier comme lui disait le mage.
Lorsqu'il ne vivait pas ce cauchemar, il s'acharnait à mettre en place la suite de leur plan. Lorsqu'il avait été convoqué par Voldemort, il s'était empressé de prévenir Henriette. Celle-ci lui avait donc fait part de la suite de son plan.
C'était totalement fou, mais n'était-ce pas justement la raison pour laquelle cela pourrait fonctionner ?
Il avait mis en place dans tout le manoir ce que la Lady lui avait transmis. Il doutait du bon fonctionnement du matériel moldu, mais ne souhaitait pas y penser. Leur plan en dépendait.
Et aujourd'hui, Henriette allait venir au manoir.
Le cauchemar allait toucher à sa fin. Il en frissonnait d'avance.
Note de l'auteur : Alors une petite idée sur le plan à venir? ;)
