Réponses reviews :
( Manon ) : Bon chapitre à toi ! =)
( nanalou ) : Ah ah ah ! Oui, il faut dire qu'il ne peut pas totalement changer comme ça, du jour au lendemain. Cela me paraît trop irréaliste. Il a tout de même était totalement élevé dans un environnement avec des idées bien arrêtées. Et puis, cela reste un adolescent. Il va avoir besoin de temps pour mûrir. Oui, j'apprécie assez l'idée que les Maraudeurs et Lily fasse partie du combat. Je ne peux pas totalement les écarter et ils manquent un peu je trouve parfois. Merci en tout cas pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira également !
( Aurelie Malfoy ) : Oui, parfois c'est plus sympa de lire plusieurs chapitres d'affilé. On reste moins sur notre faim sur le coup XD Tu vas justement savoir ce que va faire Peter dans ce chapitre =) Merci à toi ! Bonne lecture !
CHAPITRE 29
Les gars, qui c'est?
Extrait du précédent chapitre :
– Mais alors, tu veux dire que c'est fini notre vendetta contre les serpentards ? Que maintenant on va faire ami-ami avec Tolstoï et Snape ? Pourquoi pas Malfoy aussi, tant qu'on y est ?! Vous êtes complètement fous ! »
Sur ces paroles, Peter sortit du dortoir et tomba nez à nez avec Lily, qui lui accorda un grand sourire cordial. Il y répondit et pensa immédiatement que c'était sa chance.
Il se devait de réagir et sauver ses amis de leur folie.
Ce couple devait cesser.
Le gryffondor prit son courage à deux mains et mit en application son plan.
« – Lily, est-ce que je pourrais te parler ? Demanda-t-il, le rouge aux joues, troublé.
L'adolescente fut surprise par cette demande. Ce n'était pas dans les habitudes du garçon de lui adresser directement la parole. Il était assez réservé. Mais son air gêné suffit à la faire fondre.
– Bien-sûr Peter, lui répondit-elle avec douceur.
– Pas ici, précisa-t-il en chuchotant.
Prise de court, elle se stoppa sur place et finit par suivre le garçon rondouillard. Le coin était calme, peu de risque de rencontrer quelqu'un. Parfait ! Le gryffondor en souriait d'avance. Il se révélait être assez intelligent parfois, se félicita-t-il.
– De quoi souhaites-tu me parler Peter ?
– Je dois t'avouer quelque chose. Ce n'est pas facile à dire, mais je ne peux pas rester silencieux plus longtemps, déclara-t-il devant l'expression déconfite de la jeune fille.
Non, il n'allait quand même pas faire ça…!
– Euh, Peter, je ne… je ne sais pas comment te dire ça mais je...je sors déjà avec James, je ne…, balbutia-t-elle, en remettant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, totalement embarrassée.
Peter se retint de montrer son dégoût. Yerk. Elle pensait réellement faire sensation depuis que James lui courrait après ? Si on passait le fait que c'était la meilleure élève, elle n'en restait pas moins assez banale à ses yeux. Oui, elle avait des yeux verts peu communs, mais il n'en ferait pas toute une montagne. Il la trouvait chétive, faible et totalement crédule. Elle ne… comment dire cela ? Elle semblait bien fade. Oui ! Elle ne faisait pas le poids devant Tolstoï ! Clairement banale.
Il se retint pourtant de dire tout haut ce qu'il pensait, et afficha un air surpris.
– Non, je ne vais pas te demander de sortir avec moi Lily, rassure-toi, certifia-t-il immédiatement en feintant un air complice.
La rousse soupira, totalement soulagée. Par Merlin, elle aurait été bien embarrassée d'être au cœur d'un conflit entre son petit-ami et l'un de ses meilleurs amis. Et puis, elle ne souhaitait pas briser le cœur de Peter. Il était déjà bien assez...comment dire cela ? Il semblait déjà bien miséreux comme ça. Elle n'aimait pas juger les personnes sans réellement les connaître mais… il était bien l'exception qui confirmait la règle. En six années dans cette école, elle ne l'avait jamais vu parler avec quelqu'un d'autre que James, Remus et Sirius. Il ne faisait que les suivre et approuver avec véhémence tout ce qu'ils disaient. C'était assez dur à regarder sans la moindre arrière pensée. Et elle n'était pas la seule. Plus d'une fois elle avait entendu des murmures le méprisant totalement pour cela. Clairement, quelqu'un qui nous faisait ressentir pitié et mépris.
– Oh, vraiment ? De quoi s'agit-il alors ? Relança-t-elle avec entrain.
– Tu t'es fait totalement avoir.
Elle fronça les sourcils. De quoi parlait-il ?
– James. Il t'a totalement roulé, répondit-il à sa question muette.
Elle blanchit à ses propos. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Totalement roulée… ?
– Enfin, de quoi… ?
– Je suis désolé ! La coupa-t-il avec force. C'est un stupide pari qu'il a fait avec nous. Ton nom est sorti lorsqu'on parlait des filles totalement inaccessibles. Et tu es devenu le pari de James…Il clamait haut et fort qu'il serait le premier à coincer la Miss-je-sais-tout. Je ne pouvais pas rester silencieux plus longtemps. Pas maintenant que je vois que tu as des sentiments pour lui, précisa-t-il.
Le regard écarquillé, elle vacilla.
– Mais enfin, cela ne peut pas être vrai… !
– Je suis tellement désolé ! Mais c'est la stricte vérité…
– Je...je dois parler à James, il ne peut pas me faire ça ! Balbutia-t-elle, perdue.
Peter tomba à genou et attrapa les robes de la sorcière.
– NON ! Surtout pas ! Ils ne me le pardonneraient jamais ! Je ne devais pas t'en parler ! Ne lui dis pas ! Il ne doit pas savoir !
– Mais enfin, comment pourrais-je rester ainsi ?!
– Pitié ! Si tu veux rompre, fais-le ! Mais ne lui dis pas que c'est parce que je t'ai tout dévoilé. Je ne peux pas les perdre ! Je t'en prie ! La supplia-t-il, les larmes commençant à couler. »
Elle avait la tête qui lui tournait. Trop d'informations affluaient. Elle avait été berné. Ces sourires, ces mots doux, cette tendresse, cet amour… TOUT FAUX ! Elle tomba sur ses genoux, ses forces la quittant. Elle était brisée. Les larmes coulèrent également sur ses joues. Des larmes silencieuses, résignées.
Elle avait été totalement piégée. Elle avait cru à tout. Comment… Comment avait-elle pu se laisser berner ?!
Elle resta ainsi, accablée par sa propre naïveté.
Elle arriva dans la bibliothèque sans grande conviction. Elle ne savait plus quoi faire. Cela faisait deux jours que Peter lui avait dévoilé cette affreuse réalité, et elle n'arrivait toujours pas à digérer. Elle était restée au lit, prétextant un rhume. Étant une élève exemplaire, personne n'avait remis en question ses paroles, et les professeurs avaient aisément accepté cette excuse.
Mais il n'en était rien.
Elle avait pleuré comme jamais. Elle se sentait si minable. Elle n'avait été qu'un simple trophée. Un défi à relever. N'était-elle donc que cela à ses yeux ? Elle se remémora ce regard si tendre qu'il lui accordait. Elle doutait. Comment pouvait-il être si bon acteur ? Mais connaissant Peter, risquerait-il de perdre ses seuls amis, si ce n'était pas vrai ? Quel intérêt aurait-il à lui mentir ? Il était totalement mortifié à l'idée qu'elle en parle avec James. Il avait agi pour son bien, avait-il répété.
Peut-être était-ce vrai. Supporterait-elle de voir une personne se faire rouler ainsi ? Rester silencieuse en étant parfaitement consciente qu'on la rabaissait ?
Non, elle savait qu'elle valait bien mieux que ça. Elle ne serait pas restée en place. Trop le sens de la justice, pour cela. Elle prit place sur une table, et ouvrit son livre de potion. Par Merlin, elle ne pouvait même pas imaginer un instant se mettre à faire ses devoirs. Sa tête était prête à exploser. Elle ne remarqua pas tout de suite Severus, qui venait de prendre place à côté d'elle.
« – Lily, ça va mieux ?
– Euh...oui. Je vais mieux, répondit-elle de manière peu convaincante.
Severus posa immédiatement une main sur son front.
– Tu n'as pas de fièvre. Mais tu es bien trop blanche. Tu devrais passer par l'infirmerie, lui conseilla-t-il.
– Inutile. Elle ne pourrait rien faire, ajouta-t-elle plus pour elle-même.
Mais Severus l'entendit. Il se passait quelque chose. Il fronça les sourcils. Il se mit à ouvrir son propre livre, et commença à gratter du papier pour son devoir. Il savait d'expérience qu'il ne servait à rien de presser Lily pour obtenir des informations. Il devait être plus subtile. Faire par élimination. De toute évidence, cela devait être en lien avec Potter. Celui-ci était sans nouvelle de sa petite-amie, et elle allait à la bibliothèque au lieu de le rejoindre.
– Potter est une vraie plaie depuis que tu es tombée malade. Il ne cesse d'exprimer son désarroi et combien tu lui manques. Je ne sais pas du tout ce que tu lui trouves, lâcha-t-il d'un ton condescendant.
Du coin de l'œil, il vit l'expression de la rousse empirer. Elle passait de la surprise, à la tristesse, la colère puis enfin, au fou rire. Il en resta muet. Il ne s'était pas attendu à ces réactions.
– Je lui manque ?! Vraiment ? Je vais de ce pas régler cela alors ! Déclara-t-elle tout en rangeant ses affaires et partant telle une furie. »
Severus ne perdit pas un instant et la suivit dans la minute.
Qu'avait encore fait ce stupide Potter ?
Hermione était dans la Grande Salle en compagnie de Lucius. Elle le surprenait plus d'une fois à la fixer avec une lueur étrange. Elle piqua dans son assiette et amena le brocolis à sa bouche. Elle ne savait pas réellement quoi en penser. Il l'avait vu dans une situation des plus humiliante, et avait… elle avait du mal à le dire mais oui, ils avaient fait l'amour. Elle avait directement senti la différence entre ce qu'elle vivait avec Voldemort et lui. Il avait été prévenant. Et ce regard, par Salazar, elle pourrait en rougir encore.
C'était si...intense !
Comment devait-elle interpréter tout cela ? Elle savait depuis longtemps qu'il nourrissait du désir pour elle. Mais, cela semblait différent à présent. Il semblait plus...humain. Une aura si douce semblait l'entourer lorsqu'il lui parlait. Elle sentait son cœur tressauter. Oui, elle l'avait dit. Son cœur réagissait à la présence de Lucius Malfoy. Ron et Harry l'auraient enfermé à Sainte Mangouste si ils savaient. Bien que le contexte soit différent, elle ne pouvait pas nier qu'elle n'approuvait pas ce qu'elle ressentait. Comment le pourrait-elle ? Il était si…
Si… beau ?...AH ! Elle s'arracherait presque les cheveux en pensant à cela. Mais surtout, l'image du blond fut rapidement remplacée par celle du mage noir. Son cœur se serra et la nausée la prit. Par Merlin, comment pouvait-elle penser à lui de cette façon ? Si elle désapprouvait à l'encontre de Lucius, il était totalement catégorique qu'elle ressente la moindre chose pour ce monstre.
Totalement plongée dans ses pensées, elle ne remarqua pas Lily arriver dans la salle. Elle était totalement enragée. James eut le sourire en la voyant arriver. Il rayonnait à l'idée de la voir. Il ouvrit ses bras, prêt à la réceptionner mais fut giflé. Oui, il venait de se prendre une gifle qui avait retenti dans toute la Salle. Les conversations s'étaient totalement stoppées. Toute l'attention était sur eux. James se tenait la joue, ahuri.
« – Ma fleur, que… ?!
– Cesse ce petit jeu tout de suite Potter. Je n'en ai plus la patience.
Il tiqua à l'utilisation de son nom de famille.
– Mais enfin, que veux-tu… ?!
Elle se rapprocha de lui, lui attrapant brutalement sa chemise.
– Si tu pensais que j'allais rester avec un idiot comme toi, tu te trompes. J'ai été bien trop gentille d'accepter de sortir avec toi, mais maintenant c'est fini. Je ne supporterai pas plus longtemps ta stupide personne, annonça-t-elle d'une voix froide.
L'assemblée ressentit un coup de vent glacial les traverser. Mais que se passait-il ?
– Mais que te prend-t-il Lily pour parler ainsi à James ?! Intervint Sirius, le visage rongé par la colère.
Il ne supportait pas l'expression brisée qu'arborait son ami, son frère de cœur.
– Ne te fais pas passer pour un saint Black, tu me dégoûtes tout autant que lui.
Il frissonna à ces mots. Et elle partit ainsi, laissant les plus grands farceurs totalement démunis. Tous sauf Peter qui éprouvait l'envie de hurler sa joie. Par Merlin, c'était si facile. Si facile !
Hermione écarquillait les yeux. Mais que s'était-il passé ? Elle vit Severus s'asseoir à sa table, inquiet.
– Que se passe-t-il ? lui demanda-t-elle.
– Je ne sais pas, avoua-t-il. Elle n'allait déjà pas bien à la bibliothèque. Je ne sais pas ce qu'il a fait, mais cette fois-ci, il a réussi son coup. Elle a craqué, conclut-il.
Elle afficha un air contrarié. Rien ne laissait présager un tel retournement. Elle ne pouvait pas les laisser se séparer. Que devenait Harry dans tout ça ?!
– Cela doit avoir un rapport avec le petit gros, lâcha naturellement Lucius, avant de prendre une bouchée de son gâteau à la crème.
Deux visages se tournèrent vers lui, étonnés
– Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
– Je les ai vu il y a deux jours parler. Elle était en larmes, et lui, encore plus misérable que d'habitude, commenta-t-il avec mépris.
– Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ?
Il mit une pause dans cette conversation et l'observa, incrédule.
– Je ne savais pas que tu t'intéressais réellement au sort de cette sang-de-bourbe, souffla-t-il, réprobateur.
Le mot était dur à entendre, et il vit le visage de la jeune fille se fermer totalement. Elle reprenait ce masque impénétrable. Ce masque de dureté et dédain.
– Tu as raison, il n'y a aucune raison pour que je m'inquiète de son sort, répondit-elle avant de continuer son repas.
Severus lui accorda une œillade inquiète. Elle pouvait être instable dans ses émotions. Il ne pouvait pas prédire le moment d'une nouvelle crise. Si il y en avait une. Il se mit à manger à son tour, l'estomac noué. Il ne pouvait pas rejoindre Lily dans son dortoir, et ne pouvait que prendre son mal en patience.
Hermione flânait dans les couloirs du château. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pris de temps pour elle. Juste de profiter de la brise et du soleil qui pointait le bout de son nez. Elle sentait un certain soulagement de s'accorder ce moment de solitude. Elle savait que cela ne durerait pas longtemps avant que Lucius la rejoigne. Pourtant, elle espérait avoir plus de temps.
Elle n'avait pas du tout apprécié ses dernières paroles. Sang-de-Bourbe… Pourquoi ils accordaient tant d'importance dans la " pureté " du sang ? C'était si futile et vaniteux. Ces histoires insensées la fatiguaient.
Elle ouvrit avec automatisme la carte des Maraudeurs et se mit à chercher le nom de Lucius. Il n'allait pas tarder à la trouver. Mais alors qu'elle allait la refermer, un nom tout près du sien attira son attention. Peter Pettigrew… Elle repéra sur la carte l'emplacement et la referma sans précipitation. Heureusement qu'elle avait posé un sort cachant son contenu à quiconque ne la tenant pas en main. Pour autrui, cela ressemblait à un parchemin de potion sur Comment réaliser soi-même son propre parfum ?
Elle se tourna naturellement dans la direction qu'elle avait mémorisé, mais ne vit rien. Il n'y avait pas de Peter alors qu'il devait se trouver à trois mètres maximum. Elle ressentit un frisson la traverser lorsqu'elle en comprit la raison. Il n'était pas sous sa forme humaine. Elle pouvait sentir qu'il l'épiait sans retenu. Oh, il voulait mater ? Il ne savait pas ô combien il venait de lui faciliter la tâche. Il était directement rentré dans la gueule du loup. Elle étira un sourire satisfait et sortit sa baguette. Elle avait rapidement vu le regard vicieux du rongeur.
– Wingardium Leviosa, prononça-t-elle en direction du rat qui se mit à planer dans les airs.
Il se débattait et pousser des cris aiguës. Elle s'en approcha. Elle savourait de le voir ainsi. Totalement à sa merci. Elle se mit à l'observer et entra totalement dans son personnage.
– Oh pauvre petit bête, que fais-tu ici tout seul ?
Elle tourna autour.
– Tu es perdu ? Demanda-t-elle avec intérêt avant de le prendre dans sa main.
Elle se mit à le caresser. Elle devait noyer ses craintes.
– Tu es bien trop propre pour être un rat sauvage. Il doit y avoir un élève qui te cherche, supposa-t-elle. Allons chercher ton maître, finit-elle par proposer dans un sourire flamboyant. »
En effet, Peter ne pensait pas un instant qu'elle avait la moindre arrière pensée et profita de l'occasion. Il savourait ses caresses, et aimait les transposer sur son apparence humaine. Il en frémissait. Il se laissa ainsi emmener, totalement inconscient de la toile qui se tissait tout autour de lui.
Ses yeux papillonnèrent alors qu'il reprenait conscience. Il ne savait pas du tout où il se trouvait, et n'avait aucune idée de ce qui s'était passé. Il faisait sombre, et mit du temps à s'y habituer. Il croisa alors une lueur dans la pénombre. Une lueur provenant du regard carnassier de Yulia. Ce regard alors ne fit que le ramener à la première fois où il l'avait rencontré.
Flash-back :
Cela faisait quelques heures qu'il était arrivé à Poudlard. Une nouvelle année commençait et il arborait un sourire satisfait. Il appréciait toujours autant de faire partie des Maraudeurs. C'était une réelle fierté pour lui. Une aubaine. Il n'était plus seulement Peter, rondouillard et trouillard. Non. Il était plus que cela maintenant.
Il ne pouvait plus attendre de se servir de cette omelette de pomme de terre qui lui faisait de l'œil. Il sentait son estomac gronder sous la faim. Par Godric, quand est-ce qu'ils allaient bien pouvoir se repaître ? Il avait bien tenté de subtiliser un bout de la collation de Sirius, mais celui-ci avait été intransigeant. Il l'avait totalement nargué en plongeant ses dents dans la pâtisserie. Sirius ne pouvait pas s'empêcher de le taquiner. Parfois même de façon un peu trop intensive. Mais il savait qu'il n'y avait aucune malice. En tout cas, il l'espérait. Ou...il s'en fichait totalement. Qu'est-ce que c'était que de supporter quelques railleries pour avoir l'opportunité de vivre parmi eux ? C'était peu de choses en comparaison.
Il entendit alors le directeur prendre la parole. Encore un discours. Il en avait plus qu'assez. Qu'on le laisse manger, une bonne fois pour toute ! Il n'écoutait pas un mot de ce qu'il disait. Il n'écoutait que sa faim. Mais il remarqua alors un silence de mort s'opérer dans la Grande Salle. Il se mit à observer ses compères qui avaient les yeux totalement absorbés par quelque chose. Ou plutôt, quelqu'un. Il tourna alors la tête, et tomba sur une femme marchant fièrement jusqu'au Choixpeau. Il s'était retrouvé à quelque centimètres d'elle alors qu'elle passait derrière lui. Il fut totalement absorbé par sa démarche fière, son visage de poupée, ses longs cheveux sombres. Mais surtout...ses yeux perçants.
Son cœur rata un battement.
Qui était-ce ?!
« – Les gars, qui c'est ?
Ils tournèrent dans un même ensemble une tête ahuri vers lui.
– Tu ne connais pas les Tolstoï ?! Arqua furieusement Sirius.
– Euh…
Il se mit à chercher dans sa mémoire et fut totalement perdu. Non, il n'arrivait pas à faire le lien. Remus lui fit finalement un sourire compatissant et l'éclaira.
– C'est une famille célèbre dans le monde entier. Cela doit bien être un nom cité dans l'histoire presque autant de fois que les Fondateurs, si je peux dire. Ils ont permis d'incroyables avancées dans de nombreux domaines. De véritables génies qui ont dédiés leurs vies à la recherche. Mais c'est aussi une famille entièrement décimée. La dernière héritière en nom a disparu il y a de cela de nombreuses années. C'est la première fois qu'on entend parler d'un membre de la famille Tolstoï, encore en vie, lui conta-t-il avec admiration.
– Et...Elle est une Tolstoï ?
James parut désespéré par la vitesse d'esprit de son ami.
– Tu n'écoutais donc rien de ce qu'il a dit ? Elle, dit-il en la pointant du doigt, c'est Yulia Tolstoï. Elle rentre directement en 7e année. J'espère vraiment qu'elle va venir chez les…., continua-t-il avant de se faire couper par l'annonce de sa maison.
– SERPENTARD ! Hurla le Choixpeau à l'assemblée.
La jeune fille s'enquit à rejoindre sa table qu'on lui désigna. Plus d'un fut déçu du résultat. Peter lui-même aurait souhaité qu'elle fasse partie de sa maison. Il assista au spectacle de Lucius baisant la main de la nouvelle. Il entendit Sirius lâcher un râle de désapprobation.
– Ce serpent ne perd vraiment pas son temps, commenta le sang-pur avec mépris.
James pouffa.
– Quoi de plus marrant que de voir tous leurs visages désemparés ? enchaîna James.
– Ah, bien-sûr. Il vient juste de montrer à tous ces prétentieux qu'elle est sienne, continua Sirius d'un sourire mauvais.
Oui, ils prenaient assez plaisir de voir leur déception. Personne n'osait se confronter au grand Lucius Malfoy. Mais Peter pourtant, arbora un instant le même visage que ces fous : celui d'un homme impuissant et envieux.
Ils finirent leur repas et sortirent de la salle.
– Et si on se présentait aussi auprès de la nouvelle ? Proposa James.
– Pourquoi pas, approuva Sirius. Elle mérite de nous rencontrer.
Remus soupira, mais laissa une nouvelle fois passer l'arrogance de ses amis. Ils attendirent donc. Ils virent passer plusieurs élèves avant d'apercevoir le trio passer les portes. Elle était entourée de nul autre que Snivellus et le blond déjanté. James et Sirius ne se démontèrent pas. Ils semblaient même au contraire, plus déterminés que jamais. Ils se postèrent face à eux, les empêchant d'aller plus loin sans les croiser. Les deux garçons parurent peu enclins à leur présence alors que la nouvelle soulevait un sourcil, intriguée. James fut le premier à s'avancer, et prit délicatement la main de la serpentard avant d'y déposer un baiser. Sirius se pressa d'en faire de même. Elle ne se rétracta pas, et semblait même les défier d'oser aller plus loin. Malfoy tenta de faire barrage, mais elle le stoppa rapidement.
– A qui ai-je l'honneur ? Demanda-t-elle.
Peter en eut le cœur empoigné. Par Merlin, quelle belle voix.
– James Potter.
– Sirius Black.
Allait-il devoir se présenter ? Non, il n'oserait pas… Mais alors, il entendit son nom être prononcé et vit ce regard acier se poser sur lui. Il se ratatina sur place. C'était bien trop à supporter. Il n'écouta pas la suite, il était totalement paniqué. Pourquoi s'approchait-elle ? Pourquoi leur tournait-elle autour ? Il se maudissait tant ces moments d'inattention parfois. Il n'arrivait même pas encore maintenant à se concentrer sur ce qu'elle disait. Il ne pouvait que la voir faire ces mouvements défiant tout décence. Il constata le trouble de Sirius et James. Eux qui pourtant étaient si téméraires, ils ne semblaient pas en mener large devant elle. Il surprit même Remus renifler son parfum ensorcelant. Et elle finit par se pencher sur lui.
– … Vous aimez prouver votre courage, souffla-t-elle malicieusement en constatant le corps du lion se crisper. »
Il la vit claquer brutalement les mâchoires devant le visage de James qui devint blême avant de rejoindre les membres de sa maison, les laissant pantois.
Ils tremblaient de désir.
Depuis ce jour, il ne cessait de l'observer. Il voulait tout savoir d'elle. Il se surprenait à la suivre de plus en plus. Il aimait tant la voir apprécier ses repas. Ce sourire qu'elle prenait. Ce regard si concentré qu'elle avait lorsqu'elle lisait un livre. Réellement adorable. Mais il n'ignorait pas non plus cette possessivité que montrait Malfoy à son encontre. Il était constamment collé à elle, et se permettait des gestes de plus en plus déplacés. Il n'avait pas non plus réellement apprécié ce rapprochement ridicule qu'avait opéré Sirius. Que pensait-il ? Qu'elle allait s'intéresser à lui uniquement parce qu'il portait le nom Black ? Pitoyable.
Mais le plus insupportable fut le jour où il tomba sur cette scène. Ce misérable osait poser ses mains sur elle. Il l'avait vu la maîtriser et la coller contre un mur. Il avait rapproché son bassin du sien et s'était mis à se frotter à elle comme un chien en chaleur. Il avait entendu les gémissements de la brune, et il avait senti immédiatement son corps réagir. Elle était si belle. Le souffle court, le regard perdu et humain. Elle se défaisait de ce masque. Elle avait les joues rouges, le corps dévoilé. N'allait-elle pas se faire violer si il n'intervenait pas ? Que pouvait-il seulement faire ? Et alors qu'il voyait le blond prêt à passer aux choses sérieuses, celui-ci s'était stoppé soudainement. Elle tombait alors au sol, secouée. Finalement, il les vit échanger un baiser qui serra son cœur.
Non, il ne pouvait pas permettre qu'une telle chose se reproduise. Ce misérable ne devait pas s'en sortir !
Depuis ce jour, il avait continué à la suivre. Il tentait de se restreindre. Il réalisait que ce n'était pas sain, qu'il ne devait pas dépasser certaines limites. Mais elle le rendait totalement fou… !
Comment pouvait-il s'empêcher de l'admirer. Même caché sous sa forme de rat.
Fin de Flash-back
« – Mais ne serait-ce pas ce petit Peter Pettigrew ? Demanda-t-elle.
Il ne répondit pas, ne sachant pas réellement comment réagir. Il se rappelait être sous sa forme Animagus. Elle l'avait emmené et puis...le trou noir.
– Que...que se passe-t-il ? Bafouilla-t-il.
La Yulia qui lui faisait face souriait. Mais pas de ce sourire de convenance. Ni de ce sourire doux ou amical. Non. C'était un sourire froid, presque cruel. Un sourire qui le fit frémir sur place.
– Oh, ne comprends-tu pas ce qui se passe ? Tu es bien trop perdu sans tes amis pour t'expliquer ? Supposa-t-elle dans son oreille, le faisant rougir de honte.
– Je ne comprends pas.
– Bien-sûr que tu ne comprends pas, lâcha-t-elle en s'asseyant sur un bureau face à lui.
Ils se trouvaient dans une salle de classe vide.
– Nous devons avoir une conversation tous les deux, déclara-t-elle finalement en faisant encore une fois frémir le garçon. »
James se trouvait dans le dortoir en compagnie de Sirius et Remus qui tentaient de lui remonter le moral.
« – Allez vieux rassure-toi cela va s'arranger. Elle a sûrement eu une dure semaine. Elle a été malade. J'imagine que cela va lui passer, affirma Remus.
– Tu dois avoir raison, oui…
– Ce n'est pas une raison, intervint Sirius. Elle n'a pas à te parler de cette façon ! Tu te laisses vraiment trop faire. Je peux comprendre que tu puisses la considérer comme la femme de ta vie, mais il y a des limites à ne pas dépasser. Tu dois réellement établir des limites. Tu n'as plus aucune fierté dès qu'il est question d'elle, le secoua-t-il sévèrement.
– Je sais, soupira piteusement le brun à lunettes.
Il savait qu'il était totalement faible face à elle. Mais elle était la femme de sa vie. Il ne pouvait se résoudre à ne serait-ce que hausser le ton. Il ne voulait que la chérir et la complimenter. En faire la femme la plus heureuse au monde.
Un silence s'installa jusqu'à ce que Remus tourne son attention vers le lit vide de leur ami.
– Vous ne trouvez pas que c'est étrange qu'il ne soit toujours pas revenu ? Fit-il remarquer.
Les deux autres tournèrent à leur tour la tête vers le lit. Sirius eut un sourire lubrique.
– Peut-être a-t-il trouvé une copine, proposa-t-il.
– Peter avec une fille ? s'étonna James.
Ils échangèrent un regard et explosèrent de rire. Ils avaient bien du mal à imaginer leur ami en présence d'une fille. Il était bien trop timide pour cela. Ils imaginaient déjà la scène.
– On peut toujours vérifier, releva Remus.
Ils se jetèrent sur la carte et se mirent à chercher du regard Peter. Sirius pointa soudainement un emplacement.
– Là !
– Qui est l'heureuse élue ? s'enquit à demander James.
Mais le nom qui accompagnait celui de leur compère était des plus surprenant.
– Yulia Tolstoï… Mais que fait-il avec elle ?!
– C'est bien ce que je me demande… souffla Sirius, les sourcils froncés.
Que pouvait-il bien faire avec elle… ? Cela n'était pas pour lui plaire.
– Et si on allait voir, proposa James.
– Tout à fait d'accord ! »
Ni une ni deux, ils prirent la carte et la cape d'invisibilité, prêts à découvrir ce qui se tramait.
L'Animagus tremblait presque sur place. De quoi voulait-elle donc parler ? Elle le jaugeait du regard d'une manière impitoyable.
– Je sais ce que tu as fais, lâcha-t-elle soudainement.
Il blanchit.
– Je sais que tu m'observes. Que tu m'observes depuis longtemps, précisa-t-elle.
– Comment… ?!
Il se mit presque une main sur la bouche afin de se retenir. Elle eut un regard dégoûté. Alors c'était vrai. Elle n'en était pas certaine, mais cette réaction confirmait ses doutes. Imaginer que cette vermine l'ait observé en secret l'écœurait au plus haut point.
– Voyons, tu pensais sincèrement que je ne m'en rendrais pas compte ? Me sous-estimes-tu ?
– Non, bien-sûr que non ! Assura-t-il soudainement.
Si il y avait bien une personne qui la considérait pour ce qu'elle était réellement, c'était bien lui.
– Bien.
Elle lui fit face, et le poussa contre une table sur laquelle il prit appuie. Il ne savait plus quoi penser. Il la vit sortir sa baguette et il commença à paniquer. Qu'allait-elle lui faire ? Elle la pointa d'abord vers son visage.
– Tu comprends donc que je n'aime pas que l'on se joue de moi.
– Oui, parrr..faitem..ent…
– Ni de mes amis, continua-t-elle tout en pointant sa baguette vers le ventre rebondi de l'adolescent. Et encore moins de mes amis proches, précisa-t-elle en finissant par la diriger vers l'entrejambe du garçon.
Il releva le regard vers elle. Elle ne le lâchait pas des yeux. Elle attendait de voir sa réaction.
– Tu tiens à ceci, je me trompe ?
Il en eut le souffle coupé. Le menaçait-elle ? Il prit une nouvelle couleur rouge, et hocha vivement la tête.
– Alors tu ne seras pas contre l'idée de répondre à une petite question, n'est-ce pas ?
Il ne répondit pas et pourtant, ils connaissaient tous les deux la réponse.
– Qu'as-tu dis à Lily pour qu'elle soit ainsi ? Souffla-t-elle dans son oreille, faisant tressaillir le malheureux.
Par Merlin, comment savait-elle ?!
– Je ne… !
Elle posa un doigt sur sa bouche, le coupant de toute tentative.
– Sache que je ne tolérerai aucun mensonge. Je punirai tout mensonge sortant de ta bouche, clarifia-t-elle alors qu'un sort s'abattit sur l'intimité du Gryffondor qui s'étouffa sur la surprise.
Son sexe était comme agrippé et compressé impitoyablement.
– Dis-moi ce que tu lui as dis, enchaîna-t-elle sans émotion.
– Je ne lui ai...AHH !
La pression était plus forte et plus douloureuse.
– Tu n'auras pas droit à beaucoup de mensonges. Choisis soigneusement tes mots, lui conseilla-t-elle.
Sa respiration se faisait plus difficile. Son visage était tout rouge. Il avait la tête prête à exploser.
Comment allait-il pouvoir s'en sortir ?
Les garçons suivaient soigneusement le couloir. Ils n'étaient plus qu'à quelques pas. Ils étaient dévorés par la curiosité. Sirius les pressait. Cette histoire le contrariait. D'abord Snive...Severus qui le traitait de sale rat, et maintenant Yulia qui se retrouvait seule avec lui. Il y avait crapaud sous chapeau. Il le sentait.
Ils arrivèrent enfin à la porte.
« – C'est celle-là, confirma Remus.
James poussa la porte et fut surpris de la trouver ouverte. Peut-être pensaient-ils ne pas être dérangé dans cette partie de l'école. Il était vrai que c'était une zone désertée pour ayant appartenu à un professeur totalement traumatisant. Seuls les fous avaient l'idée de revenir par choix dans cette pièce.
Les Maraudeurs eux-mêmes sentirent une certaine appréhension à y retourner.
Et pourtant, la curiosité était plus forte que tout.
Ils entrèrent rapidement et en toute discrétion. Ils devaient se faufiler et se mettre dans un coin pour mieux observer. Ils avaient fait les suppositions les plus loufoques et improbables sur le chemin, mais ils n'avaient pas du tout prévu de tomber sur une telle scène.
Peter était contre une table, le visage tout rouge et en sueur. Yulia à peut-être un mètre, la baguette pointée sur leur ami. Ils suivirent le filament argenté qui en sortait, et arrivèrent jusqu'à la zone sensible du garçon. C'était rattaché à son pénis par Godric ! Pénis que Peter se tenait douloureusement. Il serrait les dents, les larmes aux yeux. Mais que faisait-elle ?!
James voulut intervenir mais Sirius le retint, le regard sombre. Il voulait comprendre. Il devait y avoir une raison à un tel comportement.
– Donc reprenons Peter. Qu'as-tu dis à Lily pour qu'elle soit ainsi ? Demanda une nouvelle fois Hermione, de manière de plus en plus contrariée.
Les garçons sursautèrent à ces mots. James ne tentait plus de sortir de la cape. Non, il voulait savoir aussi. Il ne lâchait plus Peter du regard.
– Je ne pense pas que tu réalises ce qui va arriver si tu continues à me mentir. N'es-tu pas celui qui dit ne pas me sous-estimer ?
– J'ai parlé avec Lily. Mais je ne…
Elle renforça le sort et au lieu d'un cri de douleur, un long gémissement sortit des lèvres du Gryffondor. Ce son fut le dernier avant un silence pesant. La jeune fille en avait presque totalement baissé sa baguette sous la surprise. Elle était totalement médusée. Venait-il de gémir ? Elle se mit à pouffer.
– Je rêve ou tu es en train de prendre ton pied ?
Le garçon ne répondit pas, mais il serra de nouveau les dents. Il tentait toujours autant de cacher son érection douloureuse. Hermione se mit à rire, tout en lui faisant écarter sa main au moyen de sa baguette.
– Mais c'est vrai en plus. Voilà pourquoi tu continues à me mentir, comprit-elle tout en cessant le sort.
Un son quémandeur sortit des lèvres de Peter. Elle lui accorda un regard de total dégoût.
– Et en plus, tu te plains. Par Merlin, à quel point es-tu tordu, mon pauvre garçon ?
Ces mots durs et cette humiliation ne faisaient que plus planer l'adolescent dans le plaisir. Elle sembla réfléchir, observant ce corps difforme ramper au sol. Et elle eut une idée. Elle lui fila un coup dans les côtes, le faisant se tourner sur le dos. Elle enchaîna immédiatement, et posa brutalement son pied sur l'entrejambe gonflée.
– Ahhh hmm.. !
Ses yeux se dilataient sous le plaisir évident qu'il ressentait. Il ne cherchait plus vraiment à se retenir. Il éprouvait d'autant plus de plaisir à voir ce regard le juger sans pitié. Il aimait qu'elle l'écrase comme le moins que rien qu'il était. Il se détestait d'être ainsi mais...qu'est-ce qu'il était bon d'être rabaissé par elle. Il se noyait dans ces sensations nouvelles et si fortes. Il sentait qu'il pouvait venir d'un moment à un autre. Oui, il allait… !
Mais tout se stoppa. Elle l'observait, soulevant sa chaussure. Seuls des sons plaintifs sortirent de sa bouche. Non, elle ne pouvait pas arrêter. Pas maintenant ! Il tentait de supplier.
– S'il..ahh..te plaît.
– Hmmm…, que veux-tu Peter ? Je ne suis pas sûre de bien comprendre, lui dit-elle dans un fin sourire.
Le garçon était perdu dans son plaisir évanoui.
– Continue, je t'en supplie ! Lâcha-t-il avec force.
– Oh ? Tu parles de ça ? Demanda-t-elle en rabattant son pied d'un coup.
– Ahhh ouii !
Mais elle l'enleva dans la seconde, créant encore ce manque douloureux.
– Vois-tu, je ne suis pas enclin à te donner du plaisir si tu ne réponds pas à ma question, le nargua-t-elle en faisant frôler son pied.
Il en frissonnait. Il souhaitait tellement que le contact soit franc, dur et impitoyable. Ces frôlements étaient la réelle torture. Et elle l'avait compris.
– Qu'as-tu dis à Lily ? Je t'écoute.
– Je...Je lui ai dis que… que ahhah...que James avait fait ...un pari avec nn..oous.
– Vraiment ? Quel pari ? Demanda-t-elle en rapprochant un peu plus son pied afin de l'encourager.
– quuee ahhh..hmm….qu'iiil..avait parrié que...ahhhmm qu'il arriverait à sortir a..oohh...avec elle !
– Qu'elle ne serait donc qu'un trophée ?
– Ouiii !
– Qu'un pari ?
– ahhh...ou...ouiii !
Elle appuya plus fortement, n'ayant qu'une seule idée en tête : le broyer. Mais alors, elle remarqua une forme foncer vers eux. Elle reconnut James et s'écarta. Peter n'était pas du tout conscient de ce qui se passait.
– Non n'arrête pas, je t'en prie ! Supplia-t-il en rampant vers elle, totalement inconscient de ce qui allait lui tomber dessus.
Il fut soulevé brutalement et jeté contre la table. Secoué, il remarqua James qui avait déjà le poing levé. Il tenta bien de mettre ses mains en protection, mais il se prit une première droite, et une seconde alors que ses larmes coulaient à flot. Là, il avait réellement mal. Il suppliait son ami de s'arrêter, mais celui-ci était totalement enragé.
Hermione regardait tout ça avec un certain plaisir. Ce misérable n'avait que ce qu'il méritait. Remus et Sirius se mirent à deux afin de le maîtriser.
– James arrête ! Somma Sirius avec force.
– Pourquoi ?! lâcha soudainement le brun à lunette.
Peter tremblait. Il avait le visage en sang, incapable de s'exprimer correctement. Hermione se faufila et partit tout simplement. Sirius le remarqua et confia James à Remus, partant à sa suite. Elle ne pouvait pas tout simplement partir après un événement pareil ! Il lui attrapa le bras et la stoppa.
– C'est tout ce que tu trouves à faire ? Juste partir ? Tu ne peux pas !
Mais alors qu'il prononçait ces mots, sa main dériva vers son poignet, et plus exactement, le bracelet qu'elle portait. Alors qu'il le frôla, il ressentit une puissante brûlure. Il retira immédiatement sa main, choqué. Hermione elle-même ne s'y était pas attendu. Pourtant, elle garda constance et arborait de nouveau ce masque sans émotion.
– Et que veux-tu que je fasse ?
– Je ne sais pas, mais tu ne peux pas partir ainsi !
– Je le peux et je le fais, conclut-elle en repartant.
– Tu n'es pas comme ça !
Elle se retourna, intriguée.
– Pas comme ça ? Je ne suis pas comment ?
– Tu…, il se mit à chercher ses mots, ne s'étant pas attendu à ce que cela fasse mouche. Tu n'es pas si insensible. Tu l'as torturé !
Elle se mit à rire, tout en se penchant afin de récupérer Yoka qui sifflait au sol.
– Je ne l'ai pas torturé. Je l'ai juste...fait avouer, finit-elle par dire avec insouciance. Et vous devriez me remercier. Les réponses sont là, réagissez maintenant, lui conseilla-t-elle tout en partant pour de bon. »
Elle continua sa progression vers son dortoir et pourtant, elle s'arrêta en chemin, essoufflée. Son visage était en sueur. Que lui avait-il pris ? Elle avait ressenti du plaisir à le faire souffrir. Par Merlin, comment en était-elle arrivé à là ?! Sans prévenir, elle se mit à vomir. Elle resta un long moment ainsi, assommée par cette vérité atroce : elle changeait.
De la musique retentissait alors qu'un homme s'observait dans le miroir. Il retraçait les contours de sa mâchoire ses cheveux longs et bouclés noirs qui tombaient sur ses épaules ses yeux noirs profonds ou cette peau dorée. Cette apparence n'était pas pour lui déplaire. Et était de loin la plus pratique pour passer à l'étape suivante. Il caressa le miroir, et étira un sourire vainqueur. Il lui tardait tant de la revoir.
Hmmm...Qui cela peut bien être? J'espère en tout cas que ce chapitre vous aura plu!
