Message de l'auteur: Bonjour à tous et à toutes! Je reviens ENFIN avec un nouveau chapitre. Sans exagérer je crois que cela fait un an et quelque que je n'ai pas posté. Mais je suis de retour et pour de bon ( je l'espère haha xD) Merci encore aux reviews et favoris que j'ai vu, cela me motive à continuer et terminer une bonne fois pour toute la fanfic! Vous en avez pour encore quelques chapitres, mais on en verra le bout! =D


Réponses reviews :

( Aurélie Malfoy ): Haha contente que cela te plaise toujours. Le temps te le dira ;)

( Azanami ) : Désolée, surtout que j'ai mis ENORMEMENT de temps à me remettre à écrire! Encore pardon J'espère que ce chapitre te plaira! Faudra attendre un peu pour avoir la réponse ;D

( Manon ) : J'espère que celui-ci te plaira aussi :D

( everlyne ) : Grand merci à toi! Je suis vraiment contente de lire ça! Je dois t'avouer que ta review m'a motivé à relire et corriger toute ma fanfic ( il doit rester des fautes, à ma plus grande honte mais je fais au mieux pour tout supprimer haha xD), mais surtout à la continuer! J'espère que la suite va te plaire et que tu continueras à autant apprécier :)


Extrait du précédent chapitre :

De la musique retentissait alors qu'un homme s'observait dans le miroir. Il retraçait les contours de sa mâchoire; ses cheveux longs et bouclés noirs qui tombaient sur ses épaules ; ses yeux noirs profonds et cette peau dorée. Cette apparence n'était pas pour lui déplaire. Et était de loin la plus pratique pour passer à l'étape suivante. Il caressa le miroir, et étira un sourire vainqueur. Il lui tardait tant de la revoir.


CHAPITRE 30

Je vais te dire ce que tu veux entendre


Lily Evans était ce que l'on pouvait appeler une bonne élève. Voire, une excellente élève. Ce monde qu'elle avait découvert lors de ses 11 ans l'avait totalement transporté. Elle s'y était entièrement dévoué. Un mot d'ordre : en découvrir tous les secrets.

Elle était habitée par une curiosité dévorante. Chaque jour n'était qu'une nouvelle surprise. Un nouveau don de la vie.

Néanmoins, comme toujours, tout ne pouvait pas être blanc. Il devait forcément y demeurer une parcelle de noirceur. Une tâche à ce monde si magnifique qui s'offrait à elle. Un mal qui rongeait cette société par des principes élitistes et racistes. Des idées qui la visaient directement, et la mettaient sur le piloris. Elle était la chose à abattre. Un être que l'on considérait comme inférieur de par ses origines moldus. La magie qu'elle aurait volé.

Elle trouvait cela totalement ridicule.

Cela ne pouvait pas être perçu autrement que comme un don. Un don qu'eux-mêmes, ces sang-purs avaient reçu. Rien n'était acquis. Juste offert et à apprécier. Mais au lieu de ça, ils se complaisaient à la souiller, la dégrader.

Oui, elle leur montrerait à tous qu'elle n'était pas qu'une Née-Moldu, et encore moins une Sang-de-Bourbe. Elle valait autant qu'eux. Elle s'assurerait qu'ils le sachent. Ses idées étaient bien fixées. Elle avait un but, une motivation qui l'animait. Faire de ce monde merveilleux, le sien.

Mais au travers de sa route, il s'était dressé. Ce sourire enjôleur ; ces cheveux indomptables qui lui donnaient un air sauvage ; cette voix qui la faisait vibrer ; ces blagues douteuses et pourtant si touchantes ; et cet amour qu'il avait provoqué en elle. Cet amour qu'elle pensait totalement dévoué au monde magique. Un amour qu'elle avait réussi à assumer et à offrir. Un amour qui lui avait apporté tant de bonheur. Tant de joie. Mais...un amour qui venait de lui briser le cœur. Un amour qui l'avait fait se sentir plus misérable que tous ces racistes réunis. Cet amour qu'elle regrettait, et qui lui rappelait combien elle aurait dû se contenter d'étudier ce qu'elle aimait tant.

L'âme en peine, elle se retourna dans son lit une énième fois. Elle ne pleurait pas. Elle n'avait plus assez de larmes pour ça. Elle n'arrivait pas à rester en place. Elle sentit soudainement une main se poser sur la sienne. Elle se retourna vivement, et tomba sur le regard ambré de sa camarade de chambre. Madison Green. Elles n'étaient pas particulièrement proches malgré ces six années à partager le même dortoir. Mais elles n'étaient pas non plus hostiles l'une envers l'autre. Cela tenait plus d'une cohabitation polie. Elle fut donc surprise par ce contact intime. Lily fut sur le point de s'excuser du bruit, mais comprit rapidement que Madison n'était pas contrariée. Elle s'assit sur le lit de la rousse sans lui lâcher sa main.

« – Tu n'as pas besoin d'en parler si tu n'y arrives pas. Ou si tu n'en ressens tout simplement pas l'envie. Je ne t'obligerai à rien, au contraire, déclara la blonde avec douceur, avant de faire une pause, analysant la réaction de Lily avant de reprendre. Je sais ce qui tu vis. J'ai vécu une rupture douloureuse l'année dernière, continua-t-elle.

Elle s'en rappelait en effet l'avoir vu au plus bas. Elle ne faisait que pleurer le soir, et être absente la journée. Elle n'avait pas compris sur le coup comment une chose pareille pouvait autant nous atteindre. Mais à présent, elle était écrasée par ces sentiments affreux.

– Je sais donc ce dont tu as besoin. Même si tu ne veux pas l'avouer, je sais parfaitement ce qui te fera du bien. »

Et sans prévenir, la blonde attrapa la tête de Lily, et la plaqua contre sa poitrine tout en lui caressant les cheveux. Elle se mit même à fredonner une chanson rassurante. La née-moldu fut tout d'abord surprise mais touchée par tant de douceur, qu'elle ne se rendit même pas compte qu'elle pleurait contre Madison. Elle pleurait à chaudes larmes comme si c'était la première fois. Elle sentait que tout sortait alors qu'aucuns mots n'avaient été échangé.

Elles passèrent le reste de la nuit ainsi, Lily serrée contre Madison qui ne cessa pas de la consoler avec tendresse et compassion.

Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle venait de se trouver une amie précieuse.


Des cris retentissaient, alors que Lily revenait de ses songes. Elle échangea un regard avec Madison, qui lui adressa un sourire avant de se lever. Cela venait de l'entrée de l'aile des filles. Plusieurs plaintes retentissaient mais une parmi les autres l'attira. Elle savait qui c'était. Que faisait-il ici ? Elle passa une robe de chambre et rejoignit le chahut. Un véritable attroupement s'y trouvait. Les filles de différentes années semblaient lui faire barrage. Il était totalement enseveli par les remarques tranchantes des Gryffondors qui n'acceptaient pas qu'il passe.

« – Mais enfin, laissez-moi passer ! Craqua-t-il.

– Aucune chance Potter. La dernière fois que l'un de ton groupe est passé ici, on a retrouvé des insectes dans toutes les chambres. Il n'y aura pas de seconde fois, prévint une septième année sans retour.

Ses cheveux étaient encore plus ébouriffés que d'habitude. Chose qu'elle ne pensait pas possible. Il avait le regard rouge, poché par la fatigue. Il avait pleuré. Elle le savait. Elle reconnaissait ce regard gonflé qu'elle avait elle-même eu. De le savoir lui serra le cœur. Pourquoi avait-il pleuré ? Il avait gagné. Il avait réussi son pari. Il ne pouvait que ressentir de la fierté, et redevenir ce petit prétentieux. Ce regard rougi capta le sien et s'illumina.

– Lily ! Ma Lily ! Par Merlin, je suis tellement désolé ! »

L'entendre prononcer ces mots ne fit qu'accentuer sa douleur. Il subsistait encore des doutes en elle, mais pourquoi s'excuserait-il si il n'avait rien à se reprocher ? Elle sentit son regard s'humidifier. Madison lui prit de nouveau la main et la tira jusqu'à leur chambre. Elles entendirent James redoubler d'ardeur à l'appeler. A quémander qu'elle lui accorde quelques minutes. Ils étaient en week-end, et ils savaient bien tous les deux qu'il n'y avait aucune garanti qu'elle sorte de sa chambre. Elle se recoucha sous le regard bienveillant de sa camarade, et tenta d'ignorer ces cris.

Cela ne tarda pas avant que la directrice de maison ne fasse son apparition et lui passe le savon du siècle. Il tentait bien de s'expliquer, mais la sorcière n'en avait que faire de ses explications. Estimez-vous heureux que je ne vous colle pas pour le week-end ! Lui avait-elle dis avant de le raccompagner dans la Salle Commune où les garçons l'attendaient. Il s'écrasa dans un fauteuil, et se mit à le frapper. Il avait tant de rage, tant de colère. Mais surtout une tristesse sans nom. L'un de ses meilleur ami, son frère, qui l'avait trahi et avait blessé l'amour de sa vie. Il ne pouvait pas le supporter. Il prit un coussin et étouffa son cri en se le plaquant sur la bouche. Tout cela sous les regards inquiets de Remus et Sirius. Ils étaient totalement impuissants.


Severus soupirait une énième fois. Il s'étonnait parfois du nombre impressionnant de fois qu'il se surprenait à le faire. Ce n'était pas les mêmes soupirs qu'il poussait lorsque ses élèves les plus stupides faisaient encore exploser un chaudron. Non, ceux-là, ils étaient uniques. Un soupir d'impatience, de désespoir qui ne dégageait que la même question Pourquoi je perds mon temps avec ces idiots ? Non, là, il avait appris d'autre soupir. Des soupirs d'ennui profond comme lorsqu'il assistait à des cours qu'il connaissait par cœur ; des soupirs de soulagement mais surtout, des soupirs inquiets.

A cet instant, c'était un pur soupir d'inquiétude. Il était démuni par une nouvelle absence de Hermione. Il ne savait pas où elle se trouvait. Il ne pouvait que s'en inquiéter. Elle n'était pas stable. Peu importe tout ce qu'il se disait pour se voiler la face, il n'y avait aucune chance qu'elle soit aussi vite stable. C'était même à se demander si elle serait réellement stable un jour après tout ça. Sans parler de ce bracelet. Cela le préoccupait énormément. Elle avançait le fait que la recherche des Horcruxes était plus importante. Mais… Comment pouvaient-ils la laisser se faire dévorer par l'influence de cette chose ? Il avait trouvé un livre traitant du sujet. C'était un conte relatant l'histoire tragique d'une Princesse chinoise qui avait trouvé l'amour en la personne d'un soldat. Seulement, sa main était promise à un prince voisin. Dans l'idée de s'enfuir avec l'homme qu'elle avait choisi, elle n'avait pas imaginé que son père avait découvert son plan et l'avait faite enfermée. Le soldat avait été exécuté de la main du prince qui avait fait tout le déplacement afin de tuer l'impudent qui avait osé penser lui voler sa promise. Il avait pris grand plaisir à plonger la lame dans les chaires du pauvre homme. Les tourments de la princesse ne s'étaient pas fini à cela. Le prince s'était approché d'elle, encore recouvert du sang de son bien-aimé, et lui avait passé un bracelet à son poignet. C'était le début de l'enfer pour elle. Le prince était retourné dans son pays après lui avoir dis que son absence prolongée serait sa punition. Le temps était passé et la princesse s'était mise à comprendre ce qu'il voulait dire. Plus les jours passaient, plus son esprit était embrouillé par des images du prince. Lorsqu'elle pensait au soldat, le visage de son fiancé s'imposait. Elle n'était plus que douleur et supplications au bout de deux semaines sans lui. Elle s'était mise à supplier qu'on l'envoie aux côtés de son promis. Elle ne pouvait plus vivre sans lui. Ainsi était l'ironie de sa vie. Sa punition pour avoir tenté de le fuir était de ressentir à présent un besoin irrépressible d'être avec lui.

Lire ces mots furent très difficile pour Severus. Il imaginait à tout instant que Hermione allait ressentir la même chose. L'idée lui était insupportable. La fin fut le plus douloureux. La requête de la princesse n'avait pas été entendu. Ils estimaient qu'elle n'avait pas assez souffert. Malheureusement pour elle, elle n'avait pas eu le temps de souffrir plus, que le prince venait de se faire assassiner. Elle avait ressenti un vide immense et une douleur inimaginable. Ce qu'elle avait vécu jusque là n'était rien en comparaison. Elle avait senti tout son être hurler de tristesse. Elle était vide. Il n'avait fallu que quelques heures seulement avant qu'elle ne meurt. Son corps s'était tout simplement laissé mourir de cette perte irréparable.

Y repenser le rendait fou. Comment un objet aussi malsain pouvait exister ? Si ils suivaient le même schéma, Hermione devrait se mettre à ressentir les effets de manque. Elle ne pourrait pas le réprimer bien longtemps. Il s'attrapa la tête, démuni. Un objet qui liait leurs âmes… Voldemort avait la fâcheuse tendance à jouer avec son âme. Mais, et si…?!

Ses pensées furent brutalement coupées par l'arrivée de Sirius, qui arborait une expression concernée. Severus souleva un sourcil, se demandant ce que le Gryffondor avait bien pu encore inventer. Il n'avait vraiment pas le temps de gérer ses problèmes. Un nouveau soupir échappa de ses lèvres avant qu'il n'ait le temps de dire quoique ce soit. Un soupir fatigué.

« – Bonjour à toi aussi Sni...Severus, se rattrapa-t-il difficilement, peu content de sa réaction lorsqu'il l'avait vu.

Il était bien trop habitué à s'adresser au Serpentard par ce surnom. Celui-ci nota l'effort et décida de rester courtois.

– Bonjour Sirius, répondit-il, trouvant difficile lui aussi de ne pas s'adresser à lui au moyen de surnoms dégradants.

Il attendit, lui laissant clairement le temps de s'exprimer. Mais rien ne vint.

– Tu souhaites me parler? Se sentit-il obligé de demander afin de vite en finir.

– Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas avec Yulia. Elle…., il se stoppa, semblant chercher ses mots. Elle a torturé Peter hier, annonça-t-il finalement, ne trouvant pas d'autre formulation.

Severus souleva ses deux sourcils, montrant tout son étonnement. Il les fronça immédiatement.

– Que s'est-il passé ?

Sirius se mit à lui raconter toute l'histoire, allant de l'absence étrange de Peter jusqu'à la scène qu'ils avaient surpris. Il expliquait aussi sa dernière altercation avec elle. Cela tomba lourdement dans les oreilles du plus âgé. Il sentit sa tête douloureuse. Il s'appuya brutalement contre le mur derrière lui.

– Elle ressent déjà les effets…, lâcha-t-il plus pour lui-même.

Il ne prenait même plus en compte Sirius qui paniqua. Voir sa Némésis ainsi ne signifiait rien de bon. C'était sûrement bien plus grave que ce qu'il craignait. Il allait se pencher vers lui afin de l'aider, mais une main agrippa brutalement son poignet.

– Qu'est-ce que tu penses faire, Black ? Demanda froidement Lucius qui, visiblement, avait tiré des conclusions lui-même de la situation.

Le concerné leva immédiatement les deux mains en signe de retrait, faisant deux pas en arrière. Il ne souhaitait pas se battre.

– Ce n'est pas du tout ce que tu crois Malfoy. Il a soudainement eu mal à la tête. Je cherchais uniquement à l'aider, tenta-t-il d'expliquer sous ce regard impérieux.

– Depuis quand fais-tu dans la charité ? Lança-t-il froidement tout en passant un bras sous l'épaule de son ami afin de le soutenir. »

Il ne lui laissa pas une chance de répondre et partit immédiatement. Celui-ci resta une nouvelle fois sans réponse. Il savait que le Serpentard ne leur avait pas tout dis ce jour-là. Il ne supportait pas l'idée d'être mis de côté. Il devait faire quelque chose !


Lucius emmena Severus prendre l'air, inquiet de l'état de son ami. Il semblait plongé dans ses pensées qui fusaient à toute allure. Ses pupilles s'activaient, semblant chercher une solution. Il se mit face à lui et lui attrapa ses bras, afin de l'affronter.

« – Severus, que se passe-t-il ?

Aucune réponse.

Il se mit donc à le secouer, mais rien. Il perdit patience et lui mit une gifle. Cela sembla être suffisant, car celui-ci se mit à le regarder enfin dans les yeux.

– Dis-moi ce qu'il se passe !

– Elle devient Voldemort, souffla-t-il enfin sous le regard qui s'écarquilla du blond.

– Par Salazar, de quoi tu parles ?!

Il n'était plus juste inquiet. Il était mort de trouille. Une boule s'était formé dans son estomac. Un mauvais pressentiment qui le broyait de l'intérieur. Il sentait que cela la concernait.

– Yulia, elle devient comme lui, ajouta-t-il, d'une voix presque brisée.

Le blond le lâcha. Il tentait de comprendre ce que cela impliquait. Comment pourrait-elle… ? Il ne comprenait plus rien. Il secoua une nouvelle fois son ami.

– Comment cela peut-être possible ? Explique-toi !

Mais le brun semblait se plonger de nouveau dans ses tourments. Le sang-pur poussa un cri de rage, un cri de frustration. Il ne savait pas de quoi il parlait.

Il devait le faire parler !

Il l'attrapa et le traîna jusqu'à la Salle sur demande. Comme à son habitude, un espace cosy apparut, accompagné par de nombreuses bouteilles d'alcool. Il installa son ami sur un des canapés et lui servit immédiatement un verre. Il le força à le boire et celui-ci sembla réagir au liquide. Il se mit à boire, allant même jusqu'à se resservir. Il ne l'avait jamais vu comme ça. C'était sérieux. Et ce fait le rendait d'autant plus fou. Il devait savoir !

Il attendit encore, espérant que l'élixir de vérité de fortune fasse son effet. Lorsqu'il le vit les joues rosies, il lui fit face et lui redemanda de s'expliquer.

– Lorsque tu l'as récupéré, il l'avait déjà piégé, cet enfoiré ! Commença-t-il en brisant son verre au sol.

Un nouveau verre apparut dans sa main et il put se servir encore une fois.

– Comment l'a-t-il piégé ?

– Cabci, lâcha simplement le brun sans détailler plus, épuisant le Serpentard qui ne savait pas si il allait réussir à tenir longtemps ainsi.

– Qu'est-ce que c'est ?

– Une aberration qui lie deux âmes. Un objet qui souille l'âme de celui qui en est prisonnier. Un bracelet qui lie Hermione à Voldemort. Elle tombe amoureuse de ce monstre et ne pourra rien y faire.

Hermione… De qui parlait-il ?

– Mais pourquoi me parles-tu de cette Hermione ? Je veux savoir ce qui est arrivé à Yulia par Merlin !

Il n'en avait que faire du sort d'une autre. Severus se mit à enchaîner les ricanements et soupirs.

– Qu'est arrivé à Yulia, tu vas répondre oui ?!

Le brun se leva brutalement et le choppa au col.

– Mais je te l'ai dis ! Il a fait en sorte qu'elle soit liée à lui ! Elle va être obsédée par lui, et va progressivement devenir comme lui. Il l'a souillé jusqu'à son âme ! Son âme Lucius, finit-il par dire en posant la tête sur sa poitrine, se mettant à pleurer. »

Par Merlin, il n'aurait jamais pensé voir un jour son ami si sterne et sérieux, pleurer. Mais ce n'était ce qui le secouait le plus. Les mots qu'il avait prononcé tournaient à toute vitesse. Comment était-ce possible ? Elle ne pouvait pas tomber amoureuse de ce sous-être !

Alors qu'il allait demander de nouvelles explications, l'adolescent glissa au sol, totalement assommé par l'alcool. Il n'était plus en état de dire quoique ce soit. Il le fit léviter jusqu'à un canapé et ne put pas fermer un œil. Ces nouvelles incomplètes se mettaient à le ronger.


James ne se savait pas aussi méchant, mais alors qu'il balançait son pied dans le ventre de Peter, il ne ressentait qu'une extrême satisfaction. Ces sons de douleur qu'il poussait à chaque coup, ne pouvait que le ravir plus. Lily refusait encore de lui parler. Ce silence. Cet éloignement. Cette rupture. Cette absence. Tout le rendait fou !

Peut-être que frapper Peter était son seul moyen de rester sain d'esprit. Ce foutu rat ! Il fut soudainement tiré en arrière, faisant cesser ses coups.

« – James par Merlin que fais-tu ?!

– Laisse-moi Remus, il le mérite !

– C'est vrai qu'il n'avait pas à faire ça, mais tu ne vas pas te mettre à le battre à chaque fois que tu le vois !

James se défit aisément de la poigne de Remus. Le brun à lunettes était plutôt bien bâti par ses années d'entraînement au Quidditch. Il repoussa fermement son ami.

– Je ferai ce qui me plaît ! Grogna-t-il avant de relancer un coup de pied à Peter. En plein dans la tête.

Remus tenta bien de le stopper mais cette fois-ci, il fut poussé avec force. Il ne pouvait rien faire contre lui. Il ferma les yeux, impuissant. Alors qu'il pensait entendre une énième plainte de leur ancien ami, tout s'était arrêté. Le loup garou rouvrit les yeux, et vit que Sirius avait immobilisé James.

– Corny, il va falloir que tu arrêtes tout ça. Elle ne reviendra pas comme ça, lui souffla-t-il d'un ton compatissant et déterminé.

Il tenta de résister mais avec Patmol ce n'était pas la même histoire. Il était plus fort que lui. Il était pris au piège.

– Je ne peux plus voir sa face ! Je deviens fou en le voyant, déclara-t-il en s'accrochant à lui comme à une bouée. Je ne sais plus quoi faire Paty, ajouta-t-il d'une voix brisée.

Le sang-pur eut son cœur qui se serra. Il ne l'avait jamais vu ainsi. C'était bien plus inquiétant que ce qu'il pensait. Si il cédait, il allait devoir être son support. Il devait être fort pour lui. Il raffermit sa prise sur lui, et posa une main sur sa tête, lui caressant les cheveux. Il devait sauver son frère de cœur.

C'en fut trop pour James qui se reposa sur la poitrine de son meilleur ami, et se mit soudainement à pleurer de tout son soûl. Pourquoi tout cela arrivait ?

Sirius posa alors un regard impitoyable sur la forme douloureuse qu'était Peter.

– Casse-toi, tout de suite! Lui ordonna-t-il. »

Celui-ci n'en demanda pas plus, et partit à tout allure du dortoir.


Hermione ouvrait les yeux, la respiration lente et calme. Chaque réveil l'amenait plus proche de la folie. Elle le sentait. Mais, une forme de fatalisme la traversait. Elle ne pouvait rien y faire. Elle devait y faire avec. Avec ce manque et cet appel perpétuel. Elle ne pouvait pas l'ignorer, mais elle ne serait pas assez faible pour y succomber totalement. C'est comme faire un régime et aller de l'avant, tentait-elle de positiver.

Un régime qui lui donnait des envies de meurtre… Un soupir et elle se leva, sans accorder un seul regard à ses camarades de chambre. Elle n'était pas d'humeur pour jouer avec elles. Lorsqu'elle se dirigea vers la salle de bain, elle bouscula une de ces idiotes.

« – Hey, tu pourrais faire attention, Tol…, ses mots se perdirent au fond de sa gorge lorsqu'elle croisa le regard de la Serpentard.

Elle ne l'avait jamais vu arborer une expression aussi froide. Elle en avait des frissons. La peur venait de la traverser. Elle ne finit pas sa phrase, et la laissa passer, se tétanisant lorsque la porte se ferma derrière elle. Sans explication, elle tomba sur ses genoux, son corps tremblotant. Ses amies se jetèrent sur elle, demandant ce qu'elle avait. Elle ne savait pas quoi leur répondre. Elle-même ne savait pas qu'elle pourrait un jour se sentir ainsi. Aussi écrasée et effrayée par un seul regard.

Si elle savait qu'elle n'avait vécu qu'un avant-goût de ce que vivaient les Mangemorts, elle serait beaucoup enclin à se ranger auprès du Seigneur des Ténèbres.

Mais ça, elle l'apprendra à ses dépends.


Hermione descendit à la Grande Salle et rencontra Lily sur le chemin. Celle-ci était accompagnée par une élève que la Serpentard ne reconnaissait pas. Elle leur accorda un sourire chaleureux auquel la rousse répondit avec cœur.

« – Tu as l'air fatiguée, commenta son amie, préoccupée.

– Ne t'inquiète pas, je manque juste un peu de sommeil, la rassura-t-elle avant de capter le regard mal à l'aise de la camarade de Lily.

Elle en comprit rapidement la raison et retint un soupir. Elle ne pouvait pas blâmer les sorciers d'être ignorants. Yoka était rarement bien accueillie. Elle se rappela pourtant d'une personne en particulier qui était ravi de sa présence. Penser à Aris, toujours prisonnier de ce monstre, la mina tout de suite. Pourtant, elle le cacha. Elle tendit sa main en direction de l'inconnue.

– Je ne crois pas t'avoir déjà rencontrée. Je m'appelle Yulia Tolstoï, enchantée, amorça-t-elle.

– En effet, c'est la première fois que l'on se parle. Madison Green, répondit-elle en serrant sa main.

– Je suis contente de voir que tu te fais d'autres amis que ce grincheux de Severus, lâcha-t-elle en ricanant.

– Qui est grincheux ? Demanda le concerné, le visage encore plus pâle que d'habitude.

Il semblait sortir d'une nuit difficile lui aussi. Elle se tournèrent d'un même mouvement vers lui. Yulia choisit de rire mais la rousse s'inquiéta immédiatement de son état.

– Par Godric, que t'est-il arrivé ? Demanda-t-elle tout en l'inspectant.

– C'est juste le résultat de mes mauvaises décisions, précisa-t-il en donnant un regard rapide vers la voyageuse du temps.

Il s'était retrouvé dans son lit, complètement cassé par l'alcool qu'il avait bu quelques heures avant. Il n'avait jamais été aussi mal de toute sa vie. Il se rappelait vaguement avoir été forcé par Lucius. Mais sa tête le lançait bien trop pour qu'il s'en préoccupe. La rousse lui attribua un nouveau regard concerné avant que son visage ne s'illumine.

– Sevy, je te présente Madison Green, fit-elle les présentation avec joie.

Le brun inspecta l'élève et se rappela d'elle. Ils avaient dû faire un devoir ensemble. Et...cela ne s'était pas bien passé du tout. Son visage se rembrunit un peu plus à l'idée de devoir lui parler. La jeune fille lui tendit sa main, un sourire forcé affiché. Elle-même n'appréciait pas l'idée. Il la serra de mauvaise grâce, pensant déjà avec quoi il allait la désinfecter.

– Ravie de te revoir, Snape, lâcha-t-elle difficilement.

– Plaisir partagé, grinça-t-il avec douleur sous le regard enchanté de sa meilleure amie.

Il ne pouvait décidément pas lui dire qu'il ne la supportait pas. Car, dire que ce devoir s'était mal passé était un euphémisme. Il ne supportait pas cette façon qu'elle avait de toujours le contredire ! Elle souhaitait toujours modifier sa façon de faire, et maintenait le fait qu'ils devaient travailler à l'extérieur, pour avoir de bonnes ondes …. Tout en elle l'agaçait. Même cette manière qu'elle avait de faire tournicoter ses mèches de cheveux entre ses doigts.

Et pourtant, il ne pouvait rien dire et se concentra sur son expression.

Madison de son côté maudissait la présence de cet énergumène. Il n'était que mauvaises ondes et plaintes. Si superficiel et austère. Elle ne le supportait pas. Elle donna un regard vers sa nouvelle amie et se crispa. Elle ne pouvait décidément pas lui dire. C'était son meilleur ami, à son plus grand regret. Ce devoir à ses côtés avait été un enfer. Il ne voulait pas la laisser ajouter ses suggestions pour le plan de la dissertation. Il était encore moins ouvert à l'idée de travailler à l'extérieur alors qu'elle avait vraiment besoin de sortir. Aérer son esprit était le mieux pour être productif et lucide. Mais monsieur tête de cochon n'étant pas de son avis, n'en avait fait qu'à sa tête à rester enfermé dans une salle poussiéreuse et sombre. Tout en lui l'agaçait. Même cette manière qu'il avait de ramener ses cheveux en arrière lorsqu'il se concentrait.

Et pourtant, elle ne pouvait rien dire et se concentra sur son sourire.

Si la Gryffondor n'avait rien remarqué, Hermione elle, avait tout vu. Elle se retenait d'ailleurs de s'en moquer. La tension entre ces deux-là était palpable. Elle étira pourtant un sourire taquin avant de tirer son amie vers la salle.

– Allons manger, ils ont l'air d'avoir beaucoup de choses à se raconter, supposa-t-elle en leur accordant un regard entendu.

Ils savaient qu'elle savait. Ils savaient surtout, qu'elle avait fait exprès. Ils échangèrent un regard entre eux et ne cachèrent plus leur dédain.

– Je ne pouvais pas rêver mieux pour commencer ma journée qu'en voyant ta face, Snape.

– Je t'assure que cette joie est totalement partagée. Je saurai à présent apprécier le visage dégoulinant de bave de Goyle au réveil.

La pique était envoyée. L'idée que le visage si ingrat de Goyle soit plus appréciable que le sien ne lui faisait pas plaisir. Absolument pas.

– Cela ne m'étonne pas constater un peu plus ton sens du mauvais goût, attaqua-t-elle avec un sourire qui se voulait charmant.

Il se crispa de nouveau, sentant son mal de tête devenir plus violent.

– J'apprécie de pouvoir toujours autant constater ton manque cruel de savoir. Il ne faut pas confondre mauvais goût et pragmatisme, contra-t-il avec fierté. »

Le visage de l'élève devint rouge de colère, et elle préféra partir rejoindre la table de sa maison, sans demander son reste. La seule chose qui lui venait à l'esprit à l'instant, était de lui mettre une claque. Elle saurait être la plus mature des deux. Severus, ravi, rejoignit Hermione et Lily qui semblaient être tendues.


Alors que Hermione avait laissé les deux ennemis en tête à tête, elle fit s'installer Lily à sa table. Beaucoup de Serpentards souhaitèrent se plaindre, mais un sifflement de Yoka suffit à les faire taire. Elle était contente de voir la future mère de son meilleur ami. Elle était comme plus apaisée près d'elle. Et puis, comment ne pas être contente à l'idée que les parents de Harry se soient remis ensemble ? Elle vit justement les Maraudeurs entrer et s'attendait à ce qu'ils s'approchent, mais James en particulier les évita. Était-ce à cause de son comportement de l'autre soir ? Elle se sentit tout de suite embarrassée.

« – Désolée Lily, je crois bien que ton copain ne viendra pas manger avec nous avant un moment.

Celle-ci eut le visage qui s'assombrit à ces mots.

– Ce n'est plus mon copain Yulia, l'informa-t-elle avec une voix brisée.

– Comment ? Mais… Pourquoi ?

– Il avait fait un pari avec ses amis pour m'avoir dans son lit, expliqua-t-elle en réalisant qu'elle ne lui avait rien raconté.

Elle s'attendait à une réaction violente de sa part, mais elle n'eut qu'un regard incrédule. Elle semblait ne pas croire à ce qu'elle venait d'entendre.

– Mais, tu sais très bien que c'est faux. Voyons Lily, James ne t'a pas expliqué que…

– Je ne veux plus le voir ! Je n'ai pas la force d'entendre ses excuses inventées de toutes pièces.

– Si je comprends bien, tu ne l'as pas laissé s'expliquer. Tu as juste écouté ce que ce rat de Peter avait à dire, et tu n'as même pas laissé la moindre chance à James que cela soit impossible, que cela soit faux ? James, celui que tu m'avouais être un homme en fait droit et qui enchantait ton cœur ? C'est cet homme là que tu as rejeté comme un malpropre simplement à cause de ce que cette vermine t'a dit ?

Elle n'avait pas élevé la voix, mais ce n'était pas nécessaire. On ressentait toute sa colère et son jugement dans ses mots. La rousse ressentit une honte énorme s'écrouler sur elle. Elle n'avait jamais utilisé ce ton avec elle. Elle en ressentit un frisson d'effroi. Mais surtout, elle réalisait la portée de ses paroles. Elle ne lui avait pas du tout laissé le bénéfice du doute. Elle en avait conclu immédiatement que c'était vrai. Elle n'eut pas le temps de répondre, que Yulia se leva sans un mot, passant à côté de Severus qui les rejoignait. Lily voulut la retenir mais elle sentit qu'elle n'en avait aucune légitimité. Elle avait raison. Elle avait tout gâché. Elle se rassit, assommée.

Qu'avait-elle fait ?


Ses pas lents se fondaient dans l'ombre. Il ne se faisait remarquer de personne, et tant mieux. Il était en bien piteux état pour interagir avec quiconque. James ne l'avait décidément pas raté. Son visage le lançait, et il voyait difficilement de son œil droit. Il devrait aller à l'infirmerie, mais il se voyait mal supporter la pitié qu'allait lui accorder Mme Pomfesh. Il savait bien ce qu'ils pensaient tous de lui. Pauvre garçon. Ha ils aimaient bien cette expression.

« – Regarde c'est Malfoy, entendit-il juste à côté de lui.

Il vit deux élèves de Serpentard pointer le dernier année avec dégoût.

– Toujours collé à Tolstoï, ajouta le second, contrarié.

Peter constata en effet qu'il venait de rattraper la sang-pur. Le voir lui attraper sa main le refroidit. Il sentait son cœur gronder de jalousie. Pourquoi pouvait-il se le permettre. Pourquoi ne pouvait-il pas la lâcher un peu, et la laisser pour lui ?! Si seulement il n'existait plus…

– Mon père m'a dit quelque chose d'intéressant sur notre monsieur le parfait sang-pur, amorça le premier sur un ton de confidence.

– Vraiment ? Qu'est-ce que c'est ?

Son camarade semblait aussi intrigué que l'était le Gryffondor camouflé. Il n'était pas assez fou pour les espionner sans précautions. Il était sous sa forme Animagus. Il allait pouvoir se repaître des rumeurs courant sur ce gêneur.

– Il m'a dit qu'il était devenu officiellement la pute du Maître.

L'élève blanchit, n'y croyant pas. Mais un rire prit place, qu'il tenta de camoufler.

– J'imagine la tête que son père devait faire.

– Apparemment, elle en valait le détour. Eux qui se vantent tellement de leur famille, et leur pouvoir. L'héritier se retrouve à écarter les cuisses comme un catin. »

Ils pouffèrent ensemble, se réjouissant de leur malheur.

Peter lui, ne rit pas. Non. Il rayonnait. C'était l'information la plus juteuse qu'il pouvait espérer. Ce serpent était vraiment un Mangemort. Et par n'importe lequel. La pute du Seigneur des Ténèbres ! Il allait enfin pouvoir se débarrasser de cet insecte. Elle serait pour lui seule !

Il repartit, le corps toujours aussi douloureux mais le cœur enchanté. Il avait un plan à monter.


Hermione sortait de la salle, énervée. Pourquoi se fatiguait-elle à révéler la vérité si elle ne prenait même pas la peine de l'écouter. Ce rat avait vraiment le don de ruiner des relations, ruiner des vies. Peut-être que le tuer réglerait beaucoup de problème. Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? Elle se figea soudainement, réalisant ce qu'elle avait pensé. C'était passé avec un tel naturel que cela l'effraya. Ce que disait le conte se réalisait. Elle devenait comme lui. Elle sentait ces envies de meurtres la traverser. Elle se voyait de plus en plus en décalage avec son entourage. Comme si, elle les observait d'un point en hauteur, avec ennui. Une nausée l'agrippa mais elle l'ignora. Cela passerait. Comme toutes les autres avant elles.

Elle fut stoppée soudainement par une main dans la sienne. Lucius se tenait devant elle. Il semblait préoccuper. Elle n'avait vraiment pas envie de l'écouter. Qu'allait-il lui sortir encore ? Aurait-elle la patience ?

« – Yulia, tu aurais quelques minutes à m'accorder ? J'ai vraiment besoin de te parler. S'il-te-plaît, ajouta-t-il afin d'appuyer l'urgence de la demande.

Cela ne changeait rien. Elle n'avait vraiment pas envie.

Du coin de l'œil, elle vit plusieurs élèves présents. Elle ne souhaitait pas faire une scène. Elle posa donc ce masque, et lui répondit.

– Oui bien-sûr.

Elle le suivit donc jusqu'à un coin reculé des jardins de l'école. Si il prenait la peine de les isoler ainsi, elle craignait bien rater au moins sa première heure de cours… Il s'assit dans l'herbe, attendant qu'elle en fasse de même. Elle s'installa à ses côtés et se mit à regarder le ciel. Elle attendait encore qu'il se décide à lui parler.

– Severus hier était en piteux état. Je ne l'avais jamais vu comme ça.

Elle souleva un sourcil, interpellée. Cela devait expliquer son état de ce matin.

– Que lui est-il arrivé ?

– Je ne sais pas, avoua-t-il. Il est comme devenu fou. Il se parlait à lui-même, et il était difficile de capter son attention. Mais une chose m'a vraiment inquiété. Yulia, tu m'as caché quelque chose concernant ta détention, n'est-ce pas ?

Il la regardait dans les yeux, attendant une réponse. Ce n'était pas un reproche, juste un constat. Elle aurait pu apprécier ce ton conciliant qu'il utilisait. Elle aurait pu être touchée par ce ton concerné. Mais tout de suite, elle le sentait comme une attaque. Une pauvre petite attaque qui cherchait à creuser dans ses secrets. Si elle ne lui avait pas dis, pourquoi devrait-elle le faire maintenant ?

– Je ne vois pas de quoi tu parles, mentit-elle sans hésitation.

– Je parle du fait que tu sois lié à cet enfoiré !

Il perdait patience. Cela l'avait travaillé toute la nuit. Il ne comprenait pas comment cela pouvait être possible.

– Oh, tu veux parler de ceci. Hm…., elle se mit un doigt sur le front, feignant un moment intense de réflexion. Oui, je suis lié à Voldemort, et ?

Et ? ET… ?!

– Comment peux-tu réagir avec autant de détachement ?! Il faut que… !

– Tu penses vraiment que l'idée d'être liée à ce monstre me plaît ? Tu penses que cela ne me rend pas folle d'avoir des pensées de lui qui viennent de plus en plus. Ce visage si beau et pourtant qui me dégoûte, qui s'impose sur celui des autres hommes ? Crois-tu que si il était facile, ou même possible, de me défaire de cette malédiction, dit-elle en pointant le bracelet à son poignet, que je ne m'en serai pas déjà débarrassé ?! Tu le penses vraiment ?!

Elle perdait elle aussi patience. Pour qui se prenait-il ?!

– Non, je ne… !

– Et puis, pourquoi cela t'importerait-il ? Malfoy le grand sang-pur ne risque pas de s'intéresser à un être souillé tel que moi.

Un être souillé ? Les images de ses propres viols défilèrent dans son esprit. Le goût du sang retournait dans sa bouche. Il se redressa, et lui attrapa les épaules, tremblotant.

– Si tu es souillée, que suis-je après ce qu'il m'a fait ? Je ne mérite donc plus ton attention ?

Son regard était comme brisé. Elle se rappela soudainement de ce que Severus lui avait dis. Lucius avait dû rester après son évasion. Voldemort devait être furieux de l'avoir perdu. Il avait subi sa colère. Ses traits se polirent, compatissant à sa douleur. Elle savait. Ce regard. C'était le même que lui renvoyait le miroir. Elle savait ce qu'il avait vécu. Elle posa une main sur son visage, sans dire un mot.

Ils se comprenaient.

Une larme silencieuse coula sur son propre visage. Ils souffraient du même mal.

Il posa à son tour une main sur son visage, et le lui caressa.

– Ce pauvre sang-mêlé a pu profiter de nos corps, mais cela ne restera pas impuni, je te le promets, lui assura-t-il d'un ton confiant.

Cette phrase pourtant n'eut pas l'effet escompté, et ne la fit que replonger dans ses sombres pensées.

Non, ils n'avaient pas vécu la même chose. Pas dans son entièreté. Il ne savait pas ce qu'elle traversait. Personne ne le pouvait réellement. Pour qui se prenait-il ? Elle repoussa sa main.

– Est-ce juste le fait qu'il soit un sang-mêlé qui te gêne ? Aurais-tu eu moins de mal à accepter sa queue si elle venait d'un sang-pur ?

La question le fit blanchir. Il ne comprenait pas pourquoi elle réagissait ainsi. Elle dressait de nouveau un mur entre eux. Elle se leva et le jugea de toute sa hauteur. Elle commença à ouvrir sa chemise, laissant voir son soutien gorge et son ventre ferme.

– Ce corps que tu vois là, tu le veux n'est-ce pas ?

La question était totalement rhétorique. Bien-sûr qu'il la désirait. Elle était si parfaite. Elle répondait vraiment à toutes ses attentes. Même plus que ce qu'il ne pourrait imaginer. Elle dépassait tout. Elle prit sa main et la fit se poser sur sa poitrine. Il résistait à l'envie de se jeter sur elle. Il ne voulait pas que tout dérape. Elle se pencha sur lui d'un regard brûlant. Son souffle chaud s'abattit dans son oreille alors qu'elle prononçait ces mots.

– Et si je te disais que ce corps que tu désires tant, n'est celui que d'une sang-mêlée ?

Et là, tout s'écroula. Il écarquilla les yeux, retenant un mouvement de recul. Elle s'écarta, attendant sa réaction.

– Qu'est-ce que tu racontes ? Tu es une Tolstoï, tu es….

– Une sang mêlée. Ma mère n'a jamais développé ses pouvoirs et mon père est un moldu.

– Comment, ce n'est pas…

– Possible ? Et pourtant, me voici. Quoi d'autre? lança-t-elle pour mettre plus de suspense. Ha oui! Je suis la petite fille de Henriette Dumbledor, feignit-elle de trouver. La même sorcière qui jusqu'alors était encore considérée comme une moldu.

Elle attendit. Pas plus de réaction. C'était le moment de conclure.

– Je ne suis pas la parfaite petite sang-pur que tu espères. Je suis une pauvre sang-mêlée qui va ternir ta pureté.

Le blond était choqué. Il ne réalisait même pas qu'il avait vraiment reculé. Il s'était inconsciemment écarté d'elle ; avait mis de l'écart entre elle et sa personne. Son monde et ses convictions s'écroulaient de nouveau. Elle s'approcha, lui tenant tête.

– Alors, où est passé ton envie ? Où est passé cette dévotion que tu avais à mon encontre ? Perdue ? Totalement envolée ?

Elle laissa le silence lui répondre. L'air était étouffant pour le sorcier. Il ne savait plus quoi dire, ni quoi faire.

– Pfff, je m'en doutais bien. Tu ne vaux pas mieux que lui, compara-t-elle sur un ton accusateur.

Il trembla. Elle le comparait à ce...mais les mots se perdaient même dans sa tête. Qu'allait-il encore dire ? Ce sang-mêlé ? Cette vermine ?

– Tu me veux uniquement pour ce que tu souhaites que je sois. Vous me voulez pour mon nom, ma famille, mon corps, et mes connaissances, continua-t-elle en frappant d'un doigt ferme sur sa poitrine à chaque argument, pointant chaque fait qu'elle appuyait.

Ce simple doigt qui devenait plus douloureux qu'un maléfice.

– Mais je suis plus que tout ça. Je ne me laisserai pas insulter par des gens comme vous, finit-elle par dire tout en le bousculant, refermant déjà sa chemise comme si de rien était.

Lucius par contre, reprit ses esprits et tenta de la stopper en lui agrippant son poignet. Comment pouvait-il laisser cela finir ainsi ?

– Cela n'a pas d'importance ! Contra-il avec les forces qu'il lui restait.

Elle le regarda, pas du tout convaincu.

– Oh vraiment ? Commença-t-elle tout en donnant un coup d'œil à sa poigne. Pourquoi ta main tremble alors ? Le contact a l'air difficile pour toi maintenant, constata-t-elle sans en ajouter plus."

Elle se défit de lui assez facilement. Il n'y avait plus assez de ténacité pour cela. Enfin, c'était ce qu'elle pensait. Il rattrapa son poignet avec force, et tomba sur le bracelet. Lucius lâcha immédiatement, et poussa un cri de douleur. La peur prit possession d'elle à l'idée qu'il ait été blessé à cause d'elle. Elle regarda sa main à présent brûlée. Mais ce simple contact fut atroce pour elle à supporter. Elle voyait bien qu'il se rapprochait, cherchant à comprendre pourquoi elle blanchissait. Seulement, tous ces regards argentés devenaient d'un noir profond. Ses cheveux blonds se fonçaient à vue d'œil, et les traits de Voldemort prenaient la place de ceux de l'élève. C'était lui à présent qui tentait de la prendre dans ses bras. C'était lui qui chuchotait des paroles rassurantes. La chaire de poule envahit son corps. Ce n'était pas son parfum. Ce n'était pas lui.

Elle se mit à trembler.

C'était trop. Son imagination ne suffisait pas. Elle devait le voir lui. Elle le repoussa dans un hurlement, tout en se tenant la tête de douleur. Les larmes s'échappaient de ses yeux à grands flots. Le sorcier ne pouvait pas s'approcher. Soudain, elle atteignit le point de non retour, et quelque chose se brisa en elle alors qu'elle perdait conscience sous la douleur. Elle ne pouvait plus le supporter.

Le silence à présent posé, le Serpentard hésitait un instant sur la démarche à suivre. Que venait-il de se passer ? Il regarda sa main blessée, et se reprit immédiatement. Il ne pouvait pas prendre le temps d'analyser tout ça. Elle avait besoin d'aide. Sans plus réfléchir, il la fit léviter, ne souhaitant pas retenter de la toucher de peur qu'elle souffre, et partit en direction du bureau du directeur.


Beaucoup virent le blond transporter Yulia. Elle semblait inconsciente. Des murmures se répandirent à travers le château. Mais un regard en particulier les suivit. Il leur emboîta le pas, réalisant qu'ils se dirigeaient vers le bureau de Dumbledore. Exactement là où il comptait se rendre. Il avait compris que le meilleur moyen de nuire au blond, était de ruiner sa réputation. Et quoi de mieux pour cela que le faire renvoyer de l'école ? Cependant, il avait une nouvelle occasion de se mettre quelque chose sous la dent. Il n'était rien de plus qu'un rat affamé, avide de distractions.

« – Professeur ! Aidez-la ! Implora Lucius une fois dans le bureau.

Albus blêmit en voyant sa petite fille sans conscience. Il fut en moins d'une seconde à ses côtés.

– Que s'est-il passé ?

– Nous parlions, et j'ai touché son bracelet. Elle s'est mise alors à hurler. Je ne pouvais pas la toucher. Elle avait mal alors que je m'approchais. Je ne sais pas pourquoi, je vous jure, expliqua-t-il du mieux qu'il pouvait.

Il attrapa la main du plus jeune et constata la brûlure. Cela devenait réellement urgent qu'ils retirent ce bracelet. Elle ne devait plus supporter la proximité d'un autre homme. Alors même qu'il voulut la prendre dans ses bras, elle se débattait comme un diable. Elle rejetait tout contact. Pourtant, il força le contact sur son front et murmura une incantation qui la calma. Elle dormait enfin.

Albus soupira. Il réalisait bien que ce n'était que gagner du temps. Cela ne faisait que prolonger son agoni. Le blond fut déconcerté de voir cet homme si puissant se montrer si faible devant lui. Il voyait tout son désarroi. Et les mots de Yulia lui revinrent. C'était sa petite fille. Ils faisaient partie de la même famille.

– Je vais vous laisser, souffla-t-il finalement, épuisé par tout ça.

– Merci monsieur Malfoy, lui répondit-il sincèrement avant de reposer son attention sur sa progéniture. »

L'élève sortit du bureau et y vit Severus, essoufflé.

– Que fais-tu là ?

– J'ai entendu dire que Yulia avait perdu conscience !

– Oui, elle…, mais il ne lui laisse pas plus de temps et voulut passer.

– Le directeur s'en est déjà occupé, précisa-t-il, le coupant dans son élan.

Le blond se posait de nombreuses questions. Qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Pourquoi son ami semblait au courant de tant de choses. Il sentait qu'il lui cachait des choses. Il avait laissé couler, n'y prêtant pas attention. Tout le monde avait ses secrets. Mais, maintenant qu'elle lui avait révélé cela, il sentait que le brun était au courant. Qu'il le savait depuis longtemps. Il se remémorait cette complicité qu'ils avaient rapidement eu. Ces longues heures qu'ils avaient passé à la bibliothèque. Sur quoi travaillaient-ils ? Que lui cachaient-ils d'autre ? Il avait été totalement mis de côté. La colère se mettait à gronder en lui. Il attrapa le bras de son ami.

– Tu as des choses à me dire, n'est-ce pas Severus ?

Le ton était sans appel. Son visage était fermé. Il n'y avait pas place aux mensonges ou aux excuses. Severus se tendit. Savait-il quelque chose ? Que lui avait-elle révélé ?

– Je ne supporterai pas plus longtemps des mensonges de votre part ! Quelle est cette histoire de sang-mêlée ?!

Il écarquilla les yeux. Bon...Elle lui avait dis pour ses origines. Elle n'était pas allée plus loin, n'est-ce pas ? Bien-sûr, le blond ne serait pas aussi calme à l'entente d'un voyage temporel. Il était légèrement soulagé, mais réalisait que cela n'allait pas être un moment de plaisir pour lui. Que pouvait-il lui dire pour le calmer ?

– Lucius, calme-toi ce n'est pas…

– Que je me calme ? Alors que… !

Il fut interrompu par l'arrivée précipitée de Lily. Elle-même était essoufflée. Elle avait eu mal à convaincre leur professeur de la laisser partir de la classe. La nouvelle avait été répandu par message volant dans les classes. Le meilleur moyen de diffuser des potins rapidement. Severus était parti sans demander l'autorisation. Elle, pourtant, ne supportait pas l'idée d'en faire de même. Elle mit alors toutes ses forces pour le convaincre. Elle était sa meilleure amie par Merlin !

– Severus, tu as des nouvelles ? Que lui est-il arrivé ?

Elle se tourna précipitamment vers Lucius, réalisant qu'il était celui l'ayant transporté jusqu'ici. Elle s'agrippa à lui, sans même s'en rendre compte.

– Comment va-t-elle ?

C'en fut trop pour le sang-pur qui ressentit une incroyable nausée. Depuis quand le monde ne tournait plus normalement ? Comment il en était arrivé à avoir une misérable pareille s'agrippant à lui ainsi ? Qui pensait-elle être ?! Il la repoussa brutalement, la faisant presque tomber.

– Qui penses-tu être Evans pour t'agripper à moi ainsi ? Depuis quand une sang de bourbe s'accroche à un sang-pur comme si ils étaient amis ?!

Il était furieux. Il dégageait tant de dégoût à son encontre. Elle en fut muette de surprise. Elle réalisait que cela pouvait être impoli de s'accrocher ainsi à lui alors qu'ils n'étaient pas proches. Mais elle était si inquiète et puis, quel rapport avec le sang ? Pourquoi cette histoire lui était constamment jetée à la figure ? Elle se redressa et lui fit face. Elle n'était pas une Gryffondor pour rien. Du courage elle en avait à revendre. Elle colla presque son front au sien, empêchée par leur différence de taille. Pourtant, l'intention était là. Elle le défiait ouvertement.

– Quel problème y-a-t-il avec mon sang ? Tu penses que tes vêtements vont être tâchés ? Tu veux que j'appelle ton elfe de maison pour te border ? Commença-t-elle sur un ton condescendant. Sang-pur ou née-moldu, nous sommes humains avant tout, reprit-elle plus sérieusement. Ne connais-tu donc pas la compassion ou tout simplement le bon sens ? Je ne vais pas voler ta magie, comme tu n'as volé la magie à personne en étant un sorcier. Quand est-ce que cette société moyenâgeuse ouvrira-t-elle enfin les yeux sur ces conneries ?!

Le regard de Lucius était polaire. Le sort de torture était sur le bout de ses lèvres. Il allait prendre sa baguette mais une poigne le stoppa. Severus ne laissera pas ça se faire. Jamais.

– Je vais te dire ce que tu veux entendre. Mais cesse tout ça Lucius. Tu veux être renvoyé ou quoi, lui susurra-t-il sérieusement. Suis-moi.

Il ne pouvait pas supporter de voir deux personnes qu'il affectionnait, se déchirer entre eux. Cela ne devait pas se passer ainsi ! L'héritier des Malfoy accepta de le suivre, se retenant avec peine de cracher à la figure de cette impertinente. Lily voulut contester, mais fut arrêtée par un seul regard de son ami. Elle ne devait pas aller plus loin. Elle était vexée qu'il ne prenne pas sa défense, mais elle sentait que quelque chose de plus profond se cachait derrière ceci. Elle les laissa donc partir, et tomba sur celui qui faisait chavirer son cœur. Lui-même semblait essoufflé, accompagné de Sirius.

– Lily, prononça-t-il son prénom, lui faisant rater un battement. »

Les paroles de Yulia revenaient en flèche afin de la bouleverser. Elle n'avait pas été juste avec lui. Elle comprenait maintenant qu'elle avait elle aussi ses propres préjugés. Elle ne réfléchit pas plus longtemps, laissant son cœur parler à la place de sa tête, et se jeta dans ses bras. Le Gryffondor en aurait pleuré de joie. Il répondit à l'étreinte sous le regard curieux de Patmol.

Ils devaient avoir une discussion. C'était certain. Mais pour l'instant, il profitait du moment présent.


« – Jusqu'à où comptes-tu me traîner ainsi ?

Ton impatient. Visage fermé. Oh qu'il allait passait un bon moment, se dit-il avec ironie.

– Jusqu'à ce qu'un certain rat ne puisse plus nous suivre, lui répondit-il avec mystère.

Le blond souleva un sourcil, ne comprenant pas l'allusion. Pourtant, un être non loin d'eux se figea de terreur. Il savait qu'il les suivait. Il connaissait sa forme Animagus. Peter se sentit tout de suite comme pris au piège. Comment c'était possible ? Cette forme était pour lui une sécurité, un bouclier imparable. Personne ne remarquait un rat. C'était le camouflage parfait pour lui. Il les vit ouvrir une énorme porte qui fut instantanément fermée derrière eux. Impossible de les suivre.

Il rebroussa chemin, repartant bredouille. La peur de se faire prendre était à présent plus grande que sa curiosité. Il retenterait une prochaine fois, sans ce serpent de Snivilus dans les parages.

Severus referma la porte rapidement, sachant pertinemment que le trouillard n'osera pas aller plus loin.

– Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Tu réagis comme si quelqu'un nous suivait.

– C'était en effet le cas. Pettigrew nous suivait.

– Cette patate mouvante ? Je l'aurai repéré depuis longtemps, assura-t-il avec confiance.

– Dans sa forme humain, bien entendu. Qui ne remarquerait pas cet être repoussant ? Mais dans sa forme Animagus, c'est une autre histoire.

Un rire répondit à ses paroles.

– Ha ha ha ! Comme si cet incapable pouvait en être un. Il serait plus probable que Serpentard se fasse une moldu, que ce moins-que-rien puisse accomplir une telle prouesse, se moqua-t-il.

– Et pourtant, c'est un fait.

– Passons, je ne suis pas là pour écouter tes blagues grotesques. Explique-moi. Pourquoi ne m'as-tu pas dis la vérité ? Et ne fait pas l'innocent, je sais très bien que tu étais au courant. J'en suis persuadé.

Le brun s'assit, et garda son calme. Il avait déjà pensé à une histoire à lui servir. Mais, était-ce la bonne solution ? Il ne pouvait pas encore lui parler de leur mission avec les Horcruxes. Cependant, ne pas le lui dire maintenant risquait d'envenimer son manque de confiance. Oui, il sentait maintenant son ami suspicieux. Il lui fallait des éléments pour faire confiance. Il voulait des preuves.

Il ouvrit la bouche, sur le point de commencer ses explications mais s'arrêta soudainement.

Qu'est-ce que c'était ?


Comment Severus va tourner la conversation selon vous? ;)