Bonjour tout le monde.
J'espère que votre confinement se passe bien. Voici donc le 4ème chapitre et donc l'avant dernier ! Encore et toujours merci pour toutes vos reviews et aux guests à qui je ne peux pas envoyer de mp!
Encore pluuuuus merci à Sloe Balm pour sa BL :coeur:
Bonne lecture
Quelques jours étaient passés depuis l'incendie, et Stiles n'avait fait qu'y penser. Il avait refait au moins une bonne dizaine de fois la soirée dans sa tête. Il avait réalisé à quel point il était passé proche de la mort, mais heureusement pour lui, Derek avait été là. Il lui avait sauvé la vie.
Il savait que le pompier lui avait reproché son inconscience d'être resté dans le bâtiment en feu, mais pour Stiles, sauver des vies était inscrit dans son ADN. En aucun cas il n'aurait pu rester sans rien faire. Il s'en voulait malgré tout de l'avoir inquiété et donc voulait s'excuser auprès de lui. Bien que ce qu'il désirait le plus, finalement, c'était le remercier.
Le problème était que Stiles n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait faire pour lui montrer sa reconnaissance.
Alors même qu'il profitait de sa douche, ses pensées étaient dirigées vers Derek et son envie de le remercier. Il gémit lentement en posant son front sur le carrelage mural. Sa journée commençait à peine, et il se posait déjà un millier de questions. Il ne connaissait pas assez Derek pour trouver quelque chose de bien à lui offrir. Il secoua sa tête et la remit sous le jet d'eau, laissant le liquide chaud se glisser sur son corps. Depuis l'incendie, il était extrêmement tendu. Il n'avait pas pris de congés et s'était fait accaparer par son travail. Aujourd'hui était son premier jour de repos, il avait donc traîné un long moment dans son lit, puis avait pris une douche, espérant toujours trouver une idée pour remercier le pompier.
À sa plus grande frustration, sa principale idée mettait en scène deux corps nus, des mains baladeuses, et des gémissements. Il était à peu près sûr que ce n'était pas la meilleure idée qui soit pour montrer sa gratitude au pompier. Il souhaitait rester un peu plus traditionnel, mais il ne connaissait pas tant les goûts du brun. Il avait bien interrogé Isaac à ce sujet, mais ce fut une mauvaise idée. Non seulement il ne l'avait pas aidé, mais en plus l'infirmier votait pour l'option de leurs deux corps entrelacés.
Il ne restait à Stiles qu'à continuer de réfléchir et d'improviser.
Devait-il lui offrir de la nourriture ? Mais quoi ? Du sucré ? Du salé ? Est-ce que Derek avait une allergie ?
Un objet ? Comme une bougie parfumée ? C'était probablement une mauvaise idée pour un pompier. Derek voyait assez de flammes comme ça.
Un DVD ? Mais Stiles n'avait aucune idée de si le brun aimait regarder des films pendant son temps libre, ni même quel genre de films il appréciait.
Un massage ? Mauvaise idée également : Stiles ne voulait pas qu'une autre personne profite de ce corps.
Une consultation gratuite à l'hôpital ? Il préférerait autant que Derek n'en ait pas besoin.
Stiles gémit à nouveau, se détestant pour ses idées. Il coupa l'eau et sortit lentement de la cabine. Tout en se séchant et s'habillant, il décida que le plus sage était finalement de lui faire un petit quelque chose à manger.
Une fois dans sa cuisine, il chercha une recette sympa à cuisiner puis s'y mit. Heureusement pour lui, et pour Derek, il savait parfaitement cuisiner. Lorsqu'il était jeune, sa mère lui avait appris. Les après-midi passés avec elle étaient probablement les meilleurs souvenirs de son enfance. Ils avaient passé d'incroyables moments à faire des expériences culinaires de tout genre, jusqu'à ce qu'elle quitte ce monde. Stiles avait alors continué à préparer des bons plats en son honneur…. Mais aussi pour nourrir correctement son père qui avait un peu trop tendance à se goinfrer.
Après un long moment en cuisine, il fut satisfait du résultat de ce qu'il avait préparé. L'odeur qui envahissait son appartement était exquise. Il nettoya rapidement son plan de travail et enfourna sa préparation dans un sac. Il attrapa ensuite ses clés de voiture ; il devait absolument aller voir Derek dans la foulée, il savait pertinemment que sinon il risquait de se dégonfler.
Après un rapide détour en voiture à un fast-food, il se gara devant l'immense caserne des pompiers. Les grands garages permettant aux camions de sortir étaient ouverts, laissant une visibilité parfaite vers l'intérieur de la bâtisse. Depuis sa Jeep, il y vit un certain nombre de pompiers qui s'affairaient à nettoyer leurs véhicules. Stiles se mordilla la lèvre doucement en les observant. Même si aucun n'avait le charme de Derek, il devait avouer qu'il y avait vraiment beaucoup de bels hommes dans cette caserne. C'était extrêmement agréable à regarder.
Il s'observa rapidement avant de faire une petite bouille frustrée. Il n'avait absolument pas pensé à sa tenue. Il portait un simple jean, un t-shirt gris et une chemise à carreaux rouge. Il soupira lentement en laissant tomber sa tête sur le volant. Il n'avait vraiment pas choisi les meilleurs vêtements pour espérer draguer Derek. Il prit une grande inspiration et releva sa tête. Peu importait sa tenue, il était temps pour lui de sortir de sa voiture. Il glissa ses doigts dans ses cheveux, espérant se coiffer un minimum avant de descendre de sa Jeep.
Tout en essuyant la paume de ses mains sur son jean, il se dirigea vers l'entrée. Il détestait se mettre dans ces états, il se sentait complètement démuni à l'idée même de voir Derek. Lui, qui habituellement était quelqu'un de plutôt confiant, se sentait en cet instant ridicule. Une fois devant la grande porte et attirant déjà un bon nombre de regards sur lui, il réalisa une chose : Il avait oublié la nourriture dans sa voiture.
Il rigola bêtement et fit demi-tour pour y retourner en vue de récupérer son sac.
« Quel crétin… » marmonna-t-il pour lui.
Stiles revint ensuite devant la caserne et observa rapidement le lieu. En dehors des pompiers qui nettoyaient les deux immenses camions, certains s'occupaient à ranger du matériel dans une ambulance et d'autres s'entraînaient au fond de la caserne. Au grand désarroi de Stiles, aucun d'entre eux n'était Derek.
Il se gratta la joue, énervé contre lui-même de ne pas avoir pensé à demander à Isaac les horaires du pompier. Il n'avait aucune idée de si Derek travaillait aujourd'hui. Il hésita sincèrement à tout abandonner et partir, lorsqu'un pompier s'approcha de lui. Stiles ne sut pas pourquoi, mais l'homme lui rappela quelqu'un.
Ce dernier s'arrêta devant Stiles et le reluqua sans aucun complexe.
« Ça va ? Je vous gêne pas surtout ? » lui dit Stiles, un sourcil levé.
Il s'avoua malgré tout rassuré sur une chose : Au vu du regard plus qu'intéressé du pompier, sa tenue ne devait pas être si catastrophique.
« Pas du tout. » répondit l'homme, dragueur, avec un sourire en coin. Il s'appuya contre le chambranle de la porte, sans lâcher Stiles des yeux, et reprit d'une voix suave. « Que nous vaut le plaisir de votre visite ? »
« Je suis venu voir quelqu'un. » répondit Stiles.
Il essaya de regarder à nouveau à l'intérieur de la caserne, mais l'homme bougea en fonction de lui, se mettant systématiquement dans sa ligne de mire. Autour d'eux, quelques personnes les observaient et semblaient écouter la conversation.
« Quelqu'un d'autre que vous. » précisa Stiles en voyant son insistance.
« Je ne peux pas vous convenir ? »
Stiles l'observa de la tête aux pieds avant de rigoler un peu, taquin.
« Non. Je préfère les hommes plus jeunes, plus beaux et plus musclés. » dit-il en lui tapotant le torse. « Ouais, vraiment plus musclés. »
Le pompier s'indigna un peu alors que ses camarades se mirent à rigoler autour de lui.
Une voix bien plus grave les interrompit, une voix pas si inconnue pour Stiles.
« Je vais te le chercher. Laisse-le, Peter. »
Stiles tourna la tête pour croiser le regard impassible de Boyd. Il haussa les sourcils, puis lui fit un grand sourire. Il était ravi de reconnaître quelqu'un dans tout ce beau monde, surtout quelqu'un qui connaissait Derek et qui allait l'aider.
« Merci Boyd ! » s'exclama Stiles d'une voix guillerette.
Il retourna son visage à nouveau vers l'autre pompier, et lui fit un sourire en coin.
« Je n'ai plus besoin d'aide, je vous remercie. »
« Vous voulez voir qui ? » l'interrogea quand même l'homme.
Stiles ne lui répondit pas, préférant l'ignorer. À la place, il se questionna intérieurement. Est-ce qu'il avait eu raison de venir ? Est-ce que Derek voudrait bien lui parler ? Après tout, il savait de source sûre, Isaac donc, que le pompier avait été énervé en rentrant chez lui le soir de l'incendie.
Le stress montait petit à petit. Stiles déglutit lentement, songeant de nouveau à déguerpir, mais la voix grave de Derek l'arrêta d'un coup.
« Stiles ? »
Ledit Stiles releva la tête et regarda par-dessus l'épaule du dénommé Peter. Il y vit sans surprise Derek, les sourcils froncés, clairement étonné de le voir ici. L'homme revêtait un T-shirt gris ainsi qu'un pantalon noir qui lui allaient à merveille. Le symbole de leur caserne trônait fièrement au niveau de son pectoral gauche.
« H-Hey. » bafouilla un peu le médecin avant de prendre une grande inspiration pour se motiver. Il ne devait pas être timide, il était Stiles Stilinski après tout !
« Évidemment que c'était pour mon neveu. Tout le monde n'a d'yeux que pour toi. » râla le pompier dragueur avant de partir.
« Neveu ? » demanda Stiles. Mais Derek ignora son interrogation et enchaîna avec sa propre question.
« Est-ce qu'il y a un problème ? Isaac va bien ? »
Derek serra les dents, soudainement inquiet. Stiles s'approcha vite de lui.
« Non tout va bien, je voulais juste te voir. » lui dit-il rapidement pour le rassurer.
Le pompier fronça encore un peu plus les sourcils, de plus en plus perplexe. Ils furent coupés lorsque divers sifflements et autres sons moqueurs venant des collègues de Derek se firent entendre. Ils entendirent même un « Tu as bon goût Derek ! ». Le brun observa ses coéquipiers avant de grogner, puis de soupirer. Il ne fit qu'un signe de tête, intimant Stiles à le suivre.
Ce dernier ne se fit pas prier et le suivit rapidement, observant le dos du pompier, parfaitement sculpté dans ce t-shirt. Il se mordit la lèvre et ignora les autres ricanements alors qu'ils pénétraient dans une salle privée.
« Désolé pour eux. » s'excusa Derek.
Sa voix rauque résonna dans la pièce et Stiles rigola doucement avant de répondre :
« C'est pas grave. Ils ont plutôt raison. Après tout... Je suis assez beau gosse. »
Le pompier leva les yeux au ciel avant de faire un petit sourire discret qui chamboula Stiles.
« Ça va les chevilles ? » questionna le brun.
Stiles agita ses pieds.
« Ça va. » dit-il avec grand sourire bien trop taquin.
Derek secoua la tête de gauche à droite, toujours ce fond de sourire sur le visage.
Stiles adorait le voir sourire, cela illuminait tout de suite son visage et lui envoyait un millier de papillons dans le ventre.
Le pompier se reconcentra un peu et se mit à fixer Stiles, attendant une explication quant à sa présence. Il leva les sourcils, interrogateur, et le questionna quand celui-ci ne parla toujours pas.
« Alors ? »
Le médecin se redressa d'un coup, sortant de sa contemplation du visage de Derek.
« Oui ! C'est vrai. Pardon ! » s'excusa Stiles.
Il attrapa son sac, qu'il ouvrit, dégageant tout de suite une odeur de nourriture alléchante. Derek l'observa faire. Le médecin sortit une boîte contenant ce qu'il avait préparé ainsi qu'un autre sac en papier qu'il lui tendit.
« Qu'est-ce que… » Le pompier fut coupé par Stiles.
« Je voulais te remercier pour m'avoir sauvé l'autre jour. Et m'excuser… Pour ce même jour. Je ne savais pas trop quoi t'offrir, enfin, j'avais bien une idée, mais... non. Alors je me suis dit que de la nourriture, ce n'était pas trop mal. Mais je ne sais pas tellement ce que tu manges. » couina Stiles avant de continuer avec rapidité. « Alors je t'ai fait deux choses. Enfin non. Plus précisément, je t'ai fait des cookies, ma spécialité, et je suis passé prendre des curly fries ! J'adore ça. Tout le monde adore ça. Ce n'est juste pas possible de ne pas aimer. Tu aimes ça, non ? Dis-moi que tu aimes. Cela dit, si tu n'aimes pas, tu me dis. Je les prendrais. Je me ferais un plaisir de les manger. Enfin non pas que je veuille te les enlever. Je veux dire, ils sont à toi, si tu aimes, tu les manges, si ce n'est pas le cas, juste, je les prends. Ils ne seront pas perdus. »
Il reprit une grande inspiration et posa sa main sur son thorax. Il avait un peu abusé sur sa tirade. Derek le regarda, les yeux écarquillés, impressionné par le débit. Mais le brun était surtout troublé et n'avait pas compris grand-chose à ce que lui avait dit le médecin.
Une fois son souffle entièrement repris, Stiles lui retendit les paquets. Il adora l'expression complètement perdue qu'il vit sur le visage de Derek.
« J'ai trop parlé, hein ? » se moqua Stiles.
Le brun le regarda, l'air de dire 'Ah bon, tu crois ?' faisant rire automatiquement le médecin qui reprit plus simplement.
« Cookies. Curly fries. En remerciement et en excuse. Mieux ? »
Derek lui fit un signe de tête.
« Merci, mais j'ai juste fait mon métier. » se justifia Derek. Il détourna rapidement le regard, semblant gêné, avant de replonger dans ses yeux pour ne rien laisser transparaître.
« Tut. Prends juste. » insista Stiles. « J'ai réfléchi depuis une semaine à ce que je pouvais faire pour te remercier. Et Dieu sait que c'était difficile, j'avais vraiment une idée en tête qui ne voulait pas partir. Mais c'était vraiment impensable. Heureuse- »
« Laquelle ? » le coupa Derek, curieux.
Stiles rougit instantanément. Il observa le pompier avant d'ouvrir la bouche, hésitant à réellement répondre. Derek le regardait avec tant d'intensité que Stiles s'y perdit à nouveau. Il avait vraiment l'impression qu'à chaque fois qu'ils passaient plus de trente secondes sans se dire un mot, il pouvait se noyer dans son regard, si profond, si intense, si beau. Il aimait avoir les yeux de Derek posés sur sa personne, le voir si concentré pour lui.
« Pas sûr que tu veuilles réellement savoir. » répondit Stiles d'une voix fébrile.
Stiles déglutit lentement, imaginant parfaitement ce qu'il avait souhaité faire depuis des lustres. Il descendit son regard sur les lèvres du brun, avant de passer la langue sur les siennes par automatisme. Quand il se rendit compte de son geste, il se racla la gorge et contourna Derek pour déposer les sacs sur la table derrière lui.
Stiles prit une grande inspiration pour reprendre contenance et se retourna. Très vite, il remarqua que Derek s'était dangereusement rapproché de lui et il pouvait presque sentir son souffle contre sa peau.
« Et si tu me laissais juge ? » questionna Derek d'une voix sensuelle, envoyant une multitude de frissons au médecin.
Le pompier observa longuement le visage de Stiles, s'attardant un peu plus sur ses lèvres, puis finit par s'arrêter sur son regard.
« Pourquoi, tu n'aimes pas mes cookies ? » murmura Stiles, entre taquin et fiévreux.
Le pompier grogna en réponse, se rapprochant toujours un peu plus de Stiles qui finit collé à la table. Ils se fixèrent à nouveau, intensément, et la chaleur de la pièce s'éleva doucement. Stiles vit cette lueur de désir dans les prunelles face à lui et craqua. Il glissa une de ses mains derrière la nuque du pompier pendant que l'autre se posa sur son thorax, appréciant la musculature. Il agrippa son haut pour l'attirer un peu plus vers lui et posa ses lèvres sur les siennes. Le choc fut un poil brutal, mais loin d'être désagréable. Il ferma les yeux et profita du moment. Les lèvres de Derek étaient encore plus douces que prévu. Il lui mordilla la lippe avant de doucement reculer face aux manques de réactions du pompier. Il rouvrit les yeux pour tomber sur les siens, fermés.
« Derek… ? » murmura-t-il, hésitant.
Il se demanda un court instant s'il avait mal interprété les signaux envoyés par Derek ou s'il avait été trop rapide. Après tout, ils ne se connaissaient que peu, mais Stiles ne pouvait ignorer l'attraction qu'il avait pour le brun. Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus, ni même de se reculer, que Derek glissa ses mains sur ses joues pour le rapprocher de lui et l'embrasser à son tour.
Ce fut d'un coup comme un feu d'artifice : plus aucun bruit de la caserne ne parvint à leurs oreilles, et seuls leurs soupirs remplirent l'espace. Stiles fut d'un coup envahi par l'odeur boisée de Derek, l'affaiblissant un peu plus. Ses jambes commencèrent à lâcher alors que le baiser s'approfondissait, mais le pompier le maintint contre lui. Ce dernier glissa ensuite ses mains sous ses cuisses pour le porter et le poser sur la table.
Stiles écarta rapidement les jambes, laissant Derek pénétrer un peu plus son intimité. Leur embrassade était passionnelle, sensuelle et tellement bonne.
Jamais Stiles n'avait ressenti tant de choses en un seul baiser. Il s'accrochait davantage au t-shirt du brun, se perdant dans ses sensations.
Il voulait plus.
Tellement plus.
Derek n'était pas en reste, bien au contraire. Celui-ci avait d'ores et déjà glissé ses mains sous le t-shirt du médecin, profitant de cette peau si douce et tentatrice.
Leurs soupirs se transformèrent en gémissement alors que leur baiser devint encore un peu plus mordant et sensuel. Stiles avait enroulé ses jambes autour du corps de Derek pour coller leurs bassins, démontrant clairement ses envies immédiates.
Tout s'arrêta brutalement lorsqu'une sonnerie stridente fit sursauter Stiles. Il se recula instantanément, son cœur battant à vive allure, autant dû au baiser qu'à la frayeur qu'il venait de subir.
Ils reprirent tous les deux leurs souffles lentement.
« Me dis pas que… » essaya de questionner Stiles, la voix rocailleuse due au baiser.
Derek grogna avec force, puis posa son front sur l'épaule de son vis-à-vis, reprenant toujours sa respiration. Il posa ses poings de part et d'autre du jeune médecin, contrôlant au maximum ses pulsions.
Ce fut d'une voix difficile et contrariée qu'il déclara un « Je dois y aller. »
« Putain. » gémit Stiles, clairement frustré.
Ses jambes relâchèrent le bassin du pompier et il projeta sa tête en arrière, essayant de faire retomber son excitation. Cela ne fit qu'attirer les lèvres de Derek dans son cou, incapable de se contrôler.
Ce fut Stiles qui prit la décision de les séparer, sentant bien que Derek avait du mal. Il redressa sa tête, posa ses mains sur le torse du brun et le repoussa rapidement.
Ils se regardèrent intensément et pouvaient nettement lire le désir dans le regard de l'autre.
« Dépêche. Faut que tu partes. » affirma Stiles.
Le grognement profond de Derek excita un peu plus Stiles qui lui donna un léger coup dans l'épaule avant de le gronder.
« Arrête ça, ça me chauffe encore plus. C'est déjà assez dur. » Il se tut un instant avant de ricaner « Littéralement dur. »
Derek leva les yeux au ciel et se força à reculer.
« Je… » commença le brun.
Le pompier était quelque peu hésitant à le laisser ici.
« Vas-y. Ils ont besoin de toi. » déclara Stiles. Il s'étonna d'être le plus sage dans l'histoire.
« Je t'appellerai. » marmonna Derek en observant avec envie Stiles.
« T'as intérêt. Si après ce baiser, tu ne m'appelles pas, ça va barder. » rigola le châtain.
Il se pencha et déposa rapidement ses lèvres sur celles du brun avant de reprendre, taquin :
« Vas-y, mon héros. »
Il lui fit un clin d'œil qui fit râler Derek qui reculait déjà vers la porte en courant. Il quitta la pièce avec rapidité, rejoignant son équipe déjà en place.
Stiles le vit, par l'encadrure de la porte, grimper dans le camion. Il gémit de frustration à nouveau, puis fit un long soupir. Il observa autour de lui et vit le sac rempli de curly fries.
« Tant pis. Faut que je compense. » se dit-il en attrapant la nourriture. Enfournant une frite torsadée dans sa bouche, il se leva de la table, remit correctement son pantalon et quitta la pièce. Il ne lui restait plus qu'à rentrer chez lui et surtout, prendre une bonne douche froide en espérant qu'ils se rattraperaient une prochaine fois.
Alors, vous avez aimé le remerciement de Stiles ? :p
