Bonjour les gens ! J'espère que vous allez bien ! Je suis vraiment contente car je ne m'attendais pas à avoir déjà des fav et des reviews, ça fait chaud au cœur ! Surtout que je me rends compte que je retrouve des anciens lecteurs et ça je ne m'y attendais pas, du moins pas aussi rapidement ! C'est la cerise sur le gâteau :)
Ileana64 : Merci beaucoup pour ta review et contente de te retrouver :D
Ange : Oui je ne te cache pas que je ne serais sûrement pas aussi courageuse qu'elle moi non plus, mais notre Hermione n'est pas une Gryffondor pour rien ;)
Ella-Zabini : Pas de soucis, c'est déjà très gentil d'en laisser une ! Merci beaucoup pour tes compliments, ça me touche que tu te souviennes de ma fanfic !
Lily : Tu n'imagines pas à quel point ta review m'a émue ! Je n'en revenais pas, je n'ai pas de mots ! Merci infiniment ! :)) Et désolée d'avoir momentanément retirer les chapitres de ma première publication :/
vieds1otemonde : J'ai prévu un chapitre par semaine et si admettons j'en rate une, j'en publie deux celle d'après, quelque chose comme ça :)
Bon désolée d'avance pour ce chapitre très court mais comme je vous l'ai promis, ce sont vraiment ceux du début qui sont aussi ridicules, après ça va mieux xD
Enjoy and review ! \o/
Chapitre 2
- Pourquoi ?
Le murmure de la jeune fille était tellement faible que Drago fit semblant de ne pas l'avoir entendu. Incapable du moindre mouvement, elle était restée inerte tandis qu'il l'avait calée contre son épaule pour descendre les marches. Peu à peu, la lumière perdait de son intensité et les couloirs de pierres n'étaient plus éclairés que par de faibles torches dont les feux rougeâtres crépitaient faiblement.
- Pourquoi ? répéta Hermione dans un souffle.
Elle n'obtint toujours pas de réponse et abandonna tout effort. A travers ses yeux mollement ouverts, elle entraperçut des grilles de toutes parts, derrière lesquelles gisaient, lui semblait-il, des silhouettes avachies par terre. Elle entendit un grincement et en quelques secondes se retrouva dans la même situation. Une odeur âcre, qui semblait émaner du sol putride, emplit aussitôt ses narines. Elle sentit qu'après l'avoir déposée, Drago la redressait légèrement en l'attrapant par les épaules. Docile, elle suivit le mouvement et appuya son dos contre le mur froid et humide.
- Granger.
Tant bien que mal, elle leva les yeux vers celui qui semblait être devenu son geôlier. Il s'était accroupi devant elle et l'observait. Rien sur son visage ne permettait de déceler ce à quoi il pensait à cet instant précis.
- Je ne peux rien faire de mieux pour l'instant, déclara-t-il.
- Pourquoi ? fut le seul mot qu'elle se sentit capable de prononcer de nouveau.
Il sembla prendre le temps de réfléchir, puis émit un rictus moqueur :
- Parce qu'avec toi dans les parages, je me sens de nouveau un Serpentard.
Elle ne répondit rien, incapable pour l'heure d'analyser le sens de sa phrase.
- Je t'apporterai à manger et à boire tout à l'heure, ajouta-t-il avant de se remettre debout dans un froissement de tissus.
Il sortit de la cellule, fit grincer abominablement la grille derrière lui et ferma le gros cadenas en métal noir qui pendait aux poignées. Hermione écouta le bruit des pas qui s'éloignait petit à petit. Elle luttait de toutes ses forces pour rester lucide. Mais dès que le silence absolu s'empara de sa prison, elle se sentit sombrer dans l'inconscience.
Lorsque la jeune fille se réveilla, ses yeux mirent du temps à s'habituer à la semi-obscurité. Persuadée de se réveiller dans la tente en compagnie d'Harry et Ron, il lui fallut quelques secondes pour se souvenir de l'endroit où elle se trouvait réellement et des évènements de la veille. Péniblement, elle s'appuya sur ses coudes et se redressa lentement, accablée par la fatigue et un sentiment de désorientation. Elle avait l'impression que tous ses membres sans exception la faisaient souffrir. Elle se mit à genoux et s'approcha maladroitement de la grille qui se glissait entre elle et un semblant de liberté. Elle essaya d'apercevoir les autres prisonniers mais, de là où elle se trouvait, elle ne voyait qu'une seule cellule, celle d'en face, où reposait une masse informe et sombre. Elle ignorait même si la personne était toujours vivante.
- Tu es enfin sortie du coma ! résonna une voix grave, empreinte d'ironie. Vingt-quatre heures après, c'est pas trop tôt !
Hermione sursauta en voyant Drago apparaître soudainement devant elle. Mais au lieu de reculer, elle s'agrippa immédiatement aux barreaux et lui lança un regard meurtrier. Elle ignorait pourquoi mais elle ne le craignait pas. Il lui inspirait en tout cas plus de colère que de peur.
- Sale Mangemort, prononça-t-elle avec tout le mépris dont elle se sentait capable.
- C'est comme ça que tu me remercies de t'avoir sauvée ? s'indigna-t-il faussement.
- Tu appelles ça être sauvée ?
- C'est toujours mieux que d'être morte.
Hermione baissa les yeux, se souvenant péniblement qu'il s'était interposé et l'avait protégée de l'éclair vert de sa tante.
- Je n'ai pas de raison de te remercier, répondit-elle après quelques secondes. Tu l'as fait uniquement pour que je serve d'appât.
Il se pencha vers elle et ses yeux gris plongèrent dans son regard :
- Si Potter débarque ici, Tu-Sais-Qui débarquera aussi. Crois-moi, je n'ai rien à y gagner.
- Ne te moque pas de moi ! s'exclama-t-elle, ce qui lui coûta la sensation qu'un étau lui enserrait intensément le crâne.
- Je n'ai pas de temps à perdre à me justifier auprès de toi.
- Même si c'était vrai, dans ce cas pourquoi l'as-tu fait ?
- Je te l'ai dit hier, répondit-il plus calmement. Tu me rappelles Poudlard et crois-le ou non, ça me fait du bien.
Hermione lâcha les barreaux et observa le visage du blond. Son front était toujours haussé avec dédain et ses yeux exprimaient la dureté. Mais quelque chose dans son expression semblait trahir une profonde sincérité, comme si la fatigue qui se peignait sur ses traits l'empêchait de dissimuler ses véritables pensées.
- Malefoy, murmura-t-elle, nous ne sommes plus à Poudlard. C'est terminé.
Drago eut l'impression qu'en disant cela, elle tentait de se convaincre elle-même.
- Je sais, répondit-il avec amertume.
La jeune fille croisa les bras dans une tentative de réconfort et réalisa qu'au fond, elle ressentait la même chose que lui. Elle était prise dans la gueule du loup et pourtant, face à Malefoy, elle se sentait un peu plus confiante et courageuse. Elle parlait avec lui comme si de rien n'était. Tout cela n'avait pas de sens. Pourtant, lorsqu'elle leva de nouveau les yeux vers lui, elle sentit son cœur se réchauffer un peu. Il ne représentait pas l'inconnu pour elle. Il la retenait prisonnière et toutefois, sa présence la rassurait, comme s'il lui permettait d'adhérer à la réalité. Elle aurait sans doute préféré se mordre la langue plutôt que de l'admettre mais d'une certaine façon, elle comprenait ce qu'il ressentait.
- Que comptes-tu faire maintenant ? demanda-t-elle dans une plainte à peine audible.
- Maintenant, tu vas manger.
Le jeune homme entra d'un coup de baguette dans la cellule et déposa du pain et une pomme aux pieds d'Hermione, ainsi qu'un verre :
- Aguamenti.
Le verre se remplit d'une eau fraîche que la jeune fille s'empressa d'avaler à grandes gorgées.
- Ne te contente pas de boire, la prévint-il. Sinon, je serai forcé de te gaver de force.
- J'imagine que Bellatrix se fera une joie de me rendre quelques visites, marmonna-t-elle après s'être essuyé les lèvres d'un revers de manche.
Drago ne put s'empêcher de remarquer son effort pour parler sur un ton détaché.
- Je ne pense pas, dit-il en s'asseyant contre le mur. Elle veut que ce soit moi qui m'en charge.
Il scruta son visage et vit qu'un bref éclair de peur avait traversé le marron de ses yeux.
- Mais c'est possible qu'elle vienne vérifier mon efficacité, ajouta-t-il.
Hermione tressaillit. Il allait donc la torturer. Toutes ces belles paroles n'avaient pas le pouvoir de changer leur situation.
- Ça te vengera de ma gifle en troisième année, murmura-t-elle.
Il demeura tout d'abord interdit puis finit par comprendre. Il la dévisagea, ne sachant comment réagir.
- En fait, précisa-t-il, je n'ai pas besoin de faire quoique ce soit pour l'instant. Ils ne sont pas là.
- Comment ça ?
- Ils sont partis chercher Potter. Maintenant qu'ils ont quelque chose contre lui, c'est leur unique préoccupation. Et puis, ma tante ne vit plus ici de toute manière.
Hermione sentit ses yeux la brûler sauvagement. Elle pensa à ses deux meilleurs amis, traqués sans relâche, sans pour autant savoir où ils se trouvaient à présent.
- Tu sais où il est ? questionna Drago, faisant écho à ses pensées.
Elle lui jeta un regard noir.
- Je ne te demande pas de me le dire, précisa-t-il en haussant les épaules.
- Non, je l'ignore, répondit-elle sans avoir besoin de mentir.
- Comment tu t'es fait avoir ? Pourquoi vous n'êtes pas allés à Poudlard cette année ?
- Tu-Sais-Qui a pris le contrôle du ministère. Tu dois être au courant, non ? Harry est recherché par tout le monde, répondit-elle en négligeant volontairement le cas des horcruxes. Et je me suis fait avoir... Peu importe.
Il haussa les épaules une nouvelle fois.
- Ça aurait été plus simple que tu restes à ta place, fit-il remarquer, comme une sage Gryffondor que tu es.
- Je suis une enfant de Moldus, répliqua-t-elle. Nous sommes recherchés aussi et je n'avais pas l'intention de me faire prendre !
- Ou du moins, que tu es censée être, ajouta-t-il avec un sourire moqueur.
- Je ne t'ai pas demandé de me sauver, il me semble !
- Tu aurais préféré mourir ?
Hermione garda le silence, ramenant ses genoux contre elle. Le regard du blond se fit dur. Comment pouvait-elle faire si peu cas de sa vie ? Où puisait-elle ce courage désintéressé et totalement dénué de logique ? Les Gryffondors étaient vraiment les personnes les plus stupides qu'il ait jamais connues.
- Tu as de beaux et nobles sentiments, cracha-t-il. J'en rirais presque si ça ne me donnait pas tant la nausée.
- Va-t'en.
Il la dévisagea longuement puis finit par se lever et quitta les lieux sans plus de cérémonie, laissant la jeune fille seule avec sa grille, son cadenas et ses larmes silencieuses.
