Bonjour les gens ! Voilà le troisième chapitre de ma petite fanfiction :)

Ella-Zabini : C'est vraiment gentil ! Je n'ai pas changé énormément de choses dans le début de la fic mais c'est vrai que j'ai modifié ou ajouté certaines phrases et certaines formulations ! Ça me fait vraiment plaisir si tu trouves que c'est mieux écrit :D

Ange : Oui je trouve aussi que la gifle d'Hermione est un moment clé dans leur "histoire", c'est pour ça que j'y ai rapidement fait référence hihi

Swangranger : Bienvenue ! J'espère que tu aimeras la suite :)

Enjoy and review (:


Chapitre 3

Cela devait faire un long moment qu'Hermione se tenait prostrée contre le mur, à contempler la personne couchée de l'autre côté du couloir sombre. Mais il ne lui semblait pas avoir perçu le moindre mouvement, pas même un semblant de respiration.

- Hé ho ! cria-t-elle.

Son appel se répercuta contre les murs sombres et se perdit dans le silence. Elle poussa un profond soupir et se mit à trembler légèrement. Maintenant qu'elle était calme et immobile, le froid commençait à s'insinuer en elle, parcourant sa peau, faisant fi des vêtements qu'elle portait. Ces derniers étaient d'ailleurs déchirés et sentaient la terre humide.

Alors qu'elle allait se lever et faire quelques pas pour ne pas laisser ses membres s'engourdir, son pied buta contre le trognon de pomme qu'elle avait abandonné à son sort. Dans un dernier espoir, consciente qu'il était plutôt insensé, elle s'en saisit et s'approcha de la grille. Elle tendit le bras à travers les barreaux et lança le déchet de toutes ses forces en visant le mystérieux prisonnier.

- Accio ! s'écria une voix.

La jeune fille regarda avec désespoir le trognon dévier de sa course initiale pour atterrir rapidement dans la main gauche de Drago.

- C'est pas vrai, railla-t-il, on ne peut pas te quitter des yeux une seconde !

Hermione frappa du pied sur le sol, furieuse que sa tentative ait échoué.

- Tu n'es jamais à cours d'idée, dis-moi ? continua le blond en s'approchant nonchalamment de la cellule.

- A ce que je vois, tu as retrouvé ta bonne humeur, répliqua-t-elle en lui jetant un regard noir.

Elle n'avait pas revu Drago depuis qu'elle l'avait congédié des cachots mais elle avait du mal à juger du temps qui s'était écoulé depuis. Plusieurs heures, sans doute.

- En effet, la nargua-t-il. Ça te pose un problème ?

- Pas le moins du monde. Tu as beau être lunatique, tu restes un petit serpent vicieux quoiqu'il arrive.

Il s'approcha davantage, laissant tomber le cadavre du fruit sur le sol :

- Je te signale que tu es sous mon emprise en ce moment-même. Ma famille est persuadée que je te maintiens en bonne condition, si tu vois ce que je veux dire. Tu veux me faire regretter de ne pas leur obéir ?

Il avait déclaré tout ça d'un ton désinvolte, brûlant de la faire sortir de ses gonds. Au lieu de cela, la Gryffondor planta ses yeux sombres dans les siens et lui décocha un sourire mauvais :

- Tu es trop lâche pour me faire quoique ce soit, Malefoy. Tu n'as pas été capable de tuer Dumbledore. Tu ne seras pas davantage capable de me torturer.

- Quelle minable excuse, tiqua le jeune homme. Tu oses te comparer à lui ? Je pensais que tu l'admirais.

Il leva les deux bras et les agita comme s'il représentait une balance :

- Tuer l'un des plus grands sorciers de tous les temps ? Torturer une petite Sang de Bourbe sans défense ? Tu as raison, c'est du pareil au même.

Hermione lui tourna le dos :

- Pourquoi tu ne le fais pas dans ce cas ?

- Je ne suis pas un lâche, Granger. Je suis intelligent tout simplement. Je n'hésiterais même pas à te tuer si c'était vraiment ce que je voulais. Mais ce n'est pas le cas. Je ne suis pas un assassin.

- Tu es un Mangemort.

- Et si tu étais née Malefoy, tu le serais aussi, malgré toute ta bonne volonté de Gryffondor.

- Si tu ne comptes rien me faire, pourquoi tu viens me voir ? questionna-t-elle en lui faisant face de nouveau.

- Figure-toi que je m'ennuie tout seul, là-haut.

- Tu espères peut-être que je vais te plaindre ? lança-t-elle en désignant d'un geste l'intérieur de son cachot.

Drago ne goûta pas l'ironie et son visage redevint froid :

- Plaisanterie mise à part, Granger. Je n'arrivais pas à dormir. Je n'arrêtais pas de réfléchir à quelque chose.

Une lueur de curiosité mêlée de méfiance brilla dans les yeux de la jeune sorcière. Drago ne baissa pas le regard, trop envoûté par l'espoir qu'il ressentait. Il n'avait réfléchi à rien en réalité. Mais il avait reçu, au beau milieu de la nuit, un message de sa mère. Une lettre qu'il avait lue en tremblant. Elle avait conçu un plan, de prime abord absurde, mais qui brûlant comme une allumette dans son esprit avait fini au fil des heures par devenir un feu puissant qui embrasait tout sur son passage.

- Malefoy ?

La curiosité s'était transformée en inquiétude sur les traits d'Hermione.

- Je vais te laisser sortir, déclara-t-il soudain.

Estomaquée, elle le dévisagea comme s'il s'était transformé en troll.

- Tu peux répéter ?

- Je crois que tu as très bien entendu.

- Qu'est-ce qui te prend ? s'exclama-t-elle. Tu es devenu fou ?

Elle réalisa qu'elle n'aurait pas été plus effrayée s'il lui avait annoncé qu'il allait se plier aux volontés de sa tante. Elle aurait dû éprouver du soulagement en l'entendant dire cela, mais c'était tellement imprévu et insensé qu'elle recula contre le mur.

- Quoi ? s'étonna-t-il. Tu préfères rester là-dedans ?

- Pourquoi tu ferais ça ? Tu essayes de me tendre un piège ?

Il poussa un profond soupir et l'observa comme une enfant qui aurait dit une énormité :

- Granger, Granger… Je vais te laisser sortir des sous-sols seulement. J'ajoute qu'il serait totalement impossible et peine perdue pour toi de tenter de t'échapper du manoir. Je dis ça à titre d'avertissement.

Il sortit sa baguette et défit le cadenas qui s'écrasa sur le sol avec un bruit métallique. Puis il ouvrit la grille et se planta devant l'ouverture, faisant signe à Hermione de le suivre. Elle s'avança prudemment et le dévisagea comme si la vérité se trouvait sur son visage. Mais plus elle le scrutait, plus il prenait une expression impassible. Faisant rapidement le bilan de sa situation, Hermione jugea qu'il était plus constructif de lui obéir plutôt que de s'accrocher à sa prison qui avait, au bout du compte, peu de chance de lui réserver un meilleur sort.

Ils longèrent le couloir sombre et arrivèrent bientôt aux escaliers de pierres. Hermione marchait devant, sentant dans son dos la baguette de Drago qui la conduisait vers une liberté précaire.

- Je peux savoir quelle est cette chose qui te pousse à faire ça ? murmura-t-elle.

- De quoi tu parles ?

- Tu as dit que tu avais réfléchi à quelque chose.

- Contente-toi d'avancer pour l'instant.

Un mutisme s'installa entre eux. Ils montèrent lentement les marches et atteignirent bientôt la sortie. Le grand salon offrit une clarté presque aveuglante aux yeux d'Hermione qui s'étaient plus ou moins habitués à l'obscurité. Elle évita de regarder le tapis où elle s'était écroulée lorsque Bellatrix l'avait sauvagement torturée.

Ils continuèrent de monter les escaliers. Deux grands portraits accrochés au mur les regardèrent passer. L'un représentait une femme blonde, les cheveux sévèrement ramenés en chignon. Elle les observait d'un air mauvais, cachant la moitié de son visage derrière un éventail en dentelle noire. Sur l'autre tableau se trouvait un homme au regard austère. Il avait les cheveux châtains et une longue et fine moustache qui accentuait ses traits fins.

- Ce sont mes arrières grands-parents, chuchota le blond, voyant que la jeune fille s'attardait sur eux et les observait avec insistance.

- Ils ne sont pas animés ? s'étonna Hermione.

- Pas ceux-ci.

Elle détourna le regard et constata que les escaliers débouchaient sur une longue et large galerie, tapissée de vert et agrémentée de lambris de bois sombre.

- Première porte à gauche, indiqua le jeune homme.

Docile, elle tourna la poignée et pénétra dans une immense chambre qui, à n'en pas douter, était celle de Drago. Le bas de lit en satin vert était orné d'un serpent gris, formant la lettre S, et quelques affiches de Quidditch décoraient un pan de mur. Une vaste cheminée en pierre, sombre et intimidante, faisait face au baldaquin dont les piliers torsadés grimpaient presque jusqu'au plafond.

Drago referma la porte derrière eux et poussa la jeune fille jusqu'à un fauteuil où elle s'assit avec méfiance.

- Tu vas te décider à me dire ce que tu as derrière la tête ? s'insurgea-t-elle.

- Détends-toi, Granger. Sinon tu vas retourner d'où tu viens à la vitesse d'un Vif d'or.

Elle serra les poings et le défia du regard, s'armant de toute la patience et de tout le calme possibles.

- Bien, je vois que tu es capable d'écouter quand on te parle, dit-il avec un sourire en coin.

Il s'assit sur le lit et fit tourner sa baguette entre ses doigts avec insolence. Hermione fronça les sourcils mais retint sa colère.

- Je crois que j'ai trouvé un moyen de partir d'ici, déclara-t-il d'un air plus sérieux. Et c'est ta visite providentielle qui va me le permettre.

La brune le dévisagea longuement.

- Alors, murmura-t-elle avec consternation, tu veux quitter cet endroit ?

- Si tout se passe bien, poursuivit-il en ignorant sa question, tu pourras t'enfuir toi aussi et tu seras libre d'aller où bon te semble. Tu pourras même rejoindre Potter et risquer encore de te faire tuer si ça te chante.

Hermione sentit son cœur battre plus fort contre sa poitrine. L'expression satisfaite qu'arborait le Serpentard ne présageait rien de bon.