Coucou les gens ! Le quatrième chapitre est maintenant dispo :)

Swangranger : Drago commence à dévoiler son plan ;) Et oui, je te confirme qu'il y aura un peu d'action dans cette fic !

Ella-Zabini : Oui mais c'est plus fort qu'elle, Hermione est une battante qui ne renonce jamais xD

Petite question pour faire connaissance avec mes lecteurs, avez-vous un compte sur Pottermore ? Et si oui, avez-vous testé l'exploration de Poudlard, récemment mise en ligne ? Je dois dire qu'au début je m'attendais à une exploration intérieure et du coup j'étais un peu déçue de rester aux abords du château mais je trouve vraiment le concept magnifique, sans parler des musiques qui me mettent la chair de poule ! Par contre, je suis pour l'instant restée bloquée à 98 spots / 100 ... J'ai un peu abandonné pour le moment mais j'espère que je finirai par trouver les deux derniers xD

Enjoy and review 3


Chapitre 4

- Incendio.

Des flammes jaillirent de la baguette de Drago et enrobèrent les bûches déjà noircies qui se trouvaient dans la cheminée. Un doux feu se mit à crépiter, réchauffant lentement la pièce.

- Pour le moment, je vais te laisser dormir et te remettre d'aplomb, déclara-t-il en observant l'air misérable de la jeune fille. Cela dit, la boue te va bien au teint.

- Explique-moi d'abord ton idée, ordonna-t-elle.

- Je ne crois pas que tu sois en position pour avoir des exigences.

- C'est toi qui as besoin de moi, il me semble !

- Parce que toi, bien sûr, tu peux te débrouiller seule, fit-il remarquer avec sarcasme.

Hermione se renfrogna. Voyant qu'il avait gagné la partie, il se leva et se dirigea vers la porte.

- Tu veux dire que tu me laisses dormir ici ? s'étonna-t-elle. Dans ta chambre ?

- Provisoirement.

Elle jeta un regard dégouté au lit :

- Je ne peux pas croire que je vais dormir dans les draps d'un Serpentard.

- Il faut un début à tout, railla-t-il. Moi non plus, je ne peux pas croire qu'une Gryffondor va dormir dans mes draps. Si je n'avais pas prévu de m'en aller, j'irais en racheter un stock entier.

- Très amusant, dit-elle en se levant à son tour. En tout cas, il ne faudra pas m'en vouloir s'ils se retrouvent pleins de terre !

- Tu n'as qu'à enlever tes vêtements pour dormir. Je ne suis pas tombé bas au point de venir te violer.

Hermione s'empara d'un coussin et le jeta en direction de Drago mais il avait déjà refermé la porte, la laissant seule au milieu de la pièce. Elle tourna lentement sur elle-même afin de l'examiner rapidement puis se mit à observer les flammes qui dansaient dans l'âtre. Elle s'en approcha pour se réchauffer les mains. Les pas du blond s'étaient éloignés et seul le grésillement du feu meublait désormais le silence. Une torpeur s'empara de la jeune fille. Elle avait du mal à assembler les pièces de tout ce qui venait de se produire et s'enchaîner en quelques jours dans son esprit. Elle avait surtout du mal à croire à la façon dont Drago l'avait sortie de son cachot et la laissait plantée là dans ses appartements, comme si c'était tout naturel de sa part. Il devait véritablement tenir à ce qu'elle l'aide pour écarter aussi nonchalamment des années de haine cordiale.

Elle laissa son esprit errer un moment avant de le ramener à ses deux meilleurs amis. Elle les imaginait dans leur tente, perdus et effrayés. Elle aurait donné tout ce qu'elle possédait pour les retrouver, mais elle se rendait compte de la futilité de ses pensées. A l'heure qu'il était, elle ne possédait plus rien.

Ce fut lorsque l'image du rouquin commença à devenir trop persistante qu'elle décida de se coucher. Le grand lit était incroyablement confortable et elle dût se faire violence pour ne pas trop apprécier l'odeur agréable qui se dégageait des étoffes.


- Granger !

Hermione se réveilla en sursaut, avec la déplaisante impression de s'être endormie quelques minutes avant. Elle avait pourtant dormi de longues heures, en témoignaient les rayons de lumière de l'aube qui filtraient à travers les volets clos. La jeune fille ramena les couvertures contre elle et se redressa avec difficulté.

- Tu ne croyais quand même pas que j'allais te laisser faire la grasse matinée ! s'exclama Drago d'un ton despotique.

Il jeta quelque chose en tissu sur Hermione qui se débattit quelques secondes avec, avant d'en émerger encore plus décoiffée qu'elle ne l'était déjà. Elle le retourna entre ses mains et constata qu'il s'agissait d'un peignoir.

- Tu n'as pas l'air d'être du matin, claironna le blond en tournant autour du lit comme un félin autour d'une proie.

- Malefoy, tu m'exaspères tellement que je me demande s'il ne valait pas mieux pour moi de rester dans les cachots.

- Ne me tente pas.

- Je suis supposée faire quoi avec ça ?

- Tu l'enfiles et je te conduis à la salle-de-bain.

Elle lui jeta un regard soupçonneux. Pourquoi devenait-il si prévenant avec elle ?

- Pas la peine de faire cette tête, dit-il. Je n'ai juste pas envie de travailler avec une malpropre.

- Travailler ?

Il ne répondit pas et sortit de la chambre. Hermione pesta intérieurement tout en se couvrant du peignoir et se retira du lit. Drago l'attendait dans le couloir et il la conduisit quelques portes plus loin dans une salle de bain en marbre blanc.

- Tu as dix minutes.

Hermione se glissa dans la baignoire aux carreaux clairs, tira le rideau et ôta ses affaires. Elle ouvrit le robinet et l'eau brûlante lui coula délicieusement le long du corps. Elle voyait l'ombre du jeune homme qui s'était appuyé contre le mur. Elle s'apprêtait à l'injurier mais elle se retint en réalisant qu'elle était loin d'avoir autorité sur lui. Même la sensation de bien-être que lui procurait l'eau chaude ne suffisait pas à lui faire oublier dans quelle situation incertaine elle se trouvait. Elle devait rester en permanence sur ses gardes.

- Reparo, entendit-elle soudain.

Curieuse, elle entrouvrit le rideau et constata que Drago recousait ses vêtements abimés d'un air distrait.

- Tergeo.

Les tâches marron et rouges disparaissaient progressivement du tissu.

- Merci, murmura-t-elle.

Il leva les yeux et la regarda d'un air surpris.

- Pas de quoi, marmonna-t-il à son tour.

Hermione referma vivement le rideau et entreprit de se savonner abondamment. Elle se demanda vaguement s'ils n'étaient capables d'être civilisés l'un envers l'autre qu'en raison des circonstances. A Poudlard, la politesse avait rarement existé entre eux.

L'eau qui s'écoulait au fond de la baignoire prenait une teinte ocre à mesure que la jeune fille se débarrassait de la poussière et de la terre qui lui collaient à la peau par endroit.

- J'ai fini, annonça-t-elle après avoir achevé de se rincer.

De nouveau, le peignoir lui atterrit sur le crâne. Elle l'enfila sans protester et sortit de la baignoire en prenant garde de ne pas glisser.

- Je t'attends dehors, déclara Drago.

Elle attendit qu'il ait fermé la porte pour se sécher puis entreprit de remettre ses vêtements. Certes, ils étaient toujours usés mais les rapiècements étaient réguliers et les traces de saleté avaient entièrement disparu. Hermione s'inspecta rapidement dans le miroir et déplora sa maigreur en passant une main sur ses joues légèrement osseuses. Cependant, elle se sentait tout de même un peu mieux.

- On n'a pas toute la journée, retentit une voix masculine derrière la porte.

La jeune fille poussa un soupir et sortit de la salle de bain. Drago la détailla de bas en haut. Il lui trouvait meilleure mine, bien que sa pâleur lui rappelât vaguement celle du Baron Sanglant. Ses cheveux longs et humides accentuaient d'ailleurs cet aspect.

Quelques secondes plus tard, ils étaient de retour dans la chambre.

- Le grand moment est arrivé ? ironisa Hermione. Tu vas enfin me faire le privilège de m'expliquer à quoi tu penses ?

- Tu as vraiment de la chance que je ne puisse rien faire sans toi Granger, s'agaça-t-il. Sinon tu serais déjà en pièces.

- Je croyais que tu n'étais pas un assassin.

- J'ai aussi précisé que j'en serais capable si c'était ce que je voulais.

- Très bien. Je suis désolée, Malefoy.

Elle avait craché son nom comme si le simple fait de le prononcer lui écorchait la bouche. Drago ne s'en formalisa pas. Il était satisfait de la domination qu'il exerçait sur elle. Ainsi, il était certain d'obtenir ce qu'il voulait.

- Nous allons préparer du Polynectar, annonça-t-il de but en blanc.

Elle le regarda d'un air curieux :

- Où est-ce que tu veux en venir ?

- Ça prendra du temps, mais lorsqu'il sera prêt, nous le ferons boire à quelqu'un qui prendra ma place. Nous ferons une mise en scène.

- Désolée Malefoy, mais je ne comprends vraiment pas.

- Sers-toi de ta cervelle, Granger. Nous ferons croire que tu m'as tué et nous pourrons nous enfuir. On me croira mort et je pourrai disparaître.

- Et tu ne pouvais pas faire ça sans moi ? s'étonna-t-elle.

- Tu me donnes un bon alibi et de plus, j'ai besoin de quelqu'un pour me procurer les ingrédients de la potion. Je n'y arriverai pas seul.

- Je ne vois pas ce que je gagne dans cette histoire. Tous les Mangemorts croiront que je t'ai tué et s'ils me retrouvent, ils me feront la peau !

- C'est aussi le cas si tu restes ici. Tu n'es pas exactement une intouchable. Tu n'auras qu'à te débrouiller pour qu'ils ne te retrouvent pas.

Hermione parut hésitante. Ce plan lui rappelait vaguement celui de la femme de Barty Croupton qui avait réussi à faire échapper son fils d'Azkaban. Elle se demanda si Drago avait eu vent de cette histoire d'une manière ou d'une autre. Soudain, elle leva vers lui des yeux dans lesquels brillaient à la fois de la peur et de la colère.

- Et cette personne qui prendra ta place, tu comptes donc la tuer ?

- Nous prendrons quelqu'un qui est déjà mort et nous le conserverons jusqu'au moment venu. Tu n'as pas remarqué qu'il y en a dans les cachots ?

- Tu es un être abject !

- Je suis un Serpentard. Et je rends grâce à Salazar d'avoir valorisé notre intelligence et notre capacité à sauver notre peau quand c'est nécessaire.

Un silence glacial se répandit. Ils se défiaient du regard mais Drago savait déjà quelle serait l'issue de cette confrontation :

- Vois la réalité en face, Granger. Tu n'as aucune raison de ne pas accepter ce que je te propose.

- Si, soupira-t-elle. Ma fierté.

- Tu crois vraiment que c'est le moment de penser à ça ?

Le blond sentit de nouveau son hésitation et décida alors d'utiliser son dernier argument, celui qui la ferait plier sans aucun doute :

- Tant que tu restes ici, Potter et Weasley sont traqués par les Mangemorts. Et s'ils se font prendre, tu crois qu'ils penseront à leur fierté ? Ils se rendront car ils ne pourront pas supporter de te voir mourir. Weasley le premier, si je ne m'abuse.

Quelques minutes s'écoulèrent. Drago sut qu'il avait gagné lorsqu'il vit une larme couler lentement sur le visage de la jeune sorcière.

- D'accord, murmura-t-elle d'une voix étouffée.

- Parfait. Il ne nous reste plus qu'à prier pour qu'ils ne se fassent pas prendre avant qu'on ait réussi, ce qui leur laisse un bon mois à tenir. Mais vous y aviez bien réussi jusqu'à présent.

- Je t'en prie, murmura soudain Hermione. Ne me parle plus d'eux.

Elle s'enfouit la tête dans les mains et d'autres larmes jaillirent de ses yeux. Drago fut tout d'abord décontenancé par son brusque accès de tristesse, puis reprit un visage impassible. Il s'avança lentement vers le fauteuil où elle était assise.

- Lève-toi, ordonna-t-il tranquillement. Nous allons prêter le Serment Inviolable.