Un petit one-shot surprise, j'espère qu'il vous plaira !
Aniki
Pensif, Vodka regardait son équipier. Cela faisait que quelques minutes que Gin et lui étaient assis, en train de fumer. Ils devaient bientôt partir à la recherche d'une cible, et ils avaient pris l'habitude, avant une mission de ce genre, de fumer quelques cigarettes dans une pièce à l'écart, pour bien se mettre les idées en place avant une mission. Et c'est ainsi, alors qu'il observait le regard froid de son complice, qu'une certaine question vint à l'esprit de Vodka, une question qu'il se posait de temps en temps.
-Pourquoi quelqu'un comme Gin reste-t-il dans l'organisation ? Pourquoi, avec toutes ses capacités, se contente-t-il d'un rôle de subalterne ?
De tous les membres de l'organisation, Vodka était sans doute celui qui connaissait le mieux Gin. Enfin, s'il était au moins possible de le connaître. Durant toutes leurs nombreuses missions, il avait su quel genre d'homme était Gin. Cruel. Implacable. Dangereux. Insaisissable. Intelligent. Tant d'adjectifs pourraient le décrire, mais l'un d'entre eux était fidèle. Gin respectait toujours les ordres du Boss, et ne les discutaient que très rarement. De même, malgré son inimitié envers Rum et Vermouth, il respectait toujours la hiérarchie, et s'il leur arrivait de s'opposer, il devait toujours réfréner ses pulsions, comme lors de l'affaire avec Kogoro Mouri. Et pourtant, une part de Vodka trouvait cela dommage...Quel chef il ferait ! Il était intelligent, charismatique, savait se faire obéir, avait toujours un coup d'avance, respectait ses collègues...Il était intransigeant et ne pardonnait que très peu les erreurs, Vodka en savait quelque chose, mais c'était quelqu'un dont on pouvait respecter les décisions et avoir confiance, et qui protégerait ses subordonnés s'il n'avait rien à leur reprocher. Alors, pourquoi...Soudain, il remarqua que Gin ne fumait plus et le regardait fixement.
-Tu as la tête ailleurs, Vodka ? À quoi tu joues, juste avant une mission ? Ce n'est pas le plus indiqué…
-Dé...Désolé, aniki, ce n'est rien, c'est juste...Je me posais une question…
-Laquelle ?
-Eh bien, en fait, je...Je me demandais pourquoi, avec toutes tes compétences, tu te contentais de...De tes responsabilités actuelles. Tu serais sans doute un grand chef, aniki, très qualifié et fiable ! Et je me demandais si…
La question sembla surprendre Gin, qui ricana.
-Hin hin hin...Je ne m'attendais pas à ça...Eh bien, sache que je fais parfaitement confiance au Boss, et que je respecte ses décisions. Je ne tiens pas à prendre sa place. Et puis…
Gin se tut et son regard sembla se perdre au loin, à la surprise de son acolyte, mais il reprit :
-Et puis, je ne serais pas un bon chef de gang, je n'ai pas le profil...Je préfère me voir comme un homme indispensable, celui dont le chef ne peut se passer...C'est un niveau qui me convient mieux. Et j'ai déjà connu l'expérience d'être très haut placé dans un groupe, et j'en ai gardé des souvenirs...Contrastés…
Gin se tut à nouveau, alors que la surprise de Vodka augmentait. Gin ne parlait qu'extrêmement rarement de son passé, et il savait très peu de chose sur lui, à peine son nom complet. Il n'ajouta rien, préférant attendre la suite. Gin éteint sa cigarette, puis déclara, d'une voix légèrement changée :
-Il y a de nombreuses années, avant l'organisation, j'étais le n°2 d'un gang. En réalité, j'étais le bras droit du chef. On se connaissait très bien, et il se reposait souvent sur moi. On avait créé un gang de trafic de drogues dans notre quartier, qui a commencé à s'étendre dans toute la ville. On a recruté des jeunes de notre âge, et le gang Kuroshiro s'est étendu.
- Le gang Kuroshiro ? C'était le nom du groupe ? Pourquoi ce nom ? Pour les couleurs de la police ?
-Non, pas directement. Noir comme nous et blanc comme l'héroïne.
-Oh, pas mal !
-Oui. Une idée du chef, il était doué. Ainsi, le gang Kuroshiro a commencé à se faire un nom, et on a même attiré l'attention des mafieux de la ville, qui n'aimait pas nous voir marcher sur leur plate-bande. Mais au lieu de nous tuer, on les a convaincu qu'on pouvait leur être utile, et on s'est mis à transporter des armes pour eux. On était très fiables, et le marché nous a arrangé de chaque coté. Ainsi, grâce à ce partenariat très lucratif, on a engagé de plus en plus de membres, mais malheureusement, dans le même temps, la police a commencé à s'intéresser d'un peu trop près à nous.
-Comment l'avez-vous su ?
-Oh, le chef et moi l'avions vu venir, on l'avait pressenti. Même les mafieux ont été réglos en nous le rappelant. On devenait un gros poisson, à nous d'échapper à l'hameçon des flics.
-Et qu'est-ce qui vous a mis la puce à l'oreille ?
-On avait tous les deux des soupçons sur quelques nouveaux arrivants. Un peu trop polis à nos goûts...On se voyait souvent le soir pour partager nos doutes, mais on hésitait à sévir. Surtout lui. Il craignait que ce soit des agents des mafieux et qu'on s'attire des ennuis en les attaquant par précaution.
-Mais il avait tort…
-Oui. La situation stagnait, mais depuis peu, certains de nos livreurs manquaient de se faire attraper par la police. Nos horaires avaient fuité, c'était évident. Et les mafieux n'avaient aucun intérêt à perdre de la marchandise. Il y a avait un mouchard. Alors, on a décidé que l'un de nous deux irait en parler aux mafieux pour faire le point. Au moment de décider lequel, je me suis proposé. Il ne semblait pas très bien et préoccupé depuis quelques temps, et mieux valait que le représentant soit en pleine possession de ses moyens. Je ne sais pas pourquoi, je n'étais pas très rassuré en le quittant, c'était inhabituel. Enfin bon, toujours est-il que j'ai pris l'avion, et que je suis revenu quelques jours plus tard. L'entretien n'avait pas été si productif, la mafia nous laissait nous débrouiller avec nos soucis pour l'instant. Mais j'avais l'assurance que ce n'était pas un coup tordu de leur part, et surtout, pendant mes moments en solitaire, surtout dans l'avion, j'avais bien réfléchi et je pensais avoir identifié le rat. Ainsi, je suis allé lé voir à notre quartier général tard dans la soirée en revenant en ville. Dès que je l'ai rejoint dans notre bureau, j'ai compris que quelque chose n'allait pas. Il semblait content de me voir, mais il tremblait presque et avait le regard nerveux.
-Alors, commença-t-il, comment ça s'est passé avec…
-Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
-Quoi ? Qu'est-ce que tu…
-Ne joue pas à ça avec moi, je te connais depuis que tu marches à quatre pattes. qu'est-ce qui s'est passé en mon absence ?
Il semblait décontenancé, puis il eut un soupir. Il me fit m'asseoir sur une chaise, puis il déclara :
-J'ai été repéré.
-Quoi ?
-J'ai été démasqué. Tu sais qu'on fait bien attention à ne pas se présenter à la bande, que nos vidéos sont masqués, même nos voix sont déguisés pour les enregistrements ! Eh bien ça n'a pas suffi. Il y a quatre jours, en entrant dans ce bureau, j'ai trouvé un dossier sur la chaise où tu es assis. Comment est-il arrivé ici, je l'ignore. Mais il contient tout. Des photographies récentes, mon nom complet, mon logement, ma famille, toute mon histoire...Enfin, il y a même des photos de mon carnet scolaire ! Bref, on est fichus, tous les deux. S'ils sont arrivés jusqu'à moi, ils vont forcément arriver vers toi, ça ne va pas tarder.
Je suis resté calme, j'ai juste soupiré. La situation n'était pas des plus glorieuses. Je lui ai demandé de me passer le dossiers. Il l'a sorti d'un tiroir et me l'a tendu. Je l'ai feuilleté rapidement.
-Hum, je vois, c'est très complet. Un vrai curriculum vitae...Par contre, ces photos où on te voit, et où on entraperçoit ma silhouette, elles sont intéressantes...Il faudrait que je les étudie, pour reconnaître les lieux, et comprendre comment elles ont été prises. Je vais m'en charger rapidement.
-Non, tu ne comprends pas, on n'a pas le temps ! Ce dossier, ce n'est que le début. Tu imagines, je n'ai pas dormi de la nuit, j'étais trop angoissé. Je ne savais pas quoi faire et on avait convenu de ne pas s'appeler. La journée est passée comme dans un songe, et le soir, en revenant ici, j'ai trouvé un papier sur le meuble. Des...conditions. Tiens, lis-le.
Il m'a tendu un papier, que j'ai lu consciencieusement.
-Hum, je vois...Pour faire court, ce photographe anonyme déclare être un policier infiltré dans notre gang depuis de nombreux mois...Il a soit-disant pris le temps de bien s'installer dans la place avant de dévoiler son jeu...Ces informations sur toi ne seraient que le début. Puis, il brode. Le plus intéressant, c'est la fin : en clair, il te propose un marché. Livrer le gang à la police, et la quasi-intégralité de ses membres, ainsi que nos contacts dans la mafia. Si tu acceptes, toi et les quelques membres du gang que tu auras épargnés seront libres, mais surveillés par la police et serviront de futurs indicateurs. Sauf toi et moi, ton second, qui auront une peine de prison allégée avant de sortir, pour pouvoir servir plus tard dans le milieu si besoin. Bon, je vois. Alors, qu'est-ce que tu comptes faire ?
-On n'a pas le choix. Il faut sacrifier le gang.
Il y eut un silence. Je ne crois pas qu'un muscle de mon visage n'ait bougé. Il m'a regardé, attendant ma réponse, puis a repris :
-Tu vois, tu me comprends ? On n'a pas le choix. Tant pis pour le gang. Si on ne livre pas les membres, on aura une longue peine de prison, tous les deux, et nos vies seront finies. Alors qu'ainsi, on garde une certaine liberté après notre peine réduite...Et qui sait, on sortira peut-être de l'emprise de la police…
Je suis resté silencieux pendant une bonne minute, puis j'ai repris :
-Bien. Et qu'est-ce que tu as à faire ?
-D'après la lettre, il m'a indiqué un endroit où déposer la liste des membres. Il faudra juste qu'on s'éloigne le temps de l'arrestation. Pour le reste, on sera tenu au courant. Je pense que je le ferai das 48 heures, le temps de bien rassembler les informations nécessaires.
J'ai acquiescé, puis je me suis levé et je suis parti. Il ne m'a pas revu de toute la journée, et j'ignorais ce qu'il faisait. Puis, vers 21h, je l'ai appelé et lui ai demandé de me retrouver près d'un terrain vague abandonné près d'une rivière, où on se retrouvait souvent avant. J'avais quelque chose à lui montrer. Ça l'a surpris, mais il a accepté, et quelques temps plus tard, alors que je fumais adossé à ma voiture, je l'ai vu arriver, à pied, comme il aimait.
-Alors, qu'est-ce qui se passe ? C'est à propos d'hier soir, j'imagine ? T'as eu une idée ?
J'ai hoché la tête, puis j'ai ouvert la portière arrière de ma voiture. Le corps d'un homme ensanglanté en est tombé. Il était évanoui mais respirait encore.
-Nom de...Qu'est-ce que tu lui as fait ? C'est toi qui l'a tabassé ainsi ? Tu...Hé, mais je le reconnais ! C'est un des nouveaux de la bande ! Ne me dis pas que…
-C'est lui le mouchard, j'ai dit d'une voix égale. Je n'ai pas pu t'en parler hier soir, mais j'ai réfléchi pendant mon absence, et j'ai réalisé sa culpabilité. Certains indices, à la réflexion, m'ont mis la puce à l'oreille.
-Mais, la lettre disait qu'il était infiltré depuis longtemps !
-Un mensonge bien pensé pour écarter les soupçons. Il était populaire dans le gang malgré sa récente intégration, et il allait souvent boire avec des membres haut placés. C'est sans doute ainsi qu'il a acquis des informations nécessaires. Il faudra rappeler aux membres de rester silencieux malgré l'emprise de l'alcool. Et je te rassure, il n'y a pas de doute. J'ai fouillé son appartement, il n'y avait rien de louche, mais j'ai trouvé l'adresse d'une planque où j'ai trouvé toutes les preuves nécessaires. Son matricule de policier, ses rapports réguliers, tiens, même son arme de service ! Et dernier élément, l'une des photos où on te voit a été prise de la rue où il habite. J'ai reconnu l'endroit. J'ignore comment il a su que les chefs du gang allaient par chance emprunter la rue où se trouvait son appartement, mais il l'a su et s'est préparé en conséquence. Malheureusement pour lui, une fois cette rue identifié, remonter à lui a été facile et a confirmé mes soupçons.
Le chef m'a regardé d'un air admiratif, encore un peu sous le coup de la surprise.
-Hé bien, toi...Y a pas à dire, tu parviens toujours à m'étonner ! Tu ne réalises pas ce que tu as fait. En démasquant le mouchard, tu as sauvé le gang Kuroshiro. Même s'il a transmis les infos à ses supérieurs, rien n'empêche de déménager toute l'organisation et que je me cache provisoirement dans une bonne planque. Ils finiront par lâcher l'affaire, et on pourra tout reprendre comme avant. Encore bravo, tu m'as sauvé la mise...Je ne sais pas comment je pourrai te revaloir ça…
-Inutile de penser à ça.
-Je vois. En tout cas, tu t'es pas lâché ! T'as utilisé quoi ? Matraque, ou les bons vieux coups de pied ?
-Les deux, j'avais besoin de me défouler. Bon, qu'est-ce qu'on en fait ?
-Je crois que c'est clair...T'as toujours son arme ?
J'ai hoché la tête et je lui ai tendu le pistolet. À nos pieds, le rat commençait à reprendre conscience.
-Ah, il se réveille...Mieux vaut pas traîner. Mets-le à genoux.
J'ai attrapé le mouchard par les cheveux et je l'ai mis à genoux, dos au chef. Il s'est mis à balbutier :
-Où...Où suis-je ? Oh non...Vous...Vous n'allez pas…
-Salut, Akira, a dit le chef dans son dos. Tu n'aurais pas dû nous trahir. C'est dommage, je t'aimais bien…
-Non, je vous en prie...C'était juste ma mission...Je n'ai rien fait au gang qui…
-Tu as failli le détruire, dévoiler les livraisons de nos membres et tu as essayé de m'intimider. N'espère pas la moindre pitié. Tu n'aurais pas dû trahir le gang Kuroshiro…
Le rat s'est mis à sangloter, et il a levé les yeux vers moi qui lui faisaient face. J'ai soutenu son regard sans un mot, jusqu'à ce que le coup de feu ait retenti. Il est tombé lourdement au sol.
-Une bonne chose de faite ! Bon, qu'est-ce qu'on en fait ? On le jette dans la rivière ou on le laisse ici ?
-Laissons-le là, le message sera plus clair.
-Je vois. En tout cas, merci encore ! Tu sais, un jour, il faudra que tu te charges des exécutions, toi aussi…
-J'y pensais, justement, ai-je dit en braquant mon arme vers lui. À genoux, mains sur la tête.
Il s'est figé , perdu. Il a regardé mon visage, cherchant à comprendre si c'était une blague.
-Attends, qu'est-ce que tu…
-À genoux. Je ne le répéterai pas une troisième fois.
Il m'a regardé, puis s'est exécuté mécaniquement. Il a relevé son visage vers moi, je n'avais pas bougé d'un cil.
-Enfin, qu'est-ce qui te prend ? Tu...Tu ne crois quand même pas que j'ai trahi, moi aussi ? Je…
-C'est tout comme. Face à la menace, tu n'as pas hésité à vouloir livrer ton propre gang. Ce n'est pas digne d'un chef. Tu as trahi la confiance que les membres nous portaient, et tu ne mérites plus de diriger le gang. Tu aurais dû avoir confiance, chercher le rat par tous les moyens, mais non. Tu as eu peur et tu t'es défilé. Tu es un danger pour le clan. Et c'est mon travail de m'en débarrasser.
-Tu..Tu ne vas quand même pas...Attends, je suis ton...Et puis, comprends-moi ! J'ai eu peur ! Je ne voulais pas croupir en prison ! Et puis, il y avait toi aussi ! C'est aussi pour toi que j'ai fait ça !
-Épargne ta salive. Oh, regarde-toi...Ton visage est déformé par la peur de la mort...C'est pitoyable. Allez, adieu.
-Non, ne…
Le coup est parti. Il est tombé sur le sol. Je l'ai regardé pendant quelques minutes, immobile, puis je lui ai remis l'arme du rat dans la main, et la mienne dans celle du rat, après avoir rapproché les corps. À la police de démêler la situation, qu'elle croit ou nom qu'ils se soient entre-tués. j'ai jeté un dernier regard sur mon œuvre, puis j'ai pris ma voiture et je suis parti. Je savais qu'il viendrait à pied et que je ne m'aurais pas à m'embarrasser de sa voiture.
Gin se tut et Vodka le regarda, silencieux, surpris par ce récit. Puis il demanda :
-Et après ? Qu'est-il arrivé au gang Kuroshiro ?
-Oh, il y a peu de choses à dire. Avant de me coucher, j'ai appelé les mafieux, et je leur ai dit que la situation était réglée, que le mouchard avait été éliminé, et que j'avais également dû m'occuper du chef du gang qui était devenu dangereux. Ça les a surpris, mais je pense qu'ils étaient content que ça se finisse ainsi. Le lendemain, j'ai rassemblé tous les membres du gang et je leur ai expliqué les évènements de la veille. Comme je le pensais, ils ont tous bien compris. Ensuite, nous avons tous déménagé nos quartiers par précaution. Puis, dans les semaines qui ont suivi, j'ai assuré l'intérim, le temps de choisir un nouveau chef de confiance, puis je l'ai intronisé avant de quitter le gang. La mafia a vu ça d'un mauvais œil, mais je les ai convaincu de me laisser tranquille. Et voilà. Je n'ai plus jamais fait partie d'un autre groupe avant l'organisation.
-Mais...Pourquoi avoir quitté le gang ? Tu aurais pu…
-Oui, mais ça ne m'intéressait pas. Je n'ai pas l'âme d'un chef, et j'avais besoin de changer d'air. La suite, tu la connais, on s'est rencontré quelques années plus tard.
Le silence retomba dans la pièce, puis Gin reprit, d'une voix froide :
-Bon, assez parlé ! Il est temps d'y aller. Va préparer les armes, je te rejoins à la Porsche très vite. Je ne serais pas long.
Vodka hocha la tête, se leva, puis sortit après un léger dernier regard en arrière. Songeur, Gin regarda son acolyte quitter la pièce. Il était surpris par lui-même, ce n'était pas son genre de repenser au passé. Il lui arrivait d'y repenser de temps à autres, mais se livrer ainsi, ce n'était pas courant...Il eut un ricanement sinistre. Enfin bon, avec Vodka, il fallait bien que ça finisse par arriver. Il sortit une cigarette de son paquet, l'alluma rapidement, puis en souffla quelques bouffées. À travers les volutes, il crut commencer à apercevoir un visage...Un long visage longiligne, aux longs cheveux blonds...Un visage terrifié par la peur de la mort. Le visage de sa victime d'il y a tant d'années...De nombreux souvenirs lui revinrent en mémoire, de plus en plus nombreux...Puis il souffla une longue bouffée, et secoua la tête. Il ne regrettait pas sa décision de l'époque, et sa victime avait mérité son sort. Le garçon qu'il était à cette époque était mort. Aujourd'hui, il était Gin, un haut gradé de l'organisation. C'était tout ce qui importait. Seul le futur comptait.
-Bon, il est temps de reprendre les traques…
Il se leva et ouvrit la porte. Il respira l'air embrumé de la pièce, puis, avant de fermer la porte, il déclara, sur un ton neutre :
-Tu peux reposer en enfer...Aniki.
Et voilà ! Alors, aviez-vous vu venir le twist ? Il y a quelques indices dans le one-shot, je vous laisse le relire si ça vous intéresse !
En réalité, l'idée de ce one-shot m'est venu hier soir, alors que je me faisais une rélexion sur Gin, et puis c'est devenu cette histoire, avec une part importante sur une partie imaginée du passé de Gin.
En tout cas, j'espère que ça vous a plu ! Reviewez, si c'est le cas !
À dans je sais pas quand, et je ne sais pas sur quelle histoire, mais prenez-soin de vous durant cette période ! À la prochaine fois !
