Hey ! Ready for the next part ? :)

Désolée si je ne réponds pas à chacune de vos reviews, je compte le faire demain, en reprenant tous vos commentaires depuis dimanche, comme ça je ferai un tir groupé sur cette série de chapitres ;)

Mais merci à tout le monde pour vos réactions qui me motivent et merci aussi à tous mes lecteurs "silencieux" d'être là et de suivre mon histoire !

Enjoy guys ! \o/


Chapitre 12

Grâce au livre de Regulus Black, Hermione apprit beaucoup de choses sur les horcruxes et elle était plus que jamais impatiente de retrouver Harry et Ron afin de leur montrer sa découverte. Ce carnet avait apparemment été écrit par le frère de Sirius dans le but de laisser une trace de tout ce qu'il savait sur le sujet, car il ne s'était apparemment par contenté de retrouver la trace du médaillon. Mais le lieu où Hermione l'avait retrouvé laissait à penser que Voldemort avait eu connaissance de ce cahier et l'avait confié à Lucius Malefoy afin qu'il le conserve à l'abri dans son manoir. Elle se demandait pour quelle raison il ne l'avait pas tout simplement détruit. Mais cette question ne la préoccupa que peu de temps et au matin, elle dissimula le carnet sous le matelas, bien décidée à l'emporter avec elle lorsqu'elle quitterait les lieux. Elle gardait en tête l'idée qu'il pouvait s'agir d'un piège, tant la providence d'avoir mis la main dessus lui paraissait exceptionnelle. Mais l'espoir que ce ne soit pas le cas, l'espoir qu'ils aient enfin un peu de chance dans cette tourmente, balayait momentanément ses doutes.

Les trois jours suivant, Drago se refusa tout net à entretenir la moindre conversation avec la Gryffondor. Ils retombèrent donc tous deux dans un mutisme forcené. Lorsqu'il la croisait dans les couloirs, en compagnie de Paty, il détournait purement et simplement le regard. Ils ne se voyaient plus qu'aux heures où la potion nécessitait leur présence.

Mais au matin du quatrième jour, la détermination du Serpentard fut ébranlée lorsqu'Hermione pénétra dans la salle de bain, alors qu'il se trouvait sous la douche. Il entendit la porte grincer puis se refermer doucement. A travers le rideau, il observa la silhouette de la jeune fille qui semblait tourner en rond dans la pièce comme un lion en cage.

- Je peux savoir ce que tu fais ? s'énerva-t-il sans pouvoir se contenir.

L'ombre s'immobilisa et une petite voix s'éleva :

- Je suis venue te parler.

- Alors arrête de faire des va-et-vient !

- J'attendais que tu ais coupé l'eau.

- Je ne suis pas sourd.

Sans toucher au jet brûlant qui coulait le long de son corps, il attendit qu'elle se décidât.

- Très bien, soupira-t-elle. Je suis venue te rappeler que ce soir, c'est la pleine lune.

- Je m'en souvenais, figure-toi, répliqua-t-il sèchement.

- Il faudrait peut-être songer à nous préparer.

Drago acheva de se rincer, ferma le robinet et attrapa une large serviette noire. Il l'enroula autour de sa taille et sortit de la douche. Hermione baissa instantanément les yeux, ce qui eut le don de faire ricaner le Serpentard :

- Inutile de jouer les timides, Granger.

Elle lui jeta un regard noir qui en disait long.

- Laisse-moi m'habiller et je te rejoins dans la chambre, dit-il.

Hermione lui tourna le dos sans se faire prier et sortit de la pièce. Elle marcha à pas lents vers le seul endroit du manoir où elle commençait à peu près à se sentir chez elle. Paty l'attendait, assis sur le sol.

- Malefoy va arriver, déclara-t-elle. Tu peux t'en aller si tu veux. Je te promets de ne pas faire de bêtises en l'attendant.

L'elfe lui fit un sourire reconnaissant et se volatilisa aussitôt. La jeune fille s'assit sur le lit et contempla le paysage à travers la fenêtre. C'était presque une belle journée. Le soleil apparaissait quelque fois à travers les nuages et la neige avait fondu, laissant place à de petites pousses d'herbe timides. Hermione bénit intérieurement cette chance, car s'ils devaient s'aventurer dehors en pleine nuit, l'orage ou la neige auraient considérablement compliqué les choses.

La porte s'ouvrit soudain et Drago apparut. Il portait un jean et un pull de couleur crème, ce qui adoucissait ses traits. Hermione, quant à elle, ne portait toujours que l'uniforme de Narcissa. Elle avait fini par s'y habituer et se devait tout de même de reconnaître qu'il était plus agréable à porter que ses vieux vêtements.

- Bien, commença le blond en s'avançant dans la chambre, tu voulais parler de notre petite expédition, je présume ?

- Oui, acquiesça-t-elle.

- Nous quitterons le manoir une fois que nous nous serons occupés de la potion et de la même façon que lorsque nous sommes allés chez Rogue. Tu n'oublieras pas ton sac et j'espère que tu sais où trouver du sisymbre.

Il avait ajouté ça en haussant un sourcil menaçant.

- J'en suis quasiment certaine, répondit-elle.

Le jeune homme l'observa quelques secondes en silence puis commença à faire demi-tour.

- Malefoy…

Il s'arrêta net et lui lança un regard interrogateur.

- Je sais que tu étais contre, murmura-t-elle, mais merci de m'avoir écoutée.

- Comme si j'avais vraiment le choix.

- En ce qui concerne l'autre soir...

- Je t'arrête tout de suite, la coupa-t-il. Je n'ai pas l'intention d'aborder ce sujet avec toi.

- Laisse-moi parler. S'il-te-plaît.

Drago avait beau se commander de quitter la pièce sur-le-champ, ses jambes ne pouvaient se résoudre à se mettre en marche. La jeune fille avait un air si désappointé qu'il ne put s'empêcher de se demander de quoi elle souhaitait lui parler.

- Je t'écoute.

- Je voulais m'excuser pour ce que je t'ai dit, déclara la brune après une grande inspiration. J'étais surprise et surtout, je me suis sentie tellement humiliée.

- Je ne sais pas trop comment je dois le prendre, répliqua-t-il en haussant de nouveau les sourcils.

- Malefoy, ces trois derniers jours ont été un enfer pour moi, poursuivit-elle sans tenir compte de sa remarque. Je n'arrête pas de penser à Harry et Ron. Et j'apprécie beaucoup la présence de Paty mais ce n'est pas la même chose que…

- Granger, railla-t-il, serais-tu en train de suggérer que tu as besoin de moi ?

Elle redressa le menton d'un air farouche :

- N'exagérons rien ! s'exclama-t-elle. C'est juste que lorsque je suis seule, je...

Elle marqua une pause.

- Tu n'arrives jamais à finir tes phrases ? la questionna-t-il avec ironie.

- J'ai peur ! lâcha-t-elle en lui tournant le dos.

Drago se mit de nouveau à ricaner sournoisement :

- Toi, une Gryffondor ?

- Ce n'est pas drôle, Malefoy ! J'ai peur pour mes amis, pour ma famille et pour nous !

- Nous ?

- Je veux dire...

Il l'observa avec intérêt. Il s'apprêtait à rire encore mais quelque chose au fond de lui le retint. Il poussa un soupir et s'approcha d'elle :

- D'accord, Granger. Message reçu.

Elle le dévisagea sans comprendre.

- On oublie ce qui s'est passé, ajouta-t-il.

- Tu es sérieux ?

- Tu veux que je change d'avis ?

- Non, c'est... C'est parfait.

Elle lui sourit timidement.

- Tu es décidément très douée pour obtenir ce que tu veux, marmonna-t-il en la considérant d'un regard plein de reproches.

- C'est un de mes talents, sourit-elle davantage.

- Et bien j'espère que ce n'est pas le seul car nous ne serons pas trop de deux talentueux sorciers pour réussir notre plan.


Au plus grand étonnement d'Hermione, le Serpentard tint parole et passa une bonne partie de la journée avec elle. Ils n'avaient pas grand-chose à se dire mais sa simple présence aidait la jeune fille à penser à autre chose. Elle le soupçonnait d'ailleurs de ressentir la même chose, ce qui expliquait qu'il ait cédé aussi rapidement à sa requête. Dès qu'ils parlaient, c'était pour ainsi dire un échec car ils finissaient toujours par se disputer. Mais ces disputes avaient du bon. Elles comblaient un peu le temps et le silence et leur changeaient les idées.

Le dîner se passa dans le calme. Hermione commençait à s'inquiéter à l'idée de s'aventurer à l'extérieur. Elle mâchonnait distraitement ses légumes, tout en réfléchissant à nouveau au lieu où ils devaient se rendre afin d'avoir les plus grandes chances de trouver du sisymbre sauvage.

- Nous devrions aller vers la côte, dit-elle soudain.

- C'est une plaisanterie ? questionna Drago en levant les yeux de son assiette.

- Pas le moins du monde. C'est là qu'il pousse le plus, aux abords de la mer.

- Tu aurais dû choisir un lieu encore plus éloigné ! Je te rappelle que nous sommes des novices du transplanage.

- Tu as l'air suffisamment doué pour ça.

- N'essaye pas de me brosser dans le sens du poil pour m'amadouer !

- Si tu veux perdre ton temps…

Il fronça les sourcils :

- Comme je le disais, je n'ai pas vraiment le choix.

Ils finirent leur repas tranquillement et attendirent que Paty débarrasse les couverts et la table. Lorsque tout eut disparut, y compris l'elfe de maison, Hermione s'assit en tailleur devant le feu et Drago sur le fauteuil.

Le temps leur sembla très long, mais ils prirent leur mal en patience. Aux alentours de vingt-deux heures, ils tournèrent la potion comme indiqué dans le manuel. Elle gardait toujours la même teinte et bouillonnait comme un chat ronronnant. Hermione se leva alors et ses yeux croisèrent ceux du Serpentard. Ils se regardèrent d'un air entendu. La jeune fille se dirigea vers le bureau et prit délicatement le sac ensorcelé, qu'elle passa par-dessus son épaule. Ils se couvrirent tous deux à l'aide des robes noires et épaisses. Puis la Gryffondor attrapa la cape d'invisibilité et la mit sous son bras. Son cœur tambourinait contre sa poitrine lorsqu'ils descendirent dans le hall et sortirent sur le pas de la porte. Une fois de plus, elle quittait sa prison tout en sachant qu'elle y reviendrait tôt ou tard. Ils marchèrent lentement le long du jardin, jusqu'au portail.

Une fois qu'ils furent hors des grilles, Hermione prit le bras de Drago entre ses mains. Celui-ci la sentit et se concentra quelques secondes. Puis il transplana, emportant avec lui la jeune fille dans cette sensation de compression si étrange et peu agréable.

Lorsqu'ils atterrirent, Hermione le serrait tellement fort qu'il s'exclama :

- Tu vas me broyer les os si tu continues !

Elle le lâcha aussitôt et recula de quelques pas.

- Tu peux enlever ta cape, ajouta-t-il. Je ne crois pas qu'on risque grand-chose ici et je n'ai pas envie de passer mon temps à parler dans le vide.

Hermione poussa un soupir résigné et fit glisser le tissu pour s'en débarrasser. Elle le rangea dans son sac et put enfin prendre un moment pour admirer le paysage. Là aussi, il y avait très peu de nuages et malgré la nuit noire, les lumières de la pleine lune et du ciel étoilé leur permettaient de voir assez nettement ce qui les entourait. Ils se trouvaient sur une butte herbeuse et sauvage. Un vent frais secouait leurs cheveux, emplissant leur nez de l'odeur du sel marin. Sur leur droite serpentait un petit sentier littoral qui descendait dans une sorte de crique. Les falaises n'étaient pas très hautes, mais permettaient néanmoins de dominer la mer. Hermione respira à plein poumons et se sentit beaucoup mieux qu'elle ne l'avait été ces derniers jours.

- Lumos.

La lumière pénétrante de la baguette de Drago les atteignit en plein visage. Il la tendit à Hermione.

- Cherche ta plante, qu'on en finisse !

Elle prit la baguette d'un geste rageur et commença à arpenter les alentours tout en éclairant le sol. Au bout de quelques minutes, elle remarqua que le Serpentard demeurait debout les mains dans les poches et la regardait faire sans bouger.

- Tu as le droit de m'aider, je te signale ! s'exclama-t-elle avec colère.

- A quoi bon ? Je n'y vois rien sans baguette.

- Dis plutôt que tu as envie de me laisser faire tout le travail.

- C'était ton idée !

Hermione se redressa brusquement comme si une abeille l'avait piquée :

- Comment oses-tu dire ça, Malefoy ? C'est toi qui as mis au point tout notre plan ! Si tu voulais le voir échouer, tu n'avais qu'à me le dire !

- Je persiste à dire que le sisymbre de Rogue était celui qu'il nous fallait, répliqua-t-il en croisant nonchalamment les bras.

- Mais nous n'en sommes pas sûrs ! Si tu veux tout risquer sur la chance, libre à toi.

- Exactement, riposta-t-il. Libre à moi.

Hermione bouillonnait intérieurement face à la désinvolture et la mauvaise foi du jeune homme. Tout à coup, en détournant les yeux, elle aperçut des herbes qui lui semblèrent familières. Elle courut vers elles et s'accroupit au sol pour les toucher. A la lueur de la baguette, elle était certaine de ne pas se tromper. Les feuilles étaient assez épaisses et de forme caractéristique. Quant aux tiges, elles étaient fines et à leur bout se balançaient de minuscules fleurs jaunes dont les corolles étaient pour l'heure repliées sur elles-mêmes, attendant les rayons du soleil pour s'ouvrir à nouveau.

- Malefoy, j'ai trouvé !

Le blond s'approcha d'elle tandis qu'elle commençait à cueillir le sisymbre, à l'aide d'une paire de petits ciseaux d'argent.

- Tu vois qu'une seule personne suffisait, bougonna-t-il.

- Dis plutôt que je suffisais.

- Je peux savoir ce que tu insinues ?

Hermione garda le silence jusqu'à ce qu'elle eut remplit son sac de la quantité nécessaire. Puis elle se tourna face à Drago qui la regardait d'un air soupçonneux.

- Finalement sans moi, tu ne parviendrais pas à grand-chose, fit-elle remarquer.

- J'avais besoin de quelqu'un, en effet. Toi ou un autre, quelle importance !

- Tu m'as déjà avoué le contraire !

Ils se dévisageaient avec colère. La brise marine émettait des sifflements qui s'accordaient avec le bruissement des vagues venant s'écraser contre la roche.

- Il y a beaucoup de choses que je n'aurais jamais dû t'avouer, déclara-t-il.

- En effet. Et notamment que tu aimerais me voir à l'actif de ton tableau de chasse !

- Je n'ai jamais dit ça !

- Oh, bien sûr que si, Malefoy !

- Granger, quoiqu'il se passe entre nous, tu me rends complètement fou. Parfois dans le bon sens, le plus souvent dans le mauvais !

Hermione se sentit brusquement rougir. Elle se détestait pour cela mais ne pouvait empêcher son cœur de battre plus vite ni son corps de ressentir des picotements le traverser. Elle s'était toujours sentie galvanisée par les confrontations. Mais jamais elle n'avait éprouvé cette excitation auparavant. Même les énormes disputes qu'elle avait pu avoir avec Ron n'égalaient en rien les affrontements violents entre elle et le Serpentard. Aurait-elle osé admettre qu'ils la défoulaient, l'embrasaient, la passionnaient ? Mais alors qu'elle se sentait perdue dans le tourbillon de ces coupables pensées, le regard de Drago se fit plus sombre :

- Curieusement en ce moment, c'est un peu les deux !

Il fit un pas en avant, ce qui la fit reculer comme un aimant repoussé.

- J'en ai assez ! déclara-t-il en marchant brusquement vers elle.

Il lui prit les bras et la souleva de terre. Puis il glissa les mains dans ses cheveux bouclés et se pencha vers elle. La jeune fille n'eut que quelques secondes pour réaliser ce qui était en train de se passer. A peine venait-elle de comprendre que déjà les lèvres de Drago s'abattaient sur les siennes. Ce qu'elle ressentit alors lui aurait été impossible à exprimer. Elle avait la sensation que si jamais il la lâchait, elle s'effondrerait sur le sol. Mais le Serpentard n'avait pas l'intention de le faire. Il l'embrassait avec toute la fureur et la frustration qu'il ressentait depuis si longtemps. Hermione se laissa d'abord faire mais rapidement, son corps commença à réagir de lui-même. Elle passa ses bras autour du cou du jeune homme et entrouvrit les lèvres. Lorsque leurs langues se rencontrèrent, elle se sentit électrifiée par une sensation inconnue, si forte qu'elle la fit trembler de la tête aux pieds.

- Malefoy... haleta-t-elle.

- Ferme-la, Granger !

Et de nouveau leurs lèvres s'effleurèrent. Mais soudain, quelque chose d'inattendu se produisit. Une étrange lueur brilla dans le lointain. Une lueur argentée qui se rapprochait d'eux à une vitesse fulgurante et qu'ils entrevirent du coin de l'œil. Ils se détachèrent aussitôt l'un de l'autre. Malgré sa peur, Hermione sentit que Drago gardait une main sur sa taille et la maintenait près de lui. Lorsque la lumière indistincte ne fut plus qu'à quelques mètres d'eux, ses contours se dessinèrent plus nettement. La Gryffondor comprit aussitôt de quoi il s'agissait.

- On dirait un renard, murmura-t-elle. C'est un Patronus.

L'animal courait vers eux comme s'il flottait au-dessus du sol. Son petit museau scintillait dans la nuit. Il s'assit délicatement et ouvrit la gueule. Une voix douce et grave s'en échappa :

- Elle va rentrer.

Puis le renard se remit debout et s'évapora dans le silence. Hermione était totalement perdue et voulut demander au Serpentard ce que tout cela signifiait. Mais lorsqu'elle le regarda, son visage était pétrifié et il semblait en proie à une crainte démesurée.

- Malefoy, qu'est-ce que...

- C'est le Patronus de ma mère, murmura-t-il d'une voix blanche en lui attrapant une main. Elle a voulu me prévenir.

- Mais que...

- Bellatrix va revenir au manoir.