Hello les gens ! Nous en sommes enfin au chapitre que j'aurais dû publier dimanche dernier si j'avais été dans les temps... Dimanche soir, on reprendra un rythme normal de un par semaine avec le quatorzième ;) En attendant, comme promis, je réponds à vos reviews en "tir groupé" hihi !

Awako : Merci beaucoup pour tes reviews très détaillées, ça me fait vraiment plaisir de voir à chaque fois ce que mes chapitres t'ont fait ressentir ! Je suis contente que tu ais apprécié le rapprochement du Dramione, il faut bien qu'on y arrive enfin :p Même si j'essaye de ne pas trop brusquer les choses car je tiens à ce que leur histoire soit la plus crédible possible :) J'espère en tout cas que la suite te plaira !

Alice1420 : Muchas gracias por tus comentarios ! Me haces reír mucho, especialmente cuando esperas más besos xD Como lees mi fanfiction ? Puedes leer francés ? En todo caso, me alegra que te guste tanto ! :D

Maxine3482 : Merci pour ta review ! Je pense qu'on peut en effet comprendre l'engouement de Drago pour Hermione en uniforme Serpentard ;)

Swangranger : Oui ils avancent bien dans la potion, même si la fin du dernier chapitre laisse effectivement présager des complications que je te laisse découvrir ;) Merci pour tes review !

Zemystelle : Alors merci beaucoup d'être sortie de ton "silence" pour me laisser ces deux gentilles reviews ! C'est vrai que je recherche pas mal cet effet "d'ascenseur émotionnel" dans ma fanfic pour vous tenir en haleine haha ;)

Ella-Zabini : Ne t'inquiète pas pour Paty, il ne le prend pas mal ;) C'est un peu de ma faute, je lui ai donné un prénom un peu féminin de prime abord haha ! Je te remercie beaucoup pour tous tes commentaires, je suis ravie que ça te plaise toujours autant !

Marine : Voilà la suite que tu attendais ! Merci pour tes compliments :D

J'espère que je n'ai oublié personne, si c'est le cas je m'en excuse, vous avez le droit de me gronder ! xD

Enjoy :)


Chapitre 13

- Bellatrix... Bellatrix, répétait Hermione les yeux dans le vague.

Drago la secoua par l'épaule car elle donnait l'impression qu'elle allait s'évanouir.

- Granger, c'est pas le moment !

Il lui attrapa le visage et la força à le regarder :

- Ça va aller !

Elle le fixa désespérément comme une noyée cherchant une rive à atteindre.

- Mais... Je... balbutia-t-elle. Qu'est-ce qu'on va faire ?

- On savait que ça pouvait arriver, lui rappela-t-il avec fermeté.

Hermione avait l'esprit totalement vide. Elle ne pensait qu'à une chose, fuir le plus loin possible. Mais les paroles du blond la pétrifièrent encore davantage :

- On n'a pas le choix, Granger. Il faut rentrer.

Il attrapa le sac de la jeune fille et en tira la cape d'invisibilité dont il la recouvrit aussitôt. Puis il lui prit le bras à travers le tissu et elle ne comprit tout d'abord pas ce qu'il faisait. Soudain, une sensation familière la prit au ventre et elle se sentit happée par le néant.

Quelques secondes plus tard, ils atterrissaient devant les grilles du manoir. Tout paraissait silencieux et calme. Drago jeta un coup d'œil anxieux vers la demeure et se sentit quelque peu soulagé en constatant qu'il n'y avait aucune lumière. Tout en tenant le bras d'Hermione d'une main, sa baguette de l'autre, il ouvrit le portail. Ils le franchirent en hâte. Drago avait la curieuse sensation qu'Hermione se contentait de le suivre docilement comme si elle était victime de l'Imperium et incapable de réagir.

- Dis-moi quelque chose, Granger.

- Quoi par exemple ? murmura-t-elle.

En réalité, il n'en avait pas la moindre idée. Mais entendre sa voix l'aidait à garder un semblant de calme. Arrivés devant la porte, il l'ouvrit avec la plus grande précaution. Il glissa la tête par l'entrebâillement, mais il ne vit que le hall d'entrée plongé dans l'obscurité. Il s'aventura alors à l'intérieur, Hermione sur ses talons. Il se tourna vers elle et lui ôta la cape qu'il chiffonna nerveusement entre ses mains :

- Je vais devoir te conduire en bas.

La jeune fille baissa les yeux, refoulant sa peur et ses larmes. Elle tentait de calmer ses tremblements mais c'était peine perdue. Comme elle demeurait silencieuse, Drago la tira légèrement par le bras et ils se rendirent dans le salon, jusqu'aux escaliers qui descendaient dans les cachots. Dès qu'elle posa le pied sur la première de la longue série de marches qui s'enfonçait dans les sous-sols de la demeure, la Gryffondor douta de jamais les remonter un jour. Elle essaya d'occulter cette pensée et se concentra sur la silhouette de Drago qui marchait devant elle en brandissant sa baguette.

Les geôles avaient toujours le même aspect repoussant et sombre. Ils se dirigèrent vers celle d'Hermione, au fond à gauche. Le Serpentard ouvrit la grille et elle pénétra à l'intérieur. Elle enleva aussitôt son petit sac et le lui tendit.

- Paty ! appela Drago.

L'elfe apparut brusquement :

- Oui, Maître ?

Son grand sourire s'effaça lorsqu'il remarqua où il se trouvait.

- Va mettre ça dans ma chambre, ordonna le blond en fourrant la cape et le sac dans ses petites mains, et rapporte-moi les vieux habits de Granger.

L'espace d'une seconde, la créature observa la jeune fille d'un air triste. Puis elle disparut. Le silence qui s'ensuivit était positivement insupportable. Ils ne pouvaient rien faire, sinon patienter. Mais l'attente fut de courte durée car Paty revint rapidement. Il tendit les vêtements à son maître, qui les donna à Hermione.

- Tu peux t'en aller, Paty. Merci.

L'elfe quitta les cachots mais la jeune fille crut voir ses yeux briller juste avant qu'il ne disparaisse. Drago lui tourna le dos tandis qu'elle changeait de tenue. Elle ôta la robe noire épaisse, puis la jupe verte, les collants et la chemise douce et lisse, ignorant la chair de poule qui se formait à la lisière de sa peau saisie par le froid. Elle remit ensuite son vieux jean et son pull en coton.

- Tiens, dit-elle en tendant à Drago la robe et l'uniforme de sa mère qu'elle avait impeccablement repliés.

Il les prit délicatement entre ses mains. Soudain, il s'aperçut qu'Hermione était en train de déchirer son pull avec ses dents.

- Granger, qu'est-ce que tu fabriques ?

- Je me rends crédible, répliqua-t-elle en lui jetant un regard noir.

Incapable de protester, il soupira :

- Je suis désolé.

- Pourquoi ta mère a-t-elle pris la peine de t'avertir ? questionna-t-elle. Est-ce qu'elle est au courant de quelque chose ?

Drago hésita un instant. Il n'avait pas prévu de révéler à la jeune fille que Narcissa était la véritable instigatrice de son plan d'évasion.

- Oui, finit-il par répondre.

- Elle sait que tu as prévu de t'enfuir ? murmura-t-elle.

- Elle est au courant, confirma-t-il sans plus entrer dans les détails.

- Je vois.

- Cesse de me regarder comme ça ! s'exclama-t-il brusquement. Ce n'est pas facile pour moi non plus, Granger ! D'ailleurs, je ne vais pas m'éterniser ici. Il faut que je règle les derniers détails pour être sûr que Bellatrix ne se rende compte de rien.

- Tu as pensé à la potion ?

- Elle n'a jamais mis un pied dans ma chambre, dit-il d'une voix sombre. Ce n'est pas aujourd'hui qu'elle commencera.

Il tourna les talons et se dirigea vers les escaliers qu'il remonta quatre à quatre. Hermione resta seule, l'estomac et la gorge noués. La cellule qui se trouvait en face de la sienne abritait toujours la même masse informe et immobile qu'elle avait entrevue le premier jour de sa captivité. La Gryffondor, anesthésiée par son angoisse, ne pouvait s'empêcher de se demander si elle subirait bientôt le même sort.


Au bout d'une demi-heure environ, Drago revint dans les cachots pour assurer à la jeune fille que tout était en ordre. Il la trouva assise contre le mur, recroquevillée sur elle-même. Lorsqu'il l'aperçut ainsi, il n'eut pas le courage de parler pour lui dire que tout allait bien. Car c'était faux et il le savait mieux que quiconque.

- Est-ce que tu as faim ou soif ? lui demanda-t-il simplement.

- Non, merci, répondit-elle sans même lever les yeux.

Elle fixait obstinément le sol, l'air résigné.

- Granger...

Il attrapa les grilles entre ses mains et colla son front contre le métal dur et froid :

- Arrête de faire cette tête, par Merlin !

- Tu devrais remonter, Malefoy. Au cas où elle arrive.

Furieux contre elle, il lâcha les barreaux d'un geste rageur et fit demi-tour sans plus lui adresser un regard. En réalité, il était également énervé contre lui-même. Après avoir pris les choses en main avec un sang-froid démesuré, la peur commençait à l'envahir tout entier. Et Hermione, après avoir totalement paniqué, retrouvait tout son courage et sa fierté et se préparait calmement à ce qui allait suivre. Les rôles s'inversaient.

La nuit au dehors rendait l'atmosphère de l'attente bien plus lugubre qu'elle ne l'était déjà pour Drago. Plusieurs heures s'écoulèrent durant lesquelles il ne put s'empêcher de faire les cent pas dans le salon et de guetter le moindre bruit. Il pensait malgré lui à la jeune fille restée seule dans sa cellule et ressentait à la fois la colère et la culpabilité le ronger intérieurement. Si les minutes qui s'égrenaient prenaient pour lui des allures d'éternité, que devait-il en être pour elle qui ne pouvait se préparer qu'au pire ? L'impuissance qu'il ressentait était telle qu'elle s'amplifiait comme un trou noir, faisant tourbillonner toutes les choses qu'il haïssait depuis quelque temps chez lui, sans jamais se résigner à admettre leur évidence. Son égoïsme, sa peur, sa lâcheté.

Dans la cheminée, le feu crépitait et dévorait les bûches avec ardeur. Drago s'apprêtait à le tisonner lorsqu'il crut enfin entendre un bruit de grincement provenant de l'extérieur. Le cœur battant, il s'approcha d'une fenêtre qui donnait sur l'avant du manoir et écarta délicatement le rideau. Une silhouette s'avançait dans l'allée d'un pas rapide, telle un fantôme. Le jeune homme n'eut aucun doute quant à son identité. Il se dirigea tranquillement vers le grand sofa en cuir et s'y installa d'un air détendu. La porte d'entrée gémit et des bruits de pas résonnèrent de plus en plus distinctement.

- Mon cher Drago, susurra une voix mielleuse. Tu n'es donc pas couché à cette heure-ci ?

Le Serpentard tourna les yeux vers sa tante, qui se tenait dans l'encadrement de la grande porte. Elle lui souriait d'un air démoniaque.

- Bellatrix, dit-il comme s'il s'agissait d'une simple constatation. Que me vaut ce plaisir ?

- Je n'ai pas besoin d'une raison pour venir voir mon neveu chéri, minauda-t-elle en s'avançant dans la pièce.

- Ne me prends pas pour un idiot.

- Très bien, concéda-t-elle d'une voix plus dure. Je suis venue m'occuper d'une affaire pour le Seigneur des Ténèbres.

- Où en êtes-vous dans les recherches ? demanda-t-il avec nonchalance.

- Nous progressons. Bientôt l'étau se refermera sur la tête ridiculement balafrée de Potter.

- Je n'attends que ça.

Tout en parlant, Bellatrix avait traversé la pièce et s'était peu à peu approchée des escaliers :

- Tu sais, Drago, il y a une chose qui m'intéresse énormément.

Le blond demeura impassible.

- Comment se porte la chose ? ricana-t-elle en désignant les sous-sols d'un geste impérieux.

Drago arbora aussitôt un sourire satisfait :

- Assez bien pour être en vie. Assez mal pour préférer mourir.

- Te l'a-t-elle réclamé ?

- Plus d'une fois.

- Cette chasse ne nous laisse pas le temps de nous amuser, murmura-t-elle. Je ne fais que passer mais...

Une lueur d'inquiétude traversa les yeux du Serpentard et il pria intérieurement pour que sa tante ne l'ait pas remarqué.

- Je suppose que ça ne t'ennuiera pas de me la prêter ? ajouta-t-elle avec une voix enfantine.

- Bien sûr que non, mais tu n'es pas fatiguée ? Elle sera toujours là demain matin.

- Je n'ai pas le temps, Drago ! Je vais m'occuper de ce pourquoi je suis venue et ensuite j'irai rendre une petite visite à la Sang de Bourbe.

Elle sembla se délecter de cette perspective et rejeta ses longs cheveux noirs en arrière tout en quittant la pièce. Drago se sentait parfaitement inutile. Dès que sa tante eut disparu, il perdit toute son assurance. Il appuya ses coudes sur ses genoux et se prit la tête entre les mains. Il savait ce qui allait se produire mais ne pouvait rien faire pour l'empêcher. Le visage d'Hermione traversa son esprit comme un bref éclair. Il revit son sourire. Et soudain, il repensa à leur baiser. Cette étreinte qui lui avait échappé de l'esprit depuis qu'il avait appris la nouvelle du retour de Bellatrix. Il repensa à la chaleur et la satisfaction qu'il avait ressenties en serrant la jeune fille contre lui.

Les minutes semblaient à présent se consumer rapidement. Un silence parfait avait pris possession du manoir. Seuls les craquements provenant de l'âtre rendaient l'endroit vivant. Drago ne sut jamais ce que sa tante était venue chercher. Il priait simplement pour qu'elle change d'avis et décide de quitter les lieux dès qu'elle en aurait terminé. Mais bientôt, il l'entendit revenir auprès de lui.

- Bien, allons-y ! commanda-t-elle.

Drago se leva avec difficulté. Il s'approcha des escaliers et suivit sa tante tandis qu'elle descendait les marches avec précaution.

- Où est-elle ? demanda-t-elle une fois qu'ils se retrouvèrent dans le sombre couloir qui desservait les cellules.

Il indiqua du doigt celle où se trouvait la Gryffondor.

- Devine qui est là ! s'exclama joyeusement Bellatrix en s'approchant de la grille à pas feutré.

Le blond la suivit avec appréhension. Il remarqua tout de suite qu'Hermione n'avait pas quitté sa position depuis qu'il l'avait laissée. Elle était toujours assise et baissait la tête. Elle paraissait même endormie.

- Drago, veux-tu bien rappeler les bonnes manières à cette Sang de Bourbe ?

Hermione se décida alors à poser les yeux sur les deux Mangemorts. Elle jouait parfaitement son rôle et quiconque la voyait ainsi n'aurait douté des mauvais traitements qu'elle subissait. Elle s'était sali le visage et les membres à l'aide de la poussière et de l'humidité qui se répandaient sur le sol et les murs de pierre.

- Bellatrix, parut-elle articuler avec difficulté.

- En personne ! Je suis touchée que tu ne m'aies pas oubliée, petite impureté !

- Oubliée ou non, j'imagine que vous me rappellerez à votre bon souvenir.

Le jeune homme restait immobile derrière sa tante. Il ne détachait pas ses yeux d'Hermione, consterné de voir à quel point elle était convaincante et sûre d'elle. Bien plus qu'il ne le paraissait lui-même, il devait se l'avouer à contrecœur. C'était pourtant elle qui risquait de souffrir à tout moment. Sa tante se tourna brusquement vers lui, le tirant de ses pensées.

- Drago ! Tu n'as toujours pas soigné son insolence à ce que je vois !

- Il n'y a rien à faire avec elle, marmonna-t-il.

Bellatrix tendit une main vers son visage et lui caressa la joue de ses doigts fins.

- Mon cher Drago, ma sœur n'est pas là pour prendre ta défense. Crois-tu sincèrement que je sois aussi stupide que cela ? Crois-tu que je n'ai pas compris ce que tu essayes de me cacher ?

Les regards d'Hermione et de Drago se croisèrent l'espace d'une seconde.

- Pourrais-tu être plus claire ? demanda-t-il néanmoins en fronçant les sourcils et en écartant d'un geste autoritaire la main de Bellatrix.

- Je sais à quel point tu es faible, Drago, minauda-t-elle de nouveau comme si elle s'adressait à un enfant sans défense. Tu as été incapable de tuer Dumbledore, comme te l'avait ordonné notre Seigneur !

Comprenant où elle voulait en venir, le blond ressentit un soulagement si intense qu'il avait l'impression que ses poumons venaient d'être libérés d'un étau.

- Il est tout de même mort grâce à moi, répliqua-t-il. Crois-tu qu'une pauvre Sang de Bourbe puisse autant m'intimider ? Si tu en doutes, sache que je ne me suis en aucun cas retenu avec elle !

Bellatrix resta muette quelques secondes.

- Dans ce cas, prouve-le ! s'exclama-t-elle soudain.

Elle se saisit de la baguette de Drago qui dépassait de la poche de son pantalon et la fourra dans sa main droite. Puis elle se plaça derrière lui et lui souleva le bras comme s'il était une marionnette désarticulée :

- Montre-moi de quoi tu es capable !

Elle ouvrit le cadenas d'un geste sec de sa propre baguette. Drago se retrouva face à Hermione, qui ne le quittait à présent pas des yeux. Des larmes commencèrent à rouler lentement le long de ses joues.

- Fais ce que tu as à faire, Malefoy, murmura-t-elle avec un regard noir.

Le rire dément de Bellatrix éclata dans les tréfonds du manoir. Elle se mit à parader dans le couloir en adressant des gestes obscènes aux victimes des cachots. Le visage d'Hermione se radoucit instantanément et elle en profita pour adresser à Drago un sourire douloureux. Elle hocha doucement la tête et il comprit aussitôt qu'elle cherchait à l'encourager. Il serra sa baguette un peu plus fort et la tendit vers elle. La rage lui brûlait le ventre, car il ne pouvait s'empêcher de la trouver forte. Elle pensait à lui lorsque tout était peut-être perdu pour elle. Et ce simple sourire lui était à vrai dire plus insupportable que toutes ses larmes réunies.