Bonsoir ! Comme promis, une suite rapide ! :)

Awako : Merci pour ta review ! Et oui je suis partie sur certaines nouveautés comparé à l'histoire qu'on connaît. Je pars du principe que je reprends toutes les choses qui ont été écrite par JK avant le moment clé des Rafleurs, et à partir de là, c'est ma nouvelle version ;)

Alice1420 : ¡Hola! ¡Gracias por tu comentario! Tienes razón al pedir una relación más física entre Draco y Hermione para este capítulo ¡jaja! Buena lectura :)

Swangranger : Merci c'est gentil ! J'espère que tu aimeras le chapitre suivant !

Enjoy ! xoxo


Chapitre 17

Lorsqu'Hermione ouvrit les yeux au petit matin, la découverte probable d'un nouvel horcruxe fut la première chose qui occupa son esprit. Son cœur trépida aussitôt d'impatience à l'idée d'annoncer la nouvelle à Harry et Ron. Elle se jeta hors du lit et se précipita machinalement vers le tiroir qu'elle ouvrit afin de vérifier que le cahier n'avait pas disparu durant la nuit.

- Il n'aurait pas pu aller bien loin, marmonna Drago en voyant son manège. Il n'est pas vivant, tu sais.

La brune bondit de surprise en remarquant la présence du jeune homme près de la cheminée. Reprenant son souffle, elle se retint de lui répliquer que c'était justement le cas. C'était du moins une façon de voir les choses.

Se souvenant alors de ce que lui avait ordonné le Serpentard la veille avant de la quitter, elle ferma le tiroir d'un coup sec et faillit se coincer le doigt. Elle entendit Drago ricaner dans son dos et se sentit rougir.

- J'ai moins mal aux jambes, dit-elle pour changer de sujet.

- Tant mieux.

Elle se demanda si la présence d'un horcruxe près de soi pouvait avoir autant de conséquences physiques que morales et s'il était possible que le carnet fût responsable de la lenteur de sa cicatrisation. Mais cette hypothèse lui paraissait peu probable. Peut-être que son état dépressif l'avait tout simplement empêchée de se sentir mieux.

- Tu comptes venir m'aider dans ce cas ? questionna le blond avec ironie.

- Evidemment, déclara-t-elle sèchement en s'approchant de lui. Je ne vais pas rester les bras croisés.

Cette fois, le jeune homme ne répondit pas. Hermione jeta un coup d'œil à l'horloge. Elle indiquait neuf heures. Malgré ces trois derniers jours difficiles, elle n'avait pas négligé la potion, suivant consciencieusement Drago des yeux depuis son lit, lorsqu'il s'était affairé autour du chaudron. A présent, le neuvième jour était arrivé et il était temps pour eux de commencer la cuisson des chrysopes.

Après avoir demandé à Paty de leur apporter un riche petit-déjeuner auquel Hermione eut bien du mal à toucher, ils s'installèrent devant la cheminée. Celle-ci était assez large et ils suspendirent un deuxième chaudron, beaucoup plus petit, au-dessus du feu. Ils le remplirent d'eau et attendirent que celle-ci se mît à bouillir. Hermione attrapa alors le bocal empli des petits insectes ailés de couleur vert pâle. Elle mesura la dose nécessaire et la vida avec précaution dans le récipient, sous le regard attentif du Serpentard.

- Heureusement qu'on n'aura pas à boire ça, maugréa-t-il avec une grimace de dégout.

- Le goût est horrible, confirma la jeune fille.

- Tu ne veux toujours pas me dire pourquoi tu as déjà avalé ce truc ?

- Demain, nous pourrons ajouter le sisymbre à la potion, déclara-t-elle en éludant sa question.

- Granger…

Hermione se remit debout et le toisa en fronçant les sourcils. Elle poussa un soupir :

- Le passé, c'est le passé.

Elle attrapa son peignoir blanc, l'uniforme de Narcissa et sortit de la chambre pour se rendre à la salle-de-bain. Drago fixa un long moment la porte, avant de se relever à son tour et de s'allonger sur le lit. Il ne put s'empêcher de sentir l'odeur que la jeune fille avait laissée sur le coussin.

Mais alors qu'il allait fermer les yeux, il entendit soudain des grattements étranges. Il se redressa aussitôt sur ses coudes et scruta la pièce :

- Paty ?

Mais l'elfe ne semblait pas être là. Le blond se concentra pour mieux écouter et comprit bien vite que les bruits provenaient de la fenêtre. Il se leva et alla ouvrir les vitres, puis les volets. A peine eut-il le temps de reculer qu'un immense hibou s'engouffra dans la chambre. Un oiseau au plumage gris et aux yeux d'un jaune vif, que le jeune homme connaissait très bien.

- Dragon ! s'exclama-t-il.

Le volatile poussa un hululement strident et se posa sur le bureau avec délicatesse. Le Serpentard remarqua tout de suite la feuille de parchemin accrochée à sa patte. Il défit la ficelle et déroula le papier avec appréhension.

- Drago, lut-il du bout des lèvres, il paraît que tu es seul au manoir. Laisse-moi te rendre visite cet après-midi. Pansy.

La lettre était datée du jour. Le cœur de Drago se mit à battre à tout rompre. Si Pansy le savait seul, elle était certainement au courant de la capture de la Gryffondor. Il regarda avec inquiétude autour de lui, comme si une réponse allait lui être donnée. Mais il devait se résoudre à l'évidence, il n'y avait qu'une seule et unique chose à faire.

- Tu peux partir, dit-il au hibou qui le regardait, tête penchée.

L'oiseau battit des ailes et prit son envol. Il fit un tour de la pièce avant de sortir par la fenêtre. Drago le suivit des yeux, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un imperceptible point noir à l'horizon. Il prit ensuite une grande inspiration et sortit de la chambre. Il toqua à la porte de la salle-de-bain et l'ouvrit sans attendre de réponse. Hermione se trouvait déjà sous la douche et le rideau était tiré.

- Quoi encore ? demanda-t-elle.

Drago serra les poings. Il s'assit sur la chaise et relut la lettre une nouvelle fois, comme pour gagner du temps. N'obtenant pas de réponse, Hermione écarta légèrement le rideau et pencha la tête sur le côté.

- Qu'est-ce que c'est ?

Le Serpentard la regarda. Ses cheveux mouillés collaient son visage empourpré par les vapeurs d'eau chaude. Son cœur se serra davantage.

- Une lettre de Pansy, murmura-t-il.

A son regard grave, Hermione comprit que quelque chose n'allait pas.

- Que dit-elle ? demanda-t-elle d'une voix étranglée.

- Elle arrive cet après-midi. Elle vient me rendre visite.

Hermione ferma les yeux et poussa un soupir :

- Tu peux aller chercher mes vieux vêtements ? Je ne pourrai pas mettre l'uniforme de ta mère aujourd'hui.

Le calme qu'elle adopta irrita Drago.

- Elle doit savoir que tu es ici, marmonna-t-il sans bouger.

- Probablement.

- Tu vas devoir retourner dans les cachots.

- Je suis au courant.

- Bordel, Granger !

Il se leva et se mit à arpenter la pièce.

- Tu as vraiment le don de me rendre fou ! s'exclama-t-il.

- Mais enfin...

- Tu veux que je te dise ? J'en ai marre de te voir faire semblant. Je sais qu'au fond, tu es terrifiée. Tu me l'as avoué hier entre deux crises de larmes ! Alors ce n'est plus la peine de jouer les fortes têtes avec moi maintenant !

Hermione se pinça les lèvres. Elle ne pouvait pas donner d'explications à Drago sans lui parler du horcruxe. Mais elle n'avait aucune autre excuse valable pour son comportement. Et elle le savait.

- Tu n'as rien compris, Malefoy, marmonna-t-elle. Ce n'était pas de ma faute.

- Je ne vois pas…

- Peu importe après tout ! Qu'est-ce que tu attends de moi ? Que maintenant, je fonde en larmes ou que je crie chaque fois que je me sens menacée. Ouvre les yeux, il ne se passe pas une seconde sans que je ne risque quelque chose !

- Tu…

- Ce que tu as vu hier ne se reproduira pas !

Elle attrapa son peignoir qu'elle enfila et sortit du bac de la baignoire. Drago la fixa, le regard plein de colère, tandis qu'elle s'approchait de lui les sourcils froncés.

- Je suis une Sang de Bourbe, meilleure amie d'Harry Potter, prisonnière au manoir Malefoy. Chaque jour apportera son lot de souffrance pour moi ! Il ne peut pas en être autrement. Si je me laisse aller, autant me tuer tout de suite !

- Je voudrais simplement que tu arrêtes de prétendre être indifférente à ce qui peut t'arriver !

- Pourquoi ? s'écria-t-elle.

- Parce que moi, je ne le suis pas !

Hermione, abasourdie, recula de quelques pas. L'inquiétude et le doute s'insinuèrent dans son esprit. Le Serpentard sembla se perdre dans ses pensées, mais elle remarqua que ses yeux gris s'assombrissaient à vue d'œil. Il s'avança vers elle, l'agrippa par la manche de son peignoir et l'attira à lui, plaquant brusquement ses lèvres sur les siennes. Interloquée, la jeune fille se laissa d'abord faire sans bouger, puis finit malgré elle par lui rendre son baiser. Elle n'avait jamais été embrassée de cette façon et se maudissait d'aimer ça. Drago la plaqua contre le mur et prit son visage entre ses mains pour approfondir leur échange. Lorsqu'elle sentit sa langue rencontrer la sienne, elle passa les bras autour de son cou. Les pans de son peignoir s'écartèrent, livrant son corps aux caresses du Serpentard qui gémit de satisfaction. Lorsque la brune sentit ses mains glisser le long de son dos, elle crut que son cœur allait exploser de surprise et de plaisir. Drago effleura l'une de ses cuisses et la souleva, pressant son corps contre celui de la Gryffondor. Les vapeurs d'eau encore présentes dans la pièce rendaient l'atmosphère fiévreuse.

- Non Malefoy, haleta Hermione entre deux baisers.

Ignorant sa supplique, il l'embrassa dans le cou. Son corps en feu protestait par tous les pores de sa peau. Il avait terriblement envie d'elle. Jamais aucune fille ne lui avait résisté de la sorte.

- Elle peut arriver plus tôt ! s'exclama-t-elle.

Il la regarda d'un air agacé.

- J'en ai assez que tu joues avec mes nerfs, souffla-t-il au creux de son oreille avant de lui en mordre le lobe.

- C'est toi qui as commencé, rétorqua-t-elle en relevant le menton, et tu le sais aussi bien que moi.

Il la jaugea du regard, l'embrassa une dernière fois puis s'écarta à contrecœur en serrant les poings. Hermione ferma aussitôt son peignoir, frissonnant à l'idée de ce qui aurait pu se produire si elle ne l'avait pas arrêté. Tremblant davantage en réalisant qu'elle s'était retrouvée nue contre lui, le plaisir qu'il lui avait procuré et le désir qu'elle n'avait pu empêcher de se former au creux de son ventre. Se giflant mentalement, elle força son visage à redevenir sérieux :

- Je vais chercher mes vêtements.

Elle se dirigea vers la porte mais sentit soudain la main du Serpentard attraper son poignet.

- Malefoy, j'ai dit...

- Je ne la laisserai pas rester longtemps.

- Si c'est ce qu'elle veut, répliqua-t-elle, tu n'auras pas de raison valable pour l'en empêcher.

- Je trouverai quelque chose. Il est tout simplement hors de question que tu restes plus de quelques heures dans cette cellule, c'est clair ?

Hermione ne put s'empêcher de sourire :

- Qui essayes-tu de convaincre ?

Comprenant qu'il prêchait un converti, Drago se détendit légèrement et sourit d'un air narquois :

- Ne me fais pas changer d'avis.

Hermione fit mine de verrouiller ses lèvres et d'en jeter la clé au loin d'un air espiègle.

- C'est mieux comme ça, ricana-t-il.

De retour dans la chambre, Hermione s'habilla et se laissa conduire à son cachot. L'humidité et la pestilence qui emplissaient les lieux l'irritèrent dès qu'elle y pénétra. Elle s'assit contre le mur, tandis que le cadenas se fermait du bout de la baguette d'aubépine de Drago. Elle lui fit un sourire peu convaincant.

- Ça ira ? demanda-t-il, bien qu'il se rendît compte de la futilité de sa question.

Elle hocha silencieusement la tête.

- Je vais remonter l'attendre. Je dirai à Paty de t'apporter de quoi déjeuner.

- Merci.

Le Serpentard quitta les cachots. L'attente fut très longue. Il guettait chaque bruit provenant de l'extérieur et le temps semblait passer au ralenti. Lorsqu'arriva treize heures, il s'installa au salon avec un livre. Mais il avait beau essayer de se concentrer, ni les phrases ni les mots n'arrivaient à prendre leur sens dans son esprit. Il ferma le livre d'un geste sec lorsqu'il entendit du bruit, mais ce n'était que Paty qui remontait des cachots. Drago constata avec contrariété que la Gryffondor n'avait pas touché au repas qu'il lui avait fait amener par l'elfe serviable. La créature lui lança un regard désolé en passant devant lui.

- Elle t'a dit quelque chose ? s'enquit le blond.

Paty secoua la tête de gauche à droite, puis retourna en cuisine. Alors que Drago s'apprêtait à descendre au sous-sol pour forcer la jeune fille à manger quelque chose, il entendit des coups sourds frappés contre la porte d'entrée. Surpris, il courut dans le hall et tourna la poignée massive. Pansy apparut sur le seuil, vêtue d'une robe noire épaisse, ses cheveux bruns et lisses tombant sur ses frêles épaules. Derrière elle, une pluie diluvienne inondait le jardin et les alentours. Elle pénétra à l'intérieur sans attendre et força Drago à refermer rapidement la porte.

- Comment as-tu fait pour passer le portail ? demanda-t-il.

- Bonjour, répliqua-t-elle tout en ôtant sa robe.

- Pansy...

Elle releva la manche de son pull. Son bras gauche arborait la marque noire, signe des Mangemorts.

- Tu es... balbutia Drago.

- Oui, moi aussi désormais.

Le jeune homme la regarda d'un air accablé. Malgré ses agissements cruels et son mauvais caractère, Pansy tout comme lui avait pris tout cela comme un jeu, mais n'avait jamais souhaité devenir une véritable Mangemort. Elle avait grandi. Elle était intelligente et ne voulait pas vivre une vie de peur et de servitude.

- Ne me regarde pas comme ça, Drago, dit-elle durement.

Le Serpentard comprit d'un seul regard que son amie d'enfance avait elle aussi changé, désabusée par ce qu'elle avait dû subir. Elle ne paraissait plus que l'ombre d'elle-même. L'ombre d'une jeune fille pétillante et avide de tout ce que la vie pourrait lui offrir un jour. Elle ne lui avait offert qu'une trace noire sur le bras et un destin de meurtrière.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici ? la questionna-t-il prudemment.

- Je viens te prévenir, dit-elle en avançant dans la pièce, lui tournant ainsi le dos.

- Tu peux être plus claire ?

- Tu te crois si intelligent, Drago ? dit-elle d'une voix qui paraissait étouffée.

Intrigué, il attendit quelques secondes avant de demander :

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

Il contourna la jeune fille et constata avec surprise que des larmes à peine visibles coulaient le long de ses joues.

- Ils savent tout, murmura-t-elle d'une voix faible. Tu dois partir Drago, maintenant. Ou bien ils te tueront.