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Chapitre 24

Le feu de la cheminée crépitait doucement, apportant un faible réconfort au salon des Tonks, où l'ambiance était au comble de la tension. Hermione, assise dans l'un des fauteuils beiges, gardait les poings serrés sur ses genoux. Elle fixait la table basse avec une telle obstination qu'elle paraissait vouloir l'ensorceler par la seule force de ses pensées.

Dans un coin de la pièce se tenait Drago, appuyé nonchalamment contre le mur de pierre. Il avait les bras croisés sur son pull et semblait mettre un point d'honneur à afficher un air parfaitement indifférent à tout ce qui l'entourait.

Assise sur le canapé, Andromeda tenait entre ses mains une petite tasse de porcelaine, emplie d'un thé déjà froid qu'elle n'avait pas encore touché. A ses côtés, les yeux dans le vague, était assis Remus Lupin. Sa robe noire miteuse pendait sur ses épaules affaissées.

- Pour la dernière fois, murmurait-il avec un air de fatigue, comment est-ce qu'on en est arrivés là ?

Hermione soupira et se prit la tête entre les mains. Depuis que le loup-garou avait fait irruption en plein déjeuner, elle et Andromeda tentaient vainement de lui expliquer la raison de la présence de la jeune fille. Quant à celle de Drago, le mieux qu'elles avaient réussi à faire avait été d'empêcher Remus de lui jeter un sort. A peine avait-il posé les yeux sur le Serpentard qu'il avait fait jaillir sa baguette dans le but évident de combattre celui qu'il avait pris pour un intrus. Hermione s'était interposée de justesse.

- Nous vous avons déjà tout expliqué, marmonna-t-elle en lui jetant un coup d'œil à travers ses mains.

- Hermione, s'insurgea Remus en se penchant vers la jeune fille, je suis venu pour voir ma femme enceinte. Et voilà que je tombe sur toi, qui aux dernières nouvelles avait été capturée par des rafleurs. Sais-tu qu'Harry et Ron sont à ta recherche ? Ils ont refusé de nous dire quoique ce soit sur les raisons pour lesquelles vous bourlinguiez tous les trois, Merlin seul sait où. Mais ils ont tout arrêté depuis que tu as été enlevée. Ils sont terrés chez Bill et Fleur. Ils n'ont plus que cette idée en tête, te retrouver par tous les moyens ! Et voilà que je te découvre chez ma belle-mère, accompagnée d'un Mangemort !

- Je n'ai jamais souhaité tout ça ! s'indigna Hermione, tremblante de frustration. Si j'avais pu trouver un moyen...

Cela faisait trois jours que les deux jeunes sorciers se trouvaient chez les Tonks, attendant patiemment que quelqu'un prît contact. Nymphadora avait été mise au courant de la situation et s'était révélée plus tolérante que sa mère concernant son cousin.

- Je t'ai observé de nombreuses fois à Poudlard, lui avait-elle avoué avec un sourire espiègle. J'ai bien vu que tu n'avais rien d'un vrai Mangemort. Je suis une Auror et je les connais mieux que quiconque. « Ce petit prétentieux de Drago qui veut jouer dans la cour des grands va vite se brûler les ailes. » Voilà ce que je me suis dit durant toute cette année.

Hermione, une fois de plus, avait dû s'interposer entre les deux cousins, le Serpentard ayant très peu apprécié de se faire traiter de petit prétentieux par une sombre inconnue qui se prétendait sa cousine. Tonks avait par la suite expliqué à Hermione que le soir de l'invasion du château par les Mangemorts, le soir de la mort de Dumbledore, Drago avait été le seul à n'attaquer personne. Elle l'avait vu se faufiler d'un air effrayé parmi les combats, entre les corps allongés.

- Il avait peur, avait-elle dit plus sérieusement. Mais il avait encore plus peur des Mangemorts que de nous. Je ne dis pas qu'il est inoffensif. Je ne dis pas non plus qu'on peut le laisser sans surveillance. Mais je pense que nous devrions le protéger.

Hermione s'était sentie infiniment soulagée par les paroles de la métamorphomage. Chassant ces pensées de son esprit, elle se redressa dans le fauteuil et reprit son calme.

- Remus, dit-elle d'une voix plus douce, je crois que vous devriez aller voir Tonks. Elle doit vous attendre.

Le sorcier sembla se calmer légèrement. Son visage se détendit un peu lorsqu'il acquiesça d'un signe de tête. Il se leva en silence et se dirigea vers les escaliers dont il gravit les marches sans bruit, laissant les autres protagonistes de la scène murés dans un silence gênant.

- Quelle réussite ! ironisa brusquement Drago.

- Il faut le comprendre, répondit Hermione. Il ne s'attendait pas à tout ça. Je suis sûre qu'ils me croyaient presque tous morte.

- Et le contraire a l'air de le rendre fou de joie !

- Tu ne sais pas de quoi tu parles ! s'exclama-t-elle. Tu ne le connais pas !

- Drago, ces derniers jours n'ont été faciles pour personne, articula posément Andromeda. Ne fais pas l'erreur de penser que tu es le seul à pâtir de la situation. Je comprends ce que tu ressens mais en vouloir à la terre entière ne te sera d'aucune utilité.

Le jeune homme fronça les sourcils mais n'osa pas répliquer. Le ton de sa tante, bien que calme, imposait étrangement le respect. Il avait l'impression d'entendre sa mère lui parler, ce qui provoquait chez lui un sentiment qu'il n'aurait su qualifier. A la fois agréable et insoutenable. Il se détacha du mur et s'avança lentement vers le feu.

Hermione poussa un soupir en le suivant des yeux. Elle ne connaissait que trop bien la fierté de Drago et ne doutait pas un seul instant du supplice que cela devait représenter pour lui d'attendre que des personnes qu'il détestait par-dessus tout décident de son sort.

- Sois patient, lui dit-elle en se levant à son tour.

Le Serpentard se retourna vers elle et plongea ses yeux dans les siens. La jeune fille sentit des frissons parcourir son dos comme une agréable vague. Elle détourna le regard, priant pour que le feu qu'elle sentait dans ses joues ne soit qu'un effet de son imagination.

- Tu as chaud, Granger ? lança le blond qui semblait avoir lu dans ses pensées.

Son sourire en coin n'échappa pas à Hermione qui lui jeta un regard noir. Elle se retourna vers Andromeda mais constata avec soulagement que cette dernière s'était levée du canapé et s'occupait à débarrasser la table. Elle ne semblait pas avoir prêté attention à leur manège. Rassurée, Hermione se précipita pour l'aider à ôter les couverts. Elle observa un instant leur hôte qui faisait flotter les assiettes dans les airs à l'aide de sa baguette et ressentit de nouveau une tristesse infinie s'emparer d'elle en songeant à sa propre baguette perdue.

La tante de Drago disparut dans la cuisine et la Gryffondor s'apprêtait à la suivre, lorsqu'elle sentit une respiration étrange dans son cou. Puis des lèvres qui y déposaient un léger baiser et des mains enserrant sa taille avec douceur. Elle tressaillit et faillit faire tomber l'un des verres qu'elle tenait à la main.

- Malefoy ! s'exclama-t-elle dans un souffle. Qu'est-ce que tu fabriques ?

Mais le blond n'avait aucune envie de lui répondre, trop occupé à lui caresser les hanches et à lui embrasser la joue. Sentant son corps réagir, elle tenta vainement de se dégager :

- Arrête tout de suite ! Imagine qu'on nous surprenne !

Drago la lâcha avec un soupir.

- Tu n'es pas drôle, murmura-t-il à son oreille.

- Je n'ai jamais prétendu que je l'étais ! répliqua-t-elle sans se dérider le moins du monde. Et je ne t'ai jamais donné l'autorisation de me toucher ou de m'embrasser quand ça te chante !

- Comme si tu n'en mourais pas d'envie, ricana-t-il en haussant les sourcils.

- Je...

Un claquement de porte à l'étage les obligea à s'écarter brutalement l'un de l'autre. Des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers et la silhouette de Remus Lupin apparût bientôt au bas des marches. Hermione adopta un air nonchalant, les mains crispées sur les verres à pied. Le loup-garou l'observa un moment, puis haussa les sourcils d'un air interrogateur.

- Tu as besoin d'aide, Hermione ?

Se rendant compte qu'elle le fixait avec insistance, elle sursauta et marmonna :

- Non ! Non merci Remus, je...

Puis elle se dirigea vers la cuisine où elle faillit percuter Andromeda qui s'apprêtait à en sortir. Une fois seule dans la pièce, elle alla directement poser les verres dans l'évier et ouvrit le robinet. Elle glissa ses mains sous l'eau froide et se tamponna légèrement le visage pour retrouver ses esprits. Plongée dans ses pensées, elle n'entendit pas Drago qui l'avait suivie, les serviettes en tissu à la main.

- Tiens, Granger, tu avais oublié ça.

Elle se retourna brusquement et lui lança un regard noir.

- Ils sont en train de parler de moi, expliqua-t-il en jetant un coup d'œil vers la porte qu'il avait refermé derrière lui.

Il haussa les sourcils et croisa les bras en signe de détachement.

- Tu ne devrais pas te comporter comme ça, Malefoy.

- Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, ça m'est égal.

Un silence s'abattit sur la pièce, seulement troublé par les murmures qui leur parvenaient du salon. Hermione croisa les bras à son tour, sous l'œil circonspect du blond. Il ne pouvait s'empêcher de remarquer les changements dont la jeune fille avait été l'objet en seulement trois jours. Son teint était devenu plus coloré, ses cheveux plus brillants. Ses joues paraissaient nettement moins creuses et son regard n'était plus entravé par la peur ou l'inquiétude. Nymphadora lui avait prêté quelques vêtements, dont le jean et le pull rouge échancré qu'elle portait à ce moment-là et qui rehaussait le brun de ses yeux.

Drago, quant à lui, avait hérité lui aussi de quelques pulls et pantalons en velours ayant appartenus à son oncle. Ils lui allaient un peu grand mais il devait s'en contenter pour l'instant, faute de mieux.

- Tu dois les comprendre, reprit Hermione d'un ton las. Nous sommes en guerre. La présence d'un Mangemort parmi nous est un sujet on ne peut plus délicat.

- Si ça te gêne tant, je n'ai qu'à partir !

- Ne sois pas de mauvaise fois ! se récria-t-elle. J'essaye simplement de te faire comprendre.

- Granger, soupira-t-il, tu sais très bien que je ne demande rien. Je n'ai aucune envie de prendre part à votre combat.

- Alors, commença-t-elle, tu n'es là que pour avoir une protection ?

- Ça a l'air de te poser un problème, dit-il avec un sourire moqueur.

- Pas du tout, riposta-t-elle en le défiant du regard.

- Tu ne sais pas mentir, dit-il en se rapprochant légèrement.

Hermione s'adossa contre le plan de travail et détourna de nouveau les yeux. Il se pencha vers elle et lui murmura à l'oreille :

- Je suis là avant tout parce que je n'en ai pas fini avec toi, Granger. Peu importe ce que tu peux dire ou tenter de me faire croire.

Surprise et contrariée, la Gryffondor se sentit rougir. Elle avait la désagréable sensation qu'il était capable d'entendre toutes ses pensées. Et cela la frustrait plus que de mesure. Drago l'embrassa dans le cou, puis remonta vers ses lèvres roses qu'il saisit avec douceur. Lorsqu'il l'entendit pousser un soupir de contentement, il passa une main derrière sa nuque, l'autre dans son dos, et l'attira contre lui avec fermeté. Hermione se laissa faire sans protester, incapable de se détacher de cette sensation de plaisir qu'elle sentait se propager dans chaque parcelle de son corps. Ce fut le Serpentard qui la libéra lui-même de son étreinte, la dévisageant d'un air satisfait :

- Où est passé ta prudence, Granger ? Et si quelqu'un nous surprenait ?

- Je te déteste, murmura-t-elle sans grande conviction.

- Je t'avais dit que tu finirai par tomber dans mes bras, claironna-t-il en se dirigeant vers la table de la cuisine sur laquelle trônait une corbeille de fruits.

Il se saisit d'une pomme et croqua dans la peau verte qui luisait sous les lueurs du soleil qui filtraient à travers la fenêtre.

- Hermione ! Drago !

La voix d'Andromeda résonna à travers la porte close. L'interpelé lança un coup d'œil railleur à la jeune fille et, tout en croquant de nouveau dans la pomme, il ouvrit le battant et se rendit dans le salon. Serrant les poings, Hermione le suivit. Remus et Andromeda les attendaient, tous deux assis sur le canapé.

- Très bien, Hermione, commença leur ancien professeur en se levant, tu vas venir avec moi.

- Pardon ? demanda-t-elle, interloquée.

- On ne peut pas faire attendre Harry et Ron plus longtemps, déclara-t-il avec un franc sourire. Ils sont fous d'inquiétude. Et je ne te parle pas de Molly et Arthur.

- Mais... balbutia-t-elle.

- Remus, intervint Andromeda, laissez-lui quelques minutes. Ce sera sûrement très éprouvant pour tout le monde.

- Bien sûr, concéda-t-il en se raclant la gorge.

- Mais, répéta la jeune fille, et Malefoy ?

Elle tâcha de prendre un air détaché en guettant la réaction du loup-garou. Ce dernier jeta un coup d'œil au Serpentard avant de répondre.

- Il restera chez sa tante le temps que je convoque tout le monde au nouveau quartier général. Nous prendrons une décision tous ensemble.

- Prenez votre temps, fulmina le concerné.

- Tu n'es pas en position pour te plaindre, répliqua Remus. Si tout ce que tu prétends est vrai, tu es en danger tout comme nous. Peut-être même plus que nous.

Hermione jeta un regard alarmé à Drago qui l'observait sans mot dire.

- Prépare-toi à partir, Hermione, recommanda Lupin. Je vais dire au revoir à Nymphadora.

Tremblante, la Gryffondor le regarda monter les escaliers avec impuissance. Une foule de sentiments se bousculaient dans son esprit et elle se sentait trop hébétée pour parvenir à y mettre bon ordre. Elle se dirigea comme un automate vers la chambre d'amis où se trouvaient ses affaires. Un bruit de pas dans son dos lui indiqua qu'on la suivait et elle n'avait aucun mal à deviner de qui il s'agissait. Une fois dans la pièce, elle entendit la porte se refermer derrière elle, mais n'osa pas se retourner. Elle ouvrit l'armoire et en sortit ses maigres affaires, ainsi que le sac ensorcelé.

- Tu pourrais au moins me regarder, Granger.

A contrecœur, elle se retourna pour faire face à Drago qui la dévisageait d'un air amusé.

- Tu n'as pas l'air ravie de retrouver tes amis, commenta-t-il.

- Oh, tais-toi ! s'exclama-t-elle en fourrant rageusement les vêtements dans une petite valise qui se trouvait là.

Elle ouvrit ensuite la besace et plongea sa main à l'intérieur. Lorsque ses doigts rencontrèrent enfin la couverture de cuir qu'elle cherchait, elle tira dessus avec force et sortit du sac le carnet de Regulus Black. Elle le contempla un moment puis le glissa sous les vêtements avec précaution. Elle ferma ensuite la valise et la posa sur le sol, près de la porte. Elle s'appuya contre le mur et observa la chambre en poussant un soupir.

- Ce n'est pas la peine de faire cette tête d'enterrement, ricana Drago.

- Malefoy, tu m'exaspères !

- Toi aussi, Granger, répliqua-t-il. Tu devrais être heureuse.

- Crois bien que je le suis ! Ce n'est certainement pas ça le problème. C'est toi !

- Et que me vaut ce privilège ?

- Tu n'en as peut-être rien à faire que je parte, mais...

- Rien à faire ?

Le visage de Drago, qui jusque-là affichait une expression moqueuse, devint soudainement plus sérieux.

- Oui, le défia-t-elle.

Il s'avança vers elle et posa ses mains contre le mur, de part et d'autre de la jeune fille, qui le dévisageait d'un air parfaitement déconcerté. Ses boucles brunes et lisses encadraient son visage et semblaient une véritable provocation pour le jeune homme qui mourrait d'envie de plonger ses mains dans cette chevelure épaisse. Les joues rouges et les yeux brillant, elle semblait totalement inconsciente de l'effet qu'elle produisait sur lui, ce qui avait le don de l'agacer au plus haut point.

- Ecoute-moi attentivement, Miss Je Sais Tout. Si Weasley s'avise de te toucher, je lui ferai avaler sa goule à une telle vitesse qu'il en regrettera amèrement le jour où il crachait des limaces.

- Qu'est-ce qui te prend ?

- Je n'ai pas de comptes à te rendre, dit-il. C'est juste un avertissement.

Consternée, Hermione hocha docilement la tête. Le Serpentard se détendit légèrement et la plaqua avec douceur contre le mur. Elle hésita puis posa lentement sa tête contre son épaule. Elle huma un instant son odeur et apprécia la chaleur de son corps et le sentiment de protection qu'elle ressentait. Elle n'aurait jamais cru cela possible. Et la pensée qu'elle devait le quitter lui fit plus de mal qu'elle ne l'avait imaginé. Elle sentit sa gorge se nouer sous l'effet de la tristesse et se demanda vaguement ce que cela signifiait. Mais aussi étranges et forts que pouvaient être les sentiments qu'elle ressentait, elle n'avait aucune envie d'y réfléchir. Aucune envie de les définir.

Des bruits de pas dans la pièce principale les ramenèrent à la réalité. Ils se détachèrent l'un de l'autre et Hermione attrapa sa valise.

- J'arriverai à les convaincre, assura-t-elle en retrouvant son sérieux. Ce n'est qu'une question de jours.

- Je ne suis pas pressé, répondit-il d'un ton sarcastique.

- Je l'espère, répliqua-t-elle. Moi non plus je n'en ai pas terminé avec toi, Malefoy.

Elle se dressa sur la pointe des pieds et l'embrassa furtivement. Puis elle ouvrit la porte avant qu'il n'ait eu le temps de répondre et se glissa par l'entrebâillement. Lupin l'attendait près de l'entrée. Elle traversa les quelques mètres du salon tandis qu'Andromeda leur ouvrait la porte. Les rayons du soleil s'infiltrèrent à l'intérieur. Hermione sentit la brise s'engouffrer par l'ouverture et caresser son visage. Elle se retourna une dernière fois pour dire au revoir à la mère de Tonks et la remercier pour son accueil. Tandis que cette dernière la serrait dans ses bras, elle jeta un regard vers Drago qui n'avait pas quitté la chambre d'amis. Appuyé contre l'encadrement de la porte, il l'observait, un sourire arrogant sur les lèvres.

- Prends soin de toi, lui dit Andromeda en lâchant son étreinte.

- Merci pour tout. Je vous ferai ramener la valise.

Elle sortit sur le palier, frissonnant de peur et d'excitation. Ce ne fut que lorsque la porte d'entrée claqua dans son dos qu'elle réalisa réellement qu'elle allait retrouver ses meilleurs amis. Et bien que l'idée de quitter le Serpentard lui était à son grand dam tout juste supportable, la perspective de les revoir enfin l'emplit d'un bonheur au bas mot incomparable. Lorsque Remus lui avait annoncé qu'il avait de leurs nouvelles et qu'ils se trouvaient tous deux en sécurité, un immense soulagement l'avait submergée. Ils étaient sains et saufs. Ils étaient tous sains et saufs et elle était enfin sur le point de les revoir, chose dont elle n'aurait absolument pas juré quelques jours auparavant. Serrant le bras du loup-garou, elle attendit avec impatience la sensation familière qui les entraînerait vers la Chaumière aux Coquillages.