Chapitre 2.
Son fils se rua sur elle, encercla sa cuisse de ses petits bras, tandis que Emy hurlait de peur suppliant les agents de laisser sa maman tranquille. Une femme sortie de nulle dépassa le groupe puis saisit le petit garçon afin de l'éloigner de sa maman et retint Emy d'un bras qui fonçait vers Felicity qui tentait de se libérer de la poigne des agents afin de rassurer ses enfants qui hurlaient de terreur.
Un des agents la tira vers lui avec force manquant de la faire perdre l'équilibre, il la traîna ensuite de force à l'extérieur, lui bloquant la vue de ce qui se passait chez elle. L'agent du FBI féminin lui dictait ses droits mais Felicity n'entendit rien, tout ce qu'elle entendait était les hurlements de ses enfants et la voix de sa fille criant à cette femme de la lâcher.
La porte se referma dans un claquement, rompant le lien qu'elle avait encore avec ses enfants avant qu'elle ne fut traînée de force jusqu'à l'ascenseur entouré des trois agents du FBI. Les deux hommes la tenant fermement, la femme les suivants. Elle n'avait aucune chance de s'échapper.
« Qu'allez-vous faire d'eux ? » Cracha-t-elle avec dédain à la femme lui faisant face.
« Madame Fisher va les emmener au centre social. Une fois que nous serons sûrs que votre mari et votre famille ne sont pas impliqués dans ce complot, nous les contacterons afin qu'ils viennent les récupérer. » L'informa-t-elle sur un ton formel.
« Nous n'avons rien fait. Je n'ai rien fait. Vous faites erreur. » Dit Felicity avec conviction.
« Nous verrons. » Répondit l'agent avant que les portes de l'ascenseur ne s'ouvrent.
Felicity les suivit sans se débattre, à quoi bon ! Elle savait que ça n'aurait servi à rien. Les deux hommes lui enserraient les biceps avec force, elle était prise au piège et n'avait aucun échappatoire.
Elle fut emmener vers un énorme SUV noir stationné devant l'entrée du bâtiment. L'un des agents la poussa à l'intérieur sans aucune délicatesse tandis que le second homme fit le tour et s'installa sur le siège à côté d'elle. Deux minutes plus tard la voiture démarra et Felicity regarda l'entrée de son immeuble s'éloigner de son champ de vision.
Ils ne mirent pas longtemps avant d'arriver à l'enceinte du FBI où elle fut installée dans une salle équipée d'une table et de deux chaises. L'un des agents lui retira les menottes avant de lui indiquer la chaise d'un geste de la main. Elle se massa doucement les poignets, les doigts tremblant avant de prendre place.
L'agent prit place face à elle, elle entendit la porte s'ouvrir, puis se refermer et la femme qui l'avait trimballé jusque là avec les deux autres s'installa à son tour, posant un dossier portant son nom sur la table.
Elle ouvrit le dossier et balança quelques feuilles à Felicity qui y risqua un œil. Elle était accablée en voyant ce qu'elle avait sous les yeux. Des tas de mails qu'elle aurait échangé avec un certain Nacer Rissen. Des images d'un nouveau prototype de bombes. Des photos de lieux touristiques.
« Madame Queen vous allez nous dire où aura lieu la prochaine attaque terroriste ! Ainsi que les dégâts que pourraient provoquer cette bombe. »
« Je... je n'en ai aucune idée... je veux dire... je ne sais pas d'où viennent ces mails... je n'ai jamais échangé avec ce type. » Leur expliqua Felicity avec peu d'assurance ne comprenant absolument pas ce qui lui arrivait.
« Vous ne savez pas ? Pourtant tout ça. » Dit-elle en pointant le tas de feuille répandues devant Felicity. « Viens de votre ordinateur personnel. De plus FQ c'est bien vous non ? »
Felicity écarquilla les yeux de stupeur. Elle ne comprenait rien, ne savait pas d'où tout cela provenait. Ils faisaient erreurs c'était forcément ça. « Je ne comprends pas... » Souffla Felicity.
« Vous ne comprenez pas quoi ? » S'énerva l'agent masculin. « Nous avons les preuves ici que vous faîtes partie de ce complot. » Dit-il en élevant la voix. « Alors vous allez tout nous raconter depuis le début. Où avez-vous rencontré ce Rissen ? Où se trouve cette bombe à l'heure actuelle ? »
« Je... je ne sais pas. » Cria Felicity. « Je ne sais pas... je veux un avocat. » Quémanda-t-elle à bout de souffle.
« Vous n'êtes pas en droit de demander quoi que ce soit. » Lui répondit l'homme devant elle avec dédain. « Répondez à nos questions ! »
Felicity passa ses mains sur son visage, essayant les larmes qui s'étaient échappées de ses yeux. Elle n'avait rien fait, n'avait aucune connaissance de ces échanges et encore moins de cette bombe qui à priori semblait déjà opérationnelle.
« Puis-je les lire ? » Demanda-t-elle en fixant les documents.
« À quoi bon. » Répondit la femme. « Vous les connaissez déjà puisque c'est vous qui avez répondu. » Lui asséna-t-elle l'air mauvaise.
« Non...non je n'ai pas échangé avec ce type, je ne sais rien. » Se défendit-elle avec hargne.
Elle s'adossa à sa chaise et fixa les deux agents avec colère.
« Madame Queen, croyez-nous, c'est dans votre intérêt de coopérer. Vous avez deux jeunes enfants, si vous nous dîtes avoir fait ça sous la contrainte, nous vous aiderons. Nous ferons en sorte que votre peine soit réduite au minimum afin que vous puissiez profiter un peu de vos enfants. Pensez à eux. » Lui dit l'agent masculin.
« Je le répète, je n'ai rien fait. Je ne sais rien. » Hurla-t-elle. « Je vous en prie vous devez me croire. »
« Alors comment est-ce arrivé dans votre ordinateur ? Par magie ? » Se moqua l'agent.
« Je ne sais pas... mais ce n'est pas moi. »
La femme perdit patience. Elle se leva, rassembla les documents qu'elle replaça dans le dossier avant de le claquer sur la table. Le bruit raisonna dans la pièce faisant sursauter Felicity.
« Madame Queen, si nous n'arrivons pas à trouver cette bombe, vous aurez sur la conscience la mort de milliers de personnes. » Lui claqua-t-elle. « Qu'allez-vous dire à vos enfants à ce sujet ? Que va devenir votre entreprise après un tel coup ? » Lui demanda-t-elle en la toisant de toute sa hauteur.
Felicity baissa la tête et l'attrapa entre ses mains, tira sur ses cheveux. Ça faisait des heures qu'elle était là, qu'ils la cuisinaient mais elle ne savait rien. Elle releva la tête, frotta ses yeux, souffla.
« Croyez-moi madame que si je le savais vous le saurez, hors ce n'est pas le cas. Je ne sais rien. »
« Qui protégez-vous ? Qui est à vos yeux plus important que vos enfants, que votre famille ? »
« Personne... ils sont tout ce qui compte. » Pleura-t-elle.
« Alors dîtes-nous où est la bombe et qui est ce Nacer ! »
« Je n'en sais rien. » Sanglota Felicity à bout de nerf. Tout ce qu'elle voulait c'était retrouver sa famille, se pelotonner contre le torse de son mari. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait. Quelqu'un l'avait piégé mais qui ? Une main fut poser sur son épaule la sortant de sa torpeur.
« Madame Queen vous allez être mise en détention provisoire à la prison de Central City en attendant votre procès. » Lui dit l'agent masculin en la soulevant.
« Non... » Cria Felicity. « Je suis innocente. Je suis innocente. » Plaida-t-elle.
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Oliver discutait avec les Russes depuis une bonne heure maintenant, il était proche d'obtenir la signature de ce contrat. Il avait fait le déplacement jusqu'à Washington afin de les rencontrer. Oliver les avait déjà rencontré dans leur pays quelques mois plus tôt afin de discuter des termes du contrat. Il était convenu qu'ils se réunissent en Amérique pour la signature et ils y étaient. Il regarda sa montre discrètement. Il était près de dix heures. Il avait fait le plus gros du travail et il espérait pourvoir rentrer en milieu d'après-midi afin de profiter un peu de sa femme.
Il discuta encore un moment avec eux quand enfin le pdg attrapa la pile de document et y apposa sa signature. Oliver laissa sortir un souffle qu'il ne savait pas qu'il retenait et offrit aux membres devant lui un sourire. Le pdg Russe fit une dernière signature avant de glisser les documents vers Oliver qui les signa à son tour. L'affaire était réglée et avait prit moins de temps que prévu.
Le pdg se leva et lui demanda s'il acceptait de déjeuner avec eux. Oliver était prêt à décliner mais il venait de leur faire signer un contrat qui rapporterait des millions à QC alors il accepta avec un sourire feint. Ils suivit le petit groupe dans le prestigieux restaurant se situant quatre niveau plus bas. Il sortit son téléphone de sa veste, avant de la confier au maître des lieux. Il s'excusa auprès du groupe puis s'isola pour consulter son téléphone.
Quatre appels manqués de sa mère et plusieurs message lui demandant de la rappeler rapidement. Son rythme cardiaque s'emballa à la vue de ce message comprenant que quelque chose se passait.
« Maman... » Dit Oliver quand elle décrocha.
« Oliver il faut que tu rentres. Felicity a été arrêté... »
Oliver entendit les voix de ses enfants en fond sonore. Il soupira de soulagement. Ses enfants étaient avec sa famille.
«Pourquoi ? »
« Mon dieu Oliver... pour complot terroriste.»
« J'arrive... je reprends le jet. Je serai là dans deux heures au plus tard. » L'assura-t-il avant de raccrocher.
Il se rapprocha du groupe et leur expliqua que suite à une urgence il devait rentrer. Il garda un ton calme et serein tout du long ne voulant pas montrer son inquiétude.
Il sauta dans un taxi et le pria de l'emmener rapidement à l'aéroport. Il appela le pilote et lui demanda se de tenir prêt à décoller dans les plus bref délais. Il organisa son départ précipité en cinq minutes.
Une tonne de questions afflua. Pourquoi ? Comment ? Il connaissait sa femme et était certain qu'elle n'y était pour rien. Ça ne lui ressemblait pas. Felicity aidait les personnes les plus démunies depuis des années. Tout les projets de QC étaient développés pour aider la population la moins aisée. Impossible qu'elle soit à l'origine d'un complot.
« Vous ne pouvez pas aller plus vite. » Demanda-t-il au chauffeur.
« Désolé monsieur, je respecte le code. »
Oliver lui jeta une poignée de billets et lui demanda d'accélérer, ce que le chauffeur fit.
Voila ce second chapitre alors vous en pensez quoi ? Felicity est dans la panade jusqu'au cou. Est-ce que le standing et l'argent des Queen va la sortir de ce mauvais pas ? J'attends vos réactions avec impatience. N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire positif ou négatif qu'importe tant que c'est constructif et pas méchant.
