Merci à tous et toutes de me lire. Merci de m'avoir laissé des commentaires. Merci au guest à qui je ne peux pas répondre.

Voici la suite qui répondra peut-être aux questions auxquels vous vous posez. Bonne lecture.

Back at home saison 2 chapitre 3.

Ça avait été les deux heures les plus longues de sa vie. Il n'avait cessé de ruminer sur la situation, se posant tout un tas de question.

Il poussa la porte de manoir et y pénétra. Il n'eut pas le temps de faire un pas de plus dans l'entrée que déjà ses enfants étaient sur lui. Il se baissa et les serra fortement dans ses bras. Il déposa un baiser sur leur tête avant de les écarter doucement de lui. Son cœur se serra à la vue de Emy qui avait les yeux rougis par les larmes.

« C'est de ma faute papa. » Souffla-t-elle avant d'éclater en sanglot. Oliver la serra de nouveau contre lui, la berçant contre son torse avant de lever la tête vers sa mère.

« Ils étaient présent... Felicity a été arrêté chez vous. » L'informa-t-elle en s'avançant vers eux. Elle souleva Angel qui se nicha contre son cou. Il était celui qui avait le moins pleuré depuis leur arrivé au manoir. Il avait joué avec Raisa et mangé d'un bon appétit, ce qui avait rassuré Moira.

Par contre Emy n'avait rien avalé et n'avait fait que clamer sa responsabilité.

« Emy ? » L'appela Oliver voulant en savoir un peu plus mais devant l'air qu'affichait sa mère, il s'abstint de poser des questions. Il la serra plus fortement et lui chuchota que tout irait bien. Qu'il était là et que rien ne pourrait leur arriver. « Ma poupée, papa doit discuter avec mamie et papy. Est-ce que tu veux bien aller avec Raïsa et Angel ? » Lui demanda-t-il avec douceur. Elle hocha la tête contre son cou avant de relâcher doucement la pression qu'elle exerçait autour du cou d'Oliver. Il passa ses pouces sur ses joues afin d'effacer les larmes qui les dévalaient. « Je vous retrouve dans quelques minutes d'accord ? » La petite fille hocha de nouveau la tête avant de saisir la main que lui tendait Raïsa.

Oliver suivit sa mère dans le bureau du rez-de-chaussé où la voix de Walter lui parvint. Sa mère frappa avant de passer sa tête dans l'entrebâillement de la porte puis elle entra dans la pièce.

« Alors ? » Demanda Moira à Walter.

Il regarda tour à tour Moira et Oliver avant de poser une fesse sur le bureau.

« Jean vient de m'avertir que Felicity a été transférée à la prison de Central City. Je suis désolé Oliver. Nous avons été avertis très tardivement. »

« Comment est-ce possible ? » Demanda Oliver en tombant sur l'une des chaises en cuir. « Ils l'ont arrêté ce matin, elle n'a pas eu de procès... et quoi encore ? Ah oui mes enfants sont traumatisés ! Que s'est-il passé ? »

« Tout ce que nous savons c'est que Felicity a été arrêtée chez vous un peu avant huit heures... les enfants ont été emmenés dans un service social. Nous les avons récupéré là-bas un peu avant onze heures. » L'informa sa mère.

Oliver se frotta le visage. C'était un cauchemar sans nom et il comprenait pourquoi ses enfants semblaient si perturbés, notamment Emy. « Pourquoi Emy pense-t-elle que c'est de sa faute ? »

« Elle nous a dit avoir désobéi à Felicity ce matin. Elle n'a pas voulu s'habiller et Felicity s'est fâchée. »

« Bon sang... » Dit Oliver en tapant sur le bureau, comme s'il n'en avait pas assez. Sa petite fille se croyait coupable alors qu'elle n'avait rien fait. Il voulait la retrouver et la réconforter mais sa femme avait besoin de lui, bien plus que Emy qui pour le moment recevait de l'attention de la gouvernante qui devait les choyer comme de précieux joyaux. « Felicity doit être terrorisée. Il est hors de question qu'elle passe la nuit là-bas. Elle n'a rien fait bordel. Elle n'est pas coupable de ça. C'est... c'est impensable. »

« Ils ont des preuves Oliver. » Lui dit Walter. « Des échanges de mails, des plans de bombes et je ne sais quoi encore. »

« J'appelle Laurel. Elle sera quoi faire. Pas que Jean soit incompétente mais Laurel est procureur et à des contacts. » Dit-il en sortant son téléphone.

Il raccrocha après s'être entretenu dix minutes avec Laurel sous les regards soucieux et interrogateurs de ses parents.

« Alors ? » Le pressa sa mère quand il eut raccroché. « Qu'a-t-elle dit ? »

Oliver passa ses mains sur ses yeux pour chasser les larmes qui menaçaient de tomber. Il ne devait pas flancher, il devait être fort pour sa famille.

« Qu'ils étaient en droit de l'envoyer là-bas sans procès. » Dit-il avec hargne. « Le procureur de Central City est un de ses amis. Elle va voir avec lui si je peux rendre visite à Felicity rapidement. »

« Et c'est tout ? » Demanda de nouveau Moira qui se sentait démunie face à la situation.

« Pour le moment c'est tout ce qu'elle peut faire. Elle va étudier son dossier aussi... je... j'ai besoin d'air. » Dit-il se sentant sur le point de craquer.

Oliver prit place sur l'un des bancs surplombant le jardin et fixa l'horizon, réfléchissant. Pour le moment tout ce qu'il savait c'était que le poste de travail de sa femme, la PDG de Queen Consolidated contenait des échanges de mails avec un supposé terroriste. Il était certain que Felicity n'avait rien à voir la dedans, elle avait été piégée. Par qui ? Pourquoi ? Il regarda l'écran de son téléphone, son pouce frôla la touche d'appel avant qu'il ne se résigne. Il ne pouvait pas appeler Dig pour le moment, pas avant d'en savoir plus. Il était en vacance avec Lila et leurs enfants Sara et John junior depuis moins de trois jours. Ils méritaient ses vacances, ils en avaient besoin.

Il souffla un grand coup, reprit une certaine contenance avant d'entrer dans le manoir où il retrouva ses enfants attablés à la cuisine, coloriant chacun de leur côté.

Emy releva la tête quand elle l'entendit entrer, arrêta son activité et courut vers lui.

« Papa, maman va rentrer ? »

Son cœur se brisa de nouveau en voyant l'espoir inonder les traits de sa petite fille.

Il avala durement sa salive, se mit à sa hauteur, attrapa ses petites mains, ancra son regard dans le sien. « Je te promets Emy que nous allons tout faire pour que maman revienne. » Il ne voulait pas lui mentir, ni lui donnait de faux espoir alors il ajouta. « Ça pourrait quand même prendre un moment. Maman est accusée d'avoir fait quelque chose de mal. »

« Mais maman est gentille... » Répondit la fillette d'une voix à moitié brisée.

« Je sais, chérie. Et je sais aussi qu'elle n'a rien fait, mais parfois la police ne cherche pas correctement et arrête des innocents. »

« Tante Mackenna aussi ? » Demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Oliver esquissa un petit sourire se voulant rassurant. « Non, pas tante Mackenna, parce que c'est la meilleure. » Dit-il avec conviction ne voulant pas que la petite fille se fasse de fausse idée sur sa tante.

« Alors peut-être que tante Mackenna peut libérer maman ? » Répondit-elle, une lueur d'espoir sur le visage.

« Ça ne fonctionne pas comme ça, chérie. Les policiers qui sont venus à la maison sont supérieurs à Mackenna. »

« C'était le FBI papa. C'était écrit sur leur costume. » Dit-elle avec de grand yeux. « Alors que Mackenna c'est SCPD. »

« Oui... ils sont différents et ont plus de pouvoir mon ange. »

« Mais le SCPD ils vont aider maman hein papa ? »

Oliver aurait aimer lui dire oui, mais Felicity et lui s'étaient promis de ne jamais mentir à leurs enfants.

« Non... ce sont les juges et les avocats qui vont aider maman maintenant, ainsi que papa. Papa va tout faire pour la sortir de là. Je te le promets. » L'assura-t-il en posant un baiser sur sa joue.

« Papa ? »

« Mhmm ? »

« J'ai pas été sage avec maman ce matin. » Dit-elle en reniflant. « Je ne lui ai pas obéit. Elle m'avait demander de m'habiller mais j'ai été méchante et elle a crié. C'est pour ça qu'ils l'ont emmené. »

« Non Emy. Mon dieu, non chérie. Tu n'y es pour rien. On n'arrête pas les papas et les mamans parce qu'ils lèvent un peu la voix sur leurs enfants ma poupée. Tu n'y es pour rien mon ange, d'accord ? »

Emy hocha la tête en guise d'acquiescement avant qu'Oliver ne la serre contre lui, se perdant dans l'odeur corporelle de sa fille.

« Papa ? »

La voix d'Angel lui fit relever la tête. Son petit garçon se tenait près d'eux, tapotant doucement sur son avant-bras, tenant une feuille dans l'autre main.

« Pour toi papa. »

Oliver attrapa la feuille, jeta un œil sur le dessin qu'avait fait son fils. Quatre personnages y étaient dessinés, une femme aux cheveux blond, une autre femme brune et deux autres personnage sans cheveux qu'il qualifiait d'homme entourant la jeune femme blonde qui était sans aucun doute Felicity.

Oliver attrapa son garçon et le serra contre lui. Son fils de trois ans avait reconstituer sa matinée. L'arrestation de sa maman.

Il ferma fortement les yeux. Ses enfants seraient traumatisés à vie. Ils avaient vécu quelque chose d'horrible. Comment ses agents avaient-ils pu leur faire une chose aussi ignoble ?

Il serra fermement les mâchoires avant de les relâcher et leur proposa une balade dans le jardin. Il devait égayer leur journée, devait tenter de leur faire oublier les dernières heures même si son cœur ni était pas.

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Oliver borda ses enfants, les embrassa une dernière fois avant de fermer la porte derrière-lui. Ils avaient fini par s'endormir après trois histoires, une multitude de câlins et de bisous. L'après-midi avait été longue, la plus longue de sa vie. Même sur l'île les journées n'avaient pas été aussi angoissantes. Il n'avait pas de nouvelle de sa femme, ni de Laurel. Il souffla un bon coup avant de prendre la direction de son ancienne chambre. Il avait décidé de rester au manoir, il était incapable de rentrer chez eux sans Felicity et ne voulait pas retourner au loft où la matinée de ses enfants avaient tourné au cauchemar. Il entra dans la cuisine où ses parents se tenaient. Walter était rentré une heure plus tôt de l'entreprise où il avait expliqué aux membres du conseil la situation. Chacun des membres avaient été estomaqués par les dire de Walter et l'avaient assurés qu'ils aideraient la famille à se sortir de ce faux pas. Il était ensuite allé rendre visite à Curtis et lui avait parlé de la situation en toute discrétion. Curtis s'était alors rendu dans le bureau de Felicity avec Walter mais il s'était vite aperçu que le contenu de l'ordinateur avait disparu. Le FBI avait récupérer toutes les preuves incriminant sa femme.

Oliver savait que sans le disque dur de l'ordinateur il serait coincé, sans ça il n'avait aucune chance de trouver un coupable surtout que Curtis aidé de Walter avait visionné des heures de vidéo-surveillance et n'avaient rien trouvé d'anormal. Tout ceux qui avait pénétré dans le bureau de Felicity était Felicity elle-même et des membres de la famille. Curtis avait fait la même vérification avec le bureau d'Oliver et avait trouvé le même résultat.

Ils n'avaient rien. Oliver poussa un soupir de frustration avant de sortir son téléphone de sa poche. Il n'avait plus le choix. Il avait besoin de Dig à ses côtés.

Il chercha son contact et patienta jusqu'à ce que la communication se fasse. Oliver lui exposa rapidement la situation avant de hocher la tête et raccrocher.

« Il sera là demain dans la journée. » Dit-il en s'adressant à Moira et Walter.

« J'ai prévenu Thea et Alex. » L'informa Moira en posant une main sur son bras. « Ils viendront demain pour s'occuper des enfants, pour leur changer les idées. »

« Ok... » Souffla Oliver.

« Tu devrais prévenir Tommy et Mackenna. » Lui dit doucement sa mère. « Tommy aimerait savoir. »

« Ils sont en lune de miel maman. Je ne vais pas leur gâcher ça. Il rentre la semaine prochaine. Je leur dirais à ce moment-là. »

« Bien mon chéri. » Répondit Moira.

« Je vais monter me coucher. » Dit-il après un moment.

Il pénétra dans son ancienne chambre, s'assit au bord du lit, attrapa le cadre sur la table de nuit qui abritait une photo de Felicity, Donna et lui. Il toucha le visage de sa belle-mère, tourna son visage vers l'extérieur. « Donna j'espère que de là où tu es tu veilles sur elle et la protèges. »

Il reposa ses yeux sur le cadre et laissa une larme s'échapper, puis une autre. Il reposa le cadre avant d'essuyer rageusement ses larmes. Il ne devait pas flancher, pas maintenant, jamais. Sa femme avait montré un courage incroyable depuis qu'ils étaient ensembles. Elle l'avait d'abord perdu, puis avait ensuite perdu Mathias. Il était revenu, avait été son salut. Il lui avait redonné vie quand tout lui semblait impossible. Ensemble ils avaient démasqué un réseau de kidnapping et grâce à ça, Felicity avait réussi à faire son deuil. Ils avaient eut des enfants merveilleux avant qu'une tragédie ne vienne de nouveau les percuter. Donna avait perdu la vie dans un accident de la route. Un chauffard ivre l'avait percuter alors qu'elle traversait.

Felicity avait eu du mal a accepté la mort accidentelle de sa mère et Oliver et sa famille avaient été très inquiet pour elle. Mais avec sa patience, son amour ainsi que celui de leur enfants, elle avait fait face. Et maintenant cette chose leur tombait dessus.

Oliver ne comprenait pas pourquoi la vie s'acharner de la sorte sur sa femme. Il voulait qu'on leur fiche la paix, qu'on la laisse tranquille. Elle méritait la paix après toutes les épreuves qu'elle avait traversé. Elle ne méritait pas le quart de ce qui lui était arrivée.

« Fichez-lui la paix. » Cria-t-il en tombant sur le sol, les larmes ravageant son visage.

Une vibration le sortit de sa torpeur. Il attrapa son téléphone dans la poche de son pantalon. Il ne connaissait pas le numéro mais décrocha.

« Oliver... »

Alors qu'en avez-vous pensé ? La petite Emy qui s'en veut... Angel qui n'a rien montré mais qui est tout de même traumatisé du haut de ses 3 ans. Oliver qui est un peu coincé au manoir ne pouvant rien faire de plus pour le moment ! Avez-vous eu des réponses à vos questions ?

J'attends vos réaction avec impatience. Qu'elle soit bonnes ou mauvaises qu'importe tant que c'est constructif.