Voilà, comme promis la suite dès aujourd'hui !
EvaFanFic : Waouh contente que tu ais aimé à ce point ! C'est dommage que tu n'ais pas osé développer davantage mais en tout cas merci beaucoup pour ta review :)
Ella-Zabini : Merci pour ton retour ! Toi qui as du mal avec Ron, je pense que ça ne va pas aller en s'arrangeant xD Sinon, je crois que tu as eu une petite confusion au niveau du lieu où se trouvaient nos héros, ils ne sont pas au 12 Square Grimmaurd mais dans une maison d'Ecosse liée à Mc Gonagall, c'est elle qui l'a fournie comme nouveau QG ;) Donc le sang de Black de Bellatrix ne suffit pas à justifier son arrivée pour l'instant :p
Maxine3482 : Thank you ! Haha c'est vrai que j'ai vu quelques fanfic Harry/Pansy, c'est une bonne idée un peu dans le même principe que le Dramione, mais désolée dans ma fic Harry reste fidèle à Ginny ;)
Swangranger : Oui ces deux là ont un peu trop de mal à se dire les choses parfois, ça va venir petit à petit ;) Merci pour ton commentaire !
Marine : Merci pour ta review ! Tu m'as tellement fait rire ! xD Bonne lecture pour la suite :)
Juste un petit mot d'auteur pour préciser que je ne cherche pas forcément à faire de Ron un personnage complètement exécrable, sincèrement je me mets à sa place et je le comprends tout de même un peu. J'essaie juste d'être relativement fidèle à son caractère et je ne l'imagine pas une seule seconde accepter facilement Drago comme j'ai pu le voir dans beaucoup d'autres Dramione. Du coup désolée pour les personnes qui le détestent déjà xD
Je me suis également aperçue que j'ai complètement oublié de faire la petite formalité du disclaimer sur ma fanfic donc le voici, complètement en retard et du coup, il vaut pour tous les chapitres.
Disclaimer : Je ne suis propriétaire ni de l'univers, ni des personnages, ni de l'histoire sur laquelle je me suis basée pour écrire Let's Go Home. Nous devons tout cela à mon idole littéraire, JK Rowling ! :D
Sur ce, bonne semaine !
Enjoy and review =)
Chapitre 31
Une sensation de brise légère se créa autour d'Hermione lorsqu'elle sentit enfin ses pieds adhérer au sol. Sa première réaction fut de regarder tout autour d'elle. Harry les avait fait transplaner et durant les quelques secondes où ils s'étaient dématérialisés, elle s'était demandé avec inquiétude quel lieu son ami avait bien pu choisir. Elle fut très surprise de constater qu'ils se trouvaient en pleine montagne. De grands arbres aux feuilles gris-vert surplombaient un tapis de petits rochers couverts de mousse et de lichen. Les rayons de lune qui s'infiltraient à travers les branchages apportaient une certaine clarté au lieu, qui n'en demeurait pas moins inquiétant par son silence.
- Harry, murmura la brune, où sommes-nous ?
- Tu vas vite le savoir, répondit-il à voix basse.
Elle lâcha sa main ainsi que celle de Drago qui n'avait pas prononcé le moindre mot depuis qu'elle était allée le chercher dans sa chambre. Il se contenta de lui jeter un regard sombre, qui lui noua la gorge. Le brun s'était mis en marche, suivi de près par Ron qui se murait lui aussi dans un silence particulièrement éloquent. Hermione leur emboîta le pas et fit un geste vers le Serpentard pour l'inviter à faire de même. Environ une dizaine de mètres plus loin, ils rejoignirent un petit sentier tracé parmi les rochers. Il paraissait vaguement familier à la jeune fille mais elle ne parvenait pas à se souvenir de l'endroit où ils se trouvaient. Ils marchèrent dix bonnes minutes, blessant leurs pieds nus sur le chemin escarpé qui grimpait en pente relativement raide. Hermione faillit trébucher mais Drago la rattrapa de justesse et la redressa avec force. Elle le remercia d'une timide voix, consciente qu'il était en colère après elle. Elle leva les yeux et constata qu'Harry et Ron avaient pris une légère avance et ne pouvaient donc pas les entendre.
- Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? chuchota-t-elle avec appréhension à l'attention du blond qui la suivait de près.
- C'est rien de le dire, marmonna-t-il en guise de réponse.
- Et je peux savoir quoi ? s'indigna-t-elle cette fois, agacée de ne pas comprendre ce qu'il lui reprochait.
- Tu m'as enfermée dans ta chambre, Hermione. Tu t'es mise en danger inconsciemment.
Surprise, la jeune fille se tourna vers lui.
- Ne t'arrête pas, dit-il. Nous allons les perdre.
Elle reprit sa marche mais lui jeta un regard froid :
- Tu aurais préféré que je te laisse sortir pour te retrouver nez-à-nez avec elle ? Tu n'avais pas la moindre chance sans baguette.
- Là n'est pas la question, répliqua-t-il.
- Je peux savoir où est le problème dans ce cas ?
- Elle aurait pu te tuer !
- Je n'avais pas l'intention de la laisser faire !
Drago l'attrapa par le poignet et la retourna vers lui avec force.
- Je crois que tu ne réalises pas à quel point elle est dangereuse ! s'énerva-t-il.
- Rassure-toi, c'est loin d'être la première fois que nous affrontons des Mangemorts et je ne connais que trop bien ta tante ! Dois-je te rappeler ce qu'elle m'a fait ?
- Il y a un problème ?
La voix d'Harry résonna depuis le haut du sentier. Hermione n'avait pas réalisé que ses deux amis avaient fini par remarquer leur retard et s'étaient arrêtés pour les attendre. Ron les regardait tout deux d'un air furieux, les poings serrés.
- Désolée, Harry, murmura Hermione en reprenant aussitôt sa marche.
Le brun l'observa avec suspicion mais continua à avancer. Au fur et à mesure, la Gryffondor remarqua qu'il ramassait çà et là quelques branchages.
- Je crois que nous sommes presque arrivés, lança-t-il. Il vaudrait mieux nous dépêcher. C'est risqué pour nous de rester à découvert trop longtemps.
Les trois autres observèrent le silence. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à une sorte de promontoire en roche qui surplombait le sentier. Hermione reconnut alors instantanément les lieux.
- Harry, dit-elle, c'est…
- Oui, acquiesça-t-il simplement.
La brune avisa avec une certaine tristesse la fente qui se trouvait dans la roche à cette hauteur du chemin. Il s'agissait de la grotte où Sirius s'était caché durant des mois pendant leur quatrième année à Poudlard, alors qu'il était encore considéré comme un criminel en fuite. La grotte dans laquelle il les avait un jour emmenés, alors qu'ils le ravitaillaient en vivres et le tenaient au courant des évènements. Ils se trouvaient donc à une demi-heure environ de Pré-au-lard. Le cœur de la Gryffondor se serra.
- Lumos.
Harry prononça un à un les sortilèges de protection puis se glissa le premier dans la fente obscure, suivi par Ron et Hermione qui allumèrent à leur tour leurs baguettes. Le blond ferma la marche dans leur dos. Le passage demeura un instant étroit puis s'élargit peu à peu pour finalement devenir une caverne d'assez grande dimension. Il faisait un noir d'encre et sans leurs baguettes, les quatre adolescents n'y auraient strictement rien vu. Hermione remarqua un rocher de forme relativement plate et s'assit dessus avec un soupir. Alors seulement, elle commença à ressentir le froid de la nuit et se mit à frissonner. Elle prit conscience que sous sa veste en laine, elle ne portait rien d'autre que son débardeur et son boxer et cette situation, en plus de la transir de froid, la mettait considérablement mal à l'aise. D'autant que les trois garçons n'étaient pas plus vêtus qu'elle, chacun portant le caleçon avec lequel il comptait passer sa nuit. Hermione se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux et détourna le regard vers le recoin de la grotte le plus sombre.
C'est alors qu'Harry plongea la main dans le sac qu'il avait sur le dos et en sortit un amoncellement de vêtements froissés.
- Désolé, murmura-t-il, j'ai pris ce qui me tombait sous la main.
Ron s'approcha du tas de tissus et en tira un pantalon et un t-shirt qui lui appartenait. Harry en fit de même. Il s'agissait des vêtements qu'ils portaient la veille et qu'ils avaient négligemment posés sur la chaise de leur chambre lorsqu'ils s'étaient déshabillés. Hermione s'approcha à son tour des vêtements. Elle ressentit un vif soulagement en constatant qu'il restait un jean et un t-shirt noir qu'elle lança aussitôt en direction du Serpentard qui les observa avec dédain.
- Si ça ne te convient pas, râla Ron, tu peux mourir de froid, ça m'est égal !
- Je ne te ferai pas ce plaisir, Weasley, répliqua le blond en enfilant l'ensemble.
Hermione observa alors les deux derniers vêtements étalés sur le sol. Il s'agissait d'un t-shirt et d'une chemise. Prenant cette dernière entre ses mains, elle la passa par-dessus ce qu'elle portait. La chemise était de couleur beige et appartenait à Ron. Elle était suffisamment longue pour faire office de robe. Mais elle était si large qu'elle lui tombait négligemment sur les épaules.
- C'est mieux que rien, dit-elle en s'époussetant légèrement.
Les trois autres la regardaient avec insistance et elle se sentit de nouveau rougir. Attrapant sa baguette, elle se mit en quête du coin idéal pour faire un feu. Harry lui tendit les bouts de bois qu'il avait récolté au dehors. Hermione les prit entre ses mains et les disposa sur le sol, à un endroit suffisamment nivelé pour qu'ils puissent s'allonger tous les quatre autour. Elle brandit sa baguette et fit jaillir plusieurs des flammes bleues dont elle avait le secret et qui pouvaient brûler sans arrêt malgré l'humidité ambiante. Elle s'y réchauffa les mains avec délice, frottant énergiquement ses paumes l'une contre l'autre près du foyer.
- Merci, Hermione, murmura Harry en s'approchant à son tour.
Les deux amis se regardèrent d'un air embarrassé. Tous deux ressentaient la tension palpable qui emplissait les lieux.
- Maintenant qu'on est installés comme des rois, commenta Ron avec ironie, quelqu'un voudra bien m'expliquer ce qu'il vient de se passer ?
- Nous n'en savons pas plus que toi, Ron, répliqua Harry avec calme.
- Nous étions censés être protégés ! Invisibles même ! Comment les Mangemorts ont-ils pu entrer à l'intérieur ?
- Ron, soupira Harry en se redressant, inutile de te mettre en colère. Si on le savait, on n'en serait pas là à présent.
- Nous, on ne le sait pas. Mais lui…
D'un doigt accusateur, il désigna Drago qui s'était nonchalamment appuyé contre la paroi de la grotte. Ce dernier l'observa avec un visible mépris.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Hermione en se levant du feu à son tour.
- Que c'est un traître ! s'emporta Ron. C'est lui qui a révélé aux Mangemorts où on se trouvait !
- Ron ! s'indigna la jeune fille en s'avançant vers lui. McGonagall était le Gardien du Secret. Elle était la seule à pouvoir révéler l'existence des lieux !
Tout en disant ces mots, Hermione se sentit brusquement inquiète pour leur professeur. Il lui semblait pourtant que le sortilège du Fidelitas ne permettait pas à son Gardien de révéler la vérité s'il ne le désirait pas réellement, même sous la contrainte ou la torture.
- Et il n'a pas eu le moindre contact avec l'extérieur, ajouta-t-elle en rejetant pour l'heure ses réflexions.
- Il a forcément trouvé un moyen, répliqua le rouquin en jetant un regard chargé de reproches au Serpentard. Ça faisait sept jours qu'il était avec nous. Une semaine et les Mangemorts débarquent. Tu ne trouves pas que ça fait beaucoup pour une coïncidence ?
- Ron, intercéda de nouveau Harry, Hermione a raison. Même s'il l'avait voulu, Malefoy n'avait aucun moyen de communiquer avec eux. Et même si c'était le cas, il n'avait pas le pouvoir de leur dire quoique ce soit.
- Bellatrix cherchait à le tuer, plaida de nouveau la jeune fille.
Ron serra les poings et se dirigea vers le feu avec une colère peu mesurée. Il s'accroupit près des flammes qui jetaient une lueur bleu pâle sur les murs et le plafond de pierre. Hermione tenta de s'approcher de lui et de poser une main sur son épaule mais il l'écarta d'un geste sec :
- Tu me déçois, Hermione.
- Ron, je t'en prie…
- Et depuis quand tu l'appelles Drago ? ajouta-t-il en la toisant du regard. Vous êtes les meilleurs amis du monde à présent ?
Surprise, Hermione recula de quelques pas.
- C'est juste que… articula-t-elle avec difficulté. Je le connais mieux maintenant.
- Tu t'es laissée embobinée, oui !
- Weasley, intervint brusquement Drago sans se départir de son calme et de son air hautain, tu peux penser ce que tu veux de moi, ça m'est égal. Mais n'essaye pas de lui faire croire n'importe quoi. Elle est libre de penser ce qu'elle veut, elle aussi.
Ron se leva d'un bond, d'un air menaçant :
- Ne me dis pas ce que je dois faire ! J'essaye simplement de lui ouvrir les yeux !
- Ron, supplia Hermione en le prenant par le bras. Je sais que tu t'inquiètes pour moi et je t'en suis très reconnaissante, mais je t'assure qu'il n'y a rien à craindre.
- Tu as oublié tout ce qu'il t'a fait, Hermione ? Pendant toutes ces années ?
- Bien sûr que non mais…
- Car si c'est le cas, je peux facilement te rafraîchir la mémoire !
Harry poussa de nouveau un soupir de résignation. Le silence de la nuit infiltra la caverne. On n'entendait que le crépitement du feu qui léchait avec gourmandises les branches de cèdres. Hermione jeta un regard anxieux vers Drago mais ce dernier paraissait se distraire de la colère du Gryffondor, ce qu'elle lui aurait volontiers reproché si la situation n'était pas déjà suffisamment tendue.
- Ça t'amuse, Malefoy ? questionna Ron d'un air étrange.
- Tu peux rafraîchir tout ce que tu veux, lui répliqua ce dernier en croisant les bras. Elle se souvient très bien de nos années à Poudlard et si elle a choisi de me pardonner, il me semble que tu ne peux pas y faire grand-chose.
- Ne sois pas idiot. J'ai deux ou trois choses à lui révéler sur toi qu'elle ignore.
Hermione observa malgré elle son ami avec curiosité :
- De quoi tu parles ? ne put-elle s'empêcher de demander.
- En deuxième année…
- Ron ! le coupa Harry.
- En deuxième année, répéta celui-ci en ignorant l'intervention de son ami, quand les enfants de Moldus ont commencé à être attaqués à Poudlard…
- Je sais, soupira Hermione, croyant comprendre où il voulait en venir. Il était ravi que ça arrive, mais…
- Il était tellement ravi, poursuivit le Gryffondor, qu'il était impatient que l'un d'entre eux finisse par se faire tuer.
Hermione sentait sa conviction faiblir au fur et à mesure que son ami parlait. Elle savait toutes ces choses à propos de Drago. Elle savait combien il avait pu se montrer cruel étant enfant. Mais il avait changé. Il n'était plus le même.
- Ron, arrête, insista Harry d'une voix dure. C'était il y a longtemps.
La brune jeta un regard en coin à Drago qui affichait toujours un sourire narquois.
- Tu ne vois toujours pas où je veux en venir ? continua Ron à l'attention de ce dernier. Tu ne peux pas le savoir en fait.
- Abrège, Weasley ! répliqua-t-il.
- Tu es si pressé que ça, Malefoy ? Tu as hâte qu'elle sache ce que tu espérais ?
- De quoi tu parles exactement ? s'enquit le blond qui ne parvenait plus à masquer son regard intrigué.
- Tu voulais qu'elle soit la prochaine !
Hermione sentit son cœur manquer un battement. Elle lança à Ron un regard surpris mais ce dernier fixait le Serpentard d'un air satisfait. Elle regarda Harry dans l'espoir de comprendre, mais le brun baissa les yeux d'un air mal à l'aise. Elle vit alors le visage du blond, qui avait désormais perdu toute trace de sourire.
- Qu'est-ce que tu racontes ? balbutia-t-il en se décollant de la paroi.
- C'est ce que tu disais, Malefoy, déclara Ron avec dédain en passant un bras autour de l'épaule de la brune. Tu disais que le prochain allait probablement mourir. Et que tu espérais que ce soit Granger.
Hermione sentit ses jambes flageoler et son estomac se nouer. Elle s'agrippa au t-shirt de Ron.
- Je ne lui ai jamais dit une telle chose ! s'exclama le blond avec colère.
- Tu ne nous l'as pas dit à nous, consentit le rouquin. Mais tu l'as dit à Crabbe et Goyle.
La jeune fille comprit alors de quoi parlait son ami. Elle regarda Harry et ce dernier acquiesça silencieusement. Ron parlait de ce jour de deuxième année où ils avaient bu le Polynectar pour infiltrer le dortoir des Serpentard et tenter d'apprendre la vérité sur l'héritier. Hermione n'avait pas pu les aider car elle avait par mégarde confondu un cheveu avec un poil de chat. Elle se souvenait à présent parfaitement de ce que lui avaient raconté ses deux meilleurs amis lorsqu'ils étaient revenus dans les toilettes des filles. Mais jamais ils n'avaient mentionné cette partie de la conversation qu'ils avaient pu échanger avec le blond.
- On n'a pas voulu te le dire, expliqua Harry comme s'il avait lu dans ses pensées. On ne voulait pas te faire de la peine inutilement.
- Comment vous pouvez le savoir ? s'exclama alors Drago avec dureté.
- Ça ne te regarde pas, répondit le rouquin d'une voix désormais plus calme. C'est la vérité et il fallait qu'elle le sache. Pour qu'elle se souvienne enfin de quelle personne tu es.
Ron resserra sa prise autour de l'épaule de la jeune fille qui se sentait bouleversée. Elle avait beau se répéter que cela ne changeait rien, qu'elle avait toujours su que Drago la méprisait à l'époque, apprendre qu'il ait pu souhaiter ainsi sa mort lui causait aujourd'hui une souffrance indescriptible. Egarée, elle sentit des larmes perler au coin de ses yeux mais elle les retint de justesse et serra les poings avant de se redresser légèrement. Son regard croisa celui désemparé de Drago. Elle aurait voulu lui sourire, lui dire que ça n'avait pas d'importance. Mais au fond, elle n'en avait ni la force ni l'envie. Elle détourna les yeux et se dégagea de l'étreinte de Ron qui la lâcha avec douceur.
- Hermione, murmura le blond en s'avançant vers elle.
Ron se plaça devant lui. Bien qu'il dépassât le Serpentard de plusieurs centimètres, ce dernier le toisait d'un air mauvais.
- Je te conseille de t'écarter, Weasmoche.
- Tu crois vraiment que tu es encore en position pour la ramener ? répliqua l'autre en lui jetant un regard noir.
- Arrêtez ça ! s'interposa Harry. Vous ne trouvez pas que la situation est assez critique ?
- Harry a raison, murmura Hermione d'une voix éteinte.
Le Gryffondor et le Serpentard se jaugèrent du regard puis finirent par se séparer avec un regret visible. Harry se détendit légèrement. Quant à la jeune fille, elle essayait de mettre de l'ordre dans ses pensées mais ce qu'elle redoutait tant avait bel et bien fini par se produire. Triste et confuse, elle se sentait déchirée à des endroits dont elle ne soupçonnait pas l'existence.
- Il faut que je sorte, dit-elle brusquement.
Elle avait la sensation que si elle restait une seconde de plus dans cette atmosphère lourde, elle allait devenir folle. Serrant sa baguette entre ses doigts fins, elle se dirigea à grandes enjambées vers le passage étroit qui conduisait à l'extérieur. L'air frais frappa son visage de plein fouet et elle le respira à pleins poumons. Elle observa les contrebas de la montagne qui respiraient la tranquillité. Mais alors qu'elle allait s'assoir pour se détendre, une main se posa sur son épaule. Elle fit une brusque volte-face et se retrouva nez-à-nez avec Drago. Les rayons de lune irisaient sa peau pâle. Ses yeux clairs la fixaient avec intensité.
