Hey, un grand merci aux personnes qui sont toujours au rendez-vous et que me laisse un commentaire à chaque chapitres. C'est super gentil et ça me fait plaisir de lire vos réaction.

Je ne l'ai pas encore fait et j'en suis désolée mais je remercie Delicity-Unicorn d'avoir été présente sur cette fiction et surtout de m'avoir encouragé à la terminer. Sans ces encouragements, elle ne serait toujours pas sur le site.

Bonne lecture à vous, j'espère que ce chapitre vous plaira.

Felicity descendit du fourgon, les mains et les pieds menottés comme si elle était une criminelle. Elle suivit les agents qui l'escortaient avec difficulté. Elle releva la tête, afin de regarder autour d'elle. Elle prit conscience de son environnement, de ce qui serait sa maison dorénavant. L'extérieur de la prison n'était pas accueillant, tout était morose, des bâtiments en bétons s'élevaient vers le ciel, sécurisés par du grillage dont la hauteur était couvert de fil barbelé. Il était quasiment impossible de s'en échapper. Elle fut pousser en avant par l'un des agents la suivant.

« Avance. » Lui aboya-t-il avec hargne.

Elle fit ce qu'il lui demanda, ne s'étant pas aperçue qu'elle s'était arrêtée. Elle continua son chemin ignorant cette fois la vue, se concentrant sur sa marche. Elle entra dans un vestibule où elle fut prise en charge par le personnel de la prison. Une femme d'une quarantaine d'année avec un air dédaigneux sur le visage attrapa ses chaînes et la traîna derrière elle comme si elle n'était rien d'autre qu'un chien. Elle la mena dans une autre pièce tout aussi austère que le vestibule où l'attendait deux autres gardiens. L'un d'eux s'approcha d'elle et lui détacha les pieds, puis les mains. Les deux autres avaient leur mains proche de leur taille prêt à sortir matraque et taser.

Felicity ne bougea pas d'un millimètre trop horrifiée et abasourdie par ce qui lui arrivait. Elle vivait un cauchemar éveillé. Elle devait dormir et se réveillerait auprès de son mari. Quand ses mains furent libérées, elle se pinça discrètement l'avant-bras. Ce fut tellement douloureux qu'elle était maintenant certaine que tout était réelle. Elle, Felicity Smoak se retrouvait en prison pour une chose qu'elle n'avait pas faite.

«Suivez-nous. » Ordonna la femme qui l'avait mené dans cette pièce.

Elle leur emboîta la pas, passant dans un couloir étroit aux murs peint en bleu azur. Une porte métallique s'ouvrit à leur arrivé les menant dans un autre couloir aux murs peint de la même façon. La gardienne frappa à une porte avant de l'ouvrir, elle s'effaça et lui ordonna d'un regard d'y entrer.

Felicity ne la contraria pas, obéissant. Elle fut accueillie par une femme en blouse blanche qui lui demanda de se déshabiller. Elle hésita quelques secondes de trop. La gardienne s'avança vers elle et lui donne un coup de matraque sur les fesses, faisant gémir Felicity de douleur.

« On t'a demandé quelque chose. Exécute ! »

Felicity ôta ses vêtement un à un se retrouvant en sous-vêtement devant deux inconnus. Ses effets personnels furent ramassés et balancés dans un bac portant un numéro.

« Les bijoux également. » Ordonna la gardienne.

Felicity enleva ses boucles d'oreilles, son collier et fit glisser son alliance de son annulaire le cœur lourd et les yeux au bord des larmes. Elle ne s'en était jamais séparée, même lorsque Oliver avait été déclaré mort, celle-ci était restée à son doigt. C'était ce qu'elle chérissait le plus sur elle, parce que ce n'était pas qu'une simple bague c'était tout. Ça représentait son amour infini pour Oliver, sa famille, cette alliance était sa force. Elle la déposa avec délicatesse dans le bac après y avoir posé ses lèvres. Quand elle releva les yeux elle pu voir un éclair de compassion dans les yeux de la femme portant la blouse.

« Approchez. » Lui demanda-t-elle d'une voix forte.

Elle le fit s'en se faire prier cette fois ne voulant pas se faire de nouveau frapper. Elle fut ausculter sous toutes les coutures avant que l'infirmière ne l'invite à prendre le package se situant sur le meuble au fond de la pièce.

« Enfilez la tenue ! » Ordonna la gardienne, la faisant sursauter. Elle n'avait pas décroché un mot durant toute la visite médicale se faisant oublier de Felicity.

Elle attrapa le tee-shirt blanc à longue manche qu'elle passa, puis enfila la blouse orange vive ainsi que le pantalon assortit. Elle glissa ses pieds dans des chaussures blanches avant de relever la tête.

« Bien. Prend le reste de tes affaires détenu 5432. »

Felicity leva les yeux à ce titre. Alors c'était ça, ici elle ne serait qu'un numéro. Elle baissa les yeux et découvrir que son haut portait le numéro cité plus tôt. « 5432 » c'était elle dorénavant. Elle avala le boule qui lui obstrua la gorge, ferma les yeux, refoulant les larmes qui menaçaient de tomber puis elle tendit les bras pour saisir la serviette de toilette qui semblait avoir vécu mille vies, un petit savon en fin de vie lui aussi, une brosse à dent neuve et un mini tube de dentifrice. Il n'y avait ni shampoing, ni peigne, ni maquillage, ni gant de toilette.

« Suis-moi ! » Ordonna la gardienne.

Felicity lui emboîta le pas, la suivant. Elles passèrent la porte et furent rejointes par deux autres gardiens qui l'accompagnèrent jusqu'en cellule. Felicity avança tête baissée, ne voulant croiser aucun regard. Elle entra dans ce qui serait sa chambre durant un temps incertain. Elle posa ses affaires sur le lit où l'attendait une fine couverture grise ainsi qu'un paquet de draps blancs.

Elle s'assit sur le lit et s'enfonça dans celui-ci. Le matelas était fin et se tassait sous son poids. Elle pu sentir les ressorts du sommier au travers. Elle poussa un soupir avant d'enfouir sa tête entre ses mains laissant ses larmes couler à l'abri des regards indiscrets.

Elle mit une bonne vingtaine de minutes avant de reprendre une certaine contenance. Elle était intelligente et savait qu'elle ne devait en aucun cas montrer ses faiblesses. Elle inspira un grand coup, compta jusqu'à vingt et releva la tête, la tournant du côté des grilles métalliques où elle aperçut le large couloir séparant les cellules lui faisant face.

Toutes les cellules sur lesquelles elle avait vue étaient occupées et chacune des personnes y séjournant la regardait avec attention. Elle avait l'impression d'être un animal dans un zoo et elle détestait ces regards sur elle. Personne ne pipait mot, tout était étrangement calme. Cette ambiance la terrorisait. Elle tourna vivement la tête voulant fuir les regards insistants de ces femmes qui étaient devenues en l'espace de quelques minutes, ses voisines.

Elle se leva et entreprit de faire son lit. Elle le fit avec soin, prenant son temps puis elle s'allongea sur celui-ci. Elle repensa à son arrestation, à ses enfants, à Oliver, à sa famille. Elle n'avait pu appeler personne et ne savait toujours pas si ses enfants avaient pu regagner le foyer familial. Elle pensa durant ce qui lui sembla des heures à ce qui lui était arrivé, cherchant qui aurait bien pu la piéger mais elle en revenait tout le temps à la même conclusion, elle n'en avait aucune idée.

Les hauts parleurs situés un peu partout dans le bâtiment se mirent à grésiller avant qu'une voix n'en sorte.

« Ouverture des portes. »

Les portes de chacune des cellules s'ouvrirent dans un brouhaha métallique résonnant sur les murs de la prison. Les détenues sortirent de leur cellule se plaçant devant leur porte ne bougeant pas. Felicity sortit la tête haute alors qu'à l'intérieur elle était terrorisée ne sachant pas vraiment ce qui l'attendait. Personne ne lui avait expliqué le fonctionnement de la prison.

Elle regarda discrètement sa voisine d'en face et vit qu'elle se tenait droite comme un « i » les mains bien en évidence le long du corps paume ouverte vers le couloir. Felicity regarda sur la gauche et la droite et s'aperçut que ses autres voisines tenaient la même position. Elle les imita. Elles patientèrent quelques minutes avant que quatre gardiennes arrivent et leur demandent de se mettre en file indienne sur deux files.

Les files se formèrent dans le calme, sans aucune bousculade. Felicity se positionna entre chacune de ses voisines et relâcha un soupir discrètement.

Elles furent emmenées au réfectoire où chacune son tour attrapa un plateau, des couverts et un gobelet en plastique avant d'avancer vers les cuisines où on leur servit un repas accompagné d'un morceau de pain et d'un yaourt.

Felicity attrapa l'assiette qu'on lui tendit puis continua son chemin pour prendre son yaourt et son morceau de pain. Tout se passait au mieux.

Elle scruta la grande pièce du regard et vit que des groupes s'étaient formés. Elle avisa une table libre et entreprit de s'y attabler. Elle posa son plateau, tira la chaise mais elle n'eut pas le temps de s'asseoir qu'elle se fit interpeller par une petite blonde au regard dur.

« Cette table est déjà prise. Va t'asseoir ailleurs. »

Felicity la toisa un moment avant de rétorquer.

« Il n'y avait personne quand je suis arrivée. »

« Dégage ! » Hurla l'autre en balançant le plateau de Felicity sur le sol avant de prendre place à la table où elle fut rejointe par d'autre personne.

« Tu n'as pas compris le message blondinette ? » Souffla une femme dans le creux de son oreille avant de la pousser la faisant voler sur la personne derrière elle.

La femme se retourna vivement sur elle et lui empoigna les cheveux en hurlant. « C'est quoi ton problème la nouvelle ? »

« Je n'ai pas de problème. » Dit-elle avec des larmes dans la voix.

« Ah non ? » Rigola la brune aux yeux couleur charbon. « Eh bien maintenant tu en as. »

Cracha-t-elle en lui décochant une claque sur la joue.

Felicity posa sa main sur sa joue cuisante, regardant la brune, interloquée. Elle ne méritait pas d'être frappée et humiliée de la sorte alors qu'elle n'avait rien fait.

« Ramasse ton plateau. » Continua la brune en la poussant vers le sol où elle s'échoua sous les rires moqueurs de ses amies.

Felicity ne leva pas les yeux, elle ramassa son assiette vide, son contenu était maintenant étalé sur le sol, un steak trop cuit et cinq pommes de terre cuites à l'eau qui étaient écrasés sur le sol. Son yaourt avait explosé et sa tartine avait volé une mètre plus loin. La tartine était écrasée, la mie noircie par les piétinements.

Elle remit le steak dans son assiette, attrapa les pommes de terre qu'elle replaça également dans l'assiette, récupéra ses couverts, le verre en plastique et se redressa. Elle regarda autour d'elle, espérant trouver de la compassion sur le visage des autres mais elle n'y trouva rien. Tous ceux qui la regardaient avaient un sourire sur les lèvres, se moquant d'elle et le reste d'entre-elle avaient la tête baissée sur leur assiette, évitant de la regarder.

Felicity tourna les talons puis s'installa dans le fond de la pièce, seule. Elle regarda son assiette mais n'y toucha pas malgré la faim qui la tenaillait. Elle resta seule durant tout le repas, évitant de croiser le regard de qui que se soit, n'ayant pas envie de subir de nouveau une vague de colère pour laquelle elle n'avait pas été responsable. Elle allait s'excuser d'avoir percuté cette fille mais elle ne lui en avait pas laissé le temps.

« Tu ne manges pas ? »

Felicity releva les yeux quand elle entendit qu'on lui parlait et vit une grande brune devant elle.

« Je peux ? » Demanda-t-elle en pointant le siège faisant face à Felicity.

Felicity acquiesça de la tête, incapable de dire un mot. Elle ne savait pas si cette demande était de bonne augure ou pas.

« Elena. » Dit-elle avec un sourire sur les lèvres.

« Euh... Felicity. » Se présenta-t-elle.

« Alors tu ne manges pas ? » Lui demanda-t-elle pour la seconde fois.

« Je n'ai pas vraiment faim. » Mentit Felicity.

« Ouais, je comprends. Ça ne donne pas envie. Ça m'a fait ça aussi lors de mon arrivé... mais crois-moi tu t'y fais vite. De toute façon tu n'as pas le choix, c'est ça ou rien. Tu devrais manger. Vraiment. » Lui conseilla Elena tout en coupant un morceau de steak avec sa fourchette.

Felicity regarda le contenu de son assiette avant de reporter son attention sur Elena qui mastiqua son morceau de steak.

« Y'a un problème ? »

« Euh... non. » Dit Felicity en baissant les yeux.

« Si y'a un problème. » Insista Elena. « Pas avec moi, mais avec ton assiette ! Dis-moi. »

« J'ai fait tomber mon plateau. »

« Tu l'as fait tomber où l'une d'elle » La questionna-t-elle en se tournant, pointant du doigt la table où la blonde avait pris sa place plus tôt. « L'a jeté sur le sol ? »

« La seconde solution. » Admit Felicity.

« Ok. » Elena se leva. « Je reviens. » Dit-elle avant de partir en marchant la tête haute avec assurance. Elle s'arrêta devant la tablée de la blonde, attrapa l'un des plateaux qu'elle balança sur le sol. De là où elle était, Felicity n'entendit pas ce qu'elle disait mais elle était sûre d'une chose, chacune des filles présentes à la table avait peur d'elle. Elle ne revint pas de suite, elle prit le chemin des cuisines puis revint quelques minutes plus tard avec un plateau garnit de nourritures qu'elle déposa devant Felicity.

« Bon appétit. »

Felicity lui offrit un merci accompagné d'un sourire puis mangea à son tour. Durant la durée du repas, Elena lui expliqua le fonctionnement de la prison ainsi que les groupes de personnes à éviter. Bien entendu la table de la blonde qui s'appelle Minha en faisait partie de même que l'autre groupe de fille. La brune aux yeux couleur charbon s'appelle Jenna et d'après Elena elle était l'une des pires de la prison.

Après le repas elle fut ramener en cellule. Le retour se passa comme à l'allée. Chacune d'elle du vider son plateau, déposer la vaisselle sale dans un grand bac avant de rejoindre les rangs.

Felicity était allongée sur son lit depuis un bon moment pensant encore et encore à sa journée.

"Détenu 5432. " Felicity se redressa à cet appel. Une gardienne se tenait devant les grilles de sa cellule.

« Approche ! » Lui ordonna la gardienne.

Felicity fit ce qu'elle lui demanda.

« Tu as le droit à un appel téléphonique. Met tes mains en évidence que je puisse les menotter. »

Felicity n'hésita pas un instant. La grille s'ouvrit quand la gardienne en demanda l'ordre via son talkie-walkie puis elle emmena Felicity dans un bureau.

« Tu as deux minutes. » Lui dit-elle en se reculant, lui laissant un peu d'intimité.

Elle composa le numéro d'Oliver qui décrocha rapidement.

« Oliver. » Souffla-t-elle quand il décrocha.

« Mon dieu bébé. Est-ce que ça va ? » Demanda-t-il avec empressement.

« Je tiens le coup. » Dit-elle voulant le rassurer. « Les enfants ? » Demanda-t-elle avec des larmes dans la voix ne voulant qu'une chose les serrer dans ses bras.

« Ils vont bien. Ils sont avec moi. » L'assura-t-il. « Bébé je vais tout faire pour te sortir de là le plus rapidement possible. »

« Comment ? Tout m'incrimine Oliver ! J'ai essayé de comprendre depuis que je suis ici et je ne comprends pas... je ne sais pas qui aurait pu faire ça.» Pleura-t-elle.

« Ne pleure pas bébé, s'il te plaît. » Plaida Oliver.

Felicity renifla. « Et si je ne sors jamais d'ici... »

« Hey, hey... je vais te sortir de là. Je te le promets bébé. John va m'aider. Nous allons trouver le coupable et le faire payer. » Dit-il avec conviction.

« D'accord... » Dit faiblement Felicity.

« Ça va aller chérie. Je t'aime et ça me tue de te savoir dans cet endroit. » Admit-il.

« J'aimerais être avec toi et les enfants. Vous me manquez atrocement. »

« Tu me manques aussi. Laurel connaît le procureur de Central City. Elle va lui demander à ce que j'ai un droit de visite rapidement. Je vais venir te voir dès que possible chérie d'accord ? »

« Ok... »

« Les deux minutes sont passées. » Dit la gardienne derrière elle.

« Je dois te laisser... » Annonça Felicity avant de raccrocher.

Elle aurait aimé lui parler plus longtemps, mais elle avait préférer obéir à la gardienne. Une bonne conduite menait à des privilèges l'avait informé Elena et Felicity voulait partir sur de bonnes bases.

« Je te conseille de te ressaisir. Il n'y a pas de place pour les faibles ici. » Lui dit la gardienne. « Tiens. » Dit-elle en lui tendant un paquet de klennex. Je te laisse deux minutes supplémentaires pour que tu sois présentable et ensuite je te ramène en cellule.

Voilà ce quatrième chapitre qui j'espère vous aura plu. Dur dur la vie en prison... Felicity ressemble à un agneau au milieu d'une bande de loup... La pauvre. Alors pensez-vous que Oliver va la sortir de la rapidement ?