Back at home saison 2 chapitre 7
Un mois venait de s'écouler et depuis ce jour fatidique les journées de Felicity étaient toujours les mêmes. Levée aux aurores, douche, petit-déjeuner, balade dans la cour, travaux pour ceux qui en avaient et retour aux cellules à s'ennuyer pour ceux qui n'avaient pas de travail. Puis déjeuner et une après-midi ennuyeuse avec une sortie d'une petite heure dans la cour avant de regagner la cellule avant l'heure du dîner et du coucher.
Felicity s'allongea sur le lit et ferma les yeux. Le mois écoulé s'était passé sans incident et son amitié avec Elena n'avait fait que croître. Elle en avait appris un peu plus sur la jolie brune et connaissait la raison de sa peine de prison.
Son père chef de la mafia Italienne l'avait envoyé en Amérique pour affaire et le FBI avait été informé de son arrivé et de l'échange qu'elle devait y faire et l'avait arrêté sur le fait et elle était emprisonnée depuis.
Les autres filles l'avaient laissé tranquille comme le lui avait promis son amie. Oliver lui avait fait parvenir une nouvelle paire de lunettes deux jours après sa visite et elle l'avait revu deux fois depuis, derrière une vitre.
Ses enfants lui manquaient plus que tout mais Oliver et elle avaient été clairs. Il était hors de question qu'ils lui rendent visites dans ces conditions.
Elle n'aurait pas supporté de les voir à travers un vitrage et encore moins de parler à Emy par le combiné téléphonique. C'était déjà difficile chaque fois qu'elle voyait Oliver et qu'elle ne pouvait pas le toucher alors elle n'osait s'imaginer si c'était ses enfants derrière.
Elle ne savait pas non plus où en était l'avancement des recherches, Oliver n'avait rien pu lui dire car les deux fois où ils s'étaient vus, ils n'avaient pas été seuls.
Felicity avait compris que Oliver avait remis son costume et avait dérobé les données dans l'enceinte du FBI. Elle l'a su au moment où il lui avait demandé si elle avait confiance en lui. Il avait remis son costume pour elle, pour la sortir de ce trou dans lequel elle se trouvait sans raison.
Elle se retourna contre le mur et tenta de se détendre. Ce n'était pas facile de trouver le sommeil dans cet endroit. Les lits grinçaient à chaque mouvement, les autres détenus chuchotaient entre elles depuis leur cellule et les gardiennes les laissaient faire parce qu'elles en avaient marre de gérer cet endroit. D'autres hurlaient durant des heures pour qu'on leur donne de quoi dormir ou se calmer.
Felicity se boucha les oreilles afin d'étouffer un minimum les cris qui lui parvenaient mais comme chaque fois, rien ne l'aida. Pas même les exercices respiratoires censé la calmer.
Elle se redressa dans son lit, cala son dos contre le mur et écouta les plaintes de ses voisines de cellules. Ça dura un moment et quand le calme se présenta enfin, elle s'allongea et le sommeil la gagna.
Il y avait beaucoup d'agitation ce matin, bien plus que d'habitude et Felicity essaya d'en comprendre les raisons. Elle se tordit sur le côté afin de voir ce qui se passait devant elle mais n'aperçut seulement qu'une conversation animée en début de file. C'était sans aucun doute Minah et son groupe d'amie.
Felicity profita de sa position pour repérer Elena dans la file mais elle ne la vit pas et son cœur commença à s'affoler un peu. Elena était toujours parmi les premières dans les rangs, sa cellule étant la plus proche des accès. Elle avança au rythme de la file, le cœur battant rapidement et un sentiment de malaise s'installant en elle. Elle chercha toujours du regard Elena qu'elle n'avait pas encore aperçut.
Elle prit sa douche sans encombre comme tous les matins et se détendit instantanément en voyant que rien de mal ne lui était arrivée.
Malgré la protection d'Elena, la douche était pour elle un mauvais moment à passer. Elle détestait être nue à la vue de toutes et surtout détaillée sous toutes les coutures par les autres prisonnières.
Elle entra dans la cantine, attrapa un plateau et fit la queue afin de récupérer son repas. Soit une tasse de café, un morceau de pain à moitié rassi et un carrée de beurre. Elle s'avança vers sa table habituelle et fut contrariée de voir qu'Elena n'était pas présente. Elle prit place et réfléchit un instant se demandant si elle n'avait pas oublié quelque chose la concernant. Ça arrivait que parfois les détenues avaient des rendez-vous matinaux avec leur avocats ou autre.
Elena ne lui avait fait part d'aucune de ces choses mais peut-être que ça n'était pas prévu d'où son absence. Felicity regarda son café fumant, en prit une gorgée et savoura son petit-déjeuner sans relever une seule fois la tête de son plateau.
Elle débarrassa la table une fois son repas terminé puis se dirigea d'un pas rapide dans la cour. Elle se positionna à son endroit habituel avec une vue bien dégagée. Elle chercha encore et toujours Elena du regard tout en sachant que ça ne serait pas utile étant donné qu'à cette heure, Elena prenait son service pour faire la plonge.
Elle n'était installée que depuis cinq minutes quand le groupe de Minah s'avança vers elle un sourire diabolique sur le visage.
« Alors ma jolie blonde. » Dit Minah en s'approchant d'elle. « Ton ange gardien t'a abandonné ? » Lui demanda-t-elle en s'approchant plus près, posant une main sur son épaule faisant tressaillir Felicity.
« Non... » Souffla Felicity ne sachant pas quoi dire d'autre.
« Oh tu ne le sais pas ? » Demanda-t-elle en serrant un peu plus son épaule. « Elena a eu un méchant accident hier soir... elle a été transférée d'urgence à l'hôpital du coin et pourrait ne pas revenir. » La renseigna-t-elle. « Donc, tu es tout à moi en son absence. »
Felicity esquissa un mouvement afin de dégager son épaule de sa prise. « Je ne suis à personne. Lâche-moi !» Cria-t-elle.
« Vous entendez ça les filles... » Hurla Minah en riant. « Elle croit qu'elle peut faire sa loi. »
Tout le groupe se mit à rire mettant Felicity de plus en plus mal à l'aise. Minah posa fermement ses mains de chaque côté des hanches de Felicity tandis qu'une autre fille la contourna, enroula ses mains autour de son cou afin de maintenir sa tête. Felicity tenta de se débattre mais une troisième personne posa ses mains sur ses joues l'empêchant de bouger. Minah avança son visage vers le sien et posa ses lèvres sur celle de Felicity qui tenta de la repousser de ses mains, mais en vain. Une autre fille du groupe lui attrapa avant qu'elle ne fasse quoi que se soit. Elle était prisonnière de ses filles et à leur merci.
Minah remonta ses mains le long de ses côtes, cherchant sa poitrine. Felicity qui avait été jusque là abasourdie par l'encerclement commença enfin à réagir et ses techniques de self défense qu'elle avait pris des années auparavant affluèrent. Elle esquissa un mouvement sur l'arrière de toute ses forces afin que la fille se tenant derrière elle la relâche. Ne s'attendant pas à un mouvement de rébellion, la tête de la fille percuta le mur derrière elle. Elle ôta ses mains du cou Felicity avant de s'écraser sur le sol en hurlant de douleur. Surprise par cette assaut, celle lui tenant les joues se recula avant de se prendre un coup. Elle se jeta sur le sol afin d'aider son amie qui était devenue silencieuse. Ses mains furent lâchées également et la troisième des filles alla au chevet de celle gisant sur le sol, hurlant maintenant de douleur. Felicity n'entendit rien, ni même Minah qui n'avait qu'une envie se faire Felicity.
Felicity attrapa la combinaison de Minah au niveau de la poitrine, approcha son visage du sien. Un sourire fleurit sur les lèvres de Minah.
« Je savais que tu avais un faible pour moi. »
Elle approcha son visage de celui de Felicity dans le but de l'embrasser de nouveau mais Felicity lui balança un coup de tête avant de faire un pas sur le côté. Elle lança ensuite sa jambe sur le bas ventre de Minah, et se roula sur le sol entraînant Minah dans l'action. À l'aide de son pied, elle fit passer la fille par dessus sa tête et le corps de Minah vint s'effondrer sur le bitume de la cour dans un bruit sourd. Felicity se releva puis avec hargne passa par dessus le corps de Minah. Elle s'asseya sur sa poitrine et commença à l'abreuver de coup de poing.
Elle ne sut pas à qu'elle moment les gardiennes étaient arrivées, ni comment elles les avaient séparées mais Felicity étaient maintenant debout entre deux gardiens la tenant fermement alors que les autres détenues regardaient Minah étendue sur le sol, le visage méconnaissable.
Plus loin, les trois autres filles s'occupaient de celle qui s'était lourdement cogné la tête contre le mur.
« En l'emmène à l'isolement... »
Felicity se laissa traîner par les gardes. Elle passa d'innombrables couloirs avant que l'un des gardiens n'ouvre une cellule dépourvue de luminosité.
« Cette fille avait besoin d'une bonne leçon.. » Commença l'un des deux gardes. « Mais nous ne pouvons pas cautionner ce genre de comportement dans notre établissement Mme Queen. Je suis désolé.» Dit-il en lui enlevant les menottes.
Felicity hocha simplement la tête avant d'entrer dans la cellule ne disposant que d'un lit, d'un toilette et d'un lavabo.
Les cliquetis des serrures raisonnèrent dans la minuscule pièce durant quelques secondes avant que le calme n'envahisse la pièce. Felicity resta un moment debout à fixer la porte dans la pénombre avant de se ruer sur le lavabo et se laver les lèvres énergétiquement afin d'effacer toutes traces de celles de Minah. Elle frotta jusqu'à ce qu'elle sente le sang sur sa langue et une douleur aiguë traverser ses lèvres avant de s'effondrer sur le lit et laisser ses larmes couler.
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Oliver sortit de sa voiture, s'étira un long moment afin de réveiller ses muscles engourdis par ses trois heures de conduite. Il frotta ses yeux, passa ses mains dans ses cheveux, puis claqua la porte de la voiture. Il prit quelque secondes pour se regarder dans le rétroviseur avant de contourner le véhicule pour prendre quelques affaires dans le coffre. Il avait ramener des livres pour Felicity, des dessins qu'Emy et Angel avaient fait pour elle. Il avança vers la prison d'un pas pressé, heureux de pouvoir voir sa femme. Sa faisait une semaine qu'il ne lui avait pas parlé et elle lui manquait atrocement. Le pire était le manque de contact. Chaque fois qu'il la voyait à travers cette vitre, il n'avait qu'une envie, la briser, attraper sa femme, la serrer dans ses bras, respirer son odeur et fuir avec elle. Une ébauche de sourire fleurit sur ses lèvres car il savait que bientôt il pourrait de nouveau la câliner, l'avoir dans ses bras. L'enquête n'avançait pas à grand pas mais Oliver avait foi en l'équipe de Lyla. Hier il avait enfin réussi à trouver un petit quelque chose et ils étaient à deux doigts de trouver qui était derrière cette mascarade incriminant sa femme.
Il entra dans l'enceinte de la prison, vida ses poches dans un box, puis remis le tout au gardien. Il lui donna son sac que celui-ci vérifia avec soin, passa en revue chacun des livres avant de lui tendre le sac avec un « c'est tout bon monsieur Queen ». Il passa le portique de sécurité qui n'émit aucun son puis avança dans la salle des visites. Il avança tout en cherchant Felicity du regard mais elle n'était pas présente. Quelques filles discutaient déjà avec un membre de leur famille. Le cœur d'Oliver s'emballa, il inspira un coup et expira, fixant la porte de l'autre côté des vitre s'attendant à ce que sa femme la pousse et entre dans la pièce. Rien de tout cela n'arriva. Une gardienne lui tapota l'épaule le faisant sursauter.
« Monsieur Queen, je suis désolée. Nous n'avons pas pu vous avertir, mais votre femme n'a pas le droit aux visites aujourd'hui. »
Oliver fronça les sourcils. « Comment ça ? Est-ce qu'elle va bien ? » Demanda-t-il avec inquiétude. « Est-elle malade ? Je dois la voir.
« Oui elle va bien. Elle est en isolement. »
« Excusez-moi ! » Dit Oliver avec étonnement. Il ne comprenait absolument pas pourquoi sa femme était isolée de tous. Sa femme qui était si douce, qui n'avait jamais fait de mal à personne.
« Votre femme a eu un comportement agressif ce matin. Nous ne pouvons pas tolérer un tel comportement. »
« Écoutez... » Commença Oliver tout en se frottant les yeux. « Je connais ma femme et je suis certain qu'elle n'a rien fait. Elle n'est pas comme ça. »
« Vous savez monsieur Queen, la prison change les gens parfois et ça arrive plus souvent qu'on ne le pense. Je suis désolée mais vous ne la verrai pas aujourd'hui. »
« Quand ? Quand la verrai-je ? »
« Je ne peux pas vous répondre. Tout dépendra de votre femme. Tout ce que je peux vous dire, c'est de revenir la semaine prochaine. »
Oliver souffla. Il ne s'était pas attendu à une telle nouvelle et un sentiment de rage naquit en lui. Il voulait voir sa femme. Il était venu pour ça et rien d'autre. « Je ne vais pas attendre la semaine prochaine. » Asséna-t-il d'un ton calme mais froid. « Je veux parler avec le directeur et tout de suite ! »
« Monsieur Queen » Répliqua la gardienne d'un ton égal à celui qu'Oliver avait employé. « Je comprends que dans votre monde vous avez l'habitude qu'on exécute vos ordres. Mais ici vous n'êtes rien d'autre qu'un mari rendant visite à une prisonnière. Vous n'avez aucun droit de me parler sur ce ton. De plus si vous voulez un rendez-vous avec le directeur, vous pouvez faire votre demande à l'accueil. Bonne journée Monsieur Queen. » Dit-elle avant de reculer d'un pas, le congédiant.
Oliver resta coït quelques secondes avant qu'un de ses pieds ne bougent enfin. Il se tourna vers la porte de sortie, les nerfs à fleur de peau. Il s'engagea vers la sortie mais fit demi-tour avant d'atteindre la porte et se dirigea de nouveau vers la gardienne.
« Je... pouvez-vous lui donner ça... quand... vous la verrez ? » Demanda-t-il en lui tendant le sac.
La gardienne l'attrapa puis acquiesça d'un signe de tête.
« Merci. Et désolé pour mon comportement. » S'excusa-t-il avant de tourner les talons.
Il récupéra ses affaires puis se rendit à l'accueil comme lui avait conseillé la gardienne. Il discuta un moment avec la secrétaire puis valida avec elle un rendez-vous avec le directeur pour le lendemain matin.
« Maman. » Dit-il quand celle-ci décrocha le téléphone.
« Oliver tout va bien ? » Demanda-t-elle surprise.
« Non... je n'ai pas pu la voir maman... » Souffla-t-il. « Elle... je ne sais même pas ce qu'elle a fait... » Se rendit-il compte. Il n'avait pas posé de question trop abasourdi par l'annonce. « Je... je n'ai pas demandé. » Sa voix était à présent rauque et craquante. Il avala durement pour repousser ses larmes.
« Oh Oliver... Tu dois être fort mon fils. » Tenta de le raisonner Moira.
« Je sais... mais elle me manque maman... tellement... »
« Je sais... elle nous manque aussi. Ainsi qu'aux enfants. Mais tu vas la sortir de là. » Continua Moira avec le peu d'assurance qu'elle avait. Elle ne doutait pas des capacités de l'ARGUS mais elle savait que se serait long.
Oliver inspira un coup et expira fortement. « Je... je ne rentre pas. J'ai réussi à obtenir un rendez-vous demain avec le directeur. Je vais contacter l'avocat pour qu'il puisse être présent. »
« D'accord. Nous allons prendre soin des enfants. » L'assura-t-elle avant de raccrocher.
Oliver n'avait pas bien dormi, après s'être douché, enfilé un tee shirt propre qu'il avait acheté dans la journée ainsi que d'autres affaires pour sa réunion du lendemain, il s'était couché et avait ressassé la conversation qu'il avait eu avec la gardienne. Il s'était maudit de ne pas avoir demandé ce qu'avait fait sa femme pour se retrouver dans cette situation. L'avocate qui était une amie de la famille lui avait dit que ça aurait été bien de le savoir avant la rencontre avec le directeur, qu'elle aurait pu préparer l'entretien avec les éléments qu'elles possédaient et Oliver s'en était encore plus voulu de n'avoir rien demandé, d'avoir laissé ses sentiments prendre le dessus. Il regarda une dernière fois la chambre qu'il avait occupé, s'assurant qu'il n'avait rien oublié avant de regagner son véhicule.
Il s'inséra dans la circulation et prit la direction de l'aéroport. Il devait récupérer l'avocate. Il arriva au moment où elle sortit de l'aéroport, un attaché case à la main. Il s'arrêta sur la file réservée au taxi. L'avocate remarqua rapidement la berline noire et se précipita vers celle-ci. Elle s'y engouffra rapidement. Elle salua Oliver avant que celui-ci ne redémarre.
Ils prirent ensuite un café dans un bar et Oliver lui relata pour la troisième fois la conversation qu'il avait eu avec la gardienne.
« J'ai réussi à obtenir des informations. » L'informa-t-elle.
Elle lui détailla ce qu'elle avait appris et les mains d'Oliver serrèrent la table de colère. Sa femme n'avait fait que se défendre et elle était punie. C'était vraiment le monde à l'envers. Elle était en prison pour une chose qu'elle n'avait pas commise, elle se défendait et se retrouvait à l'isolement. Qu'est-ce que c'était que ce pays qui punissait honteusement des innocents. Il n'en croyait pas ses oreilles. Il était encore plus en colère maintenant. Il se leva avec précipitation renversant sa chaise dans sa hâte mais il n'y prêta aucune attention, il avait besoin de se sortir de cet endroit sinon il retournerait la pièce de rage. Il marcha d'un pas précipité vers la sortie et donna un énorme coup de pieds dans l'une des poubelles traînant sur le trottoir. Son contenu se déversa sur celui-ci mais Oliver s'en ficha royalement. Il continua d'avancer d'un pas vif, la rage le consumant. Il allait de nouveau frapper dans le tas de poubelle se présentant devant lui mais la sonnerie de son téléphone le retint. Il le sortit de sa veste et décrocha quand il vit l'appelant. C'était le manoir Queen.
« Papa... » Il entendit la voix guillerette de sa fille et soudain comme par magie toute sa rage s'amenuisa.
Il écouta sa fille lui raconter son début de matinée et son excitation pour sa sortie scolaire. Elle allait au forum des sciences et avait hâte. Elle y était déjà allée de nombreuses fois avec Felicity et elle adorait ça. Elle n'était pas aussi intelligente que sa mère mais elle était tout de même très débrouillarde.
Quand Oliver eut terminé avec Emy, il parla quelque secondes avec Angel, enfin il faisait un monologue car son petit garçon ne lui répondait que par « oui » ou « non ».
Il regagna la voiture et aperçu au loin Jean sortant du bar avec deux café à emporter.
« Tu es calmé ? » Demanda-t-elle alors qu'elle lui tendit son café fumant.
« Désolé... »
« Ne le sois pas... je te comprends Oliver et honnêtement je préfère que tu perdes le contrôle ici que dans le bureau du directeur. »
Oliver ne répondit pas, il s'installa derrière le volant, attendit que Jean soit prête puis pris la direction de la prison avec la boule au ventre.
