Bonjour à tous ! C'est parti pour le chapitre 34 ! Mais d'abord, quelques réponses aux reviews du dernier chapitre :
EvaFanFic : Désolée de t'avoir fait attendre après ce suspens ! Voilà la suite :)
DrayCullen : Je suis très touchée que tu ais pris le temps de m'écrire, surtout si ce n'est pas dans tes habitudes ! Merci beaucoup, vraiment ! Pour répondre à tes questions, j'avais un rythme de publication au départ mais j'avoue avoir un peu de mal à m'y tenir car mes chapitres ne sont plus préparés d'avance, j'essaye de faire au mieux :) Concernant la fin de la fic, oui j'ai plus ou moins tout le scénario en tête et quant à savoir si nos deux héros ont une chance de finir ensemble, je ne veux pas gâcher le suspens ;) Sauf si tu y tiens vraiment et dans ces cas là, je peux t'envoyer un MP :p
Marine : Très contente que ma scène entre Ron et Hermione t'ait plue :)
GoldenLionCub : Je te remercie énormément pour ta review ! Bienvenue à toi sur ma fanfic, je suis très émue par tes compliments ! Concernant ta petite réserve, c'est amusant car j'ai un peu eu l'effet inverse, c'est à dire que lorsque je lisais des fics avant, je n'étais pas choquée par la rapidité avec laquelle Hermione se laissait aller, et maintenant je trouverais ça très peu crédible par rapport à son âge, au contexte et à sa personnalité. Comme quoi on peut percevoir des personnages de manières très différentes, ta review est donc hyper intéressante pour moi. En tout cas oui je te rassure, on finira bien par y arriver, c'est tout de même le but d'un Dramione :p
Ella-Zabini : Haha ne t'inquiète pas pour tes "retards" de reviews, je suis mal placée pour te reprocher quoique ce soit ;) C'est déjà très gentil de ta part de m'en laisser régulièrement, c'est un soutien important pour moi ! Je suis heureuse que ça te plaise toujours autant en tout cas !
Enjoy :D
Chapitre 34
- On ferait mieux de partir, murmura Hermione en commençant à reculer légèrement.
- On ne doit être là que depuis un quart d'heure, protesta Ron.
- Je crois qu'elle va recevoir de la visite, expliqua-t-elle en jetant un nouveau coup d'œil à Madame Rosmerta. C'est trop risqué pour nous d'être ici.
- Justement, peut-être que si on continue à l'espionner, on saura à quoi s'en tenir.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Ron leva les yeux au ciel et cela n'échappa pas à Hermione qui lui jeta un regard noir.
- Tu aurais été d'accord, lança-t-il, si c'était ton cher Drago qui te l'avait suggéré.
Estomaquée, la brune l'observa avec des yeux ronds :
- C'est vraiment bas, Ron. Même venant de toi. Allons-nous en avant que je ne te transforme en citrouille.
Il se renfrogna et suivit les pas de la Gryffondor, non sans jeter un dernier regard déçu vers les Trois Balais. Ils s'éloignèrent sur la route et Hermione ne pouvait s'empêcher d'observer les alentours avec inquiétude.
- J'ai l'impression que la brume s'épaissit, fit-elle remarquer en pressant légèrement le pas.
Ron se calqua sur ses mouvements.
- N'empêche que j'ai raison, marmonna-t-il dans sa barbe.
La jeune fille stoppa net dans sa marche, si bien que le rouquin faillit lui rentrer dedans. Elle se retourna vers lui.
- Tu crois que je ne t'entends pas ? s'emporta-t-elle à mi-voix. Tu as voulu que je t'accompagne mais si c'est pour que je passe mon temps à essuyer tes reproches…
- Tu exagères ! rétorqua-t-il. Je n'ai rien dit depuis tout à l'heure !
- Et tu aurais dû t'en tenir là !
- Je n'abandonnerai pas, Hermione, souffla-t-il d'une voix plus rude qu'auparavant.
La brune sentit son estomac se nouer. Ils étaient si proches l'un de l'autre, drapés par la cape, que leurs nez auraient pu se frôler s'ils faisaient la même taille. Elle ne pouvait clairement voir la couleur de ses yeux tant il faisait sombre mais elle devinait aisément leur bleu étincelant la fixant avec ardeur.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? hésita-t-elle en détournant le regard.
- Je n'abandonne pas l'espoir de te faire ouvrir les yeux sur lui, poursuivit-t-il en pressant brusquement sa main dans la sienne. Je comprends que vous ayez pu vous rapprocher dans l'adversité mais je sais que tu reviendras bientôt à la raison.
Hermione redressa soudainement la tête et fronça les sourcils :
- Qu'est-ce que tu entends par là exactement ? Tu veux dire que je ne suis pas dans mon état normal ?
- Je n'ai pas dit ça. Tu es simplement aveuglée par ta gentillesse.
La Gryffondor ôta sa main de la sienne dans un geste sec :
- Je sais ce que tu penses vraiment, Ron ! Tu penses que je suis naïve. Que je suis incapable de porter un bon jugement sur une personne !
- Malefoy ! s'énerva le rouquin. C'est Malefoy, pour l'amour du ciel !
- Je ne suis pas stupide, Ron ! Et tu...
Elle se figea brusquement, tous les sens en alerte.
- Qu'est-ce que… balbutia le jeune homme en s'immobilisant à son tour.
- Ils sont là, parvint-elle à articuler dans un souffle presque inaudible.
Les deux amis se tournèrent d'un même mouvement sur le côté et purent entrevoir à travers la cape des formes sombres s'approcher dans une lenteur abominable. La jeune fille écarquilla les yeux de terreur. Deux, quatre, dix, douze... Ils semblaient nombreux et tournoyaient lentement autour d'eux en une vision cauchemardesque. Des Détraqueurs. Un froid pénétrant s'empara de ses vêtements et un sentiment aigu de mal-être et de tristesse se répandit en elle.
- On est sous la cape, chuchota Ron d'une voix où perçait également de la peur. Ils ne peuvent pas nous voir, n'est-ce pas ?
Hermione déglutit avec difficulté avant de lui répondre :
- Les Détraqueurs ne voient pas. Ils sentent. Tu ne te souviens pas de ce que nous avait dit Dumbledore lorsque les Détraqueurs se trouvaient autour de Poudlard en troisième année ? La cape d'invisibilité est inutile face à eux. Et puis pour quelle autre raison se seraient-ils groupés autour de nous ?
Tandis qu'elle répondait aux questions que lui posait Ron, la jeune fille observait les alentours de ses yeux aiguisés. Les Détraqueurs formaient un cercle bancal autour d'eux, laissant çà et là quelques espaces leur permettant peut-être de s'échapper. Mais il leur faudrait être extrêmement rapides. Ils ne pouvaient prendre le risque de les laisser venir à eux. La jeune fille avait déjà la sensation d'avoir été plongée dans un lac gelé et ses membres commençaient à trembler. Elle jeta un dernier regard inquiet aux créatures malfaisantes, puis se mit à murmurer à l'oreille de Ron :
- Sur ma gauche. On peut essayer de s'enfuir par là.
- On ne pourra jamais courir avec la cape, fit remarquer le rouquin.
- Il va falloir l'enlever. Faisons surgir nos Patronus afin qu'ils nous protègent au maximum.
- Je ne sais pas s'ils seront aussi efficaces que celui d'Harry. Ils sont nombreux.
- Nous n'avons pas le choix, Ron !
Elle serra son bras avec force afin de lui insuffler du courage.
- Très bien, haleta-t-il en sortant sa baguette de sa poche.
- Je compte jusqu'à trois. Un, deux…
Elle-même avait dégainé son arme et attrapé un pan de la cape.
- Trois ! cria-t-elle en tirant d'un coup sec.
Les deux amis émergèrent du tissu et se mirent à courir vers la brèche qu'avait repérée Hermione. Cette dernière tenait la cape d'une main et sa baguette de l'autre.
- Spero Patronum ! formula-t-elle, aussitôt imitée par Ron.
Deux petits animaux d'un blanc argenté, presque translucide, jaillirent de la baguette de chacun et se jetèrent vers les Détraqueurs afin de former une barrière. Mais alors qu'elle courait de toute la force de ses fines jambes, le pied droit d'Hermione se prit dans un morceau de la cape qui trainait au sol et elle bascula en avant pour s'écraser durement sur la route. La douleur de la chute la fit grimacer et pousser un râle qui alerta le rouquin. Celui-ci se retourna et se mit à faire demi-tour.
- Cours, Ron ! protesta-t-elle.
Elle sentit brusquement au-dessus d'elle un souffle roque et inhumain. Sentant ses forces l'abandonner, elle entendit à peine le cri de Ron :
- Hermione !
Elle avait l'impression de sombrer dans un trou noir dénué de toute lumière, de tout sentiment de bonheur. Elle se mit à revivre avec désespoir la douleur des tortures qu'elle avait subies au manoir des Malefoy. La peur, la peine, l'accablement qu'elle portait en elle depuis des mois. Elle revoyait les visages de ses parents qu'elle avait abandonnés derrière elle et qu'elle craignait d'avoir perdus à tout jamais. Elle n'avait plus qu'une envie, plus qu'une hâte, se laisser mourir pour ne plus ressentir ce vide infini creuser un abîme en elle.
- Et tu les as laissé partir ?
Drago se tenait au centre de la grotte, les poings si serrés que ses veines en bleuissaient sous sa peau pâle.
- C'est elle qui a accepté, lui rappela Harry sans prendre la peine de soutenir son regard.
- Je sais bien à quel point elle peut être têtue, Potter, s'agita le blond. Mais ce n'est pas une raison pour la laisser faire tout ce qu'elle veut ! Ça ne t'a pas suffi qu'elle se fasse enlever une fois ?
Le brun se leva brusquement du coin du feu où il était assis et se dirigea vers le Serpentard d'un air mauvais. Il attrapa brusquement le col de son t-shirt et le tira dans un geste menaçant.
- Je t'interdis de penser qu'elle ne compte pas pour moi ! rugit-il à l'oreille du blond qui s'était emparé de son poignet pour lui faire lâcher prise. Ce n'est pas parce que tu es dans une espèce de relation ambiguë avec elle que tu peux prétendre la connaître mieux que moi ! Tu as sept ans de retard !
- Je n'ai pas confiance en Weasley, surenchérit Drago en se dégageant complètement de la poigne du brun.
- Il prendra soin d'elle, martela Harry en fronçant les sourcils. Tu n'as pas le monopole de la protection d'Hermione, Malefoy. Et elle ne t'appartient pas.
- Je suis au courant !
En réalité, Drago avait beau invoquer des raisons de sécurité pour justifier sa colère, la seule idée de savoir Hermione partie seule avec Ron avait suffi à le faire sortir de ses gonds. Il tournait depuis comme un lion en cage et ne cessait de lancer des reproches à Harry. Lorsqu'il s'était réveillé et avait été mis au courant par ce dernier de l'excursion imprévue des deux Gryffondors, la première chose qu'il s'était promise était de le faire payer à la jeune fille lorsqu'elle reviendrait. Cela faisait deux fois en deux jours qu'elle se mettait en danger sans tenir compte de son avis. Elle n'avait cette fois même pas pris la peine de le prévenir. Il était tout à fait conscient qu'elle était volontairement partie avant son réveil afin de ne pas lui donner l'occasion de s'y opposer et cette façon constante qu'elle avait de lui résister le mettait tout bonnement hors de lui.
- Depuis combien de temps sont-ils partis ? demanda-t-il au brun qui venait de se rassoir près du feu et faisait tourner nerveusement sa baguette entre ses doigts.
- Environ une heure et demi, répondit-il en consultant sa montre. Ils ne vont sûrement pas tarder. Ils m'ont promis de faire vite et de ne prendre aucun risque.
- Et tu les crois ? marmonna le blond en serrant les dents.
- Bien sûr que oui, soupira Harry.
- On ne peut pas savoir si quelque chose va leur tomber dessus.
- J'y serais bien allé avec eux, mais j'avais un certain Mangemort à surveiller, grinça le brun, le regard lourd de reproches.
Le blond pesta intérieurement et alla s'assoir à l'opposé de la caverne, les jambes tendues devant lui, les bras croisés. Le silence aurait pu être apaisant s'il n'avait été chargé d'une tension presque palpable. Le temps s'écoula de manière très lente, faisant régulièrement soupirer les deux adolescents. De temps en temps, Drago ne pouvait s'empêcher de renouveler sa question :
- Et maintenant, ça fait combien de temps ?
Harry soulevait alors son poignet comme s'il s'agissait du dernier effort dont il se sentait capable et marmonnait :
- Deux heures et quart.
- Je vais les tuer, ruminait le blond en tripotant un caillou gris aux reflets brillants qu'il avait trouvé sur le sol.
Harry ne répondit rien mais devait bien admettre qu'il commençait également à se sentir inquiet. Il essayait d'imaginer dans son esprit le parcours de ses deux amis et échafaudait toutes sortes de raisons rationnelles pour lesquelles ils auraient pu mettre plus de temps que prévu.
Brusquement, il crut entendre un appel au dehors et se leva d'un bond.
- Tu as entendu ? demanda-t-il au Serpentard qui haussa un sourcil d'incompréhension.
- Entendu quoi ?
- Je crois que c'était la voix de Ron, répondit-il en se précipitant vers la cavité qui conduisait au dehors.
Drago se leva à son tour et le suivit en titubant, ses jambes engourdies par son immobilité. Lorsqu'il sortit à l'air libre, sur le promontoire rocheux, Harry paraissait être en train de tendre l'oreille. Le blond l'imita. Au bout de quelques secondes, il entendit effectivement une voix faible qui appelait :
- Harry !
- Il est idiot ou quoi ? s'exclama Drago en se tapant sur le front. Il veut nous faire repérer ?
- Il a dû se passer quelque chose, lui rétorqua le brun en s'élançant.
La gorge de Drago se noua. Sans réfléchir davantage, il dévala la pente escarpée à la suite du Gryffondor. Ils n'eurent pas besoin de chercher longtemps. Quelques mètres plus loin, ils tombèrent nez à nez avec Ron. Ce dernier portait Hermione dans ses bras. Elle paraissait inconsciente.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? s'écria Harry en se précipitant vers eux. Ne me dis pas que…
- Non, s'empressa de lui répondre le rouquin. Elle s'est évanouie.
Drago se sentait trop hébété pour avoir une quelconque réaction. La vision de la jeune fille inerte lui avait provoqué une telle terreur qu'il avait l'impression de s'être décomposé et de ne plus sentir ses membres. Il vit Harry prendre la brune dans ses bras pour décharger Ron qui paraissait épuisé. Tous les quatre remontèrent vers la caverne en hâte et s'y réfugièrent.
Harry déposa délicatement la jeune fille près du feu et lui allongea les jambes. Le blond s'approcha lentement, assez pour voir que ses paupières fines paraissaient frémir. Il avait beau déjà savoir qu'elle n'était qu'évanouie, cela le rassura.
- Que s'est-il passé ? questionna de nouveau le brun.
- Des Détraqueurs, marmonna Ron qui s'était assis lui aussi près du feu et avait déposé le sac à dos et la cape d'invisibilité à ses côtés.
Il inspira de grandes bouffées d'air avant de poursuivre :
- Ils nous ont pris par surprise. Ils étaient plus d'une dizaine. On a essayé de s'échapper mais elle est tombée et certains en ont profité pour se jeter sur elle. L'un d'eux a commencé à…
- Comment as-tu fait ? l'encouragea Harry.
- J'ai rappelé mon Patronus et je l'ai envoyé droit sur eux. J'avais tellement peur pour elle que je ne savais plus ce que je faisais. C'était comme si mon instinct avait pris le dessus. J'ai réussi à les éloigner. Je l'ai soulevée dans mes bras et je me suis mis à courir aussi vite que j'ai pu.
Un silence accueillit son récit. Harry posa une main sur son épaule et la pressa doucement.
- Je n'aurais pas fait mieux moi-même, rassura-t-il son ami qui paraissait littéralement abattu.
Drago, qui avait observé toute la scène, leur jeta un regard assassin :
- Tu veux rire, Potter ? C'est ça que tu appelles une protection ?
- Elle est saine et sauve, riposta Harry d'une voix grave. J'avais raison de faire confiance à Ron.
- Mais elle est évanouie ! Et dieu sait dans quel état elle va se réveiller ! Mais peut-être que tu pourrais nous le dire, toi qui t'es si souvent évanoui face à des Détraqueurs !
Harry s'apprêtait à répliquer mais Ron le devança d'une manière plus radicale. Il se leva brusquement et administra un violent coup de poing au blond qui vacilla sous le choc et recula de plusieurs pas, une main plaquée sur sa mâchoire endolorie. La douleur irradiait dans tout son crâne.
- Et estime-toi heureux que je ne me sois pas servi de ça ! cracha le rouquin en brandissant sa baguette.
Drago porta instinctivement la main vers la poche droite de son jean mais se souvint rapidement qu'il n'était plus en possession de la sienne. Ron esquissa un sourire satisfait. Il savait pertinemment que le Serpentard, malgré sa plus petite taille, aurait pu rivaliser de force avec lui. Mais le fait qu'il soit le seul à être armé lui donnait un avantage absolu que son ennemi de toujours ne pouvait décemment pas ignorer.
- Je ne rentrerai pas dans ton jeu, Weasley, lança cependant ce dernier d'un air narquois.
Harry les jaugeait tour à tour du regard, n'osant pas intervenir de peur d'envenimer les choses.
- Comme si tu avais le choix, répliqua Ron. Tu sais très bien que tu n'es pas en position de force. Sinon, tu n'hésiterais pas une seule seconde !
Si leurs yeux avaient eu la capacité de lancer des éclairs, les deux jeunes sorciers se seraient sans doute mutuellement foudroyés. C'était comme si leurs sept années de haine partagée les rattrapaient brusquement. Leur peur pour Hermione était la goutte d'eau qui faisait grassement déborder le vase. Chacun tenait l'autre pour responsable et la fureur qu'ils avaient enterrée en eux depuis si longtemps ressurgissait comme la lave d'un volcan bien mal endormi.
- Je ne vous comprendrai jamais, vous autres Gryffondor, siffla Drago. Votre soi-disant courage n'est rien d'autre qu'un savant mélange de chance et de stupidité. Vous passez votre temps à tenter le diable comme si vous étiez au-dessus de ce qui pourrait vous arriver. Vous vous croyez invincibles et protégés par je ne sais quel dieu des braves qui récompense ceux qui se jettent dans la gueule du loup sans réfléchir !
- Nous au moins, nous ne sommes pas des lâches ! rugit Ron, le visage plus rouge que jamais, ce qui faisait presque disparaître ses tâches de rousseurs. On ne s'enfuit pas à la moindre petite frayeur et on ne laisse pas les autres mourir ou faire le sale boulot pour nous. On ne s'aplatit pas non plus devant un mage noir comme si nous étions ses laquais serviles. Dis-moi, Malefoy, ça t'a si bien réussi d'être un Serpentard ? Car je pense que si c'était le cas, tu ne serais pas là avec nous !
Drago sentait tout son être bouillir d'une rage qu'il avait peine à contrôler. Il mourrait d'envie de se ruer sur le rouquin pour le faire ravaler ses paroles mais un coup d'œil à la baguette qu'il serrait toujours étroitement entre ses doigts suffit à l'en dissuader.
Soudain, un gémissement provenant de l'âtre détourna l'attention des trois adolescents. La jeune fille se réveillait enfin.
