Back at home saison 2 chapitre 8.
Il suivit les indications qui le mènerait à l'administration. Il se gara sur une place libre et regarda autour de lui. Il aperçut au loin la tour de garde, puis le barbelé posé tout autour de la prison. Il se rendit compte qu'il était assez loin de l'établissement. Il serra les poings de frustration pour la énième fois de la journée. Il claqua la porte avec hargne puis avança vers le petit établissement blanc garnit de fenêtres bleues d'un pas précipité. Il n'avait qu'une hâte demander au directeur de libérer sa femme de ce cachot dans lequel elle était enfermée depuis 24 heures.
« Oh, Oliver... » Cria Jean pour la troisième fois.
Celui-ci se retourna et attendit que Jean arrive à sa hauteur avant de se remettre en route mais
celle-ci lui attrapa le bras, lui intimant de s'arrêter. Ce qu'il fait avec exaspération et un regard noir envers l'avocate.
« Je sais que tu es pressé. »
« Alors pourquoi tu me ralentis. » Ne put-il s'empêcher de dire.
« Parce que je viens d'avoir des nouvelles pendant que tu te ruais comme un fou sur l'entrée de l'établissement. » Lui annonça-t-elle avec espère-t-elle le même regard qu'Oliver lui avait jeté quelques secondes plus tôt.
« Du directeur ? » Demanda-t-il avec une impatience dans la voix.
« Non, du tribunal. L'audience préliminaire aura lieu dans deux jours. » L'informa Jean.
« Quoi ? » Cria-t-il choqué. « Nous n'avons pas de preuve qu'elle est innocente. Nous n'avons rien trouvé. Ce procès sera chaotique et tu le sais aussi bien que moi. Nous ne pouvons pas le laisser avoir lieu. Nous devons le repousser. » Dit-il avec colère.
« Je ne peux pas le repousser Oliver parce que je l'ai déjà fait une fois à ta demande. Je suis désolée mais cette fois, nous allons devoir nous battre avec le peu que nous avons. »
« Autrement dit rien... » Hurla-t-il. « Nous n'avons aucune ligne de défense Jean. »
« Écoute Oliver, avec tout le respect que je te dois, tu connais ton métier et je connais le mien. Je pense qu'il y a moyen d'obtenir quelque chose. » Asséna-t-elle aussi en colère que lui. « Tu dois me faire confiance. »
« C'est le cas Jean... mais... j'ai peur. » Avoua-t-il penaud.
« Je ne peux pas t'assurer que tout ira bien mais je peux te dire une chose je vais me battre bec et ongle pour ta famille. » Dit-elle avec conviction. « Allez viens, nous sommes attendus. »
Elle tira doucement sur son bras et tout deux marchèrent d'un silence lourd jusqu'à l'entrée du bâtiment administratif. Ils se présentèrent à la gardienne qui vérifia leur identité avant de les inviter à entrer. Les portes s'ouvrirent sur un sas où deux policiers les attendait devant un portique de sécurité.
L'un deux leur tendit à chacun un bac en plastique transparent et leur demanda d'y glisser tout objet métallique ainsi que le téléphone portable. Oliver ôta sa ceinture qu'il déposa dans le bac avec son téléphone portable et sa montre. Le policier lui demanda d'écarta les bras ce qu'il fit son objecter. Le policier le fouilla avant de l'inviter à passer le portique de sécurité. Une fois de l'autre côté il récupéra ses affaires personnels. Il réajusta sa ceinture et attendit quelques secondes après Jean avant qu'ils ne soient tous deux escortés jusqu'au bureau du directeur.
L'ambiance qui régnait ici était totalement différente de celle de la prison. Les policiers étaient moins sur leurs gardes et beaucoup plus sympathiques. Les murs des couloirs était peints dans les tons beiges et agrémentés par des tableaux représentant divers animaux de la savane. Comment était-il possible d'avoir un tout autre décor à moins de cinq cent mètres à peine d'ici se demanda Oliver en contemplant le tableau peint à la main qui se trouvait face à lui alors qu'il patientait avec Jean dans une petite salle munie de quatre fauteuil aux coussins bleus assez confortable.
Il ne put se permettre de divaguer plus longtemps que la porte rouge portant le nom de monsieur Hart s'ouvrit. Il l'avait scruté ces cinq dernières minutes avant que son regard ne se pose sur ce tableau représentant une ballerine laçant son chausson ne le captive. Cette jeune fille avait des faux airs de sa petite sœur Thea.
Il se leva instantanément au son de la porte et s'avança quand un homme aux cheveux poivre et sel s'avança vers lui et Jean qui s'était également levé se présenta. Il tendit une main à Oliver que celui-ci prit et serra avec confiance.
« Monsieur Queen, Maître Jean. Je vous en prie entrez. » Leur intima-t-il en montrant l'entrée de son bureau.
Oliver jeta un regard circulaire à la pièce assez spacieuse. Tout dans cette pièce montrait le respect, l'ordre et la loi. Monsieur Hart n'était pas qu'un simple directeur de prison, c'était également un homme qui avait servi dans l'armée en tant que marine et qui avait gagné un certain nombre de médaille qui étaient disposé fièrement dans un cadre à coté du drapeau américain. Dans le coin de la pièce se trouvait une statuette d'un soldat posant fièrement avec le salut militaire.
La porte claqua faisant sursauter Oliver qui s'était perdu dans sa contemplation. Il avala durement sa salive et s'assit lorsque monsieur Hart les invita à le faire. Il prit place face à eux et regarda tour à tour Jean et Oliver.
« Je vous écoute. » Dit-il au bout de quelques secondes. « Que me vaut votre visite ? »
Demanda-t-il en regardant Oliver avec insistance.
C'est l'avocate qui prit la parole. « Nous sommes ici pour vous parler d'une de vos détenues. » Dit-elle.
« N'est-ce pas le cas de tout ceux qui entre dans ce bureau. » Répliqua monsieur Hart, tournant la tête vers Jean une ébauche de sourire sur les lèvres. « De qui s'agit-il ? » Demanda-t-il.
« Madame Felicity Queen qui a été admise dans votre établissement le mois dernier. »
Le renseigna-t-elle. « Il se trouve que le mari de ma cliente ici présent. » Dit-elle en se tournant vers Oliver. « N'a pas pu voir sa femme au parloir hier car celle-ci se trouve en isolement et nous aimerions savoir pourquoi !? » Expliqua-t-elle.
« Madame Queen dites-vous. » Répéta-t-il se tenant le menton songeur. Il se redressa, attrapa le téléphone, composa un numéro et écouta avec attention l'interlocuteur qui semble-t-il répondait à ses questions. « Je vois... merci. » Dit-il avant de raccrocher. Il reposa le combiné et reporta son attention sur ses invités. « Il semblerai que votre femme se soit battue monsieur Queen et aurait envoyé deux détenues à l'hôpital. »
« Ma femme ne se battrait pas pour rien. Ce n'est pas une bagarreuse. C'est une mère de famille, la Pdg d'une compagnie fortuné qui vient en aide aux personnes les plus démunies et... » Il allait continuer sa tirade mais Jean posa une main sur son bras afin de la faire taire.
« Ce que monsieur veut dire c'est que sa femme n'aurait jamais engagé une bagarre. Il a dû se passer quelque chose avant qu'elle ne se mette à frapper. J'imagine que vous avez des caméras de sécurité dans votre prison monsieur Hart ? » Lui demanda-t-elle en appuyant sur son nom.
« Évidemment. »
« Vous arrive-t-il de visualiser les images lors d'une bagarre pour savoir qui est à l'origine du commencement ? »
« Non... » Avoua-t-il. « Mais comprenait Maître qu'il y a tellement de bagarre que je n'ai pas le temps de regarder chaque image. Vous savez combien il y a de détenue ici ? »
« Plus de 500... » Répondit-elle.
« Voilà... donc excusez-moi mais je ne peux pas me permettre de regarder chacune des bagarres qui se passent dans la cour. J'ai des surveillants qui sont là pour gérer ce genre de problème. Mais pour cette fois, je vais faire preuve de bonne volonté et regarder personnellement la vidéo. »
C'était une chose qu'il n'avait jamais fait et qu'il ne s'attendait pas à faire un jour mais contrairement à ce qui laisser penser, il avait de la compassion pour cette jeune femme qui était arrivé chez lui plus tôt. Il ne l'avait jamais rencontré personnellement mais avait écumé internet afin d'obtenir des informations sur cette nouvelle détenue qui n'était définitivement pas comme celle qu'il accueillait habituellement.
Il avait lu le rapport du FBI et était persuadé qu'elle était victime et non coupable des faits qui lui été reprochés.
Il composa de nouveau un numéro et demanda à l'interlocuteur de chercher la bande vidéo qui l'intéressé. « Très bien. J'arrive. » Dit-il, reposant le combiné tout en se levant. « Je n'en ai pas pour longtemps. Veuillez m'excuser. » Dit-il en se retirant de la pièce.
Oliver souffla tout l'air de ses poumons. Il avait été en apnée ces dernières minutes. Il avait retenu son souffle sans s'en être aperçu.
« J'espère que nous avons raison Oliver. » Lui souffla Jean.
« C'est le cas. » L'assura Oliver. « Je connais ma femme Jean. Elle n'est pas violente. » Il se leva et se posta devant la fenêtre qui donnait sur un large espace vert. Il n'y avait rien d'autre que de la verdure, mais en regardant plus loin il aperçu l'un des murs de la prison. Il s'imagina le franchir à l'aide de son grappin, endormir les gardes avec des flèches anesthésiantes, traverser la dédale de couloir en mettant Ko les gardiennes ce qui serait pour lui un jeu d'enfant. Trouver la cellule de sa femme, faire exploser l'ouverture et s'enfuir avec elle, la ramener à la maison. Là où elle devait être avec ses enfants et lui. En sécurité.
Il sursauta de nouveau lorsque la porte s'ouvrit à la volée. Il se tourna vivement sur Hart qui entra dans le bureau l'air énervé. Le cœur d'Oliver tambourina dans sa poitrine à le voir si en colère. Et s'il s'était trompé ? Si cet endroit avait changé sa femme ? Il s'avança d'un pas mal assuré vers le siège où il était assis plus tôt sans quitter du regard Hart qui s'écroula dans son fauteuil. Oliver s'assit à son tour, les yeux rivés sur Hart, attendant qu'il ouvre la bouche.
« J'ai donc vu la vidéo. » Dit-il en se redressant. « Votre femme à-t-elle pris des cours d'art martiaux monsieur Queen ? » Lui demanda le directeur avec intérêt.
« Oui... il y longtemps. » Le renseigna-t-il.
« Hé bien, c'était une dépense de temps intelligente. » Dit-il. « Il semblerait que ces cours lui ont évité quelque chose que je n'accepte pas dans mon établissement. » Il serra les poings quand il verbalisa cette phrase. « Sans ses connaissances votre femme aurait été victime d'un viol collectif. » Dit-il d'une traite avec colère. « J'ai demandé à ce qu'elle soit libéré sur le champ de l'isolement et qu'un repas lui soit offert. »
Oliver n'en revenait pas des dires du directeur. Évidemment il savait que ce genre de chose était possible, il n'était pas dupe mais il ne s'était pas attendu à ce que sa femme en soit victime.
« Puis-je la voir ? » Ces mots glissèrent de ses lèvres avant même qu'il ne pense à ce qu'il allait dire.
Le directeur leva le regard sur lui. « J'allais y venir monsieur Queen. Étant donné que votre parloir vous ait été injustement refusé hier et au vu de ce qu'à subit votre femme, je vous accorde le droit de la voir. »
Oliver souffla de soulagement. Il allait la voir, certes à travers une vitre mais il la verrait et pourrait s'assurer de ses yeux que sa femme allait bien. « Merci. »
« Ne me remercié pas. C'est moi qui vous remercie. Si vous n'étiez pas venu vous plaindre, jamais je n'aurai su ce qui s'était passé. Croyais-moi monsieur Queen qu'à l'avenir lorsqu'une détenu sera envoyé en isolement je prendrais soin de regarder les bandes vidéos afin de vérifier que ce soit la bonne personne qui soit punie et non la victime. Je ne tolère pas l'injustice. » Dit-il en se levant. « Vous êtes attendu à l'accueil pénitentiaire. »
Oliver et Jean se levèrent de concert, serrèrent chacun leur tour la main de Monsieur Hart puis quittèrent le bâtiment administratif.
« Hé bien... ça c'est bien passé. » Finit par dire Jean une fois qu'ils furent installé dans la voiture.
« Il faut la sortir d'ici Jean. » Dit Oliver en démarrant la voiture. « Elle ne peut pas passer une minute de plus dans cet établissement. »
« Je le sais Oliver. » Dit-elle en posant une main sur son bras.
Oliver passa les portes de la prison et fût de suite accueillit par une gardienne.
« Par ici monsieur Queen. » Dit-elle en prenant un couloir qu'Oliver n'avait jamais pris auparavant. Il la suivit sans faire d'histoire. Il avait passé les portiques de sécurité et avait de suite été pris en charge par cette grande brune aux yeux noisettes qui lui rappelait Mc Kenna, la femme de Tommy. Elle avait un air sympathique et avenant sur le visage. « Je suis désolée pour votre femme. » Dit-elle en poussant une porte métallique les menant un peu plus au cœur de la prison. Elle ouvrit une porte en bois à l'aide d'une clé et lui intima d'y entrer. Elle ferma la porte derrière elle et lui fit signe de prendre place sur l'un des fauteuils en cuir beige qui lui semblait très confortable. C'était une sorte de salle de repos qui disposait également d'un réfrigérateur, d'une machine à expresso, d'une petite table avec des magasines, d'une corbeille de fruits et d'un panier emplit de biscuit emballé en tout genre.
« Je... je ne comprends. » Dit Oliver en voyant l'étrangeté de la situation. Il devait voir sa femme, pas se trouver dans cette pièce. « Le directeur m'a dit que je verrais ma femme... »
« Vous la verrez. » Dit-elle tout en se tournant vers la machine à expresso. « Voulez-vous quelque chose à boire ? À manger ? » Lui proposa-t-elle alors qu'elle insérait une dosette dans la machine.
« Non... non merci. » Dit-il ne comprenant toujours pas.
La jeune femme prit son café et vint s'asseoir sur l'un des fauteuils. « Votre femme est actuellement à la douche. Elle ne devrait plus tarder. » Dit-elle en prenant une gorgée du breuvage.
« Je... je vais le voir... ici !? » Demanda-t-il interloqué.
« Oui. Ce sont les ordres que j'ai eu. Ainsi que celui de surveiller votre femme. »
« Surveiller ma femme ? »
« Monsieur le directeur m'a demandé de veiller sur elle. Ce que je vais faire. Je serai toujours avec elle. Que se soit à la douche, lors des repas, lors de ses promenades dans la cour. Un peu comme un garde du corps. » Le renseigna-t-elle avec un sourire. « Monsieur le directeur pense que votre femme ne sera jamais en sécurité du fait de sa beauté... ce sont ses mots pas les miens. » Rigola-t-elle.
Oliver ne savait pas quoi dire, il était sous le choc et ne s'était clairement pas attendu à ça.
« Lors de mes jours de repos se sera Monica qui veillera sur elle. »
« D'accord... merci... » Ce fût tout ce qu'il put dire.
Le silence se fit dans la pièce. Oliver ne savait absolument pas quoi dire à cette jeune femme et il semblait qu'elle non plus. Heureusement pour eux, un coup fut porter à la porte. La jeune femme dont Oliver ne connaissait le nom se leva et alla ouvrir. Elle sortit de la pièce, referma la porte derrière elle, le laissant seul.
Quelques minutes plus tard la porte se rouvrit sur sa femme qui s'élança dans ses bras dès qu'elle le vit. Il la réceptionna et la serra fortement contre sa poitrine, semant des baisers dans ses cheveux, caressant son dos pour la réconforter. Elle pleurait doucement contre lui et à part la tenir il ne savait pas quoi faire d'autre. Il était désemparé et son cœur se brisa une fois de plus en mille morceaux.
« Je dois sortir d'ici Oliver. » Murmura-t-elle contre son tee-shirt qui était trempé de ses larmes.
« Je sais chérie. Nous faisons tout ce que nous pouvons. » Dit-il en la décalant doucement de son torse. Il voulait voir son beau visage, l'embrasser. Mais quand il la vit pleinement, son cœur rata un battement. Elle avait le contour de l'œil violacé, de même que son nez. Il ne semblait pas cassé, puisqu'elle supportait ses lunettes mais il aurait aimé qu'elle soit vu par un médecin, un vrai pas une infirmière qui n'était présente que pour les petites blessures. Ils l'avaient jeté à l'isolement comme une vulgaire criminelle alors qu'elle n'avait fait que se défendre. Il leva ses mains et emprisonna délicatement son visage avant d'ancrer ses yeux au siens qui étaient rougis par ses larmes. Il en recueillit une sur son pouce et la chassa de son magnifique visage. Il détestait toujours autant la voir pleurer. Il avança sa tête et posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Il savoura la douceur de ses lèvres sur les siennes et les picora encore et encore jusqu'à ce qu'il lui quémande l'accès à sa langue qu'elle lui offrit avec plaisir. Quand leurs langues se caressèrent quelque chose se déclencha en Oliver et d'un coup il se sentit revivre. Sa femme était là, avec lui, entre ses bras et il pouvait enfin la toucher. Felicity gémit et il se recula. Ce sentiment de bien-être s'évanouit instantanément. Il avait besoin d'elle, envie d'elle. Il savait que c'était impossible, ils étaient dans une prison.
« Est-ce que je t'ai fais mal ? » Demanda-t-il avec inquiétude.
« Ça va... » Souffla-t-elle. Elle ne voulait pas lui dire que tout son corps lui faisait mal, le réclamant. Elle avait tellement envie de lui. Mais ici, c'était impossible.
Oliver prit l'une de ses mains et la mena vers l'un des fauteuils. Elle semblait épuisée. « Veux-tu quelque chose ? » Lui proposa-t-il. Il énuméra tout ce qu'il y avait et comme il l'avait pensé, elle demanda un café. Il se précipita pour lui préparer.
Après lui avoir donné la tasse, il avança l'un des fauteuils, la plaçant face à elle. Il s'y installa, attrapa la main libre de Felicity et ne cessa de caresser le dessus de sa main de son pouce.
À sa demande Oliver lui parla des enfants, de ce qu'il avait fait durant le mois écoulé. Il la renseigna sur l'avancement de l'enquête et admit avec dépit qu'il n'avait pas trouvé grand chose pour le moment. Que sans ses compétences c'était difficile. Il lui expliqua également sa visite chez le directeur avec Jean et elle le remercia pour ce qu'il avait fait pour elle. Il lui répéta comme un mantra à mainte reprise combien il l'aimait et à quel point elle lui manquait. Il lui parla du procès qui aurait lieu deux jours plus tard. Elle lui raconta ses journées qui étaient toutes les mêmes ces derniers temps excepté celle de la veille qui lui avait valu un tour en isolement. Elle lui avait décrit ce qu'elle avait ressentit seule, dans le noir. Dans cette cellule qui avait une odeur de terre et de renfermée. Qu'elle n'avait presque pas dormi de la nuit. Qu'elle était terrorisée parce qu'elle s'était imaginée qu'un serpent ou qu'une grosse araignée viendrait pour la piquer. Elle avait fait le guet toute la nuit. La moindre effleurement sur sa peau l'avait fait sursauter et quand ses idées noires s'évaporaient, elle sentait des choses sur elle, la faisant replonger.
Un coup fût de nouveau portait à la porte qui s'entrouvrit sur la jeune femme brune.
« Felicity, vous avez encore quinze minutes avec votre mari. » Annonça-t-elle avant de refermer la porte.
Oliver se leva, passa l'un de ses bras sous ses genoux, l'autre autour de son cou et il la souleva afin de l'asseoir sur ses genoux. Elle posa sa tête contre sa poitrine et ils passèrent les quinze minutes restantes à se câliner dans un silence confortable.
