Voilà la suite rapidement comme promis ! Merci beaucoup pour les reviews :)

Je pressens de l'inquiétude suite à ce nouveau chapitre alors je vous préviens, ne vous inquiétez pas, les choses ne vont pas se terminer si vite ;)

Enjoy :D


Chapitre 36

- Comment va-t-il ? s'enquit le brun.

- Je n'en sais rien, balbutia-t-elle. Il respire normalement mais il est toujours inconscient.

- Il va sûrement bientôt se réveiller.

- Harry, je… Je suis vraiment désolée.

- Tu n'y es pour rien, Hermione.

- Si, c'est entièrement ma faute. Tu as déjà tellement de responsabilités. Ce poids qui pèse sur tes épaules et je…

- Ecoute, la stoppa-t-il, j'ai voté pour, n'est-ce-pas ? J'étais pour le fait que nous assurions la protection de Malefoy. Et ce n'est pas non plus de ta faute si les Mangemorts ont réussi à pénétrer au quartier général. On ne pouvait pas prévoir que les choses tourneraient comme ça.

Toujours mal à l'aise malgré ces paroles, Hermione se tortilla les mains en dansant d'un pied sur l'autre.

- Harry, finit-elle par dire. Tu connais ma position.

Elle baissa aussitôt les yeux au sol, incapable de soutenir le regard pénétrant de son meilleur ami.

- Mais c'est à toi de décider, poursuivit-elle en sentant une boule se former dans sa gorge. Je n'ai pas à t'imposer ce que je ressens. Et je te suivrai jusqu'au bout, quel que soit ton choix vis-à-vis de…

Elle ne put s'empêcher de jeter un œil en direction du corps étendu du Serpentard.

- De la situation, compléta-t-elle.

Harry sembla réfléchir un long moment. Les secondes paraissaient s'écouler avec une telle lenteur qu'Hermione finit par se rassoir auprès de Drago et ramena ses genoux contre elle, les entourant de ses bras frêles.

- Ron ne veut plus le voir, admit enfin le Gryffondor après une profonde inspiration.

- Je m'en doute, répondit la jeune fille, un brin d'amertume dans la voix.

- Mais on ne peut pas non plus le lâcher dans la nature. Je sais que tu lui fais confiance mais tu réalises sûrement à quel point ça représente un risque. Il en sait beaucoup trop. Quand bien même il ne nous trahirait pas volontairement, je ne lui prête pas une grande résistance à la torture.

- Je sais, Harry.

La température dans la grotte était fraîche et humide. Hermione frissonna brusquement en observant une goutte d'eau perler le long de la roche.

- Tu devrais te couvrir un peu plus, Harry, suggéra-t-elle. Il y a des affaires dans le sac.

Le brun suivit ses conseils et alla se dégoter une paire de chaussettes et des chaussures à sa taille. Lorsqu'il revint auprès d'elle, il s'assit en tailleur à ses côtés.

- Alors, murmura-t-elle, quelle est la solution ? S'il ne peut ni rester avec nous, ni nous quitter ?

- Nous pouvons le laisser aux autres membres de l'Ordre.

Hermione, qui observait depuis un long moment les soulèvements réguliers de la poitrine du blond, se redressa avec soudaineté :

- Qu'est-ce que tu racontes, Harry ? Nous n'avons aucun moyen de les contacter.

- J'en ai peut-être un.

La jeune fille se sentait si abasourdie qu'elle tira sur le bras du brun avec un peu trop de vigueur :

- Quoi ? s'exclama-t-elle en le renversant presque en arrière.

- Hermione !

- Excuse-moi, se reprit-elle en le lâchant. Harry, j'ai bien entendu ce que tu as dit ? Pourquoi tu n'en as pas parlé plus tôt ?

- Parce que ce n'était pas encore vital. Notre plan était de nous introduire à Poudlard et nous en sommes assez proches à présent. Et comme je te l'ai dit, j'ai peut-être un moyen. Ce n'est pas certain.

- Mais de quoi tu parles ?

Le jeune homme tira alors sa baguette de sa poche et la présenta aux yeux d'Hermione qui attendait avec impatience de comprendre où il voulait en venir.

- Avec mon Patronus, annonça-t-il, sans pouvoir retenir un sourire.

- Tu sais… balbutia-t-elle. Tu sais envoyer un message avec un Patronus ?

- Quand tu as été enlevée, se mit-il alors à expliquer, et qu'on commençait à perdre espoir, je me suis entraîné avec Remus. C'était une sorte d'exutoire. Je ne pensais plus qu'à ça et ça me permettait d'oublier un peu… Le reste.

- Tu as réussi ?

- Oui, acquiesça-t-il, son sourire un peu plus élargi. J'ai réussi les deux ou trois dernières fois. Ça devenait de plus en plus évident mais…

- Mais Harry, c'est merveilleux ! s'écria la Gryffondor en se relevant d'un bond. Tu imagines le niveau de magie qu'il faut acquérir pour être capable d'une telle chose ! Jusqu'à présent je n'ai vu que celui de Kingsley, de Monsieur Weasley et…

Elle s'arrêta brusquement.

- Tu en as vu un autre ? la questionna Harry, les yeux levés vers elle.

Le regard de la jeune fille se reporta de nouveau sur Drago, toujours inconscient.

- Celui de Narcissa Malefoy, confirma-t-elle en hochant lentement la tête. Quand elle nous a prévenus du retour de Bellatrix.

- C'est vrai, se souvint alors son ami. Tu nous en avais parlé.

- Harry… murmura Hermione en se rasseyant, son enthousiasme quelque peu échaudé par le souvenir du renard argenté.

- Je ne te forcerai pas à choisir, la devança-t-il.

Il détournait cependant les yeux à présent :

- Je ne te demanderai pas de me suivre, si tu préfères rester avec lui et l'Ordre. Ce serait même mieux. Tu serais en sécurité. Tu ne risquerais plus de…

- N'y pense même pas, martela-t-elle avec sérieux.

Elle lui prit la main et la serra avec conviction :

- Harry, je ne t'abandonnerai jamais. Nous avons commencé ensemble et nous finirons ensemble.

Le Gryffondor serra sa main en retour et lui fit un sourire reconnaissant, ce qui la conforta davantage dans sa décision, si cela était même possible.

- Va annoncer la nouvelle à Ron, dit-elle.

- Tu es sûre ?

- Oui. Il faut qu'il sache que tout est sûrement bientôt terminé.

Elle tâcha de masquer au mieux la colère et les reproches qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir à l'égard de leur ami. Le brun lui sourit encore et se remit debout. Il se dirigea vers la sortie de la grotte d'un pas rapide. Hermione attendit qu'il ait disparu de son champ de vision pour se diriger vers leurs affaires et se saisir du verre qu'elle avait utilisé pour boire le matin même. Cela lui semblait à présent très loin. Tant de choses étaient arrivées en si peu de temps. Lorsqu'elle s'était réveillée, elle ne s'était pas douté une seule seconde que cette journée annonçait la fin de son aventure avec le Serpentard. Son estomac se contracta et elle tâcha aussitôt de chasser cette pensée de son esprit pour l'heure. Elle entreprit alors de revenir vers lui pour essayer de le ranimer avec un peu d'eau fraîche dont elle remplit le verre à pied à l'aide de sa baguette :

- Aguamenti.

Puis elle le pencha au-dessus du visage pâle du blond et la déversa lentement sur son front, puis sur ses joues pour finir par ses lèvres closes. Malgré ses espoirs, elle ne s'attendait pas à ce que la réaction soit immédiate. Pourtant, les yeux gris de Drago s'ouvrirent brusquement. Il se redressa avec une telle violence qu'Hermione poussa un cri.

- Qu'est-ce que… s'emporta-t-il en jetant des coups d'œil affolés tout autour de lui.

Hermione le prit par les bras pour le calmer :

- Tout va bien, Drago ! Rallonge-toi, tu es peut-être blessé !

Un peu hésitant, il finit tout de même par se laisser guider et se rallongea au sol, essuyant d'un revers de bras l'eau qui dégoulinait le long de son menton.

- Comment te sens-tu ? lui demanda-t-elle aussitôt. Est-ce que tu as mal quelque part ?

Le jeune homme sembla prendre quelques secondes pour réfléchir et sonder son corps à la recherche d'une douleur.

- Non, finit-il par répondre. Je ne peux pas dire que je me porte comme un charme, mais je crois que dans l'ensemble, ça va.

- Je suis désolée pour ce qu'il s'est passé, Drago. Ron n'aurait pas dû…

- Tu n'as pas à t'excuser pour lui, la coupa-t-il. Et puis, je l'ai provoqué en sachant très bien qu'il avait l'avantage. Je savais ce que je risquais mais je ne supportais plus de…

Il laissa sa phrase en suspens et observa le reste de la grotte en plissant les yeux, accrochant de petites rides sur sa peau marmoréenne.

- Où sont-ils ? demanda-t-il à la jeune fille qui jeta un regard vers l'extérieur.

- Sortis un moment, se contenta-t-elle de répondre. Tu devrais essayer de dormir, maintenant. Tu as besoin de repos. Laisse-moi voir tes yeux.

- Pourquoi faire ?

- Je veux vérifier quelque chose.

Il fixa alors ses iris grises dans les brunes de la jeune fille, non sans un air circonspect, et cette dernière se pencha vers lui. Pendant un instant, son regard manqua de dériver sur les lèvres pâles du blond mais elle se retint.

- Tu n'as pas l'air d'avoir de traumatisme, finit-elle par conclure.

D'un geste doux, elle ramena la robe épaisse sur les épaules du blond, le bordant ainsi délicatement. Elle s'attendait à ce qu'il protestât mais le choc avait tout de même dû le sonner plus qu'il n'osait l'admettre car il soupira de bien-être et ferma aussitôt les yeux.

Hermione veilla ainsi sur lui jusqu'à ce que sa respiration se calme et que ses yeux se mettent à frémir sous l'effet d'un sommeil profond. Elle se leva alors prudemment, sans bruit, et se dirigea à pas feutré vers le petit tunnel sombre qui conduisait à l'air libre. Lorsqu'elle émergea dans la faible lumière, elle réalisa que le jour déclinait déjà, laissant place à l'atmosphère paisible du crépuscule. Harry et Ron étaient tous deux assis au bord du promontoire rocheux, leurs longues jambes se balançant doucement dans le vide. Celles de Ron étaient si grandes qu'elles effleuraient par moment quelques brins de fougères accrochés çà et là au flan du petit précipice.

Les deux amis se retournèrent en entendant du bruit derrière eux. Hermione n'osa tout d'abord rien dire et se contenta de s'assoir à la gauche de Harry. Mais le silence pesant lui devint rapidement insupportable :

- Vous pouvez rentrer, les informa-t-elle. Il s'est réveillé puis rendormi.

Ron n'eut pas la moindre réaction. Seul Harry lui fit un sourire entendu. Les deux Gryffondors se levèrent d'un même mouvement et époussetèrent leurs jeans. Alors qu'elle le sentait passer derrière elle, Hermione s'adressa au rouquin :

- Ron, tu vas bientôt être débarrassé de lui.

Il s'arrêta et sembla attendre la suite.

-Est-ce que je peux au moins te demander de le laisser tranquille jusque-là ?

Ron émit un profond soupir qui se perdit dans la brise.

- Je suis désolé, Hermione, murmura-t-il en posant une main sur l'épaule de la jeune fille. Je sais à quel point tu tiens à te montrer bonne envers les autres. Je n'aurais jamais dû dire que la gentillesse était de la lâcheté.

Elle le sentit s'accroupir derrière elle mais ne détourna pas les yeux du point invisible qu'elle fixait droit devant elle, quelque part au milieu des arbres décennaires.

- Tu dois me comprendre, ajouta-t-il. Je ne suis pas comme toi. Je ne peux pas lui pardonner.

Hermione sentit son corps se crisper.

- Je sais, souffla-t-elle.

Il lui pressa un peu plus l'épaule et Hermione, choquée, se rendit compte à quel point ces gestes qu'elle recherchait chez lui auparavant l'insupportaient à présent. Il se leva et reprit sa marche en direction de la grotte.

- Je vais essayer d'envoyer le message dès ce soir, Hermione, l'informa Harry avant de le suivre. J'en profiterai pour leur demander de nous apporter de la nourriture.

- Est-ce qu'ils pourront nous venir en aide ? demanda-t-elle soudain. On ne sait même pas s'ils sont en sécurité.

- Non, on ne peut pas le savoir, répondit le brun avec lassitude. J'espère que les autres endroits protégés n'ont pas été…

- Je suis sûre que non, le coupa Hermione avec une conviction feinte. Il doit y avoir une raison pour laquelle c'est arrivé au quartier général.

- Oui, certainement, ajouta Harry.

Mais quelque chose dans sa voix sonnait faux.

- Tu devrais venir dormir, toi aussi, lui dit-il finalement.

- Dans un moment, Harry.

Elle entendit le bruit de ses pas dans la terre. Il rentra à son tour dans l'abri naturel. Le silence s'imposa autour d'Hermione. La lumière déclinait à chaque seconde, rasant les feuilles des arbres. La jeune fille ressentit brusquement une immense fatigue. Son corps était empreint de nervosité et de tension. Elle s'étira les muscles puis posa ses coudes sur ses genoux. Elle songea au moment où Harry enverrait son Patronus porter un message. Quelque part au fond d'elle-même, une pensée lui vint. Un espoir terriblement égoïste qu'il n'apporterait pas de réponse. Mais elle savait très bien que cela signifierait que leurs amis étaient peut-être en danger et jamais elle n'aurait pu souhaiter une telle chose. De plus, elle repensa à la bagarre entre Ron et Drago et se résigna à admettre qu'elle ne souhaitait pas que les choses continuent ainsi. Une haine immuable vivait entre les deux garçons. Une animosité bien trop encrée et dévastatrice. Le Serpentard ne s'était jamais contenté d'insulter Ron comme il avait pu le faire avec elle ou bien Harry. Il l'avait profondément humilié. Se moquant de sa pauvreté, année après année, et de la situation simple de ses parents. Toutes ces choses dont Hermione savait que Ron ne pouvait s'empêcher d'avoir honte au fond de lui et qui le touchaient droit au cœur lorsque l'on y faisait allusion d'une façon ou d'une autre. Non, Ron ne pourrait jamais pardonner à Drago. C'était une chose certaine. Peu importait à quel point elle pouvait trouver son comportement déraisonnable et immature.

Hermione sursauta en entendant le cri d'un animal dans le lointain. Une sorte de jappement, peut-être celui d'un renard. Elle repensa alors de nouveau à Narcissa. Cette femme qu'elle avait haïe profondément, avant de savoir jusqu'où elle était capable d'aller pour la survie de son fils. La famille Malefoy la surprenait décidément bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer.

Elle avait tenté de repousser le plus longtemps possible l'idée du départ de Drago mais à présent, elle ne pouvait plus songer qu'à cela. Une à une, des larmes glissèrent sur chacune de ses joues comme un compte-goutte. La jeune fille se prit le visage entre les mains. Elle se sentait terriblement furieuse. Combien de fois avait-elle pleuré ces derniers temps ? Bien trop. Elle n'était pas habituée à se sentir aussi faible et vulnérable. Ron avait raison. L'être humain n'était pas fait pour ressentir autant d'émotions. C'était indigeste et elle avait la sensation qu'elle allait bel et bien exploser.

Comment réagirait le blond en apprenant leur décision ? Elle ne pouvait se retenir de penser qu'elle était en train de le trahir. Il était resté avec elle malgré le danger. Et voilà qu'elle allait le livrer aux membres de l'Ordre sans ménagement. Bien sûr, elle savait qu'il ne risquerait rien avec eux. Mais elle était également parfaitement consciente qu'il ne verrait pas les choses de cet œil-là. Et sans doute au fond avait-il raison. Il ne serait pas considéré différemment qu'un pur et simple Mangemort en fuite.

Le souvenir enfoui de leur dernier moment passé ensemble, dans son lit, refit alors surface dans sa mémoire. Elle se sentit trembler nerveusement. Une pointe de douleur lui transperça le cœur. Les réminiscences du plaisir qu'elle avait ressenti étaient si fortes, si présentes. Mais il n'y avait pas que cela. Son corps n'était pas l'unique chose à avoir réagi à ce contact intime. Ses sentiments se déployaient en elle, la submergeant par vagues contre lesquelles elle ne pouvait lutter.

Un regret dévorant la prit aux tripes lorsqu'elle songea à la promesse qu'elle venait de faire à Harry. Elle se demanda combien de personnes il lui faudrait encore sacrifier pour pouvoir continuer à le suivre. Mais elle s'en voulut aussitôt d'avoir une telle pensée. Les parents d'Hermione étaient loin, en sécurité. Lorsque Ron les avait abandonnés et qu'elle s'était refusée à le suivre, elle l'avait su auprès de sa famille. Quant à Drago, il serait protégé également. Les sacrifices qu'Harry avait connu de son côté étaient bien plus réels. Et lorsqu'elle songeait au courage et à la détermination dont il faisait preuve malgré tout, car il se savait le seul à pouvoir éradiquer le mal, sauver les gens et leur éviter de vivre ce qu'il avait lui-même vécu, elle ne pouvait que l'admirer et le soutenir. Et n'avait-il pas quitté Ginny pour cela ?

La guerre balayait tout de leur monde. Comme un vent cruel soufflant dans le sable, elle effaçait consciencieusement les traces de ce qu'ils tentaient de construire ou de préserver. Amitiés, amours, alliances.

Les ombres s'étendaient, la nuit tombait de plus en plus vite. Les arbres ne se distinguaient plus les uns des autres et le froid devenait plus mordant. Hermione allait se lever pour rentrer, peu convaincue qu'elle parviendrait à trouver le sommeil. Mais avant, elle tira sa baguette de sa poche. Elle avait presque oublié ce qu'elle voulait vérifier depuis son retour de leur expédition à Pré-Au-Lard. Elle ramena ses jambes nues sous elle et s'assit en tailleur pour se concentrer. Puis elle leva sa baguette et l'agita délicatement :

- Spero Patronum.

L'entité jaillit de la baguette et virevolta autour de la Gryffondor, laissant derrière elle une traînée de poudre luminescente qui éclaira les alentours. Lorsqu'elle s'arrêta enfin devant elle, flottant dans les airs, Hermione la fixa avec tristesse et sentit ses larmes redoubler d'intensité. Un sanglot mourut dans sa gorge.

Elle n'avait pas été certaine de ce qu'elle avait vu lors de l'attaque des Détraqueurs. Tout s'était passé tellement vite. Mais à présent, elle savait qu'elle n'avait pas rêvé. Devant elle, ce n'était plus une loutre qui l'observait d'un air curieux. Mais un petit serpent fièrement dressé, aux yeux doux et scintillants.