Notes de la traductrice : - Désolée du retard. J'ai eu comme on dit des « problèmes familiaux » et un voyage m'a empêché d'avancer… L'autre chapitre devrait arriver en une semaine parce qu'il est moins long.

Si vous notez des erreurs, fautes d'orthographe, tournures « lourdes », etc. N'hésitez pas à me les signaler !

Eeeet, les reviews sont le seul salaire des auteurs et traducteurs, si cette fiction en vaut la peine, hésitez pas non plus.

Disclaimer : Tout appartient à JK Rowling et ceci est une traduction de « It's not a love potion ».

Chapitre 2

Drago s'enterra sous les couvertures.

Des yeux verts, plus foncés par le désir…

Il n'avait pas bien dormi du tout. Ses cheveux devaient sans doute être dressés sur sa tête vue la quantité de fois qu'il s'était tourné et retourné pendant la nuit, et il était désagréablement en sueur.

Une paire de lèvres gercées haletantes, un gémissement s'échappant d'elles…

Bien sûr, ce n'était pas la seule raison pour laquelle il se sentait mal. Il gémit et se tourna sur le côté, serrant fortement la taie d'oreiller dans son poing essayant désespérément d'ignorer les images qui ne le laisseraient – pas – tranquille.

Il essaya de faire ce que Rogue lui avait dit de faire, de se concentrer sur sa haine pour Potter, mais quand il le faisait tout ce qui arrivait était qu'il commençait à imaginer Potter énervé, ce qui à son tour le conduisait à imaginer Potter tout rouge, ce qui à son tour le conduisait à imaginer Potter rougi et repu après une longue session de ce que Rogue avait délicatement appelé « la copulation ».

Il se retourna une nouvelle fois et soupira profondément. La nuit dernière quand il était finalement arrivé du bureau de Rogue, il avait eu une grosse dispute avec Blaise. Pas une dispute hurler-jeter des sorts-frapper comme il avait toujours eu avec Potter – pitié, ils étaient des Serpentards – mais ça avait été intense. Zabini avait refusé d'admettre que forcer Drago à boire une potion qui pourrait le tuer n'avait peut-être pas été une mauvaise idée, et Drago avait refusé d'admettre que Blaise n'était pas le seul qui allait trop loin dans ses blagues parfois (la fois où il avait complètement fait disparaître le bras de Nott était un accident, pour l'amour de Merlin !).

Ceci dit, Drago s'était énormément amusé en informant Zabini que Rogue était allé dans le Hall d'Entrée pour le trouver en train de pousser un autre élève violemment (pour des raisons évidentes, Drago n'avait pas dit qui) sur le mur et de l'embrasser passionnément, et maintenant connaissait toute l'histoire (bien que Drago supprima également la partie où il avait refusé de dire à Rogue qui était à l'origine de toute l'affaire en premier lieu), jusque dans le nom de la marque de la potion.

Et maintenant, Zabini allait tourner les gens contre lui pendant au moins une semaine et Drago ne savait pas combien de coups sa réputation pouvait prendre avant de devenir officiellement banni et il voulait juste tellement Potter.

Il avait perdu le compte du nombre de fois où il avait surmonté ça, comment le goût mielleux du liquide de pétales de rose avait menacé de le submerger et il n'y avait rien qu'il aurait pu faire à ce sujet. Comment le moment même où il avait aperçu Potter une explosion de quelque chose de si puissant au bord de la douleur s'était déclenché dans le creux de son estomac. Comment cela s'était ensuite propagé, s'étendant vers le haut pour envelopper sa poitrine et le picoter aux extrémités de ses doigts.

Comment il avait soudain pris conscience – tellement incroyablement conscience – de tout ce qu'était Harry James Potter.

Il pouvait le sentir maintenant, couler dans ses veines, se cacher juste sous la surface de sa peau. Cela ne ressemblait à rien qu'il n'ait jamais ressenti auparavant comme le feu et la glace dans une bataille permanente dans chaque fibre de son être.

C'était pire quand Potter était près. Dès que Drago le repérait, la potion l'enflammait, l'exhortant d'aller plus près, lui promettant une récompense s'il pouvait juste toucher.

Même quand il ne le regardait pas ça n'allait pas juste en étant dans la même pièce que lui, la sensation de désir incontrôlable était assez forte pour le rendre fou. Ou au moins pour l'envoyer dans le bureau du directeur si jamais un des professeurs prenait l'idée d'utiliser la Légilimencie sur lui superficiellement et voyait justement ce qu'il voulait faire à leur héros.

Et peut-être que la pire chose était qu'il ne pouvait toujours pas supporter la pensée d'aimer Potter d'une quelconque manière. Juste penser à cet idiot d'une manière positive le rendait nauséeux. Il ne voulait pas trouver Potter attirant. Il voulait être capable de détester Potter autant qu'il l'avait toujours fait, il voulait détester sa vue plutôt que d'en être excité.

Il voulait Potter penché sur un bureau et gémissant le nom de Drago, oh maudissez-ça.

Il déplora une nouvelle fois sa putain de malchance. Plus de mille personnes dans cette école, et qui est-ce qu'il aurait ? Mr Je Suis Trop Bien Pour Toi Le Héros Suffisant Bâtard Potter.

Drago était allongé là fixant les rideaux de son lit depuis une bonne quinzaine de minutes, dirigeant son esprit vers des pensées banales et essayant désespérément de se sortir Potter de la tête. Ce n'était pas facile du tout dès que Drago pensait tout contrôler, son esprit perfide lui balançait un nouveau souvenir – une simple chose telle que pourchasser Potter sur un balai était soudainement une des plus érotiques qu'il ait jamais expérimentées et il se trouvait en érection encore.

Après la cinquième tentative d'avoir les choses sous contrôle, juste pour les retrouver en boucle dans son cerveau encore, Drago abandonna. Il soupira de résignation et décida que ce dont il avait vraiment besoin était une longue, et froide douche.

Le petit-déjeuner fut un désastre. Pansy l'avait pris d'assaut et exigé de savoir ce qui se passait entre lui et Blaise avec une voix perçante qui attira l'attention de tous les étudiants dans un rayon de vingt pieds. Bien sûr Drago avait refusé de lui répondre, donc, après quelques insultes hurlées, elle décida de l'ignorer. En conséquence, Drago but son café matinal en silence au bout de la table des Serpentards avec Crabbe et Goyle pour seule compagnie. Inutile de dire, ils n'étaient pas les meilleurs pour converser.

Mais il pouvait gérer l'ostracisme social. Il trouvait souvent le bavardage banal ennuyeux des repas, de toute façon, en particulier les matins. Non, il n'y eut qu'un seul évènement ce matin qui ruina vraiment l'humeur de Drago : Potter rentrant dans le hall.

Tout le corps de Drago se tendit et ses doigts se serrèrent autour de sa tasse de café tellement fort qu'il eut peur qu'elle se casse bientôt, tellement l'effort qu'il faisait pour ne pas bondir et attaquer Potter là tout de suite et devant l'école entière était grand. Il n'y avait pas moyen qu'il s'empêche de le fixer, cependant, donc c'était en quelque sorte une bonne chose incontestablement que le reste des Septièmes années de Serpentard ne lui prêtaient pas attention s'il était assis à sa place habituelle entouré de ses amis en train de parler, quelqu'un aurait immédiatement remarqué son comportement étrange. D'un autre côté, Crabbe et Goyle ayant rarement l'œil aiguisé dans le meilleur des cas, perdaient tout sens de l'observation dès qu'il y avait de la nourriture pas trop loin.

Et alors Potter eut l'audace de regarder droit dans sa direction et de rougir. Rougir ! Peut-être qu'il venait juste de réaliser à quel point Drago était près de traverser le hall en courant et de l'attaquer, pour son honneur, il détourna rapidement le regard et prit soin de s'asseoir dos à la table des Serpentards. Ou peut-être que Potter se trouvait trop bon pour regarder Drago en face.

Pas que ça avait de l'importance. L'arrière de Potter était juste aussi bien que le devant, sinon mieux – au moins de cette manière Drago n'avait pas à voir son expression d'auto-satisfaction rageante.

Alors Drago passa l'intégralité du petit-déjeuner à contempler paresseusement l'arrière de la tête de Potter, son café refroidissant, oublié. Avec le temps le Hall commença à se vider comme les étudiants et les professeurs partaient de la même façon pour leur premier cours de la journée, Drago aurait pu décrire dans les moindres détails la façon dont les cheveux de Potter ondulaient sur sa nuque, comment ils restaient presque dressés au sommet, et comment Drago imaginait à quoi ils ressembleraient après plusieurs heures de baise intense.

Il passa ses deux premiers cours dans un état second son esprit était complètement occupé alternativement par à quel point il détestait Potter et à quel point il voulait Potter, et il n'avait pas la place pour des absurdités sans conséquence tels que la manière correcte de tenir sa baguette pour produire un sort d'Expelliarmus d'efficacité maximum.

Ce fut pendant la pause du matin qu'il sortit de sa rêverie. Potter, Weasley et Granger se dirigeaient hors de la cour, Weasley et Granger se chamaillant comme d'habitude Potter traînant derrière.

Le contrôle de Drago avait été trop éprouvé pendant les dernières vingt-quatre heures et il ne pouvait honnêtement plus s'en empêcher. Jetant un sort de Silence en murmurant sur Potter et espérant que ses propres pas seraient inaudibles grâce au volume croissant du débat Weasley/Sang de Bourbe, il suivit le trio jusqu'à ce qu'il aperçut un des placards à balais inutilisés de Rusard plus loin dans le couloir. Ricanant tout seul, Drago se faufila juste derrière Potter, l'attrapa par le cou de sa robe et, ignorant les mains agitées de Potter paniqué, le fit passer par la – vraiment grinçante, heureusement que Granger et Weasley n'ont pas entendu ça – porte.

Potter, l'idiot maladroit, trébucha sur un seau dans le noir du placard, mais ce ne fut rien. Ses bras se lancèrent en avant pour se rattraper et il lâcha Drago lui donnant une opportunité parfaite de se coller contre le long corps chaud de Potter. Drago était assez sûr qu'il laissa échapper un gémissement là, mais il n'en avait pas grand-chose à faire tant qu'il pouvait rester là, ses bras enveloppés autour de Potter et son front collé au dos de Potter, il était heureux.

Potter semblait s'être raidi avec le choc (Potter… raide… ohh), donc Drago, profitant de l'absence des membres qui s'agitaient de Potter, colla sa bouche au cou de Potter. Potter avait même bon goût, DAMN HIM. Et son odeur, oh Merlin. Drago enfouit son nez dans les cheveux de Potter (juste dans l'ondulation du bas qu'il avait passé le petit-déjeuner à examiner, doux Merlin c'était aussi bon qu'il l'avait imaginé) et inhala profondément. Mmmmm.

Pourtant, l'augmentation récente de la présence de Potter dans sa vie devait avoir déjà eu un effet néfaste sur son cerveau, parce que dans toutes ses réflexions sur où étaient les bras de Potter quand il le frappait, Drago avait oublié de s'inquiéter de quelque chose de plus important maintenant que les bras de Potter étaient raides : la baguette de Potter.

La baguette qui était maintenant pointée plutôt régulièrement sur Drago par-dessus l'épaule de Potter.

Mais la chose était telle que, Drago ne pouvait pas arrêter. Potter était juste trop bon. C'était littéralement impossible pour Drago d'arrêter de sucer et mordiller le délicieux cou de Potter. Impossible de se contenter des glorieux endroits où sa peau avait touché celle de Potter. Impossible, c'était, jusqu'à ce que Potter lui jette un sort.

Drago laissa échapper un cri et vola en arrière, sa joue en feu à cause de la douleur et son corps en feu à cause du besoin. Putain – de Potter – de merde.

« Pourquoi ça ? » hurla-t-il, frottant sa joue.

« Pourquoi ça ? » répéta Potter incrédule, se tournant pour lui faire face. « Tu m'as attaqué et traîné dans un placard à balais, voilà pourquoi ! »

Drago trouvait que c'était injuste. « Ce n'est pas ma faute ! » dit-il. « Je pense que tu vas trouver que nous avons déjà eu cette discussion auparavant, Potter. Si tu n'étais pas tellement un fâcheux – »

Potter ne sembla pas impressionné. « Ecoute, peu importe, » dit-il rapidement. « Reste loin de moi, ok, Malefoy ? » Et avec cela, Potter ouvrit violemment la porte, faisant plisser les yeux Drago contre la soudaine inondation de lumière vive. Quand il eut finalement rassemblé ses esprits et se fut arrangé, Potter était parti.

Mardi.

Drago s'appuya lourdement contre le mur, le cœur battant la chamade. Après une observation attentive (Drago refusait d'appeler ça « harcèlement ») au fil des jours, il avait remarqué que Potter utilisait toujours la même route du Hall à la salle commune des Gryffondors : un passage caché derrière une tapisserie au deuxième étage. Après une inspection plus précise, Drago avait découvert que la tapisserie masquait en fait un étroit escalier qui traversait le troisième étage entièrement et émergeait à proximité de la bibliothèque au quatrième étage.

Cogitant avec ces nouvelles connaissances, Drago avait quitté le repas tôt. Il n'avait pas eu faim, malgré les larges parts de gâteau au chocolat tentantes qui reposaient au milieu de la table, et en plus, il se languissait d'une opportunité de voir Potter à nouveau. Et à voir comme Potter devait être sur ses gardes après le spectacle d'hier, il n'avait pas vraiment beaucoup d'espoir en une embuscade dans les couloirs…

Un plan s'était formé dans l'esprit de Drago pendant qu'il touillait dans sa tourte au poulet, les yeux sur la table des Gryffondors (et sur un Gryffondor en particulier). Granger avait entraîné Weasley quelque part – probablement pour créer des enfants roux aux cheveux touffus avec des dents choquantes, une chose que le monde n'avait pas besoin de voir – laissant Potter finir son repas en compagnie de Longdubat.

Mais, Drago avait tiré des profondeurs de sa mémoire, Longdubat se rendait toujours dans les serres tout de suite après le repas, ce qui voulait dire que Potter retournerait dans sa salle commune tout seul…

Après avoir réalisé ça, Drago avait immédiatement quitté le hall sous les regards curieux de certains de ses camarades de maison. Rien à faire. S'ils voulaient lui demander quelque chose, ils devraient lui reparler, non ?

Après ce qui ressemblait à des heures d'attente – mais en réalité ce fut probablement plus quelque chose comme cinq minutes – Drago entendit une seule paire de pas approchants. Il retint sa respiration, veillant à ne faire aucun bruit, et se raidit.

Potter, d'après ce que Drago pouvait se rappeler, tirait toujours la tapisserie en arrière sur le bord droit avant d'entrer dans le passage et de le laisser retomber. C'était ce sur quoi comptait Drago, caché alors qu'il était dans l'ombre à gauche du couloir. Si il pouvait attraper Potter dès qu'il lâcherait le matériel, il pourrait lui jeter un rapide Charme de Silence et alors personne dans le couloir dehors ne pourrait voir ou entendre la lutte inévitable de Potter et venir en courant aider leur héros.

C'était ce qu'il espérait, en tout cas.

Les bruits de pas finirent par s'arrêter et A BEAM de lumière venant du couloir éclaira les escaliers étroits un moment et Potter – Drago pouvait dire que c'était lui sans même regarder – entra. La tapisserie retomba en place et Drago fit son coup.

"Silencio !" murmura-t-il dans un souffle, en pointant sa baguette sur la porte, et le bruit sourd des étudiants marchant dans le couloir disparut complètement. Les mains de Potter volèrent jusqu'à sa baguette et il fit une pause, les yeux fixés sur un point là où Drago était caché dans l'obscurité.

« Que – ? » commença-t-il, mais Drago était sur lui avant qu'il n'ait pu finir.

C'était une sensation incroyable, sa peau étant près de Potter à nouveau, et il s'autorisa à se perdre dans ce plaisir, la sensation d'un corps chaud – celui de Potter – tellement près du sien. Il s'y délectait, profitant de la sensation de pétillement sous la peau de la potion, l'autorisant à le consumer, à prendre le dessus, à faire de Potter le centre de son univers.

Et Potter, comme d'habitude, arriva et ruina tout.

Quelque chose de petit et pointu lui appuya durement dans les côtes, et il prit un temps si long que c'en était honteux à Drago pour réaliser que c'était la baguette de Potter.

« Non, ne le fais pas, » murmura-t-il, se pressant plus fort malgré la pointe de la baguette, trop sous l'influence de la potion pour être gêné. « Potter, s'il te plaît, j'ai besoin… je… »

Il y eut un flash de lumière et Draco fut projeté en arrière, la douleur explosant dans sa poitrine. Son dos frappa le mur et il se laissa glisser contre, abasourdi du coup et la perte soudaine de contact avec Potter.

Potter avait l'air choqué. Drago pensa qu'il était dégoûté de son besoin évident (qui commençait alors à le rattraper ; son visage s'enflammant lentement. Merci Merlin il faisait sombre).

Il resta planté là pendant un long moment, juste fixant Drago la bouche ouverte. Maintenant que la douleur commençait à diminuer un peu, Drago devint une fois encore fasciné par Potter, la façon dont ses lèvres étaient formées, oh Merlin, et les deux fermèrent les yeux. Drago allait juste se lever et tendre la main à Potter, quand Potter rompit la connexion, murmurant quelque chose qui aurait pu être « Désolé, » et s'enfuit dans les escaliers, laissant Drago seul sur le sol.

Mercredi.

Ce fut juste après le dîner, plus de trente heures depuis qu'il avait touché Potter pour la dernière fois, et Drago recommençait presque à craquer. Potter avait été très prudent depuis leur accrochage la veille il avait coincé les principaux couloirs où il y avait toujours des gens qui grouillaient et le regardaient effrayés et écœurés, et il avait toujours sa baguette prête à lancer un sort à Drago s'il se rapprochait trop – un fait que Drago avait appris le matin où il avait essayé d'attraper Potter sur son chemin pour aller en Enchantements.

Donc, Drago songeait, il ne pouvait plus approcher Potter lui-même. Mais connaissant Potter, il ne serait pas capable de s'empêcher de parler à quelqu'un d'autre. Surtout s'il avait besoin d'aide.

Ebauchant rapidement les détails de son plan dans sa tête, Draco scanna les couloirs à la recherche d'un sujet potentiel.

Un petit garçon dont le chapeau était si grand qu'il lui recouvrait les yeux et dont la robe traînait sur le sol derrière lui ? Non, trop évident.

Une fille avec de longs cheveux noirs suçant une sucette saveur sang et fredonnant toute seule ? Non, trop bizarre.

Le garcon à lunettes aux cheveux terns qui serrait son sac à l'épaule et à la pêche de quelque chose dans sa poche tout en lançant des regards vigilants autour de lui ? Parfait.

Draco s'avança vers lui. "Salut," dit-il doucement. Le garçon sauta et se retourna pour lui faire face. Ne pas s'exposer. Drago approuvait.

« Est-ce que… est-ce que je te connais ? »

« Non, et tu ne me connaîtras pas, » répliqua Drago. « Ça te dirait de gagner cinq Gallions ? »

Le garçon plissa les yeux. « Dépend de ce que je dois faire, » dit-il. Pas encore de refus et pas d'insultes. Très bon. Si ce garçon n'était pas un Serpentard, Drago serait surpris.

« Pas grand-chose. Viens ici. » Il traîna le garçon d'un côté du couloir et lui exposa les grandes lignes de son plan brièvement, ne donnant pas de détails superflus. Quand il découvrit qu'Harry Potter était impliqué, le garçon (que Drago estimait être en quatrième année environ, malgré sa petite stature) demanda deux Gallions de plus. Juste parce qu'il l'aimait bien (et peut-être parce qu'il commençait à désespérer), Drago accepta.

« Il devrait arriver très bientôt. Dirige-le juste dans la direction du couloir d'Enchantements, il sera vide à cette heure de la soirée. Est-ce que tu peux faire ça ? »

Le garçon acquiesça. « Facile. Quand est-ce que tu vas me payer ? »

Drago sourit et résista à l'envie de tapoter le garçon sur la tête. Il sortit une besace où il gardait sa monnaie et compta sept Gallions. « Là. Ils sont enchantés pour que tu ne puisses pas les utiliser si tu ne tiens pas parole. » Un mensonge, bien sûr, mais le garçon ne le saurait pas. Un tel sort était possible, théoriquement, même si il était au-delà du niveau de compétences de Drago (et de patience).

« Toujours prêt à le faire ? » demanda Drago.

Le garçon prit l'argent et le fourra profondément dans son sac. « 'Sûr. »

« Excellent, » dit Drago. « Je te regarderai de la salle d'Enchantements. Ne fais pas tout rater. »

Drago s'éloigna vivement, laissant le garçon seul dans le couloir. Une fois dans la salle d'Enchantements, il ferma presque entièrement la porte, laissant une fente par laquelle il pourrait regarder la performance du garçon.

Bien trop tôt, Potter et son groupe de supporters arrivèrent maladroitement dans le couloir. Drago se tendit dès que Potter fut dans son champ de vision, mais après trois jours d'observation (pas harcèlement, définitivement pas harcèlement), il commençait à s'habituer à contrôler l'envie puissante de prétendre que la potion le contraignait.

Il retint sa respiration alors que le probablement-Serpentard apprenti apparut aussi, marchant en direction des Gryffondors, mais la tête baissée comme s'il essayait de ne pas se faire remarquer par les effrayants-septième-années. Drago était impressionné son habileté à jouer avec un langage corporel comme celui-là, il paraissait jeune et vulnérable. Parfait.

Mais, attends, le garçon continuait de marcher. Il allait dépasser le gang de Potter à tout moment. Attends – oui, il les avait juste dépassés ! Le petit – !

Le sac du garçon explosa soudainement spectaculairement, des morceaux de parchemin volant partout dans le couloir et des bouteilles d'encre se brisant sur le sol. « Oh non ! » gémit le garçon. Potter, maintenant quinze pieds en avant du désordre, regarda en arrière.

« Oh, toi tu es un petit génie, » murmura Drago. Pour avoir attendu jusqu'à ce que le groupe soit passé devant, le garçon – certainement Serpentard – s'était assuré que la plupart des Gryffondors continuaient de marcher, trop préoccupés par leurs propres culs pour être conscients de l'infortunée explosion du sac (bien que, Drago nota, les Gallions qu'il avait donnés au jeune garçon n'étaient pas sur le sol avec le reste du contenu du sac).

Potter, si. Stupide, idiot, noble Potter avait quitté le groupe et, faisant signe à Weasley, était allé aider l'enfant pitoyable. Drago appuya son oreille contre la porte pour entendre l'échange.

« Tu as besoin d'aide ? » demanda Potter gentiment. Il y eut une pause pendant laquelle Drago présuma que son nouvel élève préféré exécutait son magnifique travail d'acteur en admiration devant le Célèbre Harry Potter.

« Euh, merci, » fit-il d'une voix aigue.

Silence, en dehors du brassage de parchemins. Puis, « Euh, est-ce que tu as vu mon Rapeltout ? Il doit être là quelque part… »

Une autre pause.

« Peut-être qu'il a roulé dans le couloir. Je vais aller voir pour toi, attends ici. »

Cher doux Merlin, mais Drago devait à ce gamin beaucoup plus de sept Gallions. Il savait même que Potter était trop irréfléchi et Moldu pour même penser à un sortilège. Et maintenant, les pas de Potter se rapprochaient plus près… plus près…

Drago arracha la porte de la salle de class et attrapa Potter, s'attachant à sa bouche plus rapidement qu'un Snidget* pouvait échapper à un Fléreur*. ET, ohh, c'était bon, c'était si bon. Peu importait que Potter soit en train de le frapper fort sur l' épaule pour lui faire lâcher prise, et peu importait que Potter n'arrête pas de tourner la tête et que donc Drago avait le plus souvent une bouchée de cheveux – c'étaient les cheveux de Potter, et cela rendait tout merveilleux.

Après peut-être une minute de pure merveille, Potter réussit à se libérer et Drago trouva une baquette pointée sur son front, mais ne put pas s'amener à s'en soucier. Bien que les désirs de la potion avaient été loin d'être satisfaits, quelque chose de profond à l'intérieur de Drago ronronnait comme un chat content, et en quelque sorte rendait la proximité de Potter plus supportable.

Potter ne bougeait pas, sa baguette à quelques pouces** de la tempe de Drago. Ils se fixaient, tous deux refusant de reculer (même si pourtant, Potter avait le dessus la baguette de Drago était toujours dans la poche de sa robe), jusqu'à ce que Potter range finalement sa baguette et, sans un mot, s'avança vers le couloir principal.

Jeudi.

Drago était à court d'idées. Potter avait apparemment disparu de la face de la terre il semblait apparaître à nouveau seulement pendant le cours de Potions (qui était une session de torture contre lui) et vraisemblablement ses autres cours, car Drago n'avait pas entendu parler de panique de masse qui aurait du survenir si Harry Potter avait osé ne pas se présenter en cours.

Drago ne prit même pas la peine de se demander comment il faisait. Le château lui-même se plierait probablement aux lois de la magie de Harry Potter s'il le désirait, et il n'y avait rien que Drago, ou quiconque, puisse faire à ce sujet.

Il avait brièvement envisagé courir après Potter pendant les Potions – il pouvait créer une diversion suffisamment facilement, et s'il réussissait à tirer Potter hors de la salle pendant que le reste de la classe était en effervescence, personne ne remarquerait que leur mascotte célèbre aurait disparu pendant cinq minutes – et si le sujet était enseigné par un autre professeur, il l'aurait probablement tenté. Mais Rogue était bien trop attentif pour laisser deux élèves disparaître même pour une seconde, même s'il savait à propos de cette foutue potion de désir, donc c'était mort.

Au lieu du cours de Potions, il avait eu à se distraire de la douleur rongeant du désir de Potter en tourmentant les amis de Potter. Il avait fait léviter de la Belladonne dans la potion de Granger quand elle était penchée sur son manuel, ainsi quand elle serait testée, sa potion de Reconstitution de sang causerait au buveur des furoncles jaunes palpitants il avait réussi à charmer tous les cheveux de Longdubat cheveu par cheveu sans qu'il le remarque (il serait probablement chauve si Finnegan n'avait pas hurlé de surprise quand il avait aperçu Longdubat et tombé en arrière dans le chaudron de Patil, papotant de son échec de réussir une potion décente) et il avait réussir à faire avoir une dispute spectaculaire à Weasley et Granger (qui travaillaient à la même table) sur qui avait utilisé toutes les queues de Salamandre (que Drago avait vidées dans la potion de Lavande Brown cinq minutes avant).

Mais même une telle session saine de persécution de Gryffondors ne pouvait pas distraire son esprit de Potter.

Le reste des Serpentards ne lui parlait toujours pas, mais il ne s'en inquiétait pas plus que ça. Une exclusion de toute la maison arrivait bizarrement fréquemment à chaque fois que deux Serpentards se disputaient et qu'un deux avait quelque chose à offrir. Dans presque tous les cas, l'élève malchanceux était réintégré au bout d'une semaine. Drago aurait probablement pu retourner au top si il n'était pas si distrait par Potter.

Drago soupira et laissa sa tête taper avec un bruit sourd contre la fenêtre du sixième étage où il était actuellement adossé. Il ne savait vraiment pas quoi faire. Il n'y avait rien qu'il puisse faire, pas si Potter était si déterminé à l'éviter. Et Rogue avait dit que sans contact régulier, Drago deviendrait littéralement fou. Si Drago était honnête, il ne se sentait pas si loin de ce point.

Drago fit une pause dans ses rêveries. Peut-être qu'il était beaucoup plus près de la folie que ce qu'il pensait il entendait des bruits de pas. Il regarda autour de lui. Il était dans une salle de classe inutilisée dans une partie de l'école où personne n'était jamais allé. Pourquoi donc est-ce que quelqu'un viendrait ici ?

Mais, bien sûr, les pas s'arrêtèrent en dehors de la classe et la porte s'ouvrir lentement dans un craquement. Une tête émergea de la porte, suivie de près par un corps. Un si beau corps. La respiration de Drago cessa dans un souffle, seulement pour inhaler fortement lorsque le nouveau venu marcha droit dans la salle et s'arrêta directement devant lui. Son expression était sombre et sa baguette était fermement dans sa main, mais il était là, debout en face de Drago.

« Je veux faire un marché avec toi, » dit Potter.

* Note de la traductrice : Le Snidget n'a pas de traduction en français. C'est l'ancêtre du Vif d'Or, il est classé XXXX dans le Bestiaire parce qu'il est interdit de le capturer. C'est une sorte d'oiseau de couleur dorée (ressemblant au Vif d'Or), qui attire donc le « Fléreur ». Lui flaire, comme son nom l'indique.

** Un pouce équivaut à 2.54 centimètres.