Bonsoir à tous! J'espère que ce chapitre va vous plaire et que j'ai été assez clair pour qu'il soit compréhensible. Tout ceci n'était pas très évident à décrire :) Je vous laisse le découvrir. Toute ma tendresse, Lou De Peyrac.
Chapitre 12:
Elsa passa une main baladeuse entre ses seins, la faisant gémir. Elle se cambra, désirant toujours plus de contact, offrant sa poitrine dénudée, offrant son corps tout entier. Des yeux jaunes dévorèrent la souveraine. Le loup grogna en se jetant sur la gorge blanche. Elsa sourit en plissant ses yeux bleus. Elle arracha la chemise du loup, faisant sauter tous les boutons les uns après les autres en un geste autoritaire. La bête grogna en plaquant la reine contre un arbre. Sans permission, en sachant qu'elle en avait le droit, elle vint mordre sa nuque, la faisant soupirer. Elsa ferma les yeux en passant une main possessive dans ses cheveux, parsemant son crâne d'infimes cristaux de glace. Mak frissonna avant de l'embrasser encore.
- Je suis désolée…
Murmura Elsa contre ses lèvres, étant dans l'instant, totalement incapable de contrôler son pouvoir.
Mak ne répondit pas, trop emportée dans son désir pour décrocher un mot. Elle empoigna brutalement les cuisses de la reine qui enroulant ses jambes autour de sa taille. Elsa ne touchait à présent même plus le sol, et c'était tant mieux. Elle posa des mains froides au creux des reins de son loup, qui pressa son corps contre le sien, électrisant son être tout entier. La louve plongea son regard dans celui de la souveraine, attendant, comme toujours, une permission. Elsa sourit en arquant un sourcil aguicheur à l'attention de son loup. La fixant avec un visage laissant transparaitre ce dont elle avait envie, elle ordonna d'une voix grave:
- Mange-moi.
Mak ne se fit pas prier, et s'élança à l'assaut de ce corps qu'elle aimait tant. Elsa mordit sa lèvre inférieure en sentant les mains de son loups s'immiscer sous les plis de sa robe. Elle inspira fortement, et bloqua totalement sa respiration quand elle sentit la jeune femme s'imposer en elle. Elle griffa le dos de la bête en gémissant bruyamment, serrant son autre main contre l'écorce de l'arbre. Très clairement elle put voir la pupille du loup s'agrandir dans les yeux jaunes. Elle fixa ses yeux dans les siens, la suppliant d'un regard de l'achever, de la dominer, de la dévorer. Mak comprit le besoin, et d'un coup sec du bassin, plaqua davantage le corps frêle d'Elsa contre le bois. Elle répéta ce geste plusieurs fois, et c'est un concert de gémissements qu'elle eut comme réponse parfaite. Elsa aimait le grand méchant loup. Il ne lui avait jamais fait peur. Elle était une femme, une femme qui rêvait d'une morsure bien placée. Mak rugit fortement en accentuant la pression qu'elle avait entre les jambes de la reine, et le coeur d'Elsa s'envola. Les corps se crispèrent contre cette arbre. La louve hurla. Elsa mordit l'épaule de son loup afin de ne pas lui percer le tympan. Enfin, la reine laissa tomber son front contre la nuque de son loup en soupirant. Mak la serra dans ses bras en prenant garde de ne pas la casser en deux. Un frisson parcouru l'échine de la louve, les petits cheveux de sa nuque se dressèrent quand elle entendit très clairement Elsa murmurer au creux de son oreille:
- Encore…
La gamine se redressa en étouffant un gémissement. Elle posa une main sur sa bouche pour se faire taire, et tenta de reprendre un rythme cardiaque normal. Son regard passa tout autour d'elle. Liv dormait toujours près du feu. Ses yeux s'écarquillèrent quand elle se rendit compte que sa chemise était ouverte, et que quelques boutons y étaient absents. Elle sentit ses joues chaudes, et une sensation dans son bas ventre qu'elle ne connaissait pas. Elle passa une main sur son visage en soupirant. C'était un rêve, juste un rêve...essaya-t-elle de se convaincre. Et pourtant, ça lui avait parut si réel. Pourquoi avait-elle rêvé de ça? Rêvé d'elle? Pourquoi est-ce-que tous ses raisonnements la ramenaient irrémédiablement à elle? Elle pouvait encore sentir les mains de la Ficede sur le bas de son dos, ses dents mordre son épaule pour l'empêcher de crier sous ses caresses.
Une excitation monta en elle quand elle revit très distinctement les images en boucle se rembobiner dans sa tête, et elle s'en voulu tout de suite. Elle ne l'avait pas embrassée, elle l'avait dévorée, charmée, faite sienne! Cette Ficede...Elsa, et son regard d'un bleu de glace l'avait chamboulée bien plus que ce qu'elle n'osait le croire. Qu'est-ce-qu'elle m'a fait? Elle m'a jeté un sortilège c'est pas possible… Pensa-t-elle en se levant pour s'éloigner de leur campement. Il fallait qu'elle marche, ça lui ferait du bien. Il fallait qu'elle oublie ces images. Qu'elle oublie cette femme. Cette femme qui était belle, qui sentait bon, qui était une menace.
Exactement au même moment, Elsa se réveilla en sueur en tentant désespérément de calmer son coeur. Ce rêve...ce n'était pas un rêve, c'était trop vrai. Cette nuit, son loup avait bien été là. Il l'avait touchée, embrassée, embrasée...et elle, pauvre reine en manque d'amour, n'avait réussit qu'à en demander plus encore. La souveraine baissa les yeux, et rougit de confusion en voyant clairement que sa robe avait été relevée. C'est moi qui ai fait ça? Se demanda-t-elle en osant y croire. Le rêve avait donc été si convaincant qu'elle aurait elle-même...elle n'osait même pas y penser. Elsa passa une main tremblante sur son visage, trouva son front brûlant. Elle espéra simplement que ses amis, qui dormaient tout à coté, n'avaient rien entendu. Heureusement pour elle, ils dormaient encore tous profondément. Silencieusement, elle se leva, et sortit de la hutte, décidant de se rafraîchir les idées.
Mak tentait de se calmer en marchant d'un pas chancelant. La lune était belle ce soir, et son corps chaud pouvait sentir chaque brise lui effleurer la peau. Des frissons la parcoururent sans qu'elle ne puisse rien y faire. À l'intérieur, le vide se fit douloureux. Quelque chose lui manquait. Elle ressentait un besoin qu'elle n'arrivait pas à définir. Besoin qu'on l'enveloppe, qu'on la touche. Luttant contre son propre désir qu'elle ne parvenait pas à cerner, elle s'adossa à un chêne en fermant les yeux.
Elsa marchait à travers les grands arbres qui entouraient le village des loups. Son coeur battait à tout rompre et cette chaleur qui ne voulait pas la lâcher. À cet instant, elle aurait tout donné pour que Mak soit devant elle. Pour qu'elle puisse lui demander de l'aimer encore et encore. Cette nuit, elle avait revu ses yeux, ce regard qui la faisait chavirer. Ne parvenant pas à se calmer, elle cogna violemment dans un chêne, désirant distiller sa frustration. Elle plaqua ses mains contre le tronc, faisant face à l'arbre, en tentant de guider sa respiration, les yeux fermés.
Mak n'ouvrit pas les yeux, mais fronça les sourcils en sentant une vibration provenir du tronc sur lequel elle était appuyée. Un bruit sourd parvint à ses oreilles, un son de frappe qu'elle ne perçut que très légèrement. La louve souffla en laissant son corps se détendre.
Elsa serra les paumes autour de l'arbre quand elle sentit un souffle chaud sur le coin de son visage. Comme Mak à des lieux d'ici, elle choisit, même si elle ne savait pas pourquoi, de ne pas ouvrir les yeux, et se contenta d'écouter, de chercher malgré elle. Qu'est-ce-qu'elle cherchait? Elle n'en avait aucune idée, et pourtant...Son corps tout entier lui dictait chacun de ses gestes. Lentement, elle approcha son visage du tronc.
Mak, le dos fermement tenu par le chêne, retint sa respiration quand elle sentit quelque chose, quelque chose d'infime effleurer ses lèvres. C'était doux, presque imperceptible, et pourtant c'était bien là. La louve inspira en tendant une main tremblante devant elle, dans le vide, une main qui ne caressait que de l'air, dans cette forêt, elle était seule.
Elsa cessa de respirer quand elle sentit une pression sur sa joue. Elle fronça davantage les sourcils en essayant de se concentrer sur ce qu'elle ressentait. Une douce chaleur passa sur son visage, puis se déplaça sur sa nuque, pour continuer à s'aventurer sur son épaule. La reine inspira fortement en approchant une main froide vers le tronc sans réellement savoir pourquoi.
Un son s'échappa des lèvres de Mak quand elle sentit une brise froide se déposer sur sa poitrine. Cela ne lui était pas étranger. Elle savait quelque part qu'elle avait déjà ressentit quelque chose de similaire, mais si elle n'arrivait pas à se souvenir quoi exactement. La louve laissa un souffle rauque fuir de sa gorge quand elle devina très clairement que son torse était en contact avec...elle ne savait pas quoi, mais elle aimait ça.
Elsa sourit en entendant un faible gémissement près de son oreille. Cette voix...bien sur elle l'aurait reconnue entre mille. Cette voix chaude et envoutante qui lui avait tant manqué. Encore une fois, elle ne savait comment tout ceci était possible, et dans l'instant, elle s'en fichait royalement. Elle n'avait jamais sentit son loup si proche et si lointain en même temps. Ses yeux restèrent toujours fermés, mais sa main se déplaça plus bas, et elle put sentir avec joie la chaleur du contact parcourir timidement son propre corps. Es-tu au moins consciente de ce que tu es en train de faire, mon loup? Pensa-t-elle alors qu'elle-même n'en avait pas tout à fait conscience. Était-elle réellement en train de faire ça? De lui faire l'amour à distance? Elle savait à présent que son lien avec Mak était puissant, mais tout de même…
Mak gémit encore en sentant le froid délicieux se concentrer sur son ventre. Sans réfléchir, sa main s'aventura toujours plus bas, comme si elle savait exactement où elle devait se rendre. Que lui arrivait-il? Elle ne voulait pas le savoir. Et elle était incapable de l'arrêter. Ici, elle se sentait bien. Ce froid, elle en voulait plus. Elle ne savait pas où elle allait, mais elle y fonçait tête baissée. Le froid, comme si il lui obéissait aveuglément, se posa à l'endroit tant désiré. L'endroit où jamais personne ne s'était aventuré. Mak arrêta de respirer un instant sous le poids de ces émotions nouvelles. Son instinct, un instinct qu'elle ne se connaissait pas, lui intimait de laisser sa main descendre encore.
Elsa cessa de respirer quand elle sentit une chaleur envahir son entre-jambe. Elle s'appuya davantage contre le chêne, gardant malgré tout un espace entre eux. Un espace, qui, elle s'en doutait, était comblé par le corps de Mak bien loin d'ici. La reine souffla en laissant sa tête tomber en avant, comme si elle allait pouvoir la poser sur l'épaule de son loup, comme elle le faisait souvent.
Mak sentit un souffle de vent caresser son visage, puis perçut un léger poids se poser sur son épaule. Inconsciemment, elle amena une main douce jusqu'à ce poids.
Elsa sourit en sentant une deuxième chaleur embraser sa nuque. Une deuxième main...Pensa-t-elle.
Les deux corps, même loin l'un de l'autre, semblaient redécouvrir un langage qu'ils n'avaient jamais oublié. Se souvenant malgré eux de ce que l'autre aimait, ils s'acharnèrent à se satisfaire sans réellement le vouloir. Enfin, après quelques caresses mystiques et illusoires, ils se tendirent à l'unisson.
Mak grogna en griffant le tronc toujours présent dans son dos.
Elsa cria en arrachant l'écorce du tronc qui lui faisait face, le gelant malgré elle. Mak lui faisait toujours cet effet là.
Après l'émotion soudaine, les deux femmes tombèrent à genoux, ne pouvant rester debout une seconde de plus. Toutes deux rouvrirent les yeux. Devant elles, il n'y avait définitivement personne.
Mak respira difficilement en se demandant ce qui venait de se passer. Plus simplement, elle n'avait rien comprit, absolument rien. Ça avait été bon, presque trop bon. Elle n'avait jamais ressentit ça et se demanda même si elle allait encore le ressentir un jour. On ne lui avait jamais parlé de ça. Elle était une gosse de quatorze ans sans expérience, qui était juste à des années lumière de se douter qu'elle venait tout simplement de vivre son premier orgasme. Elle resta là, stupide, encore quelques minutes, puis enfin se leva. Elle était épuisé. Le vide semblait s'être un tant soit peu comblé. Il fallait qu'elle dorme. Il fallait qu'elle oublie le bleu, ce bleu qu'elle fuyait et cherchait en même temps. Il fallait qu'elle l'oublie, elle.
Elsa sourit en reprenant sa respiration. C'était totalement fou. Mak n'était pas là. Et pourtant...c'était tout comme. Elle avait sentit ses mains, entendu ses gémissement. L'espace d'une danse, elle l'avait retrouvée. Son coeur battait, son corps tanguait, mais un court instant, elle fut heureuse. Heureuse d'avoir pu ressentir ces choses là. Ce lien était fort, beaucoup plus que ce qu'elle avait imaginé. Cette nuit, ce lien leur avait permit de se retrouver.
