Note de la traductrice : Salut, voilà le nouveau chapitre. Comme d'habitude, j'espère que vous l'aimerez.

Ceci est une traduction de CrystalP734 : « It's not a love potion », lien disponible dans le résumé de la fic.

Si vous remarquez des fautes, des tournures lourdes, etc. n'hésitez pas à me le signaler !

Chapitre 3

Harry attendait que Malefoy réagisse mais Malefoy le regardait juste stupidement. « Hein ? »

« Un marché, Malefoy, » dit Harry doucement. « Tu sais, je fais quelque chose pour toi et alors tu fais quelque chose en retour. »

« Bon, ouais, bien sûr… Donc quel est le marché ? » demanda Malefoy.

« Eh bien, » commença Harry. « Les Potions ce matin ont été un fiasco total, et je sais que tu y es pour quelque chose donc n'essaye pas de nier, et j'ai pensé que peut-être si, euh, si je ne te jetais pas un sort à chaque fois que tu, euh, eh bien… tu sais… et alors tu pourrais consentir à laisser tout le monde tranquille et… Malefoy ? »

Les yeux de Malefoy étaient fixés avec une intensité inquiétante sur la bouche d'Harry. « Hmm ? »

Harry soupira. « Est-ce que tu as écouté tout ce que je viens de dire ? »

« Ouais, » vint la réponse faible. « Quelque chose… Potions… autre chose… »

Harry commençait vraiment à être gêné maintenant. Peut-être qu'il ne devrait juste pas s'en soucier et faire avec. Il prit une grande respiration.

« Regarde, Malefoy, si je te laisse m'embrasser, est-ce que tu feras attention ? »

Cela fit lever les yeux de Malefoy immédiatement. « Vraiment ? » demanda-t-il, avec un peu trop d'empressement.

Harry regrettait déjà ça. « Ouais, je suppose. Si ça t'amène à – oof ! »

Très soudainement, Harry eut Malefoy dans les bras, une expérience qui devenait bien trop familière, même si cette fois au moins il était à demi préparé pour cela. Il était très difficile de résister à l'envie de repousser Malefoy, mais Harry réussissait, debout immobile pendant que Malefoy enfouissait son visage dans son cou.

Après environ deux minutes à rester là en silence en étant câliné par Malefoy, Harry décida que ça suffisait. Il essaya avec hésitation de repousser le bras de Malefoy de son dos.

« Non, pas encore, s'il te plaît, » gémit Malefoy, et Harry arrêta d'essayer de se libérer, légèrement étonné d'à quel point Malefoy semblait nécessiteux et il se souvint du conseil de Rogue 'Malefoy sait le mieux'. Il ressentit une soudaine montée de culpabilité pour avoir combattu Malefoy toute la semaine.

« D'accord, pas encore, mais quand, exactement ? » demanda Harry. « Je ne veux pas vraiment rester là toute la nuit, Malefoy. Il faut qu'on parle. »

« Parle, alors, » murmura Malefoy.

« Je… » commença Harry, pris au dépourvu. « Tu veux dire comme ça ? Tout de suite ? »

Malefoy émit un bruit que Harry supposa vouloir dire 'oui'.Se sentant maintenant vraiment bizarre, Harry décida que sa vie allait être bizarre (plus que d'habitude) pendant le prochain mois en tout cas il pourrait aussi bien faire avec.

« Ok, je vais faire court, » dit-il, ignorant vaillamment la sensation du souffle humide de Malefoy sur son cou. « Essentiellement, je suis d'accord pour te laisser, euh… faire ton truc… tous les jours jusqu'à ce que tu te débarrasses de la potion, tant que tu cesses d'être un âne avec mes amis. »

Malefoy leva la tête en signe d'incrédulité. « C'est ta seule condition ? Que je sois gentil avec les Gryffondors ? »

Harry réalisa soudainement qu'il était en train de conclure un marché avec un Serpentard, là il faudrait utiliser une formulation exacte pour que Malefoy ne trouve pas le moyen de contourner la chose.

« Non, » dit-il fermement. « Pas seulement les Gryffondors. Je veux dire, tu ne peux pas être horrible avec tout le monde. A moins que, tu sais, ils le méritent. Et ça signifie le mériter vraiment, pas juste être un né Moldu ou pauvre ou autre chose comme ça. »

« Hmm, je peux vivre avec ça, » dit Malefoy, posant sa tête en arrière sur l'épaule d'Harry. « C'est tout ? »

Harry hésita. Malefoy avait l'air bien trop content de l'arrangement. Il devait y avoir quelque chose qu'il avait manqué.

« Je… euh, je pense oui. »

« Donc tu me laisses libre de faire tout ce que je veux avec toi ? C'est très courageux de ta part, Potter, » dit sérieusement Malefoy, et Harry réalisa soudainement que laisser Malefoy faire ce qu'il voulait de son corps serait probablement pire que tout ce à quoi il avait eu à faire jusqu'à présent. Jusqu'à et y compris tuer Voldemort.

« Eh bien, » dit Harry. « Je veux dire. Pas de… tu sais, trucs pervers. Aucune douleur ou quoi que ce soit. Evidemment. Et si tu pouvais juste en rester à, tu sais. Embrasser. Alors cela serait très apprécié. Par l'enfer, Malefoy, tu as entendu ce que Rogue a dit. Tu es le seul qui sait ce qui se passe avec cette chose Votum. Je suis juste embarqué pour le vol. »

« Si c'est un vol, Potter, alors je ne suis certainement pas en charge du balai, » dit Malefoy sèchement. « Est-ce que tu penses sérieusement que je te serrerais dans mes bras si c'était le cas ? »

Harry ne dit rien. Peut-être que c'était plutôt mauvais pour Malefoy, aussi. C'était probablement bien pire pour lui, se rappela Harry, de réellement sentir ces choses, plutôt que de simplement y assister. Il était sur le point de s'excuser pour avoir été irréfléchi quand Malefoy se retira finalement loin de lui.

« Ok, » dit-il. « J'accepte tes termes. Bien que je ne sache pas comment on va faire cela. J'aurais suggéré de se rencontrer là, mais si tu peux me trouver aussi facilement, je préférerais ne pas laisser au hasard quelqu'un d'autre nous tomber dessus. »

Harry décida ne pas encore parler à Malefoy de la carte du Maraudeur. « Tu as probablement raison, » dit-il. « Mais j'ai une idée. Tu connais la tapisserie de Barnabé le taré au septième étage ? » Malefoy acquiesça. « Eh bien, rends-toi y demain à huit heures, et il y aura une porte juste à l'opposé. Nous pouvons aller là. »

« Attends une minute… » dit lentement Malefoy, plissant les yeux. « Ce n'est pas là que vous aviez vos petites réunions de groupes de Défense en cinquième année ? Tu as sûr que personne ne va nous surprendre ? »

« Affirmatif, » dit Harry. « Je t'expliquerai demain. Viens juste à huit heures, ok ? »

Malefoy se renfrogna mais sembla décider qu'il était préférable de ne pas se disputer, et Harry lui en était reconnaissant. Il était presque en retard pour son rendez-vous avec Dumbledore.

« Je dois y aller maintenant, » dit-il. « Ca va aller jusqu'à demain soir ? »

Malefoy eut un sourire narquois, l'air beaucoup plus comme à son habitude. Harry n'avait jamais pensé qu'il serait content de voir le visage pointu de Malefoy ricaner, mais il l'était. « Ton souci soudain pour mon bien-être est touchant, Potter. Je vais me débrouiller, » dit-il.

« Bon, » dit Harry, ne sachant pas vraiment comment mettre fin à leur petite réunion. « Eh bien. Je pense que je vais te voir demain. » Il hocha la tête à Malefoy et se dirigea vers la porte.

« Potter ? » demanda Malefoy quand Harry était sur le point de tourner la poignée. Harry se retourna.

« Ouais ? »

« Tu m'as demandé si je ferais attention si tu me laissais t'embrasser, » dit Malefoy avec désinvolture.

« Ouais… », dit Harry prudemment.

« Eh bien, je ne t'ai pas encore embrassé. Et j'ai fait beaucouptrèsbien attention. »

Harry ne pouvait rien faire d'autre que de rester immobile et regarder Malefoy s'approchant de lui.

« Euh, » dit Harry avec éloquence.

Malefoy sourit narquoisement une nouvelle fois. Harry n'était pas si content de le voir cette fois.

« Ne t'inquiète pas, Potter, » dit Malefoy, se tenant un peu trop près d'Harry pour être totalement à l'aise. « Je ne vas pas mordre. »

Et avec cela, il se pencha en avant et captura la bouche d'Harry. Harry ne répondit pas, bien sûr, mais tout de même il se sentait nettement mal à l'aise avec les lèvres de Malefoy pressées contre les siennes et Malefoy faisant de petits sons haletants dont il aurait pu ou pu ne pas être au courant. C'était tout ce qu'Harry pouvait faire, de ne pas presser sa bouche en une ligne fine et ne pas pousser Malefoy loin de lui.

Il n'avait pas vraiment le record du nombre de baisers, songeait Harry, en essayant de ne pas penser au fait qu'Harry était en train de l'embrasser ! Premièrement Cho, qui sanglotait sur son petit ami mort au milieu de toute l'histoire, et maintenant Malefoy, qui ne l'aimait que parce qu'il était sous le contrôle d'une potion de désir terriblement puissante. Non pas qu'il voulait Malefoy de cette façon, potion de désir ou pas, bien sûr. C'était juste que, pour une personne supposée célèbre, il n'était vraiment pas populaire en amour.

Harry soupira et Malefoy prit apparemment cela comme un signal pour se détacher. Il avait l'air hébété.

« Wow, » haleta-t-il. « Cette potion peut être la pire chose qui me soit arrivée, mais elle sait très bien ce qui est bon. Merlin »

« Tu as aimé ça, alors ? » demanda Harry avec aigreur, en sachant que Dumbledore était en train d'attendre et même probablement en train de l'espionner en ce moment, mais pas capable de s'en empêcher.

« Oh ouais, » répondit Malefoy, encore un peu essoufflé. « C'est comme… quelque chose en moi, tu sais ? Et il s'anime dès que je te touche. » Il fit courir ses doigts sur le côté du visage de Harry et frissonna. « Cela sembla stupide. Je suis certainement stupide. Espérons que Rogue me donne une Potion d'Oubli quand tout ça sera fini, parce que je pense qu'après Noël, je ne vais plus jamais avoir envie de penser à cela à nouveau. »

Harry acquiesça vivement.

Les yeux d'Harry s'égarèrent sur l'horloge pour la troisième fois en cinq minutes. Sept heures trente. Il devrait probablement y aller prochainement. Probablement dès maintenant, en fait, s'il voulait préparer la Chambre et s'assurer que 'j'ai besoin d'une chambre où Malefoy puisse me faire des trucs' ne soit pas radicalement incompris et aboutisse à une horrible chambre de torture pleine de fouets, de chaînes et… d'autres choses.

Il frissonna un peu et ramassa ses affaires de Sortilèges. Hermione leva les yeux de son propre essai, le début de ce qui traînait à travers toute la table. La tête de Ron était pliée en un angle amusant pour essayer de le lire.

« Tu vas quelque part, Harry ? » demanda-t-elle innocemment.

« Ouais, » dit-il, la connaissant trop pour faire confiance à l'expression sur son visage. « Rendez-vous avec Dumbledore. » Il jeta son sac sur son épaule.

« Tu n'en avais pas un hier ? » demanda Ron, redressant le cou et grimaçant.

« Ouais, » dit Harry, en essayant d'avoir l'air exploité. « Mais il estime avoir trouvé quelque chose et voulait me faire revenir ce soir. Je ne sais pas ce que je peux faire, mais on ne discute pas avec Dumbledore, non ? »

« Tu devrais faire une plainte formelle, » déclara Ron sérieusement. « Je veux dire, c'est vendredi. »

Harry renifla. « Qu'est-ce que je ferais à la place ? Ce n'est pas comme si n'importe lequel d'entre nous avait un calendrier social exigeant pour nous tenir occupés. » Il jeta un regard autour de la salle commune où un bon neuf dixièmes de la maison Gryffondor étaient vautrés et Ron sembla concéder.

« Très bien, » dit-il, se laissant tomber dans son siège. « A plus tard. »

« Ouais. Bye, Hermione ! » Hermione, qui était revenue à son essai, lui fit signe d'un air absent. Il fallut moins de cinq minutes à Harry pour atteindre la tapisserie de Barnabé le taré, mais quand il arriva, il trouve un Serpentard irritable qui l'attendait.

« Tu es un sale menteur, Potter ! » cracha Malefoy. « Je suppose que tu penses que c'est drôle, non ? Oh ouais, laisser Malefoy à la recherche d'une salle qui n'existe pas, comme tu as dû rire ! »

« Malefoy, » dit calmement Harry. « Tais-toi. » Ignorant les postillons indignés de Malefoy, Harry ferma les yeux et passa devant la tapisserie à trois reprises. Après le troisième tour, une petite porte banale apparut et Malefoy arrêta brusquement de parler.

Harry, regrettant farouchement de ne pas avoir eu le temps de vérifier la salle avant que Malefoy ne la voie, l'entrouvrit provisoirement.

Ce… n'était en fait pas si mal. Elle ne ressemblait en rien à quand il l'avait utilisé pour l'AD [note de la traductrice : Armée de Dumbledore], bien sûr – bien que la chambre soit assez grande, il n'y avait pas moyen d'y faire rentrer une trentaine de personnes tous s'entraînant à lancer des sorts – mais ce n'était certainement rien de ce qu'Harry avait craint.

Il n'y avait pas de chaînes, ce dont Harry était reconnaissant. En fait, il y avait tout ce que vous trouveriez dans un salon Moldu parfaitement ordinaire. Il y avait deux canapés – un était un canapé moelleux à deux places dans un rouge profond qui semblait pouvoir être présent dans la salle commune de Gryffondor, l'autre une chaise longue élégante en cuir dans un vert tellement sombre qu'il était presque noir – et un bureau contre le mur du fond à côté d'une grande fenêtre que Harry pensait peut-être avec vue sur le terrain de Quidditch (il était difficile de voir correctement une soirée écossaise de Novembre n'était pas vraiment le meilleur moment pour visiter).

Malefoy se dirigea vers la fenêtre et regarda à travers. « Est-ce que c'est le terrain ? » demanda-t-il, louchant. « Comment est-ce possible ? C'est complètement de l'autre côté de l'école. »

Harry lui sourit. « S'appelle de la magie, Malefoy, » dit-il. « Tu sais, effleurer et feuilleter [NdT : à l'origine « swish and flick » : mouvement du poignet nécessaire pour effectuer le charme de Lévitation, quasi impossible à traduire] et tout ça. »

Malefoy le regarda bizarrement, semblant incertain de si Harry blaguait ou pas. Harry décida de laisser tomber et d'expliquer.

« Cet endroit est appelé la Salle sur Demande, » dit-il rapidement. « Il devient ce que tu as besoin qu'il soit. Je ne pense pas que quelqu'un à part de l'AD et quelques uns des professeurs – et les elfes de maison – savent même que c'est ici, et ils ne pourront pas y rentrer si nous ne voulons pas qu'ils rentrent, de toute façon. »

« Mais Ombrage pouvait entrer en cinquième année, » dit Malefoy brusquement, croisant les bras, clairement pas impressionné.

« Ouais, mais elle savait ce que c'était parce que cette fille, Edgecombe, lui a dit à ce sujet, » répliqua Harry. « Si tu ne dis à personne que tu es venu ici pour m'emballer, Malefoy, alors ils ne seront pas en mesure de nous trouver. »

Harry souhaita n'avoir pas dit ça presque aussitôt que c'était sorti de sa bouche. Avant qu'il ait même finit le mot « emballer », les yeux de Malefoy avaient volé aux lèvres d'Harry et il les regardait maintenant avec une sorte d'intensité fiévreuse.

Bien qu'il soit en quelque sorte effrayé par Malefoy le fixant, comme d'habitude, Harry supposa qu'il allait rapidement s'y habituer, donc il écarta les bras en signe de défaite. « Allez, vas-y, » dit-il avec lassitude, et Malefoy était à ses côtés en moins d'une minute.

Il ne l'étreignit pas cette fois mais il se rendit plutôt directement à la bouche d'Harry, en saisissant son menton et se penchant en avant jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent. Harry se demanda s'il devait sentir autre chose qu'un léger inconfort. Des gens ont parlé d'un changement dans leurs vies à partir d'un seul baiser, non ? Donc, même si c'était Malefoy, ne devrait-il pas l'apprécier davantage ?

Harry envisagea comment Malefoy devait se sentir maintenant comme il tirait Harry plus près de lui et laissa échapper un petit gémissement de satisfaction. Depuis la description de Malefoy la veille, la potion ne semblait pas être une si mauvaise chose. Qu'avait-il dit ? Quelque chose en lui prenait vie quand il touchait Harry. Si Harry y réfléchissait trop, c'était une pensée vraiment très gênante.

Malgré lui, cependant, Harry se demanda ce que cela serait. Jamais dans sa vie il n'avait ressenti une passion pour quelque chose comme ça. Ouais, il avait bien aimé Cho pendant un moment, mais c'était plus comme 'Oh, elle est jolie' que 'Oh mon Dieu, je la veux tout de suite'. En fait, la pensée de Cho dans ce contexte le faisait se sentir un peu nauséeux.

Il se retira un peu de la bouche de Malefoy.

« Malefoy, est-ce que tu as déjà, tu sais, ressenti comme la potion te fait, mais avant de la prendre ? » laissa-t-il échapper. Et il le regretta immédiatement.

Malefoy le regarda, incrédule, ayant l'air aussi méprisant qu'une personne le peut avec les joues empourprées, les lèvres roses et gonflées et une main encore emmêlée dans les cheveux de Harry.

« Potter, » dit-il. « Je ne suis pas ici pour une conversation amicale. Nous ne nous aimons pas. Je suis bien avec cela, comme je suis sûr que tu l'es aussi, donc s'il te plaît, arrête de faire sortir des mots de ta bouche. »

Harry regarda ailleurs, le visage en feu. Qu'avait-il pensé ? Essayer de parler de trucs comme ça avec Drago foutu Malefoy. Il aurait aussi bien pu passer à Voldemort et lui demander son historique sexuel. Eurgh.

Harry garda le silence jusqu'à ce que Malefoy soit apparemment satisfait, s'arrêtant enfin de grignoter le cou d'Harry et se retirant lentement.

« Terminé ? » demanda Harry rapidement. Malefoy hocha la tête, une stupide expression satisfaite sur son visage stupide. « Bon. Rendez-vous demain. » Il attrapa son sac et se dirigea vers la porte, avec l'intention de passer la nuit éveillé dans son lit et se battre mentalement lui-même pour avoir oublié avec qui il avait fait un pacte. Mais alors –

« Non, jamais. » La voix de Malefoy était faible. Harry s'arrêta.

« Quoi ? »

« Je n'ai jamais voulu quelqu'un autant que je te veux. »

Harry le regarda fixement. « Vraiment ? » Malefoy hocha la tête à nouveau, en évitant son regard. Harry ne savait vraiment pas quoi faire de cette information. Après une courte pause pendant laquelle le cerveau de Harry échoua à comprendre si cela le faisait se sentir mieux ou pire, il dit simplement, « A plus tard, Malefoy, » et partit.

Le sommeil de Harry ne fut pas aussi perturbé qu'il pensait qu'il le serait en fait, il n'avait pas rêvé du tout. Ou, s'il l'avait fait, il ne s'en souvenait pas, ce qui était probablement une grande miséricorde dans son cas.

Ainsi, il était dans le meilleur état d'esprit qu'il n'avait été depuis un moment quand il se doucha et s'habilla et rencontra Ron et Hermione dans la salle commune pour descendre à la Grande Salle pour le petit-déjeuner.

Comme il fallait s'y attendre, cependant, son humeur fut bientôt gâtée, bien qu'inhabituellement pendant cette dernière semaine, ce n'était pas la faute de Malefoy. Ron et Hermione avaient leur bihebdomadaire bataille travail scolaire-vs-s'amuser, et Harry était de nouveau laissé à la traîne derrière les deux comme ils se chamaillaient.

« … devrais être plus responsable, tu as presque dix-huit ans ! »

« Justement, je vais avoir à être responsable pour le reste de ma vie, je suis autorisé à faire une pause de temps en temps ! »

« De temps en temps ne veut pas dire toute la journée, chaque jour, Ron Weasley, comme tu le sais bien ! Tu mérites d'échouer chaque matière de BUSE avec la quantité d'effort que tu y mets dedans ! »

« Oh, je parie que tu aimerais ça, non ? De cette façon, tu pourrais me dominer et juste me montrer comme tu es meilleure que moi, Merlin sait que c'est ton activité favorite. »

« Weasley, je me rends compte, ce que c'est de vivre dans une grange et tout, que tu pourrais ne pas comprendre comment utiliser les portes. Le truc est de passer entre, pas simplement rester en face d'elles et attendre que quelque chose se produise. »

Les trois se retournèrent pour voir Drago Malefoy, flanqué comme d'habitude de Crabbe et Goyle, se pavaner avec assurance vers eux. Il leva un sourcil sardonique.

« Eh bien ? Pas envie de laisser le reste de l'école prendre son petit-déjeuner ? »

Les oreilles de Ron, déjà rouge vif de sa dispute avec Hermione, semblaient être sur le point de mettre le feu à sa chevelure. « Ta gueule, Malefoy, » grogna-t-il, prenant sa baguette. « Tu aurais pu demander gentiment. Manifestement avoir des tonnes de Gallions entassés sous le cul ne te donne pas de bonnes manières. »

Malefoy renifla dédaigneusement. « Tu es un tel traître adorateur de Sang-de-Bourbe que tu ne reconnaîtrais pas les bonnes manières si elles te frappaient au visage. »

Ron, ignorant sa baguette marcha vers Malefoy avec les poings serrés. Harry, son estomac se tordant avec une fureur mal contrôlée attrapa son bras.

« Laisse tomber, Ron, il n'en vaut pas la peine, » dit-il, résistant à l'envie de frapper Malefoy lui-même – ils avaient fait un marché, le menteur, le tricheur bâtard. Les yeux de Malefoy étaient brusquement fixés sur lui, comme s'il venait juste de remarquer qu'Harry était là.

« C'est vrai, écoute ton héros, Weasley, » dit-il, les yeux toujours fixés sur Harry. Harry le regarda à son tour. « Merlin sait que tu ne feras jamais ton chemin dans la vie toi-même. »

« Le sale – Harry, laisse-moi y aller, juste un coup de poing, ce sera tellement bon – allez –»

Ignorant les plaidoyers de Ron, Harry fit signe à Hermione pour l'aider à traîner Ron à l'intérieur de la Grande Salle, les ricanements de Malefoy les suivant.

« Ooh, ce Drago Malefoy, » dit Hermione une fois qu'ils avaient placé Ron sur le banc et avaient fait en sorte qu'il n'allait pas prendre d'assaut la table de Serpentard. « Je souhaite que quelqu'un puisse lui donner une bonne leçon. »

« Ouais, » dit doucement Harry, en regardant Malefoy à travers des yeux plissés, il s'assit à la fin de sa table et se calma avec du café. « Ouais, quelqu'un devrait vraiment. »