Bonjour à tous ! Le temps que j'ai mis à poster la suite est criminellement long mais c'est reparti maintenant. Ceci est la première moitié du Chapitre 4.

Chapitre 4

Il fallut moins de deux minutes du départ de Drago du Grand Hall à Potter pour le rattraper.

« Malefoy ! Hey ! Malefoy ! »

Drago ralentit, se préparant à la diatribe inévitable du Gryffondor qui était sûre de suivre. « Ouais ? » dit-il, sans se retourner.

« Malefoy, est-ce que s'il te plaît – », la main de Potter attrapa son coude. Drago ferma les yeux et ignora les étincelles de désir qui partirent comme des feux d'artifice dans son estomac.

« Qu'est-ce que tu veux, Potter ? » demanda-t-il fermement.

Potter pulvérisa avec indignation. « Qu'est-ce que je – tu as été un salaud complet avec Ron ce matin ! »

Drago ouvrit les yeux et inclina la tête en accord. « Oui. Et alors ? »

« Et je veux que tu t'excuses. »

Drago grogna. « Peu probable, » dit-il, et essaya de tirer son bras de la prise de Potter.

Potter le retint plus serré.

« Non, écoute ! Tu as dit il y a deux jours que si je t'aidais avec ta – ta situation alors tu cesserais d'être un salaud ! Eh bien, je t'ai aidé ! Maintenant, arrête d'être un salaud ! »

La douleur des doigts de Potter creusant dans son bras commençait à surmonter l'émotion du fait qu'il le touche, et Drago se trouva en mesure de regarder Potter dans les yeux sans vouloir lui sauter dessus (beaucoup).

« Ouais ? Donne-moi une bonne raison pourquoi je devrais, » dit-il sèchement.

La bouche de Potter s'ouvrit et se referma comme un poisson rouge particulièrement stupide dans des spectacles malheureux. « Pour honorer ton accord ! Pour être une meilleure personne ! »

Drago sourit. « J'ai dit une bonne raison, Potter. »

Le menton de Potter s'avança dans une sorte d'expression déterminé qui rendit soudainement Drago inquiet. « Tu veux une bonne raison ? » demanda-t-il. « Ok, la voilà. » Et avec cela, il tira Drago vers lui par le col de sa robe, et l'embrassa approximativement sur la bouche.

Cela ne ressemblait à rien que Drago ait déjà ressenti. S'il pensait qu'embrasser Potter était bon avant, alors Potter l'embrassant volontairement était putain de fantastique. Son être tout entier était en feu, sa conscience réduite à ce seul point dans l'espace où les lèvres de Potter avaient rencontré les siennes. Rien d'autre ne pouvait exister au-delà de ce moment, rien.

Et puis c'était fini.

« J'attends tes excuses, » dit froidement Potter, et il s'éloigna dans le couloir, laissant Drago effondré et haletant, appuyé contre le mur pour soutien.

oOo

Résister à Potter ne devrait pas être trop dur, décida Drago, étendu sur son lit plus tard ce jour-là. Il avait passé dix-sept ans sans toucher Potter, il pouvait gérer un autre mois. Et juste parce qu'il était seul dans son dortoir à midi un samedi pendant que le reste de l'école mangeait, cela ne voulait pas dire qu'il se cachait. Il n'avait juste pas faim.

Ignorant le gargouillement bruyant de son estomac, Drago estima que maintenant serait le bon moment pour s'avancer dans ses devoirs et garder son esprit occupé. Il déguerpit de son lit et sortit son essai d'Enchantements à demi-terminé.

Quatre heures après, et il avait mangé en chemin toute sa réserve de chocolat, il finissait son dernier devoir, et maintenant le 13 vertical des mots croisés du Prophète le laissait perplexe.

« Comment est-ce que je suis supposé savoir cela ? » murmura-t-il pour lui-même. « Communication… communication… Transmission, peut-être ? Nah, trop de lettres. Hmm… »

La porte du dortoir s'ouvrit soudainement et une fille avec des cheveux courts et noirs et une jupe trop courte entra sans se presser.

« Panse, » demanda Drago avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit. « Est-ce que tu sais ce qu'un moyen de communication Moldu pourrait être ? Commence avec un 't'. »

Pansy se jeta sur le bout du lit de Drago et l'examina. « Euh… tchatcher ? »

« Pas assez long, » dit Drago, consultant le journal. « Faut qu'il y ait neuf lettres. »

Pansy réfléchit pendant un moment. « Tu es sûr qu'il commence par un 't' ? » demanda-t-elle.

« Eh bien, à moins que 'Breuvage alcoolisé de fête supposée être lacée avec le projet de réchauffement en cours de production' ne soit pas Bierraubeurre, alors ouais. »

« Huh, » dit-elle. « Alors je sais pas. Tu sais que je suis sans espoir à ces trucs, Drago. »

Drago fit un bruit d'exaspération.

« Tu n'étais pas au repas, » dit Pansy avec décontraction. « Est-ce que c'est le fait qu'on t'ignore ? Parce que les gens commencent déjà à s'en lasser, Blaise n'est pas à moitié aussi drôle que toi quand tu es de bonne humeur. »

Drago sourit. Si seulement être ignoré était la seule chose à propos de laquelle il devait s'inquiéter. « Ca ne m'atteint pas, » lui dit-il il. « J'ai juste quelques trucs qui se passent. »

« Ouais, tu as l'air vraiment occupé, » dit-elle catégoriquement. Drago lui jura qu'il n'y avait rien d'autre.

Pansy bougea de manière à être étendue sur le dos, sa tête se prélassant sur le bord du lit et ses jambes à mi-hauteur du mur. « De toute façon, » continua-t-elle, « c'est vraiment ennuyeux de critiquer les gens sans toi. Bien que je sois toujours énervée que tu ne veuilles pas me dire quoi que ce soit qui ait amené Blaise à te haïr, d'ailleurs. On dirait qu'on n'a pas bavardé pendant des siècles, t'as entendu parler de l'affaire Boot-Goldstein ? La sœur de Queenie, Astoria, dit qu'elle les a vus se rouler des patins dans la Volière et c'est pourquoi il y a eu tout un truc dramatique entre eux et qui est-elle dans l'année au-dessous… »

Drago étendit ses jambes de contentement et autorisa la voix de Pansy à glisser sur lui. Il n'avait pas réalisé jusqu'à maintenant, mais il étonnant de voir combien elle lui avait manqué la dernière semaine. C'était stupide, il savait, mais soudain toute la situation avec Potter ne semblait pas si mal après tout.

Les deux restèrent comme ça tout l'après-midi, de rattrapage sur les questions triviales comme qui était la dernière personne à avoir couché avec Queenie – Zach Smith – et qui avait une coupe de cheveux qui le faisait paraître ridicule – Lisa Turpin. Ils furent seulement interrompus une fois, par Theodore, qui les regarda tous les deux, vit que Drago et Pansy s'entendaient bien et il sembla décider que c'était correct de parler à nouveau à Drago. Il offrit un « Salut » murmuré, et pour Theodore c'était pratiquement une accolade énergique), attrapa son sac et partit.

« Tu viens dîner ? » demanda Pansy à environ sept heures du soir, sa tête sur les genoux de Drago.

« Non, » décida Drago, se sentant trop content pour laisser son humeur être gâtée par Potter.

« Mais ramène-moi quelque chose, d'accord ? Je pense que c'est tarte à la mélasse ce soir. »

Pansy soupira et se traîna vers le haut. « Parfois, je ne peux pas te supporter, Drago Malefoy. Comment tu peux ne manger que du sucre et parvenir à rester si maigre, cela me dépasse. »

Drago sourit. « Tout est dans la lignée, bébé, » dit-il, appuyant sa tête sur sa main et la regardant redresser sa robe. « Je te dis depuis des années que les Malefoy sont supérieurs. »

« Toi et tes foutus Malefoy, » grommela Pansy. « Très bien. Je te vois plus tard. Je vais te traîner en bas dans la salle commune pour que tu puisses socialiser ce soir, alors prépare-toi, d'accord ? Ciao ! »

La chambre semblait beaucoup plus calme sans Pansy là. Drago se demanda comment il aurait fait face sans elle. Il ne pouvait pas imaginer un mois complet avec Potter comme son seul compagnon.

Merde, Potter.

Les pensées de Drago l'excitèrent correctement pour la première fois de toute l'après-midi et il sentit un distinct et totalement indésirable serrement dans son aine. Pourquoi le bâtard était si exaspérant ? Pourquoi Drago le trouvait tellement – putain de – sexy ?

Murmurant sombrement, Drago ferma les rideaux autour de son lit et entonna sans enthousiasme l'incantation d'un charme de Silence.

Trente minutes et une douche rapide plus tard, Drago prit le chemin pour son fauteuil préféré dans la salle commune des Serpentards pour la première fois de la semaine. Evidemment négliger sa chaise avait été une erreur, parce qu'une fille en première – ou deuxième – année était nettement perchée dessus, nourrissant de friandises une petite chouette.

« Dégage, » dit-il brusquement, lui jetant son reflet éblouissant, et la jeune fille laissa échapper un cri et s'enfuit dans le passage menant au dortoir des filles, sa chouette plongeant derrière elle.

Pansy et le reste de la septième année revint bien assez tôt, et si quelqu'un fut surpris de le voir, ils ne l'ont pas montré. Pansy lui sourit et s'assit rapidement sur ses genoux, en encourageant le reste de l'année à s'installer autour d'eux.

La soirée passa avec une rapidité surprenante, et bientôt la salle commune commença à se vider alors que de plus en plus de gens allaient au lit. Drago était réticent à partir, sachant qu'une fois qu'il serait seul ses pensées erreraient vers Potter et qu'il ne réussirait pas à obtenir une minute de sommeil. Il venait juste de tenter de garder tout le monde ici-bas pour quelques heures, ce fut tout. C'était juste minuit, mais c'était tôt pour un samedi. Pas de problème. Il pourrait tenir la conversation facilement, il était un maître pour ce genre de choses.

« Drago, mon chéri, qu'est-ce qui ne va pas ? » lui murmura Pansy à l'oreille. « Tu es pratiquement en train de me couper en deux. »

Drago desserra le bras qu'il avait autour de la taille de Pansy et ignora la chaleur dont il était sûr qu'elle recouvrait son visage. « Ce n'est rien, » dit-il, sans la regarder. « Je pensais juste à ça. Tu sais. »

« Tu ferais mieux de me dire ce qui se passe bientôt, imbécile têtu. Surtout quand c'est mon utérus qui est sacrifié quand tu es de mauvaise humeur. »

« Je ne suis pas de mauvaise humeur ! » protesta-t-il dans ses cheveux afin qu'elle seule puisse l'entendre. « Et ce n'est vraiment rien. Tout devrait être fini en un mois, je le jure. »

« Trouvez une chambre ! » railla quelqu'un, et Drago sourit immédiatement et posa son menton sur l'épaule de Pansy.

« J'ai une chambre, » dit-il gentiment. « Tu y es juste dedans. » Pansy rigola et l'embrassa sur la joue, et le moment disparut.

Tenir la conversation fut plus difficile que ce qu'il pensait que cela serait, d'autant qu'il était inhabituellement ignorant des évènements des semaines passées, et un peu plus d'une heure plus tard, lui et Pansy étaient les deux seules personnes restantes dans la salle commune.

« Bon, je pense que je vais aller au lit, » dit-elle, lui faisant une bise sur les lèvres et s'étirant comme un chat. « A demain, chéri. »

Drago refusa de la laisser se lever, croisant les bras autour de son ventre. « Ne pouvons-nous pas rester ici-bas pendant un moment ? » gémit-il. « Tu m'as vraiment manqué. »

« Oh, mon chéri, tu m'as aussi beaucoup manquée ! Mais j'ai besoin de mon sommeil de beauté, et tu sais que Milicent ne va pas me laisser faire la grasse matinée demain, car elle a dit qu'elle allait demander à Billy Pickford de sixième année de sortir avec elle et elle va vouloir que je la coiffe et que je la maquille. Ce n'est pas que ça va l'arranger, pauvre fille. »

Drago la libéra à contrecœur, tenant sa main aussi longtemps qu'il le pouvait, mais même ses doigts serrant ne purent l'empêcher de sauter en bas vers le couloir des filles, le laissant seul.

Le silence oppressant et les flammes vertes scintillant dans la salle commune déserte ne le firent pas se sentir mieux et, après quelques secondes à débattre mentalement si oui ou non il allait juste rester là et ne pas dormir du tout, Drago l'air maussade rentra dans son dortoir.

oOo

La nuit n'avait pas été agréable. Après trois heures à tourner et se retourner, deux branlettes et plusieurs moments à maudire Potter que personne ne serait jamais capable de compter, Drago s'était finalement endormi, uniquement pour être réveillé quatre heures plus tard par une Pansy bien-trop-heureuse ouvrant brusquement les rideaux autour de son lit.

« Allez, Drago, réveille-toi ! C'est l'heure du petit-déjeuner ! » chanta-t-elle. « Tu ne vas pas sauter un autre repas, maintenant dépêche-toi, viens tout de suite ! »

Drago gémit. « Dégage, Panse,é murmura-t-il. « On est dimanche, je veux dormir. »

Pansy essaya d'arracher les couvertures de sur lui. « Je suis debout depuis six heures. Six heures du matin. Si je ne peux pas dormir, je ne vois pas pourquoi toi tu pourrais. »

« Parce que tu m' aimes et que tu ne veux pas me voir mourir d'une horrible mort privé de sommeil, » dit-il Drago, serrant désespérément sa couette contre sa poitrine.

« C'est parce que je t'aime que je fais ça, chéri. Allez ! »

« Malefoy, lève-toi putain, » grogna Goyle de son lit. « Sa voix me fait mal à la tête. » Il y eut plusieurs grondements d'approbation provenant de divers endroits de la pièce et Drago abandonna.

« Trahi par mes propres camarades de dortoir, » dit-il de façon spectaculaire, en lâchant la couette soudainement et ricanant quand Pansy trébucha en arrière. « Je ne sais pas pourquoi je ne demande pas à déménager. Bon, je me lève. Disparais pendant que je me change, tu veux, Panse ? »

Pansy plissa les yeux. « Si tu n'es pas dehors dans dix minutes, je viendrai ici et je jetterai un sort à tes cheveux pour qu'ils deviennent roux, n'en doute pas. »

« Ca, » dit sincèrement Draco, « serait la pire chose que tu pourrais jamais me faire. Maintenant va-t-en, vielle sorcière, et sors de ma vue. » Elle le frappa sur le bras, joueuse et sortit de la salle en se pavanant, en prenant soin de claquer la porte bruyamment et de causer aux résidents des quatre autres lits des jurons.

« Oh, vos gueules, » dit Draco à la légère, en boutonnant sa chemise. « Au moins, elle n'est pas votre meilleure amie. »

Il permit Pansy de le traîner jusqu'à la Grande Salle, rempli d'effroi à la pensée de ce qui pourrait arriver s'il voyait Potter. Cela faisait juste moins d'une journée entière depuis qu'ils s'étaient touchés pour la dernière fois, mais Draco était sur qu'il n'était pas en train d'imaginer que le niveau de désir invoqué par la potion avait augmenté depuis que Potter l'avait embrassé comme trois fois plus. Mais il n'allait pas s'excuser auprès de Weasley, pour rien au monde.

Il ferma les yeux quand ils franchirent le seuil, et quand il ne sentit aucune précipitation de sentiment qui accompagnait uniquement le fait d'être en présence de Potter, il laissa échapper un soupir de soulagement. Peut-être que garder les yeux fermés toute la journée permettrait de résoudre son problème. Il pouvait se lancer un maléfice de cécité temporaire lui-même, dire que c'était un accident de Potions. Ce ne serait pas si loin de la vérité.

Pansy tira sur son bras avec impatience. « C'est quoi ton problème ? Le Hall est pratiquement vide, viens. »

Sans tout à fait oser l'espérer, Draco ouvrit provisoirement les yeux. Elle avait raison si tôt un dimanche matin, seules quelques personnes étaient disséminées dans la salle, dont Draco ne reconnut personne. Ce qui voulait dire, bien sûr, qu'il n'y avait pas Potter.

Son visage se tordit en un sourire et il dansa presque la courte distance entre la porte et la table des Serpentards. Pansy le remarqua et le regarda.

« Merlin, tu es tellement bizarre, » dit-elle en roulant des yeux et se laissant tomber sur un banc. « Tu ferais mieux de me dire ce qui se passe bientôt afin que je puisse décider si cela vaut la peine de te supporter comme ça ou pas. »

« Persiste pas, Pansy, tu commences à ressembler à ta mère. »

Pansy reposa le croissant qu'elle était en train de prendre et le fixa. « C'était déplacé, » dit-elle sombrement.

« Je ne faisais que plaisanter, Panse, »dit-il, même si ce n'était pas le cas. « Doux Merlin, on aurait pensé que Milicent saurait maintenant que tu es toujours de mauvaise humeur quand tu te réveilles tôt. »

Pansy marmonna quelque chose, mais Draco avait trop apprécié qu'elle lui parle à nouveau pour faire une remarque.

Ils étaient là depsuis un certain temps dans un silence expansif, ne parlant que de temps en temps (« je pense toujours que tu devrais manger quelque chose », « je ne mange jamais le matin, tu le sais, ») en regardant la salle se remplir lentement. Enfin, quand près de la moitié de la population étudiante fut venue et repartie, Draco en eut marre du sentiment montant de peur à chaque fois que la porte s'ouvrait. Avalant sa deuxième tasse de café, il se leva.

« Je m'en vais, Panse, » dit-il, lui tapotant sur l'épaule et la secouant de la stupeur somnolente dans laquelle elle était tombée.

« Quo – ? » dit-elle bêtement, sa tête se relevant brusquement. « Oh, c'est vrai. Où tu vas ? Et s'il te plaît garde à l'esprit que si les mots « mon dortoir » sortent de ta bouche dans les dix prochaines secondes, je vais te gifler. »

Draco réfléchit bien. Il ne serait probablement pas prudent de passer une autre journée au lit ses camarades commenceraient à parler. Donc où pourrait-t-il aller qui semblait assez inoffensif, mais où il pourrait être sûr de ne pas rentrer dans Potter … ?