Bonjour ! Voilà (enfin) le chapitre 5. Enfin, sa première moitié.

Ne me tuez pas (déjà personne ne finirait la traduction), je suis maintenant en vacances (YEAH), donc la publication ira vite. Puis, j'ai retrouvé la motivation, everything's okay suite à quelques problèmes familiaux (fou tout ce qu'on peut ranger sous cette appelation).

Anyway, lisez, amusez-vous, partagez ça, reviewez et bybye jusqu'à la deuxième partie :3

Chapitre 5

Harry se sentait horriblement mal. Il n'avait pas vu beaucoup Malefoy pendant la semaine – bien qu'Hermione lui ai dit l'avoir vu dans la bibliothèque Dimanche et qu'il avait l'air parfaitement normal – donc Harry avait plutôt oublié toute cette histoire de potion, se concentrant sur les choses normales telles que les devoirs et le Quidditch (et aussi les choses-pas-si-normales telles que son entraînement avec le directeur en vue de préparer la bataille contre le plus grand mage noir qui ait jamais existé, mais il n'aimait pas vraiment penser à ça).

Pourtant, la veille, après qu'il ait pris son petit-déjeuner, Harry repéra Malefoy avec Pansy Parkinson. Malefoy l'avait regardé et s'était échappé par les portes principales et personne ne l'avait aperçu depuis – il ne s'était pas montré aux repas, et même Ernie McMillan avait dit pendant la Métamorphose que Malefoy avait séché l'Arithmancie et la Défense Contre les Forces du Mal.

Harry croqua dans son toast d'un air absent, envisageant sérieusement trouver Snape et tout lui confesser. Et si Malefoy s'était enfui ? Et s'il était mort ? Harry tressaillit. Malefoy avait beau être un imbécile, Harry ne voulait pas être responsable de sa mort.

Juste quand son esprit était résolu à essayer d'attraper Snape avant que le premier cours commence, Ron le poussa du coude et se dirigea vers la porte. Malefoy, seul, avait apparemment choisi de venir prendre son petit-déjeuner aujourd'hui.

Il ne ressemblait à rien : il avait des valises sous les yeux qui étaient presque de la même couleur que sa robe ses traits naturellement fins était lourdement accentués par le fait qu'il n'avait pas mangé depuis plusieurs jours ses cheveux normalement coiffés tombaient froissés et… et il marchait dans leur direction.

Ron remarqua aussi. « Mais qu'est-ce qu'il est en train de faire ? » dit-il, fixant Malefoy. « T'crois qu'il l'a finalement perdu ? »

« Qui a perdu quoi ? » demande Hermione d'un air vague, son nez toujours enterré dans Connaître vos Sortilèges : 2000 CONTRESORTS Connus et Moins Connus.

« Regarde toi-même, » murmura Ron, et Hermione leva les yeux juste à temps pour voir Draco Malfoy s'arrêter juste devant eux. Sa bouche s'ouvrit.

« Malf– ? »

« Je suis désolé de t'avoir insulté Samedi, Weasley, » interrompit Malfoy d'une voix mal contrôlée, ses poings serrés à ses côtés. « Et je suis désolé pour tout ce que j'ai jamais dit sur ta famille ou ta situation financière. Et Granger, » il se tourna vers Hermione qui le fixa sous le choc, « Je suis désolé de t'avoir appelée Sang-de-Bourbe et Miss-Je-Sais-Tout. Et Longdubat, » Neville leva les yeux de son porridge et laissa tomber sa cuillère, « Je suis désolé d'avoir dit que tu étais stupide toutes ces fois. Et Potter… »

La voix de Malefoy craqua. Il ne regardait pas directement Harry à la place il fixait intensément le porridge de Neville. « Puis-je te parler ? »

Il y eut un silence dans leur coin de la table des Gryffondor et tous les yeux dans un rayon de quinze pieds se tournèrent vers Harry. Il aperçut désespéré le regard calculateur d'Hermione, la bouche ouverte sous le choc de Ron et l'air curieux de Lavande par-dessus l'épaule de Neville. Puis il regarda Malfoy. Il était blanc et on aurait dit qu'il était sur le point de s'évanouir ou de vomir (ou les deux) n'importe quand.

« Ouais, 'sur, » dit Harry avant de se lever.

« Harry ! » cria Ron, attrapant la manche de sa robe. « Qu'est-ce que tu fais ? Et si c'était un piège ? C'est… c'est Malfoy ! »

« Je sais qui c'est, Ron, » dit Harry, en serrant la main de Ron. « Ecoute, s'il tente quoi que ce soit je lui jetterai un maléfice et je le laisserai là, d'accord ? On se voit en Métamorphose. »

Et, ignorant les postillons d'indignation de Ron, Harry sortit de la Grande Salle et prit la direction des salles de classe à côté de l'entrée de l'école.

La Salle Onze était la seule classe dont Harry pensait qu'elle ne serait pas pleine d'étudiants bavardant dans les dix prochaines minutes, et il laissa Malfoy entrer et jeta plusieurs sorts de verrouillage et d'intimité à la porte. Ils n'arrêteraient pas un professeur, bien sûr, mais ils auraient au moins un avertissement si quelqu'un tentait d'entrer.

Enfin, Harry se tourna vers Malfoy, qui refusait toujours de le regarder.

« Est-ce que… est-ce que ça va ? » demanda-t-il étrangement.

Malfoy fit un bruit choqué. « Etre proche de toi comme ça, » dit-il sèchement. « C'est… J'ai l'impression que je suis sur le point d'être malade ou de mourir ou quelque chose, et je déteste ça. »

« Eh bien, » commença Harry inconfortablement. « Tu peux… faire ton truc maintenant, tu sais. Tu t'es excusé auprès de Ron, c'est tout ce que je voulais. » Il s'empêcha d'ajouter 'ce n'était pas trop dur, si ?'

Malfoy le regarda sèchement comme s'il avait entendu la pensée informulée, soupira immédiatement, pâlit encore et se balança sur ses pieds. Harry approcha sa main pour l'attraper et Malfoy vint au contact, s'éloignant de lui et essayant de se rapprocher en même temps.

« Malfoy, c'est bon. Vas-y. »

Malfoy avait toujours l'air apeuré, donc Harry, se sentant stupide, attrapa la main de Malfoy et la pressa contre sa propre joue. Les yeux de Malfoy s'élargirent et il amena son autre main pour prendre en coupe le visage de Harry.

« Tu… Je… merde, Potter. » Les pouces de Malfoy caressèrent ses joues une fois, deux fois, avant qu'il n'abandonne et presse ses lèvres tremblantes contre la bouche de Harry. Il laissa échapper un long gémissement de soulagement et l'embrassa, durement.

Harry se tenait là, subissant l'assaut féroce. Il le méritait, il savait. Il n'aurait pas du laisser Malfoy comme il l'avait fait. Ce n'était pas la faute de Malfoy s'il était sous l'influence de cette potion (ou peut-être que si… Harry ne savait toujours pas ce qu'il s'était passé là-bas), et Harry n'avait pas le droit de le faire chanter avec ça.

Malfoy se raidit soudainement et plongea sa tête dans le cou d'Harry avec un gémissement grave. Harry réalisa ce qui devait juste s'être passé et rougit intensément.

Les deux restèrent là quelques minutes, Harry se tenant aussi droit qu'il le pouvait, Malfoy amenait occasionnellement une main paresseuse caresser des parties diverses du corps de Harry, sa respiration bruyante en jouant doucement avec le cou de Harry.

« Comment tu te sens ? » demanda finalement Harry.

Malfoy fit un profond son de contentement dans sa gorge. « Mieux », dit-il, paresseusement laissant courir ses doigts sur le bras d'Harry.

Le silence à nouveau.

« Je crois que les cours ont commencé. »

« Hmmm. »

« Malefoy, c'était moi qui disais 'Je pense que tu devrais arrêter de fouiner dans mon oreille et aller en classe', » dit Harry avec impatience.

« Je ne fouine pas, Potter, » rétorqua Malefoy, donnant un dernier coup de langue au lobe de l'oreille d'Harry avant de se redresser. « Je–»

Il se pencha tout d'un coup et captura la bouche d'Harry dans un baiser profond, tordant sa main dans les cheveux d'Harry et basculant sa tête en arrière.

« –t'embrasse, » termina-t-il, le tirant en arrière avec un sourire narquois. Harry roula des yeux.

« Bien, pas fouiner. Mais je vais y aller maintenant, non ? » Demanda-t-il, peu disposé à prendre des décisions sans consulter Malefoy après avoir vu comment cela s'est avéré.

« Ouais, d'accord, » dit Malefoy, démêlant ses doigts de l'arrière de la tête d'Harry. « On– on se voit toujours dans la Salle sur Demande ce soir, pas vrai ? »

Harry hocha la tête. « Je ne vois pas pourquoi pas. On se voit plus tard alors. » Il jeta un dernier regard à Malefoy – qui avait déjà l'air vraiment mieux, la couleur remplissant ses joues et sa tête tenue de son ancienne manière arrogante – et partit (dix minutes de retard) pour la Métamorphose.

La voix de Malefoy le suivit hors de la classe : « Pour ma défense, il bloquait mon chemin vers le café. Pour moi, cela signifie qu'il méritait de se faire insulter… »

Harry, malgré lui, sourit.

« Mais où tu étais ? » siffla Ron quand Harry se glissa en Métamorphose après avoir fait un petit détour dans les toilettes pour hommes pour se rafraîchir. Il avait été horrifié de voir que ses lèvres étaient rouges et gonflées, mais un peu d'eau froide sur le visage et un rapide charme Apaisant avaient réglé ça. Une voix perfide dans sa tête lui avait dit qu'il allait finir par utiliser ce sort notamment énormément au cours du mois suivant. Il l'ignora.

« Quoi ? » demanda Harry distraitement, un œil sur MacGonagall, qui avait le dos tourné à la classe. Il sortit ses livres, parchemin, plume et encore de son sac le plus doucement qu'il pouvait et essaya de faire comme s'il avait été là depuis presque aussi longtemps que le reste de la classe.

« Nous avons pensé que Malefoy t'avait kidnappé ou quelque chose ! J'étais prêt à rassembler tout le monde à Gryffondor pour aller à ton secours, mais Hermione m'a arrêté.

Harry était très, très reconnaissant envers l'esprit logique d'Hermione. « Ne sois pas idiot, comme si Malefoy pouvait me faire quoique ce soit, » dit-il, regardant par-dessus le parchemin de Ron pour voir ce qu'il avait manqué. « Il voulait juste parler ».

« Parler ? Malefoy ? De quoi ? Et par les couilles de Merlin, qu'est-ce qui lui est passé par la tête ce matin ? »

« Quidditch, » dit Harry vaguement, griffonnant le titre et les quelques notes que Ron avait prises en ignorant délibérément la dernière question de Ron. « Serpentard avait réservé le terrain en même temps que nous, il voulait échanger. »

« Tu n'as pas accepté, si ? » demande Ron brusquement. « J'en ai marre qu'ils nous marchent dessus, Harry, juste parce qu'ils ont plus d'argent–»

Harry eut un petit rire. Faites confiance à Ron pour être plus dérangé au sujet d'en obtenir plus que les Serpentard plutôt que la plausibilité de l'excuse d'Harry. Comme si Malefoy essaierait jamais de négocier.

« En fait, si, » dit-il en levant les yeux pour voir les bouts des oreilles de Ron rougir de rage contenue. « Mais seulement parce que je pensais à permuter les vendredis de toute façon. »

« Eh bien, » dit Ron. « Eh bien ce n'est pas grave alors. »

« Bien, septième années ! » La voix de MacGonagall retentit du tableau. « Nous allons commencer un nouveau sujet aujourd'hui : la métamorphose homme – animal. Comme je suis sûre que vous le savez tous, un tel sort peut être dangereux s'il est effectué même légèrement mal, donc j'ai besoin de toute votre attention. Et merci de nous avoir finalement rejoints, Potter. Elle regardait ostensiblement à Harry et il lui sourit innocemment. Un coin de sa bouche sévère tremblait vers le haut.

« J'espère que tout le monde ici est conscient de ce qu'est un Animagus – si quelqu'un ne le sait pas, je lui demanderai gentiment de quitter ma classe maintenant il n'y a aucun espoir pour lui – mais pour résumer, j'aimerais que vous alliez tous à la page 217 de vos manuels scolaires. C'est 217, Longdubat, oui.

« Maintenant, les règlements du Ministère m'empêchent d'aller trop dans les détails sur le processus pour devenir un Animagus pendant que vous êtes encore à l'école, mais il y a quelques points qui je pense ne feraient pas de mal de les voir. Je sais que vous avez brièvement abordé ce sujet en troisième année, mais cette leçon ira bien plus dans le détail de la théorie, par opposition aux lois concernant la transformation en Animagus. Je voudrais que vous lisiez les trois premiers paragraphes de la page en face de vous, et que vous les résumiez en ne dépassant pas cinq cinquante mots. Allez-y. »

Harry, avec le reste de la classe, ouvrit dûment son exemplaire du Guide de Métamorphose Avancée et commença à lire.

Ce n'est que quand trois minutes s'étaient écoulées et qu'Harry n'avait toujours pas dépassé la première ligne qu'il réalisa qu'il pensait à nouveau à Malefoy. Juste qui lui avait donné cette potion putain ? Et pourquoi ? Ce n'était pas comme si Malefoy n'avait pas d'ennemis, mais Malefoy avait refusé de dire à Rogue qui c'était. Certes, cela devait vouloir dire qu'ils – quels qu'ils soient – étaient proches de Malefoy d'une certaine façon ? Alors cela se réduisait seulement à la petite bande de Serpentards de Malefoy Pansy Parkinson, Blaise Zabini, Crabbe, Goyle et –

« Potter ? »