Note : il y aura (beaucoup comme vous l'aurez deviné) des scènes de sexe dans ce chapitre. Donc, vous savez, si vous n'êtes pas fan de l'amour entre garçons, vous voudrez peut-être sauter certains passages.
Chapitre 6
« Draco, je ne comprends pas. Cela ne tient pas debout ! », gémit Pansy avec pétulance.
Draco leva la tête de ses mains et la regarda. « Tu ne comprends pas quoi, ma chère Pansy ? »
« Ces putains d'équations. J'ai dû me tromper quelque part, mais je ne vois pas où ! Mince ! » Elle botta le pied de la tête, faisant osciller sa bouteille d'encre de façon précaire, et Draco la regarda avec amusement.
« Pansy, tu me choques, » dit-il solennellement. « Ce type de langage, c'est indigne d'une dame appropriée comme toi-même. » Leurs yeux se rencontrèrent par-dessus le bureau en chêne foncé et Pansy renifla. Draco lui sourit et tendit la main pour qu'elle lui donne ses notes griffonnées à partir de leur dernière leçon d'Arithmancie. Elle lui les tendit avec un sourire reconnaissant.
« J'ai seulement pris Arithmancie à cause de toi, Draco, » dit Pansy d'un ton neutre, se brossant les cheveux en arrière d'une main négligente en ajustant sa robe. « Tu aurais dû me prévenir que cela impliquait des nombres. »
Draco leva les yeux du parchemin et lui fit un sourire en coin. « Je pense, si je me souviens bien, Pansy chérie, je t'ai averti le plus explicitement du monde que l'Arithmancie supposait des nombres. Si ma mémoire est fiable, tu as dit que – que quoi déjà ? – que tu voulais prendre les mêmes sujets que moi parce que chaque heure passée loin de moi était une heure sombre, et que tu affronterais plusieurs Chimères et un Quintaped si cela pouvait te rapprocher de moi. Je pense que c'était ce que tu as dit, n'est-ce pas, ma chérie ? »
Pansy le regarda. « La ferme. Je traversais une phase. »
« Hmm, » convint Draco, griffonnant d'un air absent sur un calcul extrêmement mauvais. « Une phase qui comportait me traquer chaque heure du jour et faire chanter Goyle avec un gâteau au fudge pour essayer d'entrer dans mon lit. Pas l'étape la plus respectable de ta vie, si, Panse ? » Il baissa sa longue pièce de bois sans même lever les yeux.
« Je ne sais pas de quoi tu parles, » dit-elle avec désinvolture, en remettant sa baguette dans sa chemise.
Draco lui lança un coup d'œil.
« D'accord, oui je sais, » concéda-t-elle. « C'a presque fonctionné, aussi. Si seulement je n'étais pas allée dans le mauvais lit et presque sauté sur Zabini en pleine découverte de comment se branle. Tu aurais été incapable de résister à mes charmes. »
Draco retint un sourire. « Tu avais douze ans, Panse, » dit-il. « A ce moment, Crabbe avait de plus gros seins que toi. »
Pansy fit la moue et poussa son buste en avant. « Et maintenant ? » demanda-t-elle en minaudant et se remuant, aguichante.
Draco n'avait jamais été attiré par Pansy. C'était peut-être le fait qu'il avait connue quand elle avait le visage d'un chien sans attrait et la personnalité d'un flobberworm, mais, en dépit de leur flirt occasionnel, il n'avait jamais une seule fois pensé à elle autrement qu'une amie.
« Jusque-là, j'ai dû réprimer mes pulsions sexuelles pour toi depuis trop longtemps, » répondit-il, laissant ses yeux s'attarder de manière appréciative de peur qu'elle soit offensée (et elle le serait probablement) avant de regarder son visage. « Je suis promis à vivre en célibataire maintenant, je le crains. »
Pansy ricana mais cessa au moins de remue. « C'est un tas de conneries comme je n'en ai jamais entendues. J'ai entendu de Queenie qu'un sixième année de Serdaigle t'a surpris avec Terry Boot la semaine dernière. »
Terry Boot ? Eh bien, c'est la bonne couleur de cheveux, supposa Draco. Il leva un sourcil avec dédain et retourna aux notes de Pansy. « Comme si j'allais laisser ce Sang-de-Bourbe m'approcher à moins d'un rayon de dix pieds, » ricana-t-il. Pansy sembla satisfaite de cette réponse et commença à distraitement pratiquer sa signature sur un bout de parchemin.
« Ah bien. Parce que, tu sais, Millie m'a dit que lui et Goldstein étaient ensemble depuis au moins un an, même s'ils ont dit l'inverse à tout le monde l'autre jour. Je veux dire, s'il te trompait avec lui, je devrais faire quelque chose. Je ne sais pas ce que lui trouverais, pourtant, vraiment, donc je ne peux pas dire que je suis surprise que Queenie ait menti… »
Draco fit la sourde oreille, ayant perfectionné l'air de faire les 'hmm' appropriés et les bruits de 'ah' quand des femmes lui parlaient à l'âge de onze ans. Si le Serdaigle l'avait vu avec Potter et tout simplement pas reconnu le survivant, ou bien quelqu'un inventait-il des histoires à son sujet ? C'était préoccupant, de toute façon. La dernière chose dont il avait besoin en ce moment était que les gens commencent à porter une attention particulière à sa vie.
« Très bien, » fit-il en se levant et tendant son devoir à Pansy. « Je pense que je vais aller à la bibliothèque, prendre un bonne avance sur cette chose de Défense. »
Elle fit une grimace. « Ce n'est pas à rendre avant une quinzaine de jours. »
« Tu as raison, » dit Draco, impassible. « Je te mens pour pouvoir partir et rouler des pelles à Terry Boot pendant que Goldstein regarde et se masturbe vigoureusement. »
« Cela a plus de sens, » dit Pansy, hochant la tête gravement. « Assure-toi d'utiliser un sort de contraception, tu ne veux pas que Boot tombe enceinte. »
« Je le ferai. » Il souffla un baiser. « On se voit plus tard. »
« Je veux des photos ! », cria-t-elle alors qu'il passait la porte. Il sourit.
Il était évident qu'il n'allait pas aller rouler des pelles à Terry Boot. Ni à la bibliothèque. Mais – et il n'admettrait jamais ça à quiconque – il était allé à la Salle sur Demande juste s'asseoir sur un des canapés (il n'admettrait définitivement jamais ça) pour s'imprégner de la présence de Potter depuis mardi. Même une si petite chose était juste assez pour le maintenir chaque jour, pour l'empêcher de s'emparer de Potter, le traînant dans le placard le plus proche et l'embrasser.
Mais quand il arriva au septième étage, il trouva que quelqu'un était déjà dans leur chambre.
Bien sûr, c'était Potter. C'était toujours Potter. Mais au moins cette fois, Potter était endormi, donc Draco n'aurait pas à supporter ses jérémiades irritantes. Il dormait, et rêvait apparemment…
De sa place à la porte, Draco pouvait entendre que Potter faisait des petits bruits de gémissement. Faisait-il un cauchemar, le pauvre garçon torturé ? Draco se dirigea maladroitement vers le lit, se demandant quel serait le meilleur moyen de réveiller le Gryffondor dans son sommeil oh-combien-troublé. Jusqu'à présent, il y avait un lien entre une rude poussée et un emballement encore plus brutal.
Un lien, c'était, jusqu'à ce que Potter laisse échapper un gémissement qui n'était très certainement pas le produit d'une vision terrifiante de Voldemort ou s'il l'était, Potter avait des problèmes très précis avec le Seigneur des Ténèbres.
Draco se figea, ses yeux fixés sur le lit. L'option 'roulage de pelles' était infiniment plus probable maintenant, mais il ne voulait pas vraiment déranger Potter au milieu d'un rêve humide. Ce serait tout simplement grossier. Sans parler de la masturbation dont il aurait besoin s'il restait là. Comme pour confirmer, Potter gémit de nouveau – cette fois plus fort – et balança la tête de droite à gauche. Une couleur d'un rose délicieux faisait son chemin sur les joues de Potter et Merlin, Draco était si dur.
Et puis, au milieu de gémissements et soupirs étouffés, Draco entendit distinctement un 'Mm… Draco…'.
Il était à l'autre bout de la pièce avec le pénis de Potter dans sa bouche avant que quiconque aurait pu dire 'Orexis Votum'.
Potter fit une sorte de bruit de désespoir gémissant quand les lèvres de Draco se fermèrent autour de son gland, et une partie minuscule du cerveau de Draco remercia n'importe quel dieu qui l'écouterait pour son incroyable chance. Il leva les yeux, essayant d'obtenir une meilleure vue de la tête de Potter, et commença à réaliser que des yeux verts à moitié ouverts le regardaient. Son propre sexe tremblait violemment dans son pantalon.
Il laissa traîner sa bouche lentement, priant pour ne pas tout gâcher – il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait, juste que c'était incroyable. Potter laissa échapper un « Mal – foy ! » soufflé et Draco sentit une main se poser derrière sa tête, il jouit presque ici instantanément.
Draco avait de plus en plus de difficulté à se rappeler comment respirer. Juste la pensée de faire ça, de s'agenouiller maladroitement entre les jambes de Potter, de la main de Potter lui baissant doucement la tête, le regard vitreux de Potter droit dans ses yeux, l'odeur de Potter, le goût de Potter. C'était presque trop et Draco ne put contenir un gémissement.
Harry gémit en réponse et remua ses hanches vers le haut. Draco prit ça comme un geste d'encouragement, et glissa sa bouche vers le bas de son pénis jusqu'à ce qu'il pousse au fond de sa gorge. Il voulait toujours plus, cependant, et poussa lui-même à nouveau vers le bas, luttant résolument contre le réflexe nauséeux en avalant convulsivement, parce que sa respiration était courte vu qu'il avait pris Potter dans sa bouche autant qu'il le pouvait, jusqu'à ce que son sexe soit dans sa gorge et que ses poils pubiens lui chatouillent le nez. Les poils pubiens de Potter.
Le picotement omniprésent sous-jacent qui venait de cette maudite potion était à la surface de sa peau, accroissant tous ses sens et causant à Draco d'être putain de proche de jouir. Potter n'était pas loin, non plus, si les remuements de ses hanches à peine contenus et ses gémissements pas du tout contenus étaient une indication. Draco passa à nouveau sa bouche et déglutit difficilement, Potter se raidit, répandant sa semence dans la gorge de Draco avec un cri délicieux. L'orgasme de Draco le frappa quelques secondes après celui de Potter et il vint spectaculairement dans son pantalon sans même toucher son sexe.
Il n'enleva pas de sa bouche l'érection de Potter qui se ramollissait, cependant. Il ne voulait plus jamais bouger. Il voulait rester là, suçant doucement la tête du sexe d'Harry Potter pour toujours.
Apparemment, Potter lui-même avait des idées différentes, parce que la main à l'arrière de la tête de Draco tirait sur ses cheveux, et Draco était vraiment, vraiment impuissant à arrêter lui-même de faire ce que Potter voulait qu'il fasse. Il suivit la direction de la traction, se préparant pour une autre semaine sans Potter en se disant que ça valait le coup.
Mais une fois qu'il fut au-dessus de Potter, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre, Draco ne pensa pas que Potter allait l'abandonner. En fait, il était plutôt sûr que Potter n'était pas encore bien éveillé. Ses yeux étaient ouverts, mais il avait une expression de contentement parfait que Draco n'avait jamais vu auparavant.
Potter cligna lentement des yeux. « Salut, » lui dit-il.
« Salut toi-même, » murmura Draco en retour, ne voulant pas secouer Potter de ce glorieux état second dans lequel il était.
Potter sourit, ses mains jouant toujours avec les cheveux dans la nuque de Draco. « Tu ne devrais pas te mettre de gel, tu sais, » dit Potter endormi. « Tu serais vraiment bien sans. »
Draco le fixa. Le sourire de Potter s'élargit et il attira Draco vers lui jusqu'à ce que Draco sente ce sourire contre sa bouche et que Potter l'embrasse – vraiment l'embrasser – et c'était génial, c'était merveilleux, ça durait toujours et Potter n'allait pas s'arrêter, il allait rester là embrasser Draco pour toujours oh s'il vous plaît ne le laissez pas s'arrêter c'était si bon.
Mais Potter s'arrêta. Le cœur de Draco battait la chamade dans sa poitrine, terrifié que Potter le jette dehors, que tout cela n'ait été qu'une blague. A contrecœur, Draco ouvrit les yeux pour voir l'expression de Potter…
Il s'était rendormi.
Draco laissa échapper un rire calme, soulagé. Potter s'était rendormi ! Sa main était toujours serrée obstinément sur les cheveux de Draco, mais il n'y avait pas d'autre possibilité. Ses yeux étaient fermés et sa mouche légèrement ouverte, sa respiration était régulière et Draco était inconfortablement au courant qu'il avait joui dans son pantalon pour la seconde fois en une semaine et que tout était tout simplement parfait.
Draco retira doucement les doigts de Potter, s'émerveillant d'à quel point Potter paraissait paisible quand il dormait. Il n'avait jamais vraiment remarqué que Potter fronçait les sourcils, mais il était maintenant flagrant que son visage était détendu.
Cela donnait envie à Draco de faire un vœu pour le faire ressembler à ça quand il était éveillé.
Draco se promenait dans la Salle Commune quand il repéra Pansy, juste là où il l'avait laissée une heure avant.
« Bonjour, beauté ! » cria-t-il à travers la pièce. Pansy leva les yeux sous le choc.
« Je croyais que tu allais à la bibliothèque, » dit-elle faiblement, les yeux fixés sur lui.
« Je l'ai fait, » mentit Draco. « Et je suis revenu. Cet endroit est ennuyeux. » Il s'installa dans le fauteuil en face d'elle et étendit ses jambes sur ses genoux. « Tu t'en sors de l'Arithmancie ? »
« C'est un tissu de conneries, bien sûr. Mais, Merlin, Draco, qu'est-ce qui te prend ? »
« Je ne vois pas ce que tu veux dire, » dit-il avec désinvolture, en agitant la main. « Je vais parfaitement bien. Merveilleusement bien, en fait. »
« C'est ce dont je parle ! » explosa Pansy. « Tu passes tout le week-end à te morfondre et maintenant tu reviens de la bibliothèque en ronronnant presque ! Je vais être honnête avec toi, je deviens suspicieuse. Je pourrais commencer à te faire suivre. »
Draco la regarda plus sérieusement. « Ce serait une mauvaise idée. Ne fais pas ça. » Pansy le fixa encore.
« Tu as perdu la raison, » dit-elle faiblement. « Je savais que cela arriverait un jour, à cause de toute la merde que tu te mets sur les cheveux. Il semble que ce jour soit enfin arrivé. »
Draco leva une main à ses cheveux lissés en arrière. « Ouais… » dit-il distraitement, l'esprit encore rempli d'images de Potter, lui souriant. Potter qui l'embrassait. Il pouvait encore sentir sa main à l'arrière de sa tête. « Tu sais, je pense que je vais aller prendre une douche. » Et, sans ajouter un mot, il se leva et se dirigea vers les dortoirs des garçons, laissant Pansy bouche bée dans son dos.
Sa douche fut très agréable. Que ce soit le souvenir récent d'avoir l'érection de Potter en lui, la salle de bains déserte ou la température idéale de l'eau de Poudlard, il réussit à avoir un autre orgasme fabuleux sans interruption.
Quand il émergea enfin, propre et rassasié, il s'habilla rapidement et automatiquement tendit sa main vers sa potion capillaire. Il était à mi-chemin de l'appliquer quand il s'arrêta. Potter lui avait dit qu'il serait mignon avec ses cheveux au naturel. Et, peu disposé à appliquer un conseil de Potter, il devait admettre qu'il était un peu curieux...
Il remit résolument la bouteille sur l'étagère et s'appliqua un charme de Séchage à la place, atteignant son peigne de l'autre main.
« Oooh, joli ! » dit gaiement son miroir quand Draco se regarda. Il avait l'air… différent. Pas mal en soi, mais certainement différent.
Entendre une voix nettement féminine appelant son nom du dortoir, il cria. « Ici, Panse ! »
Elle ouvrit la porte et regarda à l'intérieur, le nez plissé. « Je n'aime pas les salles de bain, Draco, tu devrais le savoir depuis – par Merlin, qu'est-ce qui t'est arrivé ? »
« C'est mauvais, n'est-ce-pas ? Je savais que c'était une idée stupide. Passe-moi ma potion s'il te plaît. »
« Mère de Merlin, non ! » dit Pansy, la voix choquée. « Ça te rend carrément sexy ! Qu'est-ce qui t'a donné cette idée ? »
Draco se tourna vers le miroir et pencha la tête. « Sexy ? Hm. » Il pouvait vivre avec. Il aurait préféré beau à couper le souffle, bien sûr, mais on ne peut pas tout avoir. Sauf si tu étais Potter.
Non pas que Potter était beau à couper le souffle, Draco se précipita pour se rappeler, déterminé à ce que cette potion ne l'amène pas à complimenter Potter. Pas moyen. Mais il avait un certain charme… dangereux. Un élément de je ne sais quoi. Un petit quelque chose qui vous donnait envie de passer la main dans ses cheveux-genre-je-viens-de-rouler-une-pelle et l'embrasser sauvagement.
Ou peut-être que c'était juste Draco.
« Ça ira, » décida-t-il, et il fit sortir Pansy du dortoir.
« Ça ira ? » grinça Pansy. « Draco, chéri, si je venais de te rencontrer, j'aurais déjà l'intention d'entrer dans ton pantalon. Doux Merlin. »
Draco ricana. « Oh, allez. Ça ne peut pas faire tant de différence. »
« Ça te fait moins paraître comme un connard fini, » dit Pansy sans ménagement. « Adoucit les bords. Ou quelque chose comme ça. On devrait faire venir Queenie ici, elle pourrait te le dire. »
« Je ne veux pas de Daphne Greengrass dans ma chambre, » répliqua Draco en frissonnant. « Une fois qu'elle sera là, elle ne partira jamais. »
Pansy fit un signe de la main. « Peu importe, » dit-elle avec impatience. « Tu as une petite amie ? Est-ce que tout ça est à propos d'elle ? Pour elle ? Parce que si elle t'a déjà si bien dressé, Draco, je veux la rencontrer. Et peut-être glaner quelques conseils. »
Draco eut un petit rire et saisit sa main. « Je te promets, je n'ai pas de petite amie, » lui assura-t-il. « Tu sais que tu es la seule femme pour moi, Pansy Parkinson. »
Elle ne riait pas. « Alors pourquoi… ? »
« J'avais envie de changement, » mentit Draco. « Je mettais juste du gel pour que mes cheveux ne me tombent pas dans les yeux. C'est assez énervant, de les avoir en bas. Je ferai probablement comme d'habitude demain. »
« Ne t'y avise pas, » dit Pansy, libérant sa main de l'étreinte de Draco en la montant. Elle passa ses doigts dans les mèches fraîchement libérées et leurs yeux se rencontrèrent. Draco baissa les yeux sur son joli visage (qu'elle avait refusé d'admettre avait été modifié par les sorts, mais Draco avait des soupçons) et ne sentit aucune attirance.
« Panse… » commença-t-il doucement.
Elle cligna des yeux et arracha sa main. « Tu es tellement un salaud ! » dit-elle en le frappant sur le bras. « Comment se fait-il que tu aies des cheveux comme ça, sans même essayer ? Merlin, ajouté à ton obsession pour le sucre, très honnêtement, je te méprise. »
Il sourit. « Je te hais aussi, salope stupide, » lui retourna-t-il aimablement. Elle sourit, et tout revint à la normale.
« Je ne suis venue ici que parce que tu as été absent pendant deux heures. Je me demandais si tu avais finalement cédé aux charmes de Mimi la Geignarde et t'étais offert à elle pour toute l'éternité. » Elle haleta un pointa un doigt accusateur. « Je parie qu'elle est ta petite amie ! »
« Tu as vu à travers ma ruse, » dit tristement Draco. « Je ne peux plus résister à son charme translucide. Nous allons emménager ensemble. Partager une canalisation et tout. »
« Je promets de ne jamais te pisser sur la tête, » répliqua solennellement Pansy.
