Bonsoir à tous! Je suis désolée d'avoir été si longue à poster ce chapitre qui, j'ose l'espérer, vous plaira. J'ai pas mal de chose à penser en ce moment et écrire m'est plus difficile. Mais je ne vous oublie pas pour autant! Je vous remercie sincèrement de me lire même si cela m'étonne encore!

GALAXY PROD: Ton commentaire m'a beaucoup touché. C'est juste adorable. Merci à toi :)

Je vous laisse donc découvrir cette suite. À très vite! Je vous embrasse, Lou De Peyrac.

Chapitre 28:

Dans un palais de marbre noir et de froid la walkyrie s'impatientait. Tout ne se passait pas comme elle le désirait. Elle s'y attendait un peu. Faire confiance à une humaine, quelle lamentable connerie elle avait fait. Son regard passait sur le miroir dressé devant elle. Le reflet de cette maudite petite louve blanche tueuse de guerre se présentait pour mieux la narguer. Elle ne pouvait que regarder. Si Odin savait qu'elle avait ainsi interagit avec des mortels, il lui aurait sans doute déjà fait la peau. Elle fronça les sourcils en voyant le regard attendrit que la Ficede posait sur Makdellana. C'était écoeurant et totalement pathétique. Et cette humaine de morte vivante qui ne faisait rien...C'était définitivement rageant. Les mots doux s'enchaînaient. Les sourires niais et les promesses de toujours, à coup de tendresse et de délicatesse. La walkyrie soupira bruyamment.

- Mais ce que ça peut-être barbant!

Râla-t-elle avec émotion.

- Déshabille-la, au moins il y aura quelque chose à regarder!

S'enflamma-t-elle en faisant de grands geste de la main à l'attention d'une Elsa qui ne pouvait pas l'entendre.

La walkyrie regarda encore une fois cet amour écoeurant, puis enfin, déclara en souriant:

- Tant pis pour les réprimandes d'Odin. Il est temps de remuer tout ça. J'espère que tu sais nager brave loup.

Briak tenait fermement la barre même si ses paupières devenaient lourdes. Anna restait près de lui silencieusement, jetant par moments quelques regards attendris vers son loup et ses longs cheveux qu'elle aimait tant.

- Je me sens épié.

Déclara soudain l'homme de sa voix éternellement grave en souriant en coin.

Pour seule réponse, Anna sourit et haussa les épaules.

- À quoi tu penses?

Demanda Briak en jetant enfin un regard à sa compagne.

- À des tas de choses…

Répondit la princesse d'un air détaché. Briak plissa les yeux, devinant la fatigue de la rouquine. Enfin, il soupira, faussement agacé, et rétorqua:

- Bien, votre Altesse, une couronne pour vos pensées? J'en suis capable.

Anna haussa un sourcil provocateur en gardant son éternel silence.

Briak étouffa un rire, puis essaya:

- Là tu penses: Il pense deviner ce que je pense, et bien c'est ce qu'on va voir.

Anna sourit davantage en admirant la bêtise de son homme. Le loup continua:

- Et maintenant: Mais attends, je ne pense pas encore à quelque chose, alors il ne peut pas deviner.

Anna leva les yeux au ciel en branlant de la tête. Briak ria encore en ajoutant:

- Et enfin: Mais qu'est ce qui m'a prit de me lier à un loup aussi stupide…

Un rire, franc cette fois, s'échappa de la gorge de la princesse.

- Tu me connais mieux que ce que je pensais. Mais je n'ai jamais regretté de m'être liée à toi.

L'homme sourit sincèrement en passant un bras autour d'Anna. La princesse posa sa tête contre son torse en appréciant sa chaleur.

- Tu penses que Mak regrette son lien avec Elsa?

Briak soupira en refixant son regard sur l'horizon.

- Je pense que Mak est complètement paumée. Je pensais que la mémoire allait lui revenir quand elle se souviendrait des horreurs que lui a fait subir son père, mais il semblerait que le problème ne vienne pas de lui cette fois.

- De quoi alors?

- Très franchement, je n'en ai aucune idée. Elle ne s'est jamais rien pardonné, même quand on était gamin, je ne vois pas pourquoi ça commencerait aujourd'hui… Elle a un sérieux problème avec la culpabilité.

- Et si elle ne se rappelait jamais d'Elsa?

Osa Anna en grimaçant.

Briak fronça les sourcils, puis déclara:

- Écoutes, je sais qu'on est dans une belle merde. Et encore je ne parle pas de la folle-dingue qui nous cherche. Mais on va dire qu'elle retrouvera la mémoire. Ça ne peut pas se passer autrement. Mak a un caractère de chien et, quoi qu'elle en dise, elle aime ta sœur. Elsa est sa maison, elle me l'a dit elle-même. On va s'en sortir. On s'en sort toujours.

- Oui, tu as probablement raison…

Répondit Anna, pensive.

- Quand on sera rentré à Arendelle et qu'on aura réglé toute cette histoire, ça te dirais de m'épouser?

Anna écarquilla les yeux, ne s'attendant pas du tout à une telle question.

- Quoi?

Demanda-t-elle alors que son cerveau ne semblait pas vouloir traiter l'information.

Briak leva les yeux au ciel.

- Ça va, ne me regarde pas comme ça. J'ai l'impression d'être Malek qui danse la Polka sous la pleine lune.

Anna secoua vivement la tête, reprenant lentement ses esprits.

- Je suis désolée...Je n'avais jamais imaginé que tu me demanderais en mariage au détour d'une conversation sur un rafiot branlant.

Les yeux de Briak brillèrent.

- Tu préfères que je me mette à genoux? C'est comme ça que vous faite chez les humains je crois. Après, je t'avoue que je ne suis pas un expert. Tous ces trucs protocolaires c'est pas mon point fort, je fais des efforts mais je ne suis toujours pas convaincu par…

Briak fut coupé dans son discours par les lèvres d'Anna qui étaient venu se souder aux siennes.

Le loup fut d'abord surprit, puis ferma les yeux et apprécia simplement le geste. La princesse fit courir ses doigts dans l'épaisse chevelure qu'elle connaissait par coeur. Briak lâcha la barre un instant et referma ses bras sur le petit corps de la rouquine. Anna s'abandonna à lui comme elle le faisait si souvent. Comme à chaque fois, elle se dit que son homme n'avait absolument pas conscience de sa force.

Enfin, il se séparèrent. Briak n'ouvrit pas les yeux, reposa une main sur la barre, sourit et déclara:

- Si j'ai bien suivit mes cours, ça, ça veut dire oui, chez les humains.

Anna sourit malicieusement en accrochant son regard à celui que lui offrait son homme.

- Tu as bien suivis tes cours.

Briak lui offrit un dernier sourire, puis se recentra sur l'horizon.

- Alors...Puisqu'on parle des sujets cruciaux, comment est-ce-qu'on va appeler notre fille?

Briak fronça soudain les sourcils.

- Putain…

Murmura-t-il. Anna ouvrit la bouche, indignée.

- Non mais tu t'entends! Je refuse de lui donner un nom pareil!

Briak grogna, attrapa le visage de sa compagne et le tourna d'un quart. Le coeur d'Anna manqua un battement quand elle vit une immense vague de plusieurs dizaine de mètres se diriger vers eux.

- Oh mon dieu, c'est un…

- Raz-de-marée!

Hurla Briak en tentant déjà de faire demi-tour.

Mak et Elsa se redressèrent d'un geste commun, réveillées par le cri de Briak.

- Qu'est-ce-qui se passe?

Demanda la louve, le regard affolé, peinant à se relever sous le mouvement brutal du bateau.

- Je ne sais pas. Reste près de moi.

Ordonna la reine en empoignant la main de Mak fermement.

Elles sortirent de la cale, et tombèrent face à l'immense vague. Elsa se figea, tétanisée par la peur.

- Bordel de merde, mais c'est quoi ça ?

Souffla Mak en écarquillant les yeux.

- C'est une grosse et méchante vague.

Répondit Olaf totalement inconscient du danger qui les guettait.

Sur le bateau, un étrange silence passa. Chacun d'entre eux se rendait simplement à l'évidence qu'à moins d'un miracle, ils allaient tous finir par être engloutit sous le manteau de l'océan. Anna s'accrochait au bras de Briak en fermant les yeux, espérant simplement que ce mauvais moment passe. Olaf lui aussi ne désirait pas lâcher la jambe du grand loup, et se remerciait mentalement d'être un professionnel des gros câlins. Mak grognait comme si elle voulait impressionner la vague pour qu'elle batte en retraite.

Elsa, quand à elle, observait l'objet de ses cauchemars.

Ça allait donc réellement se passer comme ça ? Elle allait mourir comme ses parents ? L'océan allait l'avoir si facilement? Était-ce le destin, ou simplement un pur hasard tortueux de la vie ? Le souffle lui manquait, le courage aussi d'ailleurs, un peu de tout en fait...

Toutes ses convictions acquises durant cette dernière année s'envolèrent. Plus rien n'existait. Il n'y avait qu'elle face à ses peurs les plus profondes. Face à l'angoisse de mourir, de sentir l'eau meurtrière s'immiscer dans ses poumons. Elle avait tant besoin de Mak. D'une Mak adulte qui aurait été capable de la rassurer, de faire dévier cette vague en un regard.

Mais quand elle tourna la tête, elle ne vit qu'une enfant terrifiée. Son loup, d'ordinaire si insouciant, était en train de capituler face à ce raz-de-marée. Son visage était blanc, bien trop blanc. Et des rides de peurs avaient prit possession de son front. La pauvre gamine prenait simplement conscience du danger imminent, et par la même occasion, du fait qu'elle n'était pas éternelle. Elle grandissait, tout simplement.

Elsa plissa les yeux, puis regarda la vague, puis Mak, puis encore la vague, et répéta ce geste au moins trois fois.

Tout comme elle, le courage de la louve semblait avoir disparu. La gosse avait peur. Et Elsa ne pouvait laisser cela arriver. Son regard passa sur le bateau. Anna et Olaf tentaient désespérément d'aider Briak à tenir la barre du navire qui se laissait dangereusement consumer par la folie assassine de l'océan. Puis ses yeux se posèrent sur les lèvres tremblantes de son loup. Elle ne pouvait pas mourir. Pas comme ça. Pas sans avoir goûté encore une fois à ses lèvres. La reine ne voulait pas de cette option.

D'un pas lent, elle s'approcha de Briak, et murmura à son oreille.

- Emmène tout le monde dans la cale. Quoi qu'il arrive, n'en sortez pas.

Briak fronça les sourcils.

- Qu'est-ce-que tu comptes faire ?

Elsa fixa à nouveau le raz-de-marée.

Briak, comme souvent, comprit son silence.

- Cette vague est bien trop grande. Tu n'arriveras pas à la glacer entièrement.

- On ne pourra pas le savoir tant que je n'aurais pas essayé.

Devant la détermination de la reine, Briak soupira, puis murmura en jetant un rapide regard vers la louve:

- Rappelle toi que si tu tombes, Mak tombe aussi.

Elsa hocha la tête solennellement, puis assura:

- Je ne laisserais jamais une telle chose arriver.

Enfin, Briak hocha de la tête et empoigna la main d'Anna, Olaf, toujours fermement accroché à sa jambe.

- Mak rentre dans la cale!

Ordonna-t-il d'un voix qui n'appelait pas à la négociation. La jeune louve sembla revenir à elle, puis fixa un regard interrogateur sur Elsa.

- Fais ce qu'il te dit.

Renchérit Elsa exactement sur le même ton.

- Non, je reste avec vous!

Cria Mak, alors que de violentes gouttes d'eau commençaient déjà à lui fouetter de visage. Elsa serra la mâchoire. Evidemment, comment ai-je pu penser que tu allais m'obéir…

- Ne discute pas et écoute Briak!

Le bateau tangua violemment, Elsa rattrapa Mak de justesse par le bras. Sans attendre, la louve renchérit:

- J'en ai rien à foutre! Je reste avec vous!

- Elsa! La vague se rapproche!

Cria Briak en cachant son visage de sa main, grimaçant sous le poids du vent mouillé qui le frappait.

Elsa hocha la tête, se pencha, attrapa Mak par les épaules, et déclara:

- Je ne pourrais pas nous sauver si je dois sans cesse m'inquiéter pour toi. Fais ce que je te dis!

Mak fronça les sourcils en tentant désespérément de garder un certain équilibre, puis rétorqua:

- Si vraiment je suis un poids, il fallait me laisser mourir chez les gitans!

Qu'est-ce-qu'il ne faut pas entendre...Pensa la reine, totalement exaspérée.

- Arrête donc de dire des bêtises plus grosses que toi! Tu n'es pas un poids, tu ne l'as jamais été. J'essaye de te protéger, imbécile de loup borné! Comment faut-il que je te le dise? Je tiens à toi et je ne permettrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Alors tu vas entrer dans cette cale immédiatement!

Devant la voix sans appel de la reine, Mak grogna en baissant les yeux. Elsa se radoucit devant cette petite mine, releva son visage, et assura:

- Tout va bien se passer. Va maintenant.

Mak souda son regard à celui de la souveraine, désirant y trouver quelque chose de rassurant, une preuve que ce n'était pas la dernière fois qu'elle la sentait.

- Pourquoi est-ce-que j'ai la sensation que c'est un adieu?

Demanda-t-elle en serrant les poings.

- Ce n'en est pas un.

Promis Elsa en ébouriffant ses cheveux.

Là, tout de suite, elle avait tant envie de l'embrasser. De lui dire à quel point elle l'aimait, à quel point elle comptait pour elle, puisque ce stupide loup ne semblait même pas en avoir conscience. Les non-dits désiraient se dissiper. Il serait si facile de l'embrasser là, maintenant, sans se soucier de la suite, de ce que ça pouvait engendrer, de la culpabilité. De son esprit à moitié défloqué, presque effacé, complètement déglingué… Si simple de craquer après des semaines de lutte intensive pour préserver une certaine morale. Si évident de l'étreindre en priant pour ne plus jamais avoir à la lâcher. Pourquoi est-ce-que tout devait être aussi compliqué?

La reine se laissa blesser par son regard jaune remplie de fureur. Elle devait détourner les yeux, elle ne pouvait pas se laisser attirer par ce petit loup. Elle le savait, elle n'en avait pas le droit. Mak était une enfant. Une enfant qui avait besoin de sa protection, et non de ses baisers.

Le bateau tangua de nouveau. Elsa, reprit ses esprits, et, le coeur à l'envers, tourna le dos à son loup, faisant face à la vague.

- Briak, emmène la!

L'homme ne se fit pas prier, et souleva sans effort son amie qu'il balança sans douceur sur son épaule.

Mak se débattit violemment, cognant son dos, accrochant son regard sur le dos d'Elsa.

- Lâche moi! Elle a besoin de moi! Lâche moi! Gros con!

Hurlait la louve toujours plus fort, alors que sa voix se suicidait dans un souffle de vent.

Sans prêter attention aux réprimandes de son amie, Briak entra dans la cale, et la lâcha enfin en fermant violemment la porte derrière lui. Aussitôt à terre, Mak se précipita vers la porte, et cogna violemment contre celle-ci, frustrée de la trouver close. Elle frappa encore et encore, extériorisant sa colère.

- Elsa! Elsa!

Hurlait-elle sans reprendre son souffle.

- Tu ne peux rien pour elle!

Cria Briak en attrapant l'un de ses poings.

- J'aurais pu essayer!

- Et qu'est-ce-que tu aurais fait? Rien du tout! Alors tu te calmes! Merde!

Pour seule réponse, Mak rugit violemment, faisant presque sursauter Briak. Mais l'homme ne se laissa pas impressionner.

- Et ce n'est pas parce que tu as le rugissement le plus puissant de la tribu qu'on doit tous en profiter! Emmerdeuse!

- Je suis peut-être une emmerdeuse, mais moi je ne laisse pas mes amis se faire bouffer par une vague, ou se faire fouetter par un salaud!

Briak ouvrit la bouche, prêt à répliquer, mais fut incapable de dire quoi que ce soit. Mak grimaça. Elle savait très bien que ses paroles avaient été douloureuses, et elle n'avait pas aimé les dire.

Les deux loups se toisèrent du regard un instant, aucuns des deux ne voulant battre en retraite. Ils grognèrent tous deux quand ils sentirent au même moment un main frapper l'arrière de leurs tête. Ils posèrent leurs regards sur une Anna, de toute évidence, furieuse.

- Non mais on peut savoir ce qui vous arrive tous les deux! Vous allez tout de suite arrêter vos gamineries et vous comporter en adulte responsable. Vous êtes amis. Je vous signale que ma sœur essaye de sauver vos petites fesses, alors vous allez vous calmer et rester tranquille jusqu'à ce qu'on sorte vivant de ce bateau.

Les deux loups, prit de surprise, se regardèrent, puis refixèrent silencieusement leur attention sur Anna.

- Faîtes-vous un câlin!

Ordonna Olaf en sautillant.

Dans un même geste, ils levèrent les yeux au ciel.

- Vous en voulez une autre?

Prévint Anna en faisant un geste de la main.

Ils soupirèrent à l'unisson, puis s'offrirent à contre-coeur une rapide étreinte.

- Tête de clébard.

Murmura Mak quand sa bouche fut prêt de l'oreille de Briak.

- Sale chieuse.

Murmura tout aussi discrètement l'homme en réponse.

N'ayant pas entendu les insultes, satisfaite, Anna sourit enfin en espérant silencieusement, comme tout le monde dans la pièce, que tout allait bien pour Elsa.

La reine resta figée un instant devant la vague qui se rapprochait toujours plus de son but, dévorant tout sur son passage. Avait-elle la force d'arrêter ce monstre? Elle n'en avait aucune idée. La peur s'immisça à nouveau en elle. La faisant douter. Elle pensa une seconde à s'agenouiller pour simplement attendre la mort qui semblait vouloir lui accorder une dernière danse. Mais ça encore, elle n'en avait pas le droit. Elle ne pouvait pas se le permettre, et elle en fut convaincue lorsque des phrases se mirent à tourner en boucle dans un coin de sa tête.

Tu connais la magie aussi bien que moi, je n'ai rien à t'apprendre.

J'ai sauté dans le vide en sachant que tu ne me laisserais pas mourir, je n'ai pas douté, pas une seule seconde.

La vie est un risque, et il est temps que tu choisisses de vivre Elsa.

Elsa prit ses quelques souvenirs comme une gifle parfaite en pleine gueule. La reine ferma les yeux, serra les poings, inspira profondément, puis relâcha son souffle. Elle resta ainsi immobile quelques minutes. Quelques minutes? Elle rouvrit les yeux en prenant conscience qu'elle devait sans doute être morte, que la vague aurait déjà du l'emporter. Mais rien. Juste un silence assourdissant, un froid des plus mordant et un océan totalement gelé. Elle porta une main à sa bouche en regardant tout autour d'elle. C'est moi qui vient de faire ça…? Sans bouger?

Autour du bateau, la vague semblait avoir donné son ultime révérence. Tout était blanc, tout était immaculé, comme si tout un monde venait de renaître de quelques cendres de lumière. Elle n'y croyait pas, et pourtant, c'est exactement ce qui venait pourtant de se passer. Elsa avait entrevue l'horreur d'un monde sans Mak. Un monde qu'elle avait refusé et décliné, pour pouvoir l'avorter afin d'en créer un autre. Un autre nécessaire à sa survie.

Elsa se pencha au dessus de la rambarde du pont, et ne fut pas en retard pour son rendez-vous avec son succès. La reine avait réussit. Ils étaient en vie. C'est absolument tout ce qui comptait au milieu de ce paradis blanc.