Bonsoir à tous !

Alors oui, clairement, je vous vois venir, j'avais dit que je ne posterai pas avant l'année prochaine, je sais. Qu'est ce que vous voulez, j'imagine que j'aime me contredire !

Plus sérieusement, j'ai écrit ça d'une traite ce soir. Ce chapitre est court mais il me plait de penser qu'il se suffit à lui-même.

Je vous promets de bosser sur la suite dès que je pourrais (en sachant que je reprends le boulot dimanche) même si, ma vie, vous vous en foutez.

Je vous avoue que je suis très curieuse et impatiente de connaitre vos avis et impressions sur ce chapitre en particulier. (Il y a un bout de mon âme dans ce truc)

Always be a Panda ! je n'ai plus de nouvelle de toi, si tu me lis encore, et si tu apprécies toujours autant cette histoire, n'hésite pas à me faire signe !

J'espère de tout cœur que vous avez passé un joyeux Noël.

Tendrement, Lou De Peyrac.

Chapitre 37

Ce matin, Elsa se réveilla alors que le soleil était déjà haut. Elle n'ouvrit pas les yeux immédiatement, préférant rester dans la douceur enivrante de la nuit qu'elle venait de passer. Aucun cauchemar n'avait assombri son sommeil, ou du moins, elle ne s'en souvenait pas. Peut-être vaguement le fragile baiser d'un oiseau-mouche. Ou d'un colibri, oui, c'était un colibri.

Hier soir, elle avait senti le corps de Mak devenir plus lourd pour s'abandonner dans ses bras. Elle avait entendu sa respiration changer et finalement le loup s'était endormit paisiblement. Un spectacle auquel Elsa n'avait que très rarement assisté.

Il était étrange de remarquer à quel point Mak était plus sereine depuis sa perte de mémoire. De voir à quel point sa personne était différente. Le loup baissait enfin sa garde. Quelque part, cela plaisait à la reine.

Enfin, après quelques minutes de réflexion matinale, Elsa ouvrit les yeux et fut heureuse de trouver son loup encore profondément endormit, à demi avachit sur elle. La reine, allongée sur le dos commençait à sentir son bras s'engourdir sous le poids du corps de Mak qui avait, sûrement prit d'un innocent somnambulisme, pratiquement recouvert celui d'Elsa.

La blonde sourit en déposant un léger baiser sur le front du loup puis tenta maladroitement de se dégager. Inconsciemment, Mak qui n'en avait décidé ainsi, attrapa simplement le poignet de la reine, l'immobilisant de surprise.

Il y a des choses qui ne changent pas… Pensa-t-elle, amusée par l'air grognon de Mak qui ne semblait pas décidée ni à se réveiller, ni à la laisser partir.

Elsa se recoucha un instant, admettant après tout que, pour une fois, elle n'avait aucun papier officiel à signer, aucun ordre à donner, aucun royaume à gouverner, alors rien ne l'empêchait de profiter quelques instants de cette matinée.

Elle pensa tout de même à la circulation sanguine de son bras, et souleva doucement le corps de Mak pour pouvoir s'allonger sur le flanc. Le loup fronça les sourcils en tapotant le lit à la recherche d'Elsa sans pour autant ouvrir les yeux. La reine sourit, son loup endormit l'avait toujours attendri.

Elle posa une main sur la tête de celui-ci, caressa ses cheveux courts, apprécia leur douceur.

- Rendors toi, je suis là, je ne bouge pas.

Sans pour autant se réveiller, le loup acquiesça et stoppa sa recherche.

La reine prit le temps de faire un point avec elle-même. Un silence apaisant régnait dans l'auberge. Anna et Briak ne devaient sans doute même pas être réveillés et elle savait Olaf en sécurité avec Chilali. Elle n'avait absolument aucune raison de s'en faire. Son loup pouvait bien dormir encore quelques instants.

Un son de la part de Mak attira pourtant son attention. Elsa l'observa plus attentivement.

Le loup gémit dans son sommeil. Elle fronça les sourcils et murmura :

- Encore ces cauchemars, ça t'avait passé pourtant…

Mak gémit encore sous le regard inquiet d'Elsa.

- Je pourrais peut-être t'aider comme la dernière fois.

Et quand la reine fut à une seconde de poser sa main sur son loup afin de pénétrer dans son cauchemar, celui-ci souffla :

- Elsa…

La reine arrêta son geste, surprise d'entendre son prénom. Elle plissa les yeux et remarqua que, dans son sommeil, son loup souriait. Le sourire était infime mais était bien là.

Mak, enfermée dans sa rêverie gémit encore, d'une voix plus grave et profonde cette fois-ci avant de répéter :

- Elsa…

- Oh mon dieu.

Souffla Elsa en devinant la nature du rêve dans lequel Mak semblait vouloir rester.

La reine se retrouva bien démunie, presque mal à l'aise d'avoir fait cette découverte.

Et dire que j'ai bien faillit entrer dans ton soi-disant cauchemar. J'ai plutôt l'impression que tu t'y plais … Pensa-t-elle en rougissant.

Makdellana, sa jeune et innocente Makdellana de quatorze ans seulement venait d'être prise en flagrant délit de rêve érotique ! Elsa était presque autant choquée qu'amusée, mais au moins était certaine d'une chose, l'enfant qui n'en était plus une, rêvait d'elle et pas d'une autre.

Cette pensée suffit à la faire craquer. Silencieusement, lentement, comme si elle ne voulait pas l'effrayer, Elsa s'approcha et déposa un doux baiser sur ses lèvres, un baiser volé qu'elle s'autorisa pourtant.

- Elsa…

Murmura encore la louve contre ses lèvres, envoyant son souffle chaud mourir contre sa joue.

Elsa sourit malgré l'étrangeté de la situation en sentant les bras de son loup entourer son cou, ses mains se glisser inconsciemment dans ses cheveux, accentuant le baiser qui, clandestinement devenait de moins en moins chaste. La reine rendit le baiser avec plaisir, profitant de cette intimité nouvelle.

Elle sentit la pointe de la langue du loup, un gémissement, une envie contre ses lèvres et se demanda même s'il était sorti de son sommeil. Ses paupières étaient toujours closes, et Elsa se doutait bien que si Mak avait conscience de ses actes, elle n'aurait jamais agi de la sorte. La reine n'oubliait pas que la dernière fois qu'elles avaient entrepris ce genre de chose, la jeune fille n'avait pratiquement pas osé la déshabiller.

Elsa ne comprenait pas exactement ce qu'il était en train de se passer. Mais dans l'instant, elle était certaine d'une chose, Mak allait l'achever, et si elle ne l'arrêtait pas très vite, elle ne pourrait bientôt pas revenir en arrière.

Ce fut quand elle sentit le corps entier du loup se lover contre le sien qu'elle parvint à réagir.

Elle se redressa sur ses coudes, au-dessus de la louve, et eut toute la peine du monde à mettre fin au baiser pourtant délicieusement tentant.

- Réveille toi mon loup.

Dit la reine en déposant un baiser sur son front.

Enfin, Mak ouvrit les yeux et prit conscience du monde qui l'entourait. Prit conscience d'une Elsa rougissante au-dessus d'elle. Prit conscience du goût d'Elsa sur ses lèvres.

Les deux femmes restèrent un court instant, stupides l'une devant l'autre. Elsa pensa d'abord qu'elle venait de faire une bêtise, qu'elle l'avait mise mal à l'aise, embrassée sans son consentement alors qu'elle n'en avait pas le droit. Un brin de panique se lut dans le regard de la reine.

Pourtant, cette panique s'envola quant au fond des yeux de Mak, elle remarqua cette pupille, cette perle noire s'agrandir au milieu de l'ocre de ses iris exactement comme elle avait pu le voir lors de leur première fois, contre cet arbre. À présent elle en était convaincue, l'humaine et la bête la voulaient.

Et pour la première fois, Elsa choisit de ne pas réfléchir, et se laissa faire sans résister quand Mak, d'un geste rapide la fit basculer sur le dos en écoutant seulement ce que son corps lui disait de faire.

Elsa, retrouvant comme par enchantement ces gestes qu'elle ne dédiait qu'à lui, saisit sa nuque des deux mains pour souder ses lèvres aux siennes, lui offrant sans retenue un baiser brûlant, faisant fi de toutes ses barrières et questions sans réponses. Mak, prise d'un désir qu'elle ne se connaissait pas, grogna en mordant la lèvre inférieure de sa reine.

Des paroles lui revint en mémoire comme une rengaine qu'on n'aurait jamais pu oublier. Pour le reste tu n'as qu'as te laisser faire et ne pas te contrôler. Je n'ai pas peur de ton loup.

Des paroles dont elle comprenait à présent parfaitement la justesse. Le loup demandait à sortir, il voulait la jolie blonde et Mak n'était pas certaine de pouvoir le retenir, alors, comme Elsa le lui avait ordonné quelques jours plus tôt, elle choisit de ne pas le laisser en cage.

Comme si c'était quelque chose qu'elle devait faire parce qu'une force surnaturelle le lui avait imposé, elle déchira les vêtements de sa reine. Elsa gémit malgré elle en pressant son corps contre celui du loup qui lui avait tant manqué, cherchant chaque centimètre de peau, chaque parcelle de son âme, chaque méandre de sentiment, désirant s'y perdre, s'y noyer, s'y fendre, jusqu'à ce qu'elle n'existe qu'à travers elle, parce que ça lui aurait suffi.

Mak sentit les ongles d'Elsa se planter dans ses omoplates pour venir la griffer jusqu'en bas des reins, envoyant valser sa chemise au passage. Le loup, intrépide dans l'instant, se débarrassa rapidement de tout ce qui recouvrait le corps de sa reine et resta un instant stupide en la découvrant complètement nue.

Revenant à elle, Mak plaqua les mains d'Elsa au lit juste au-dessus de sa tête et demanda d'une voix éraillée en embrassant son cou :

- T'a-t-on déjà dit qu'être aussi belle que toi devrait être criminel ?

Elsa sourit, amusée par ses paroles et approcha ses lèvres de l'oreille du loup avant de répondre :

- Une seule fois oui. Tu me l'as dit un soir.

Un rire s'échappa de la gorge de Mak alors qu'elle continuait ses baisers, mordant le cou par endroit, s'amusant à sentir sa reine réagir comme si c'était la première fois.

Le loup, même dans toute sa violence, prit son temps, appréciant chaque minute, parcourant le corps d'Elsa qu'il se plaisait à redécouvrir.

Elsa s'abandonnait totalement, étant par moment surprise de constater que, comme par magie, Mak semblait se souvenir de toutes les zones qui la faisaient frémir.

La reine sentit la cuisse de Mak se glisser entre ses jambes et c'est à ce moment précis que tout contrôle fut perdu pour chacune d'elles. Elsa passa une main désireuse sur la poitrine de son loup que celui-ci s'empressa de plaquer violemment de nouveau contre le lit, faisant gémir la blonde.

- Laisse toi faire.

Ordonna Mak d'un ton qui ne laissait pas de place à la négociation.

Elsa savait. Savait très bien que le loup allait la dévorer, qu'elle n'avait pas le choix, qu'elle ne contrôlerait strictement plus rien de ce qui allait se passait même si elle le voulait. Et en même temps, c'est aussi pour ça qu'elle l'aimait tant. Pour ça qu'elle n'était plus rien. Ou alors seulement Elsa. Elsa qui aimait Mak.

La reine sentit déjà un froid glacial se répandre tout autour d'elles, ses pouvoirs, eux aussi, aimait son loup et l'effet qu'il avait sur elle dans ces moments d'extrême folie. Et comme à chaque fois, elle ne blesserait pas Mak. Parce que Mak lui avait toujours fait confiance. Parce que dès la première fois, c'étaient ce qu'elles s'étaient promis : pas de retenue entre elles.

- Prends-moi.

Murmura Elsa comme elle l'avait déjà murmuré tellement de fois. À chaque fois qu'elle avait voulu la sentir en elle.

Et comme il l'avait déjà fait tellement de fois par le passé, le loup obéit à sa reine puisqu'il n'avait toujours obéi qu'à elle.

Elsa se sentit comme en proie face au prédateur de ses rêves. Elle le savait, la danse des corps s'imposerait violente, passionnée et brutale. Mak prendrait ce qu'elle voudrait bien lui donner et plus encore. Elsa se laisserait alors dévorer. Elle perdrait tout, et elle était d'accord.