Le bonheur … Voilà un vaste sujet …
Je me présente : Charles Xavier, tout jeune diplôme de l'université de Oxford. Très apprécié des professeurs, j'ai décidé d'écrire de nombreux essais sur des sujets assez vagues et complexes.
Le thème que j'ai choisi pour mon nouvel écrit est : le bonheur. C'est un sujet assez abstrait et philosophique. Je devrais sans doute avoir besoin l'aide des étudiants en littérature.
Il se trouve d'ailleurs que j'en connais un : Erik Lehnsherr, allemand, ancien déporté.
Je rentre à mon appartement avec l'idée en tête d'aller le voir le lendemain.
Raven, ma colocataire et ma sœur, m'accueille avec un grand sourire. Elle m'annonce qu'elle a elle-même préparé le dîner et je l'en remercie. La soirée se passe dans le plus grand calme jusqu'au moment où je lui dis que je compte demander de l'aide à Erik.
« Non mais sérieusement, Charles ? Ce bellâtre allemand qui m'a largué y'a pas moins d'une semaine ? »
« Rav', ce n'est pas parce que c'est ton ex que je ne peux pas lui adresser la parole. En plus, nous étions en binôme pour les cours de lettres. »
« Pfff … »
Je soupire mais ne rajoute rien. Nous terminons de manger et je vais directement dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit pensif puis m'endors rapidement.


Le lendemain, après un petit déjeuner pris rapidement, je me rends à l'université. Je vais dans la partie études littéraires.
« Charles ? Que fais-tu là ? » me demande une voix.
Je me retourne et vois Erik.
« Bonjour Erik. Je te cherchais justement. »
« Tu me cherchais ? Tiens donc. Ta sœur veut m'étriper du coup tu l'aides ? »
« Non tu n'y es pas du tout … Tu aurais une citation phare liée au bonheur ? »
Erik fronce les sourcils. Je soupire, m'attendant à cette réaction. Qu'est-ce qu'un scientifique ferait avec un citation littéraire ?
« Tu veux changer de branche alors que tu es diplômé depuis une semaine ? »
« Non, ce n'est pas ça mon but. »
« Qu'est-ce que c'est alors ? »
Je lui explique la raison de cette volonté d'avoir une citation pareille et Erik me regarde en haussant les sourcils.
« Je vois … J'en connais une qui est très célèbre … »
« Je t'écoute … »
« Tout homme veut être heureux, mais, pour parvenir à l'être, il faudrait commencer par savoir ce que c'est le bonheur. Citation de Jean-Jacques Rousseau. Cela te convient-il ? »
« Parfait … Sais-tu, toi-même, ce qu'est le bonheur ? »
« Non je l'ignore. Je suis comme tout le monde sur cette planète. A la quête de ce sentiment dit de plénitude totale. »
Je comprends mieux pourquoi ma sœur a craqué pour cet homme : en plus d'être beau-gosse, il est très intelligent. Certes, pas dans les mêmes domaines de compétence que moi, mais quand même !
« Aurais-tu besoin d'autre chose, Mr Xavier ? »
« Non. Ce sera tout. Je te remercie de ton aide précieuse. »
« Mon aide précieuse ? C'est nouveau ça, dis donc ? »
Je me sens complètement déstabilisé et m'éloigne dans le couloir sans dire un mot. J'entends des pas me suivre. Puis, Erik me prend la main, m'entraînant loin des regards curieux.
« Je vais te répondre sincèrement : pour moi, le bonheur, c'est lorsque que je te vois dans mon champ de vision. »
Sur ce, il m'embrasse sans autre forme de procès. Je le repousse.
« Ma sœur … »
« Je ne l'ai jamais vraiment aimée. Mais je voulais que justement elle éprouve ce sentiment … »
« Erik … »
« Je pense que notre part de bonheur à tous les deux est d'être ensemble et de se voir le plus souvent possible. Qu'en penses-tu, Charles ? »
Sans réfléchir, j'accepte sa proposition. Nous nous embrassons tendrement puis je rentre à mon appartement et lui à son foyer. Je me répète la citation pour ne pas l'oublier.
Tout homme veut être heureux, mais, pour parvenir à l'être, il faudrait commencer par savoir ce que c'est le bonheur …