Résumé du chapitre précédent : Tom s'attend toujours à ce que Severus présente des excuses à Harry pour l'avoir blessé aussi profondément, et Harry tombe un peu plus profondément dans la solitude et la dépressions. Heureusement, Bal arrive et ramène Severus de force pour que lui et Harry fassent la paix.
Note de l'auteur : Quelques fessées, et un peu de frustration...
CHAPITRE VINGT-NEUF
Présomptions
— HARRY —
Je masse ma cheville avec mes mains. Mon dos est contre le mur de la salle, et je en sais même pas ce qu'elle est supposée être.
« Est-ce que tu vas rester assis ici pendant tout le temps ? demande Tom.
— Je peux apprendre à me défendre d'où je suis, je réponds. »
Il se lève rapidement. J'observe ses lèvres ses presser en une ligne fine, sévère. Mon cœur rate un battement.
« J'en ai assez, Harry. Je t'ai entendu à la bibliothèque. Je t'ai entendu.
— Tout ce que j'ai dit ?
— Je ne pense pas, admet-il. »
Bon, on va peut-être au moins échapper à un qui pro quo. C'est tellement bête ! On ne sonne même pas comme qui on est, on agit comme des marionnettes qui dansent au bout d'un fil manipulé par un maître cruel, et sans cœur. Tom est trop gentil, et je–
Je tiens trop à lui. C'est mal, mais… je m'en moque.
« Alors pourquoi est-ce que c'est important, Tomas, ce que tu pense avoir entendu ? je demande avec raideur.
— Ce qui est important, c'est que tu te conduise de manière mesquine et enfantine sans raison et – tu es la dernière personne au monde qui pense que je ne suis pas une sorte de gamin démoniaque sans âme. Je veux changer les choses. Je veux améliorer ce que je peux. Mais tout le monde veut un monstre, donc je leur donne ce qu'ils veulent. »
J'écarquille les yeux avec horreur. Merde. Non. Je m'en sortais si bien, et maintenant la chose qui va le faire basculer ne sera même pas son père moldu. Ce sera moi, son dernier espoir, qui va l'abandonner. Est-ce que je suis le seul à avoir fait des efforts pour le voir tel qu'il est ? Et pour qui il compte ?
« Non, Tom. Tu n'est pas un monstre. »
Pas encore, et, s'il te plaît, jamais.
« Tu as promis que tu ne partirais jamais. Il y a presque cinq mois de ça. Et aussi trois ans avant ça. Je t'avais dit ce qu'ils pensaient. Et tu avais juré que tu ne penserais jamais de cette manière, dit Tom. »
Je marche vers lui, et caresse son bras. Merde, merde, merde. Je m'en souviens.
« Je ne pense pas ainsi, Tom.
— Je t'ai entendu, lâche-t-il férocement.
— Tu n'est vraiment pas bon à écouter aux portes, je dis tendrement. Ce n'était pas ce que je voulais dire, Tommy. Est-ce que le fait que j'étais en train de pleurer ne t'a pas permis de comprendre que j'étais en train de me convaincre moi-même que c'était une bonne chose que tu ne t'inquiètes pas pour moi ?
— Moi ? » Il crie toujours, un son brisé.
Il me tire violemment par le col et me colle sa langue dans ma bouche.
— TOM —
« Tu me fais mal. » Je murmure contre la peau d'Harry. « On ne peut pas– »
Je le repousse contre le mur, tenant ses poignets. J'ai failli lui dire… Il est bien trop inquiet pour moi. Je dois le distraire.
« Je– commence-t-il. »
Je mords ses lèvres et il ouvre sa bouche en un "o" parfait. Je le jette quasiment par terre et fait glisser son pantalon avant de me saisir de ses hanches et de le retourner pour exposer sa chair.
Je lance ma main à toute vitesse avec un violent clack.
« Tu ne pourras pas présenter tes excuses tant que tu n'auras pas appris la douleur. »
Je laisse une ligne de petites morsures le long de ses fesses. Je serre les dents à chaque fois que ma main s'abat, et quand j'en ai fini avec lui, sa peau est toute rougeoyante et régulièrement marquée de traces de morsures et tachetés de rouge. Je griffe son dos avec mes ongles. Il s'arque vers ma main. Je le retourne pour tenter une autre sorte de torture. Je laisse mes doigts glisser sur chaque centimètre carré de peau, en ignorant seulement son sexe, et les petites bosses que sont ses tétons durcis par le désir. Ses lèvres sont fermement serrées entre ses dents. Je fais descendre mes doigts jusqu'à l'intérieur de ses cuisses.
« Je suis désolé, Tom, je t'en supplie ! »
Je m'aligne avec son entrée et, avec un sortilège rapide pour l'étirer et le lubrifier (contrairement à une croyance populaire, je ne suis pas un monstre), je me presse brutalement en lui.
Je regarde mon membre entrer et sortir de Harry, et puis me penche en avant pour cacher ma bouche dans son cou.
— HARRY —
Je suis à genoux sur le sol et je tremble alors que Tom me pénètre, ses mouvements me balançant d'avant en arrière. Il glisse sa langue dans mon cou et puis recommence avec la pointe de ses dents. Je laisse un gémissement bruyant s'échapper. Il mordille mon épaule et la sensation me donne un point sur lequel me concentrer tandis que ses mouvement me propulsent vers le ciel. Il me pénètre et pousse et je sens quelque chose de liquide couler de mon sexe. Comme le rythme d'un tambour – avec un joueur trop enthousiaste – il frappe ma prostate. J'enfonce mes doigts dans les lattes du parquet et je repose mon visage dessus pour étouffer mes gémissements de plaisir.
Tom se glisse hors de moi.
« Relève-toi, Harry. »
C'est presque une demande. Je fais ce qu'il dit, et ouvre la bouche pour accepter ce que mon amant a à m'offrir. Il a besoin de ça. J'ai besoin de ça. Je m'agrippe à ses genoux pour me maintenir. Il tient fermement l'arrière de mon crâne. J'essaye d'avaler autant que je le peux. Mon sexe pulse. Je lutte pour ne pas m'étouffer. Je fais rouler ma langue sous sa peau et gémis légèrement. Je veux qu'il y prenne du plaisir. Voilà ce qu'est ma demande. Je veux qu'il m'aide. Je me donne entièrement à lui en le suçant ensuite. Il ne le remarque pas. Je fixe mon regard dans le siens et jouis sur le sol. Je le suce à nouveau, longuement et avec désir, et il explose dans ma bouche. Je me retire, et la seconde vague se répand sur ma joue. Tom baisse les yeux sur moi je lève les miens vers lui.
« Je ne suis pas prêt pour que tu me quittes à nouveau, je lui dis doucement. »
Et tu ne me rends pas la tâche plus facile en voulant me faire l'amour à chaque fois que j'essaye de m'en aller.
Je marche jusqu'au lit, et enfonce ma tête dans l'oreiller. Je ne prends même pas la peine de faire quoi que ce soit pour ma joue. Tom s'allonge à côté de moi, bordant proprement mon corps dans son étreinte.
« Je ne te quitterais plus, affirme-t-il. »
Il embrasse mon cou. Je me retourne, et j'enfouis mon visage contre son torse. Il entoure ses bras autour de moi, pressant mon corps contre le sien. Je soupire.
« Merci pour ta patience, Tommy. Je suis ridicule, je murmure.
— Tu mérites tout l'univers. On le mérite tous les deux. Et je– Je nous l'apporterais, pour nous deux, dit-il. »
Je m'endors, doucement.
— LUCIUS —
« Devons-nous en parler ? je demande. »
Je me suis calé dans cette alcôve où Severus aime se cacher du reste du monde. Il catalogue ses ingrédients et ne prêtes pas le moins du monde attention à moi.
« Oh, Severus. Tu ne veux jamais que je sois à tes côtés, et on ne parle jamais, tu m'as embrassé et tu t'es enfui, hier.
— Malfoy ? Fermes-la. »
Je saisis une bouteille bouchonnée d'une rangée de potions terminée. La surface courbe brille d'un rouge nacré.
« Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? je demande. »
Il me prend le flacon des mains.
« Un poison mortel. Vas-t'-en. »
Je glisse ma main dans ses cheveux, et les repousse loin de son visage, et presse mes lèvres contre son cou.
« Dis-moi… je demande. »
Il me repousse.
« C'est de l'Amortentia, lâche-t-il.
— C'est très difficile à brasser, et son usage est illégal. Qu'est-ce que tu voudrais faire d'une potion d'amour ? »
Il hausse les épaules.
« Ça a marché sur toi, non ? fait-il avec un sourire en coin. »
Je reprends la fiole et m'autorise à renifler dédaigneusement.
« Je voulais seulement savoir si j'en étais capable. Je souhaite devenir Maître de Potions. »
Je m'éloigne, et tire le bouchon.
« Qu'est-ce que tu fais, Lucius ?
— Ce n'est plus "Malfoy" maintenant, c'est ça ? »
Il émet une sorte de grognement quelconque. Je porte la bouteille à mon nez et l'inhale avec précaution. Je peux sentir l'odeur chaude du jasmin, et le shampooing à la menthe, une odeur de terre, et quelque chose qui n'est pas tant une odeur qu'une sensation que je ne peux pas identifier. Je replace le bouchon et hausse les épaules.
« J'étais seulement curieux.
— Je ne te comprends pas, répond-il. »
Je ris.
« Dis-moi, tu as parlé à Potter. Qu'est-ce qui s'est passé ?
— Il m'a pardonné. Il ne pensait pas mériter mes excuses. Je – Je ne sais pas pourquoi je te raconte ça. »
Je me détourne et replace la bouteille à sa place. Je dois en avoir mis un peu sur mes mains parce que le parfum de copeaux de bois et de terre flotte toujours dans l'air.
« Parce que je l'ai demandé.
— Pourquoi est-ce que tu ne pars pas ? demande Severus.
— Parce que tu ne veux pas que je partes. »
Il écarte toutes les bouteilles et plonge son regard en moi.
« Tout le monde finit par partir. »
J'attache ses cheveux sur le côté.
« J'aime voir ton cou, je murmure. »
Je presse mes lèvres contre la surface pâle. Il exhale. Je mordille la peau au-dessus de sa clavicule. Je veux le pousser en arrière mais sa prise sur moi se fait plus forte, et il me repousse.
« Tu n'apprends jamais, c'est tout ? »
Il retire l'élastique de ses cheveux et secoue la tête. Il agrippe mon menton et puis saisis mes cheveux pour les attacher en une queue de cheval basse. Il suit la courbe de mes oreilles avec ses lèvres, pressant légèrement contre ma peau qui est étonnement sensible, je ne m'y attendais pas.
« Pas ici, Lucius. Pas dans un couloir, dit-il.
— Harry ferais cela, je grommelle. »
Ses yeux lancent des éclairs.
« Je n'avais pas besoin de savoir ça.
— Pas avec moi, calme-toi. Tu sais qu'il est fou amoureux de Tom, et tu vois bien que je suis toujours en vie. »
Je soupire. Ce serait le moment parfait pour exécuter la tâche qui m'a été confiée, mais il défait chacun de mes plans.
Et je m'en moque.
