Résumé du chapitre précédent : La relation entre Harry et Tom semble progresser pour le mieux lorsque Tom passe un accord avec Dumbledore et obtient leur « liberté ». À partir de maintenant, ils n'auront plus besoin de retourner à l'orphelinat. Celle entre Lucius et Severus se complique quand Lucius se rend compte qu'il est véritablement amoureux de Severus mais que sa relation avec Narcissa va briser le cœur du jeune homme. De quoi accomplir sa mission.

Note du traducteur : Purée y'a tellement de porn dans cette histoire o.O ! Je remercie tout le monde pour les commentaires que vous laissez ici, ils me font vraiment plaisir, même si j'ai arrêté d'y répondre depuis quelques temps... Je vais aller corriger ça tout de suite ;)


CHAPITRE TRENTE-ET-UN

Toujours plus haut


Severus,

Cet été, je m'attends à ce que tu vienne me rendre visite. Au moins une fois.

Lucius.

.

Lucius,

Honnêtement, tu pensais vraiment que j'accèpterais ?

Severus Snape.

— HARRY —

Je me détends tranquillement sur une chaise, dans ma chambre. Enfin, quand je dis ma chambre – Tom et moi ne dormons jamais l'un sans l'autre, même quand nous nous disputons, et il vient presque toutes les nuit pour dormir ici. Enfin, quand je dis dormir...

De toute manière, après avoir passé trois jours d'affilé seul, j'ai décidé qu'il fallait que je me trouve un passe-temps, quel qu'il soit. J'ai épuisé les livres d'Occupations Sorcières que j'ai acheté avec me fortune récente. Je suppose que ça paie d'avoir un gardien comme Mr Malfoy, même si Tom a probablement fait quelque chose de contraire à l'éthique pour le convaincre et que je me sens seul. Ce n'est vraiment pas mal de vivre ici. J'ai une chambre magnifique, et un emploi du temps moins structuré. Mr et Mrs Malfoy sont très gentils. Je soupire et je plante mes aiguilles à tricoter dans mes pelotes de laine.

Les passe-temps. Elles sont assez facile à trouver, non ? Je lance les chaussettes à moitié terminée contre le mur et les observe alors qu'elles tombent sur la pile des Occupations Ratées de Harry. Elle atterrissent sur un portrait de Tom, quelques plantes (j'essaie de me rapprocher un peu de Neville, je suppose), un cerf-volant, un livre sur les sortilèges artistiques pour pratiquer le tatouage (même si je suppose que ceux que j'ai réussi à inscrire sur mon bras avant d'abandonner la perspective de devenir tatoueur sont plutôt intéressants), une voiture en miniature, et une pile de cartes à jouer. Ce n'est pas tellement que j'étais mauvais pour toutes ces choses, la peinture était plutôt bonne et les chaussettes sont confortables. Mais rien de tout ça n'a su captiver mon attention.

« Pourquoi est-ce que tu n'essayerai pas l'escalade ? demande Tom.

— Depuis combien de temps est-ce que tu es là ? je demande en me retournant précipitamment. »

Il est assis sur le sol, à côté de mon – soyons honnêtes – de notre lit, lisant tranquillement un gros livre. Il le tient ouvert sur ses cuisses, et tente de me cacher le sujet dont il parle.

« Assez longtemps pour te voir me voler ces trois paires de chaussettes, essayer tous mes pulls, entreprendre de tricoter, et lire en entier six de ces magazines de passe-temps, dit-il.

— Tu n'es vraiment qu'un sale type !

— Tu as volé mes chaussettes. Pourquoi est-ce que tu aimes tant porter mes vêtements ? »

Je pousse un gémissement indistinct.

« Ils portent ton odeur, d'accord ? Tu n'aimes pas vraiment les câlins – je me sens seul, et je m'ennuie. »

J'entoure mes bras autour de mon corps, pour qu'il ne puisse pas me prendre mon pull (c'est le miens maintenant). Il a l'air confus.

« J'aime être à côté de toi, je continue.

— J'apprenais à danser. »

Je joue avec les manches de mon pull.

« Cette pile devient ridicule, Harry. Donc, je suggère que tu t'essaye à l'escalade. C'est moldu, mais comme ça tu pourras rester dehors, rester loin et rester occupé pendant que je me ridiculise. C'est un bon exercice physique et Mr Malfoy en a fait la suggestion pendant ma dernière leçon. »

Je ne dis rien.

« Je suis désolé, Harry. Que tu sois… je suis désolé, chuchote-t-il. »

C'est à peine audible, mais je le fixe, choqué. Il pourrait tout aussi bien m'avoir dit qu'il avait secrètement quarante ans, ou m'avoir confessé son amour. Il me demande pardon ?

« Mr Malfoy ? je demande. »

Je me lève et m'étale sur le lit. Les Malfoy monopolisent mon petit ami. Tom rit derrière moi alors que j'escalade le lit, et il m'attire contre lui.

« Tu est content, maintenant, espèce de petit peste insupportable ? »

Je soupire de contentement. Par Salazar, Tom. Je pense que je – j'enfonce ma tête dans l'oreiller.

« Je vais passer beaucoup de temps à… rencontrer des gens. Je ne veux pas que tu te sente abandonné.

— Espèce d'andouille, je murmure. » Je grommelle dans mon oreiller. Il presse un baiser contre mon épaule.

« Je – C'est-à-dire que je – je suis… désolé, dit-il. »

Il n'avait jamais cherché ses mots jusqu'à maintenant. J'aimerais tellement pouvoir me forcer à lui dire, faire sortir les mots… Mais à la place, je lui dis : « Je le ferais ».

— LUCIUS —

« Pourquoi suis-je ici ? demande Severus.

— Je suppose que c'est parce que je t'ai invité ? je réponds. »

Ses doigts pianotent sur le bras du canapé et il me regarde avec méfiance.

« Ce que je voulais demander, c'est pourquoi tu m'as invité ici, et pourquoi j'ai accepté ? Tu as eu ta revanche sur moi, l'honneur d'Harry a été défendu, j'ai appris ma leçon et tout – Je t'ai pardonné, et je suis sûr que Narcissa Black finira par en faire de même, raconte-t-il d'une voix traînante. »

Je hoche la tête, pour signifier à la fois que j'ai entendu et que j'accepte. Tout est vrai, à ceci près que je n'ai aucun désir de revenir auprès de Narcissa.

« Pourquoi suis-je ici ? demande-t-il à nouveau. »

Il est debout à côté du canapé, plutôt qu'assis. Je souris doucement. Son air de Maître des Cachots stoïque disparaît quand je le regarde.

« Parce que c'est ton parfum que je sens dans l'Amortentia. »

Il se tend, son pouls s'accélère. Son regard se teinte d'incrédulité.

« Ne dis pas…

— Je ne savais pas, j'avais pensé–

— Je n'ai pas besoin que tu me dises que tu aurais préféré que ce ne soit pas le cas, je le sais, dit-il. »

Je secoue la tête.

« Je suis ravi que ce soit toi ! »

Son regard est toujours sceptique.

« Je t'aime, Severus Tobias Snape. Ça a cessé d'être un stratagème il y a des mois de ça, peut-être même depuis la première fois que tu as refusé mes avances. Je t'aime et je suis très rapidement tombé amoureux de toi.

— Je… Je ne sais pas quoi dire. »

Il s'assoit. Je pose ma main sur sa joue et presse mes lèvres contre les siennes. Je le regarde dans les yeux, et je tire ses robes par-dessus sa tête.

« Dis… dis quelque chose, je chuchote.

— Mais quoi ? »

Je glisse mes doigts dans ses cheveux, écartant des mèches de ses yeux. J'aime tellement quand il relève ses cheveux. (Un chose qui n'arrive que quand je les attache moi-même.)

— SEVERUS —

Je tire sur la chemise de Lucius pour l'attirer contre moi. Il est juste trop grand, ce n'est pas juste ! Ses mains se serrent sur mes hanches et il rit contre mes lèvres avant de me porter dans les escaliers, à priori, jusqu'à sa chambre. Ce que je lui permet de faire seulement pour respecter les convenances, bien sûr.

Il me laisse tomber sur la couverture duveteuse.

« Tu devrais vraiment t'attacher les cheveux plus souvent, dit-il en couvrant mon corps du sien. »

Il embrasse mes joues. Est-ce que je vais honnêtement le laisser – je serre mes genoux autour de lui, et retourne nos positions. Mes mains se reposent sur les épaules de Malfoy. Non, pas Malfoy. Si je dois baisser ma garde, je vais baisser ma garde. Je me met à califourchon sur lui et lui retire ses robes. Nous ne nous séparons que le temps de balancer le reste de nos vêtements au loin, et puis je réclame à nouveau mon trône.

« Lucius, je sais ce qu'il faut que je dise. »

Il tend le cou en avant pour goûter à mes lèves.

« Je t'aime aussi, je gémis. »

Je frotte mes hanches contre les siennes. Ses yeux s'écarquillent de surprise, comme s'il ne s'attendait pas à ce que je le touche.

« Est-ce que j'en suis venu à la bonne conclusion ? je le taquine, ignorant le grondement rauque dans ma voix.

— Je ne sais pas ? Est-ce que c'est le cas ? »

Je l'embrasse à nouveau, gardant ses lèvres pressées contre les miennes jusqu'à ce qu'il s'écarte, à bout de souffle, avant de plonger à nouveau pour chasser ma langue avec la sienne. Mes mains se glissent entre nous et je serre son sexe avec admiration.

« Ne sois pas si mignon. »

Il respire rapidement. Un petit gémissement tombe de ses lèvres. Je laisse ma main caresser la longueur de son sexe lentement. Il s'agrippe à mon dos. Je souris contre son cou. Il rejette la tête en arrière.

« Mets-toi à genoux. »

— LUCIUS —

Severus attrape mes hanches et me guide dans la position de son désir. Il écarte mon fessier et siffle doucement. Je gesticule tout en me demande si un sang-pur doit être en-dessous ou pas quand oh. Sa langue glisse entre mes fesses. Un son s'échappe de mes lèvres. Je dois garder mon sang froid, merde. Il couvre mon entrée avec ses lèvres et suce. Je frémis.

« J'ai toujours été un élève rapide, murmure-t-il d'une voix basse tout en glissant un doigt en moi. » Mes bras refusent de supporter mon poids plus longtemps. Je me tiens sur mes coudes, et je rougis furieusement, je peux le sentir sur ma peau. Voilà une position bien débauchée dans laquelle je me trouve. Il pousse son doigt un peu plus loin. Je mords mes lèvres mais je ne parviens pas à empêcher les couinements qui s'échappent de moi. Il ajoute un autre doigt et les fais bouger tous les deux rapidement. Je halète. Il lèche ma peau tout en ajoutant encore un autre doigt. Je soupire.

« Tu pousse vraiment des sons intéressants, Lucius.

— Besoin de toi, je grogne. »

Son autre main glisse sur moi pour caresser l'intérieur de mes cuises. Il retire ses doigts de moi.

« Je t'en prie, je chuchote.

— Et tu supplie si bien aussi ? Oh, Lucius, je pourrais ne faire qu'une bouchée de toi ! »

Et tout à coup, quelque chose de bien plus gros que des doigts, plus gros et plus chaud et plus Severus se presse contre moi. Il s'aligne avec mon entrée et commence à pousser. Je m'écrie. Il agrippe mon sexe fermement et lèche entre mes omoplates. J'en oublie la douleur pendant un instant et gémis. Il me pénètre un peu plus. Ça. Fait. Mal. Pourquoi est-ce qu'il s'agit là de la méthode préférée de Tom pour contrôler Harry ? Severus gémit à voix haute. Peut-être que c'est beaucoup plus agréable pour lui. Mais alors… qu'est-ce qui fait que Harry reste à ses côtés ? Severus me pénètre jusqu'à la garde. Je crie et sa main commence à branler mon sexe. Oh. Voilà pourquoi !

« Bbbouge. »

Et il le fait. Il pose une main sur ma hanche et enroule mes cheveux autour de son autre main alors qu'il me baise. C'est ainsi qu'on doit le décrire, non ? Il me remplit si bien, si complètement, que j'en oublie les sensations d'inconfort et l'embarras que je ressens. Je suis, apparemment, plutôt du genre vocal. On en apprend tous les jours sur soi-même, je suppose. Il me tire vers le haut pour que je me tienne sur mes mains plutôt que sur mes coudes, et tire mes cheveux pour que je tourne la tête et qu'il m'embrasse. Je sais ce que je voulais dire par bièreaubeurre. Il a le goût de ce qu'on sent quand on en boit, pétillant et doré et excitant. L'excès en est formidable, quand bien même on devrait éviter.

Il glisse hors de moi.

« Nooon, je geins.

— Je veux essayer quelque chose. »

Il m'attire hors du lit et contre le mur. Mes mains griffent le plâtre quand il entre à nouveau en moi. Mon visage est pressé contre la paroi froide. Mes jambes sont faibles, mais je l'ignore, je préfère continuer à bouger, continuer à me sentir comme ça.

« Je suis proche, dit-il. »

Je réponds avec un gémissement inhumain et pousse contre le mur pour le forcer à aller plus vite, plus profondément en moi. Il frissonne délicieusement et attrape mes hanches avec force. Ça va laisser des bleus, je le sais. Mais ce n'est pas important.

« J… jouis pour moi, je supplie. »

Sa bouche se referme sur mon épaule et il hurle son plaisir. Je me retourne et le guide vers le sol. J'aimerais m'asseoir aussi. Mes jambes tremblent.

« Toi… » Il halète.

« Moi ? je demande. »

Il lève les yeux au ciel et tend la main vers mon sexe excité. Il enfonce ma bite dans sa bouche d'un coup. Je rejette ma tête en arrière. Il est vraiment un maître avec sa langue.

J'ai décidé que Severus ne dois plus tenter de devenir un Maître de Potions, parce qu'il est bien trop bon dans l'Art de la Fellation et, par Salazar, cette langue. J'essaye de le lui dire, mais tout ce qui sort, c'est : « Salazar, langue – putain. » Et puis mes orteils se crispent et je pousse en lui. Il me laisse partir et je me laisse tomber sur le sol à côté de lui.

Il soupire de contentement et tends la main vers moi avant de s'allonger sur le sol en formant une petite boule. Je souris à sa silhouette endormie et je me dis qu'on ferait mieux de prendre une douche avant d'aller dîner.