Résumé du chapitre précédent : La destinée de Harry s'achève quand Tom le demande en mariage, au début de leur cinquième année à Poudlard. Il est parvenu à lui apprendre ce qu'est l'amour et à le détourner de la mort et de la destruction le conduisant à devenir Voldemort.


CHAPITRE TRENTE-CINQ

Épilogue


— HARRY —

Tom fait monter Ruby sur ses genoux et tire doucement sur sa queue de cheval.

« Adorable Petite Moldue, dit-il alors qu'il papillonne des bisous sur son visage. »

Elle fronce le nez et le repousse.

« Papa ! grogne-t-elle.

— Thomas Jedusor, je t'ai demandé de ne plus l'appeler comme ça, je dis.

— Harrison Jedusor, tu as dis plus ou moins le contraire à Bellatrix pas plus tard qu'hier, rétorque-t-il. »

Je souris.

« Ton père est ridicule, Ruby Jean.

— Vous êtes tous les deux fous. Est-ce que je peux rentrer plutôt ? Dora a dit qu'elle m'appellerait par Cheminette quand elle recevra son nouveau balai. »

Je soupire lourdement. Elle lève les yeux au ciel.

« Il faut que je le voie, Papa. Elle a dit que sa mère pourrait lui prendre un Nimbus.

— Si c'est nécessaire, alors. »

Elle tourne le buste et lance un regard appuyé à Tom jusqu'à ce qu'il la relâche.

« Tu ressembles bien trop à ton père, dit Tom tandis que Ruby époussette sa jupe de manière théâtrale. »

Je roule des yeux à mon tour et me cale contre le dossier de la chaise.

En fait, c'est vraiment choquant cette manière qu'a Ruby de nous imiter. Il y a douze ans, quand nous sommes entrés pour la première fois dans cet orphelinat moldu et que nous avons trouvé cette petite née-moldue, elle était si calme, si réservée. J'ai pensé qu'on pourrait avoir du mal à la comprendre, à créer une relation, même avec nos personnalités. Mais elle nous est trop similaire maintenant.

Tom est une père incroyable. Il pense que je ne le sais pas, comme si c'était un grand secret, mais il garde un réserve de pansements Disney Princesse juste pour avoir la satisfaction de nettoyer ses blessures pour elle. Je suppose que je ne suis pas censé savoir ça non plus, mais il lui chante des chansons le soir. Alors même elle m'a dit qu'elle avait passé l'âge d'être bordée… Je suppose que je ne suis plus son favoris, c'est tout.

« Les Malfoy viennent quand même. »

Je souris. Il a bien mérité son rang.

— SEVERUS —

Je suis allongé dans mon lit avec les yeux fermés. Les rayons du soleil réchauffent mon visage, essayant de me contraindre à ouvrir les yeux. Il faut que j'aille aux toilettes, mais je viens de trouver un endroit du lit qui est tellement chaud.

L'espace à côté de moi est heureusement vide, et j'ai tout le lit pour moi, ce qui veut dire que je peux profiter de toute la couverture – ce qui est rare. Je n'avais jamais ressenti le besoin de faire une petite sieste jusqu'à maintenant, mais j'en reconnais l'appel maintenant.

« Se-ver-usss, j'entends. »

Je ferme les yeux avec un peu plus de détermination et grogne quand un poids presse contre mon torse.

« Lucius, je dors... je grommelle.

— Non, tu ne dors pas. Je sais de source sûre que les personnes endormies sont rarement aussi réceptives. »

Je lui adresse une tape sans ouvrir les yeux.

« Tes cheveux sont dans ma bouche, je me plains.

— Nous sommes attendus auprès des Jedusor.

— Mais c'est pour le dîner ! je grogne.

— Lève-toi ! » Il me force à me retourner et quitte la pièce.

La maison est emplie de l'odeur du café et de ces scones dont il est si friand. Je marche d'un pas lourd jusqu'à la salle de bain, en faisant autant de bruit que possible.

Lucius revient avec mes vêtements dans ses mains et un scone dans la bouche tandis que je me brosse les dents.

Il y a du dentifrice jusqu'au coin de ma bouche. Lucius dépose un baiser sur mon nez.

« T'es mignon quand t'es grognon. »

Je grogne. Il me tripote les fesses.

« You loove me, se met-il à chanter.

— Bien sûr, je vais me prosterner à tes pieds, mon époux. »

Il tire sur le lobe de mon oreille et me fais un bisou sur la joue.

« Tu veux un scone ? demande-t-il. »

— HARRY —

« Rappelle-moi pourquoi je te laisse organiser une fête la veille de notre départ pour la Roumanie ? demande Tom. »

Je dépose un bisou sur son nez.

« Parce que tu m'aime ? je dis.

— La nuit où tous nos elfes de maisons sont en repos ? grommelle-t-il tout en mélangeant de la pâte à cookie.

— Ça forge le caractère.

— Ça, j'en ai bien assez ! Ce dont j'aurais besoin, c'est– »

J'enfonce mes mains avec enthousiasme dans le pain de viande.

« Qu'est-ce que tu fais ? demande-t-il.

— Je pétris les ingrédients. Tu as besoin de quelque chose ? »

Il secoue la tête en signe de négation.

De pareils moments me rappellent à quel point Poudlard me manque. Le Poudlard de 1940, pour être précis. Taquiner Tom a toujours été plus drôle quand Bal et Severus étaient dans le coin. Mais les serpents ne vivent pas très longtemps, et les amis finissent par passer à autre chose.

« Tu es pensif, remarque Tom.

— Où est Ruby ? »

Il l'appelle. D'une grosse voix. Elle descend précipitamment les escaliers, pleine de joie et suspicieusement couverte de paillettes.

« Rube - Qu'est-ce que tu faisais ?

- Rien ! plaide-t-elle. »

Elle a répondu trop vite. Je hausse les sourcils.

« Donc, vous avez besoin d'aide pour faire les cookies ? propose-t-elle. »

Je ne la quitte pas du regard.

« Je suis douée pour ça. »

Tom sourit.

« Oui, et moi j'ai peur de ne pas être très bon. »

Je pose mon regard sur la farine qui macule son front. On éclate tous de rire avant que le silence tranquille de la cuisine ne revienne.

— O —

« Tu m'as manqué Bella ! Comment est-ce que ça s'est passé ? je demande.

— Eh bien, Rodolphus et moi avons beaucoup voyagé. Je pense qu'il veut devenir Auror, mais il ne veut pas en parler avec moi. C'est juste… il a passé beaucoup de temps à rencontrer de nouvelles personnes pour se battre en duel avec elles, et on a profité du temps. On va avoir un bébé, annonce-t-elle.

— C'est super ! je m'exclame. »

Elle sourit.

« Comment va Ruby ?

— Bien. Elle manigance quelque chose dans sa chambre qui requiert beaucoup de paillettes, mais elle ne veut pas m'en parler. »

Bella sourit.

« Ça, c'est ma petit Ruby ! dit-elle.

— Eh bah alors tu pourras aller nettoyer son bordel ! »

Nous rions tous les deux.

Tom et Lucius sont debout dans un coin, l'air coincé. Je les rejoins.

« Quel est le problème, Tom ? Trop de personnes qui ne s'intéressent pas à la domination du monde ? »

Il me prend la main.

« On pourrait dire ça. Il se trouve que je suis un peu en retard sur les potins et la saison de Quidditch. Je suis un homme politique.

— Tu es d'un ennui… Lucius, sûrement, tu peux le raviver un peu ? »

Il rit. « Je ferais de mon mieux, Harry. On se fait vieux, ne nous laisse pas te miner le moral. »

Je ris à mon tour, et lui donne une petite tape sur l'épaule. Mes bras sont soulevés quand quelqu'un m'étreins de derrière.

« Qui est-ce ?

— Papa ! J'ai fait quelque chose, annonce Ruby.

— Hey, petite miss. Je peux voir ? »

Elle me tend quelque chose, et serre ma taille très fort. Comme je le suspectais, il y a beaucoup de paillettes.

« Merci. J'aime tes peintures. J'espère que tu n'en as pas mis sur le tapis.

— Non, non.

— Bien, tu veux bien aller le ranger en sécurité pour moi ? »

Elle s'en va.

Tom me sourit, et je frappe son bras.

« Oh, ça va ! je dis. Ce sera à toi de nettoyer si elle en a mis partout. »

Il perd son sourire et j'éclate de rire.

FIN


Note du traducteur : Cette histoire est enfin terminée ! J'ai vraiment été heureux de la traduire en définitive, même si elle m'a perdu à un moment… La fin m'a certainement appris à l'apprécier !
Je ne remercierais jamais assez toutes les personnes qui ont laissé des commentaires sur cette histoire régulièrement : Stormtrooper2, Pouika, Melodie Zik Spirit, lololitaoe, et Epsilon Snape, ainsi que Branchelecture, Katil_Slayer et Affesaia sur Wattpad. Merci !