Hey :)Je m'appelle Emmaan et ceci est la première fanfiction que je poste ici. Il s'agit de mon premier OS et j'espère qu'il est réussi... Même s'il est un peu long. Ne soyez pas rebuter par les changements de scènes brusques :) J'attends vos critiques :)

-Pourquoi tu portes des manches longues par cette chaleur ?

Malfoy s'éventait avec ses mains, allongé sur l'herbe.
Ses joues tellement pâles habituellement se coloraient de rouge et ses cheveux collaient à son front à cause de la sueur. Ses traits fins et délicats, sa bouche fine et pâle, sa mâchoire aristocratique et tout ce qui le caractérisait physiquement autrefois n'avaient pas changé. Mais ses expressions devenaient plus douce, moins crispées, ses yeux tiraient désormais vers le bleu azur et sa bouche dessinait un sourire -sincère- plus souvent.

-Ça ne te regarde pas, Granger.

Par contre, son ton était toujours aussi tranchant.

-Sans vouloir t'offenser, se reprit-il rapidement.

Hermione se releva et s'appuya sur ses coudes. La manche de son t-shirt kaki bayait sur son épaule gauche, révélant une bretelle de soutien gorge en percale noir. Elle mis sa main droite en visière pour regarder Malfoy. Lui s'était allongé de nouveau après avoir ouvert les deux premier bouton de sa chemise.
Hermione ne pu s'empêcher de jeter un coup d'œil à son torse. Aussi diaphane et imberbe que son visage. Elle éprouva une drôle de sensation.
Elle n'avait jamais ressenti ça. Elle posa la main sur son front pour voir la température. Normale. Il tourna son visage vers elle et Hermione laissa tombé sa main.

-Si tu veux que je m'en aille...

Il esquissa un mouvement pour se relever mais Hermione lui pris le poignet. Il lui sembla qu'il tressauta mais elle n'y fit pas attention.

-Non, c'est bon. Reste. J'aime bien être avec toi. Ça me change.

Elle rougit et se rallongea dans l'herbe.
Il devait être quatorze heures. Le soleil tapait comme pas possible. L'Ordre était au terrier; elle et Malfoy dans les champs: Mrs Weasley leur avait ordonné de prendre un peu de temps libre, après être rester des semaines enfermés dans la maison, ou en mission.
Depuis que Malfoy était arrivé, un soir, en sang, avec sa mère dans un état tout aussi déplorable que lui, expliquant qu'ils avaient quitter Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pronnoncer-Le-Nom, Hermione avait prit soin de l'éviter au maximum en faisant toutes les missions possibles et les plus éloignées de lui. Elle devait lui pardonner, lui avait assurer Mrs Weasley, mais elle en était incapable. Il s'était montré tellement méchant et tellement froid durant toute sa scolarité qu'elle avait du mal à le croire changé. Et il s'était passé quelque chose dont seules elle et Ginny savaient. Elle restait néanmoins très cordiale à son égard et se retrouvais parfois à coté ou en face de lui lors des repas. Elle ne bronchait pas mais ne se montrait pas désagréable pour autant. Et puis il s'était avéré qu'ils aimaient tous les deux se promener au beau milieu de la nuit. Ils s'étaient croisés un jour: Malfoy s'était excusé, d'abord de lui être rentré dedans -littéralement- et de l'avoir fait tombé quelques secondes auparavant. Puis de ce qu'il lui avait fait subir durant des années. Elle aurait voulu crier et hurler que cela n'excusait rien, que des paroles ne pouvait ni réparer le passé ni l'effacé. Mais face au fait accompli (celui de travailler ensemble) elle l'avait excusé puis pardonné, un peu prise au dépourvu. Ils s'étaient rencontrés d'autres nuits encore et avaient finis par discuter. Un peu. Ils restaient étendu des heures, sans trop parler mais faisant des commentaires de temps à autre. Malfoy était très intelligent, très perspicace, et avait assez d'humour... Si on aimait le sarcasme et l'ironie. Hermione s'était surprise à rire ou à trouver intéressant certains des sujets qu'il abordait. Une complicité les liait désormais sans qu'ils ne sachent vraiment ce que c'était. Il gardait cependant son ton froid et mettait de la distance entre eux. Surtout lorsque Hermione parlait du passé, notamment celui du blond. Il ne l'évoquait que par bribes, souvent sans s'en rendre compte ce qui le mettait en colère. Contre lui-même.
Ils se connaissaient désormais assez pour aborder des sujets assez profond voir intime sur eux-mêmes. Mais un détail tiquait toujours Hermione: pourquoi ne montrait-il jamais ses bras. Cela semblait être un détail futile mais elle ne comprenait vraiment pas. Elle était aller le voir, un jour, dans sa chambre. Celle qu'il partageait avec sa mère. Il ne portait qu'un boxer quand elle était entrée. Mais des qu'il l'eut vu, il s'était couvert avec son couvre-lit. Sa mère, assise dans un fauteuil en train de lire, avait sursauter et avait rejoins son fils.

-Mais qui t'as permis d'entrer? S'était-il exclamé d'une voix ou une colère contenue perçait.

Elle l'avait regarder avec des yeux ronds. Narcissa avait posé une main protectrice sur l'épaule de son fils.

-Tu aurais dû frapper! Se justifia-t-il un peu plus calmement.

Elle était alors sorti en balbutiant des excuses incompréhensibles.

-Elle finira par le savoir; tu devrais lui dire, entendit-elle lorsqu'elle ferma la porte.

Elle était alors parti en courant enquêter au près de Ron et Harry. Ils lui avaient dit ne pas être au courant. De rien.

-Tu m'aimes bien? Demanda Drago abasourdi.

Hermione sorti de sa rêverie et replaça sa main en visière.

-Je n'ai pas dis ça. J'ai dit que ça me changeai d'être avec toi. C'est ça que j'aimais. Pas... Enfin tu vois.
-Pas avec moi. Oui. Je vois.

Hermione senti le ton acide de Malfoy. Elle sentit également ses poings se serrer contre sa hanche droite.

-Qu'est ce qu'il se passe? Tu es de plus en plus bizarre. Tu sais très bien que je t'apprécie énormément. Et qu'en ce moment je ne suis bien qu'en ta présence.
-Parce que je ne te parle pas de stratégie à longueur de temps et que je tais les sujets qui se disent en présence de l'Ordre.

Hermione trouvait la tournure des événements de plus en plus étrange.

-Je comprends pas, là...
-Je t'en pris Granger, tu comprends très bien!

Il releva le buste brutalement et se retrouva en position assise.

-Pas trop, répondit-elle avec précaution.

-Ne fais pas comme si tu ne voyais pas ce qu'il se passe! J'essaie d'arrêter, d'annuler tout ça! Mais je peux pas! Je peux rien faire contre ça! Ça m'est tombé dessus d'un coup. J'ai rien pu faire. Je suis désolé. Tu n'imagines pas comment.

Le cœur d'Hermione fit un bond. Elle avait l'impression qu'il tombait jusque dans son estomac. C'était un piège. Tout le temps où il restait avec elle, c'était pour glaner des informations. Comment avait-elle pu être aussi idiote et irresponsable!
Elle ne bougea pas d'un poil mais tenta d'attraper sa baguette dans la poche arrière de son pantalon.

-Malfoy, je ne comprends toujours pas, dit-elle pour gagner du temps.

Il avait sa baguette dans la main; elle ne devait pas faire de mouvement brusque.
Il releva la tête et la fixa.
Zut.
Ses yeux transpercèrent les siens. Elle en oublia même de prendre sa baguette. Son visage était torturé.

-Hermione...

Elle s'étonna d'entendre son prénom.

-Je suis complètement fou de toi.
-Quoi?

Hermione fut choquée par les propos de Malfoy. De quoi parlait-il?

-Depuis si longtemps mais je me suis tu. Tu sais pourquoi. Mais maintenant... Tu me parles, tu m'écoutes, tu ries avec moi... Tu es une personne tellement extraordinaire... Hermione je suis fou de toi. Depuis toujours. Je ne sais pas si ça pourra un jour changer.

Il lui prit les mains en ne la lâchant pas des yeux.

-Mais je sais que c'est impossible. Je sais bien. Je le sais même plus que toi mais fallait que je te le dise. C'était vital. J'en pouvais plus.

Il haleta fortement, comme s'il était essoufflé.

-Mais je sais que c'est pas possible, repris-t-il avant qu'Hermione ne puisse parler. Pour tout ce qui s'est passé avant. Mais maintenant tu le sais. Et ça me libère.

Il se leva alors et avant qu'Hermione ne réagisse, il été déjà loin.

-Attends, cria-t-elle sans conviction.