-Tu ne croyais quand même pas que j'allais laisser passer cette chance.

Hermione s'était arrangée pour faire la vaisselle avec Malfoy. Elle se sentait trahi parce qu'il n'était pas venu au rendez-vous secret la veille. Et elle était trop en colère pour adopter un ton calme: jamais en sept mois il n'avait raté de rendez-vous secrets. Et le fait qu'il l'évite après lui avoir dis des mots pareils la rendait folle. C'était une bombe qu'il avait lâché. Elle voulait savoir, comprendre pourquoi il lui avait dit cela, comment il en était arrivé là. Comment est-il tombé amoureux d'elle... Et surtout... Pourquoi. Pourquoi elle? Elle était tout se qu'il y avait de classique. Elle n'était pas très jolie, pas très plantureuse, pas spécialement sensuelle et même pas féminine. Surtout ici. Surtout maintenant, dans les temps qui courraient...

-Ecoute, je regrette ce que j'ai dit. Et je sais que je ne peux pas t'empêcher d'en parler mais si tu ne me lâche pas, je n'hésiterais pas à te le faire oublier -il baissa la voix après avoir jeter un œil derrière lui- si tu vois ce que je veux dire.

Il se frotta l'oreille droite: sa baguette reposait calée entre le cartilage de l'oreille et son crâne.
Loin de se sentir insultée, Hermione sourit et dégaina sa baguette avant même que Malfoy ne puisse esquisser un mouvement vers la sienne.

-Je t'en pris, Malfoy. On ne joue pas dans la même équipe.

Elle abaissa sa baguette après lui avoir sourit.

-Malfoy, reprit-elle sérieusement.

Elle regarde autour d'elle: il n'y avait personne dans la cuisine. Il se retourna vers l'évier.

-Pourquoi... Comment...? Je ne sais même pas par où commencer.
-Moi non plus, avoua-t-il.

Elle baissa les yeux quand il fixa les siens. C'était bizarre que quelqu'un lui dise ça. Surtout Drago Malfoy. Sérieusement: il était beau à en couper le souffle, intelligent comme personne (peut être exceptée elle, mais enfin, ce n'était pas le débat), avait de la réparti et était canon au possible...

-Ce soir dans les champs, proposa Hermione.
-Bien.
-Et ne me pose pas un deuxième lapin.
-Bien, répéta-t-il avec un claquement de langue, agacé.

Ginny retourna le plan qu'elle tenait entre les mains. Elle leva sa baguette et des cercles se formèrent sur le papier. Elle portait encore la combinaison de l'Ordre -une combinaison bleue nuit dotée de nombreux sorts repousse-moldus, anti-intrusif, les quelques sorts capable d'en repousser d'autres et un sort miroir qui permettait de faire ricocher les sortilèges de niveau moyennement dangereux- que Ron, Hermione et Harry avaient mis au point quelques semaines au paravant. Hermione et Harry parlaient des tenues que portaient les super héros moldus quand Ron avait eut l'idée de les adapter à l'Ordre. La rouquine en était tombée amoureuse.
La peau de Ginny paraissait terne et ses yeux fatigués. Elle avait minci et son corps semblait plus long donc plus frêle. Elle repoussa ses cheveux en arrière -elle refusait catégoriquement de les couper ou de les attacher- et leva la tête vers Hermione. Cette dernière en était à son troisième verre de Vodka ce qui était déjà bien assez pour elle: elle ne buvait jamais.

-Malfoy... Répétait Ginny toutes les trois minutes. J'en reviens pas. Tu ne fais pas les choses à moitié toi.

Hermione se tourna vers elle en titubant un peu. Elle porta une main à ses yeux et failli tomber.

-Ok, jolie brune, ça suffira pour toi, l'alcool. Je sais que tu t'angoisses mais ne pas te souvenir du chemin pour y aller ne te servira à rien.
-J'aurais dessoulée d'ici là! s'écria Hermione en voulant se saisir du verre.

Elle fit des moulinés avec ses bras puis les laissa retomber le long de son flanc.

-Pas si tu continues sur cette lancée, assura Ginny.

Elle renversa le verre dans la plante verte de la fenêtre qui se flétri avant d'ouvrir ses fleurs. Elle assis Hermione sur son lit et posa ses mains sur ses cuisses.

-Arrête d'avoir peur. Ce n'est rien. Tout se passera bien.
-Qui sait?
-Moi. Tu lui dis juste que tu ne partages pas les même sentiments, que t'es désolée mais que vous pouvez rester amis.

Tout était embrouillé dans sa tête. Elle voyait le visage de Ginny déformé, puis flou. Puis un pivert sembla taper contre sa tempe gauche.
Elle plaqua ses mains sur ses tempes pour essayer d'atténuer le bruit, mais ce ne marcha pas...
Puis elle eut chaud, vraiment chaud. Puis elle se sentit lourde, tellement lourde... Hermione rougie et se laissa tomber en arrière.

-Mais, et si je partageais ses sentiments, finalement...

Elle n'avait jamais remarqué les formes dessinées sur le plafond... Toutes ces couleurs!

-Quoi?!
-Chut! Chuuuuuuuuuut! C'est un secret. Entre toi et moi.

Hermione gloussa et se releva tant bien que mal. Une petite voix lui disait de se taire, de reprendre le contrôle. Mais elle lui assena d'aller se faire voir.

-Hermione, tu n'es pas sérieuse...
-Chuuuuuut! Répéta-t-elle à Ginny en lui posant le doigt sur la bouche. Chuuuuuuut! J'ai dis que c'était un secret!

Ginny n'en croyait pas ses yeux. Elle reprit la bouteille et constata qu'il restait moins de la moitié.
Elle gloussa à son tour et se tourna vers Hermione qui s'était rallongée sur le lit.
C'était hilarant de voir Hermione Granger bourrée.

-J'ai mal à la tête, se plaignit-elle.
-C'est normal vu tout ce que t'es ingérer... Ne bouge pas, je vais chercher de quoi te sentir mieux.

Lorsque Ginny revint avec la potion dessoûlante, la bouteille était vide et Hermione affalée sur le lit.

-Aller, bois ça! Ordonna Ginny lorsque Hermione fut assise. Ouvre la bouche. La bouche, Hermione. Hermione! Bois!

Hermione finit par boire la potion à contre cœur. Il y eut un instant de flottement. Puis elle grimaça. Ses yeux papillonnèrent un peu. Sa tête lui faisait toujours aussi mal mais tout devenait clair dans son esprit embrumé.

-Ça va mieux? Demanda avec un sourire Ginny.
-Oui... Merci. Ma tête...
-Prends quelque chose pour gérer ça et prépare toi. T'as rendez-vous avec ton beau Dragon...

Hermione se relâcha en arrière en se couvrant le visage d'un coussin.
Comment avait-elle pu tomber aussi bas? Avoir une attirance pour Malfoy. Ou pire...
Elle sentit les mains de Ginny prendre les siennes.

-Hermione, je t'ai connu plus courageuse, l'entendit-elle dire. On est dans une guerre. Tout n'est que désespoir et tristesse. Et même le peu de joie qu'il y a entre ces quarte murs tombent en lambeaux petit à petit... L'amour qu'on se porte disparait sous la peur qui nous lie tous mutuellement. Alors si tu as le pouvoir d'apporter... Non, de t'apporter à toi une quelconque source de joie, tu dois foncer. Parce que ça te fera du bien. Vous êtes deux. Vous êtes tomber amoureux... Et ça c'est définitivement trop cool.

Hermione écoutait. Et au fil des paroles, tout devenait encore plus clair. Elle avait raison. Tellement de personnes restaient seuls et malheureuse parce qu'elles n'osaient pas. Parce qu'elles n'étaient pas sûrs. Parce qu'il y avait plus rationnel à faire. Parce qu'elles avaient peur.
Et elle avait l'occasion de remédier à ça.
Hermione retira le coussin de son visage. Ses yeux étaient rouges et ses joues roses.
Peu importe.

-Lève toi, jolie brune.
-Je dois porter quelque chose de plus.. Plus osée? Demanda Hermione.

Elle tira sur son t-shirt vert pâle. Son jean brut baillait sur ses hanches tellement elle avait perdu du poids. Elle rentra le ventre puis le sorti.
Ginny tenta de ne pas sourire.

-Non. Tu es très bien. Remonte tes cheveux. Et tu seras parfaite. Et puis, il n'y aura rien de physique...

Elle attendit une attestation de ses propos ainsi qu'un sermon sur les valeurs morales. Qui ne vint pas.

-N'est-ce pas?! Ajouta-t-elle alors que Hermione ne répondait pas.
-Sait-on jamais...
-Pardon? Hermione! Non!

Hermione se pencha pour faire ses lacets et pour se cacher le visage. Elle sentit le rouge lui monter aux joues.

-Je me dis que c'est bon, je me sens prête. Je n'ai plus peur.
-On couche avec quelqu'un quand on est amoureuse, Hermione, chuchota Ginny. Tu le sais mieux que tout le monde.

Elle jeta un coup d'œil anxieux vers la porte avant de poursuivre. Si quelqu'un les entendait...

-Pas par dépit. Pas avec Drago Malfoy!
-Ce n'est pas par dépit. J'en ai envie.

Hermione se tourna vers Ginny, les mains sur les hanches, l'air déçu.

-Tu penses que je devrais ne pas y aller?
-Je pense que tu devrais vraiment te demander ce que tu veux. Pourquoi tu le veux. Et si tu veux vraiment que ce soit avec Drago Malfoy dans les champs. Et si tu as les réponses à ces questions, tu auras la réponse à la tienne.
-Je pense que je l'aime beaucoup. Mais je sais pas... Je devrais peut être reporter ça...

Hermione se regarda dans le miroir une nouvelle fois.
Elle était définitivement trop pâle et trop maigrichonne. Cernée. Elle se garda bien de tout commentaire. Ginny dégagea son visage, plaçant les cheveux d'Hermione sur son épaule.

-Tu es parfaite.

Hermione se retrouva une nouvelle fois en train de déambuler dans les champs. Quelle chaleur. Elle avait l'impression qu'il faisait plus chaud maintenant. Ou peut-être était-ce ce qu'elle allait faire qui lui donnait aussi chaud? Peut être.
C'etait probablement mal, c'etait probablement ridicule, c'était probablement idiot mais c'était la chose la plus courageuse qu'elle n'avait jamais fait: se jeter dans le vide en arrière, sans regarder qui allait la retenir. Courageux? Plutôt inconscient, lui susurra une petite voix dans sa tête. Surtout dans le climat actuel.
Elle reporta son attention sur le chemin, guettant les herbes hautes et les épis de blé cassés.
Elle s'arrêta au milieu des champs et observa les alentours. Personne.
Elle tourna sur elle même.
Les mains dans les poches, elle serrait la baguette de tout ses forces. Même si l'endroit lui paraissait sécurisant et familier, elle se sentait extrêmement vulnérable, seule, dans cette immensité, sans endroit où se cacher s'il se passait quelque chose. Les ténèbres que formaient les herbes hautes engloutissaient chaque once de lumière qu'offrait les cieux: Hermione tourna et retourna sa main droite et constata que les étoiles et la lune éclairaient à peine sa peau.
Et alors qu'elle n'était pas sur ses gardes, quelque chose se posa sur son épaule. Elle fit un saut de deux mètres en dégainant sa baguette alors que son cœur tombait jusque dans dans son estomac. Elle n'aurais jamais du venir ici, toute seule, en ne prévenant que Malfoy et Ginny! Jamais!
Elle se mît à haleter. De peur.

-Hey, c'est moi... Je voulais pas te faire peur. Excuse moi.

La silhouette de Drago se découpait dans les ténèbres du champs. Ou plutôt le haut de la silhouette de Drago.

-Tu... Tu ne m'as pas fait peur, menti-t-elle.

Malfoy s'approcha et elle abaissa un peu sa baguette.

-Tu es sur? demanda-t-il avec ironie.
-Oui.

Drago s'approcha encore.
Le silence s'éternisa.
Hermione croisa ses mains sur sa poitrine.
Gênant.

-Tu... Dirent-il en même temps.

Hermione sourit.
Elle trouvait cela amusant qu'ils soient du mal à l'aise tous les deux alors qu'ils avaient partager tellement plus il y a peu de temps. Tellement plus et tellement plus intimement. Son t-shirt à manches longues lui collait à la peau et le ven s'engouffrait sous son bas de pyjama en soie noire.

-Non, vas-y, je t'en pris, assura Hermione après avoir détaillé son allure.
-Je... Je sais même pas pourquoi on est là, dit-il en étant vraiment mal à l'aise. Je sais ce que tu penses de moi et je sais que tu partages pas mes sentiments. Je voulais juste que tu le saches. Et que tu ne crois pas que je me rapproche de toi pour un intérêt quelconque ou pour m'intégrer.
-J'ai jamais penser ça. Mais dis moi ce que tu crois que je pense de toi.

Elle s'assit sur le sol en le regardant.

-On est la pour un moment, alors...

Drago regarda autour de lui, comme s'il s'attendait à ce que quelqu'un arrive et s'écrit que c'était une blague.

-Euh... Ok.

Il s'assit en tailleur près d'elle et pris une grande inspiration.

-Je pense... Je pense que tu ne m'as toujours pas pardonné tout ce que je t'ai fait et je comprends tout à fait. Je pense que tu restes avec moi car tu aime sauver les brebis galeuses et que tu ferais tout pour rapatrier de gens du mauvais côté vers le tiens. Et je penses que tu vas te foutre de moi quand j'aurais fini cette phrase.
Hermione s'allongea complètement et mis ses mains sous sa tête.

-Je crois que tu te trompes.

Elle regarda les étoiles et trouva ce spectacle très beau, comme d'habitude.

-Ah bon?
-Oui. Je pense que tu es un garçon en or. Que tu es extraordinaire mais, que par antécédent familial ou par choix personnel, tu as pris des décisions que moi je juge discutables mais qui te paraissaient saines, à toi. Mais que tu as finalement trouvé la bonne voie et que tu t'es remis sur le droit chemin. Et je pense que c'est le plus important. Peu importe ton passé si tu fais le nécessaire pour ton futur.
-Tu as travaillée ce discours combien de temps?

Hermione sourit sans quitter le ciel de yeux.

-Pas assez longtemps. Il sonnait mieux dans ma tête.

Elle regarda Malfoy et lui fit un clin d'œil avant de reporter son attention sur les astres. La nuit était parfaitement calme. On entendait le son d'un criquet, parfois, puis le calme revenait, plus pesant qu'auparavant.
Hermione se sentait bien. L'esprit libre et le tête reposée. Finalement, elle avait appréhender cette confrontation alors que tout ce passait bien. Il ne lui reparlait pas de ce qu'il avait asséner plus tôt; elle ne le mentionna pas non plus. Ils étaient redevenus deux amis, deux jeunes gens qui s'appréciaient et passaient du temps ensemble. Et elle se dit que s'il fallait taire leurs sentiments pour garder leur relation actuelle intacte, elle n'hésiterait pas.
Malfoy ne discuta pas beaucoup. Ces vêtements sombres contrastait parfaitement avec sa peau diaphane, remarqua-t-elle quand elle lui sourit une nouvelle fois.
Elle retira ses mains de sous sa tête et les posa sur son ventre. Sans crier garde, ni la prévenir d'une quelconque manière, Malfoy s'empara de ses doigts des siens. Quand Hermione se tourna vers lui, il avait les yeux fermés, la tête tournée vers les astres.
Il voulais jouer à ça?
Bien.
A son tour, sans prévenir elle plaqua un bisous sur ses lèvres à lui. C'était un bisous innocent, juste mignon, pas sexuel et pas torride. Juste doux. Terriblement doux. Mais avant qu'elle ai pu su retirer, il lui attrapa la nuque et l'approcha de lui.
Elle senti la marque de sa main dans sa nuque comme si elle était brulante, l'attraction de son corps, la musculature de son torse...
Ils se regardèrent dans l'ombre de la nuit. Il n'y avait pas un bruit de feuillage, pas un son d'insectes... Le vent ne soufflait pas. Hermione avait l'impression que le temps s'était arrêté...

-Fais-le, supplia-t-elle à mi-voix.

Drago la regarda dans les yeux. Ses prunelles étaient plus sombres que d'habitude et ses cheveux ne tombaient pas sur ses épaules. Elle semblait tellement différente, maintenant, ainsi...
Il rapprocha son visage plus près du sien. Il sentit son cœur battre à travers son corps. Battre à une allure folle.
Il l'embrassa finalement, tout doucement, comme s'il avait peur de lui faire du mal...
Elle accrocha son torse, glissant ses mains dans son dos, le rapprochant encore plus près d'elle. Elle ne s'était jamais sentit aussi fiévreuse, aussi nerveuse mais également aussi excitée. Elle n'était jamais aller aussi loin avec un garçon en étant consentante et n'avait jamais ressenti une extase pareil. Elle avait l'impression que leurs bouches étaient faites pour se rencontrer, s'assembler, se prendre l'une à l'autre. C'était merveilleux. Son rythme cardiaque s'accentuait au diapason de celui de Drago. Il glissa ses mains dans ses cheveux. Ils se détachèrent et tombèrent en cascade sur ses épaules. Drago se retira lentement. Il resta pourtant front contre front avec Hermione.

-Tu es vraiment belle, Hermione. Pourtant, je ne te l'ai jamais dis...
-Merci. Toi aussi tu es très beau.

C'était maladroit, mais que pouvait-elle dire d'autre? C'était tellement vrai... Elle fit patiner ses mains sur son torse et ouvrit le premier bouton de son t-shirt, juste pour s'occuper les doigts, puis le second... Elle le regarda droit dans les yeux, et ouvrit le troisième.

-Je crois pas que ce soit une bonne idée, tenta-t-il.

Hermione laissa retomber ses mains, sans le quitter des yeux.
Il lui repris les mains et les embrassa du bout des lèvres.

-Parce que je crois que tu mérites mieux qu'une partie de jambes en l'air dans les champs... Et parce que tu mérites mieux que moi...

-Oh, arrête de faire le martyr!
-Mais c'est pas ça... Je dois te dire quelque chose.

Elle eut soudain froid. Elle recula et se posa sur les genoux. Elle glissa ses mains entre ses cuisse et attendit la suite. Le vent s'était remis à faire bouger les plantes et elle entendit de nouveau les insectes...

-Ce que tu m'as raconté...

Elle trembla de tout son corps. Hermione savait parfaitement à quoi il faisait référence. Elle voulut reculer encore mais elle était déjà assise. Elle le fixa sans sciller.

-J'étais au courant... Avant même que tu ne me le racontes...

-Quoi? Le coupa Hermione. Comment?

Drago avança vers elle et lui pris les mains. Il les embrassa doucement avant de faire des cercles avec ses pouces sur leurs dos. Le fait qu'il reparle de cet événement la perturba. En plus, il assurait que quelqu'un lui avait dit.. Et c'était impossible. Seule Ginny était au courant; elle ne lui aurait pas dit. Certainement pas!
Elle fixa leurs mains entrelacées. Son cœur se souleva et elle voulu les retirer, mais à ce moment là, Drago pris la parole.

-Ne panique pas, je t'en pris. Et ne te fâches pas.
-Ça, ça dépendra de ce que tu as à dire... Qu'est-ce qui se passe? Ou plutôt qu'est ce qu'il s'est passé?

Il leva les yeux au ciel en jurant. Ses doigts se resserrent autour de ceux d'Hermione. Elle ferma les yeux en patientant pour la suite... Elle s'attendait au pire... Peut être même que c'était lui. Et si c'était pour ça qu'il était devenu proche d'elle? Pour absoudre ses erreurs... Sans pouvoir se retenir, en sursautant, elle ouvrit les yeux et dégagea ses mains.
Drago vit la panique dans ses yeux; elle affichait une expression terrorisée.

-Non, non, se défendit-il quand il comprit. Ce n'était pas moi. Merlin, non, ce n'était pas moi mais...
-Mais quoi?
-Mais, même si j'en étais pas l'investigateur, on m'a demande d'y participer...
-QUOI?!

L'horreur se peignit sur le visage d'Hermione. Elle ne pouvait plus bouger tellement elle était choquer. Elle se senti brusquement humiliée et tellement... Vulnérable.

-Non mais... On m'a demande mais j'ai rien fait. Je suis juste parti. J'ai hésité pendant longtemps à te ramener ou à ne pas m'en mêler... mais j'avais déjà pris ma décision. Et quand il n'y a plus eu personne dans la cellule, je t'ai ramener ici.
-Oh mon Dieu... S'exclama-t-elle en se levant. Oh mon Dieu, oh mon Dieu!
-Mais attends! Écoute...
-Non toi tu m'écoutes! Hurla-t-elle en se tournant vers lui. Comment as-tu osé me faire ça? J'avais confiance en toi! Je croyais que t'avais changé! Mais c'était pas vrai! Tu savais pendant tout ce temps! Tu savais et tu ne me l'as pas dit!
-Mais quand voulais-tu que je te le dise!? Entre deux conversations à table? Étendus sous le soleil?
-Quand je te l'ai dis! Et tu m'as laisser, des jours, pourrir dans cet endroit insalubre! Aux mains de Mange-Morts qui m'ont laisser des cicatrices indélébiles! Rien ne peut effacer ça! Rien! Jamais! Mais quel genre de personne es-tu? Tu me dégoûtes! Tu me fous la gerbe! Espèce d'immonde personne.

Elle inspira longuement pour se calmer. Elle ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler. Pas devant lui. Jamais. Tout ce qu'elle voulait à présent, c'était lui faire aussi mal que ce qu'il venait de lui faire. Et elle s'avait comment s'y prendre.
Drago était encore assis par terre, les mais sur ses cuisses.

-Tu dis avoir changé mais tu ne seras jamais des nôtres. L'Ordre t'acceptes car Harry l'a demandé. Tu n'as jamais été personne et tu ne seras jamais personne. Surtout pour moi. Peu importe ce que tu fais ou ce que tu vas essayer de faire. Tu ne seras plus jamais accepter chez tes pairs, les mange-morts, et tu ne seras jamais de l'Ordre... Tu es seul, tout seul. Et quand l'Ordre devra faire des choix, tu peux être certain que tu seras sur un siège éjectable. Et j'appuierai cette idée avec joie. Tu vaux pas mieux que les autres, assura Hermione en lissant son t-shirt. Ce qu'ils m'ont fait était écœurant, mais toi tu l'es encore plus. Tu me dégoûtes. Littéralement.

Elle se tourna et commença à marcher vers le Terrier. Elle s'attendait à ce qu'il réponde, qu'il se justifie, qu'il crie après elle, peut être, mais il n'en fit rien. Elle tendit l'oreille, essayant d'entendre un de ses mouvement mais rien ne vint.