-Tu aurais pu te faire tuer!
-Oui mais j'ai sauver six autres personnes! Le jeu en valait la chandelle!
-Non! Ta vie ne valait pas d'être sacrifié pour eux! Tu te mets en danger volontairement!
-Pas du tout! C'est ce que je suis, Drago! Je suis la pour sauver le maximum de gens!
-Pas au péril de ta vie, Hermione! Tu n'es plus toute seule! Tu ne peux plus faire comme si tu n'avais pas d'attache!
-Je ne peux pas laisser les gens se faire tuer pour toi! Ce n'était pas ça notre accord!
-Si tu meurs, je ne m'en relèverai jamais!
Drago se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Il souffla par le nez pour se calmer. Il s'assit sur le lit d'Hermione et passa sa main sur son visage. Le soleil se levait, baignant la chambre d'une lumière orangée.
Hermione interrompit le bandage qu'elle se faisait au poignet et regarda son amoureux.
Drago était mal en point, il avait la joue éraflée et une profonde entaille barrait son bras droit. Pourtant, il ne les soignait pas. Il était trop occupé à hurler sur Hermione.
-Et moi non plus... Mais si j'avais dû te faire une crise à chaque fois que tu te mets en danger, reprit Hermione posément, je ne te laisserai plus sortir. Mais on a fait le serment, toi comme moi, de faire le nécessaire, l'un pour l'autre.
-Je ne me mets jamais autant en danger que toi. On dirait que tu cherches les ennuies.
Drago aspira une grande goulée d'air avant d'ajouter, d'un ton effrayé:
-Que tu cherches à mourir.
-Non, je ne cherche pas çà! Répondit-elle rapidement.
Hermione soupira puis lui sourit.
Elle s'avança lascivement vers lui.
-Crois moi, je ne me suiciderais pas -car c'est ce que tu veux dire- tant que je n'aurais pas fais des cochonneries avec toi, dit-elle avec humour.
Elle l'embrassa du bout des lèvres mais il lui pris les poignets et l'éloigna de lui.
Ça, c'est la fin, se dit-elle en s'asseyant à son tour.
-Ça ne marche pas comme ça, Hermione.
-Drago, je t'assure que je ne me mets pas en danger volontairement. Je fais juste le nécessaire. Et tu ne peux pas me demander de faire moins. Mais je te promets que je ferais des efforts pour être moins en danger.
-Je t'aime, lâcha-t-il en posant sa main sur la sienne. C'est pour ça que j'ai tellement peur pour toi.
Hermione sourit, le regard rivé sur leurs mains. Son cœur accéléra, des frissons parcouraient son échine. Elle ne s'était pas senti aussi béate depuis des semaines entières. Elle sentit aussi un sentiment d'excitation la traversée brusquement.
Mais elle reprit le contrôle de son corps et s'empêcha de sauter partout.
-Tant mieux; moi aussi.
Elle releva les yeux vers lui. Ses grands yeux bleus à lui la fixait et ses lèvres s'étirait en un grand sourire.
-Alors embrasse moi.
Il obtempéra et posa ses lèvres sur celles d'Hermione. Elle le pris par la nuque et le rapprocha encore plus de lui. Il attrapa ses haches et la porta sur ses genoux. Hermione s'accrocha à son homme -car s'était officiellement son homme-au moment où il l'embrassait dans le cou. Ses sens commençaient à être incohérent; son ventre se chargea en papillon. Instinctivement, elle ferma les yeux sous les caresses de Drago. Le sang battait dans sa tempe et la chaleur l'enveloppa. Elle sentit le corps de Drago sous le sien, ses mains qui patinaient sur son dos, ses lèvres sur son cou. Sans qu'elle puisse le retenir, un gémissement s'échappa de sa bouche. Elle sentit le sourire de son amant contre sa peau. Elle se détendît un peu, relâchant la tension de ses épaules. Son poignet lui causait encore quelques douleurs -moins qu'avant- mais quand elle voulu s'attaquer au pantalon de Drago, elle fit un faux mouvement. Son articulation craqua, et le bandage se colora de rouge en un instant.
-Oh, ronchonna Drago, mais qu'est ce que tu t'es fait là.
-Très mal. Aie.
Hermione s'assit sur ses genoux et mis sa main valide autour de son cou pendant que Drago retirait le bandage. L'entaille au niveau du poignet saignait toujours. Drago agita sa baguette et une bassine apparut. Hermione égoutta sa main au dessus. Son ange appliqua une serviette sur sa blessure tout en lui embrassant les doigts. Hermione n'essaya même pas de retenir les ronronnements de sa conscience.
-Je crois qu'on devrait aller dans la douche.
-Je veux pas me lever d'ici, avoua-t-elle en posant sa tête sur l'épaule de Drago.
Elle l'entendit sourire.
Hermione se laissa soigner en silence. Drago embrassait ses doigts de temps à autres, les mordant affectueusement. Après la bataille qu'elle venait d'avoir, elle trouvait ce petit moment très calme très agréable. Même si elle ne l'avait pas avouer à l'amoureux qui la portait actuellement, elle avait aussi eut peur d'y rester. Quand le sort de Pitsy avait foncé vers elle, Hermione aurait jurer qu'elle y resterait. Mais miraculeusement, le sort avait ripper et elle était sauvée. Elle était resté, cependant, des secondes entières sans faire le moindre mouvement avant de se rendre compte qu'elle était indemne. ces quelques secondes avaient suffit à ce que cet immonde Modly l'attaque. Et bien sur, Drago était arriver à ce moment là, la voyant planté là à attendre le sort.
Hermione eut la chaire de poule.
Elle caressait la nuque de Drago quand il lui dit que c'était fini. Il lui embrassa de nouveau les doigts.
-Va te laver et au lit, Granger!
Les lèvres d'Hermione se soulevèrent en un sourire.
-Ça fait un certain bout de temps que tu m'as pas appelé comme ça. Depuis un bail, même.
-Je sais bien. Depuis six mois aujourd'hui, exactement.
Hermione lui sauta au cou. Ils tombèrent tous les deux sur le lit. Hermione n'arrivait pas à y croire.
- Tu t'en es souvenu! s'exclama-t-elle en le piquant de baisers. Tu t'en es souvenu! Tu t'en es souvenu!
-Bha... Vu la crise que tu m'avais fais pour les un mois, les deux mois, les trois mois, les quatre mois...
-Oui, bon, coupa-t-elle, vexée. C'était pas des crises, c'était des suggestions et tu t'en es souvenu!
Elle l'embrassa une nouvelle fois. Il s'en était souvenu et c'était le plus important. Une nouvelle fois son ventre se tordît délicieusement. Elle connaissait cette sensation par cœur: elle était définitivement amoureuse.
-Tu m'aimes, dit-elle en s'asseyant de nouveau sur lui. Et je t'aime.
-Je suppose... je vois pas où tu veux en venir.
-Alors pourquoi, continua-t-elle comme s'il n'y avait pas eu d'interruption, il n'y a toujours rien de physique entre nous. Parce que ça voudrait dire, petit a), que tu as beaucoup de patience ou, petit b), que tu te satisfais ailleurs, ce qui est beaucoup moins drôle.
Elle voulait paraître désinvolte mais elle sentit son ton menaçant malgré elle. Hermione s'avoua à elle même ne pas être à la hauteur. Certes, elle possédait une personnalité intéressante et un esprit enviable mais elle n'était pas un canon de beauté, et était plutôt chétive. Sa tignasse était complètement incontrôlable et sa peau définitivement blafarde. Elle jugeait donc plutôt normal qu'il ne la désire pas sur ce point là. Et elle l'acceptait. Mais Drago était le premier homme à qui Hermione faisait pleinement confiance -elle était même sur la réserve avec Harry et Ron- sur tous les plans. Y compris celui là. Elle se sentait en sécurité avec lui. Elle n'avait pas peur qu'il aie un geste qu'elle n'admettrait pas. Un geste qui la blesserait; physiquement ou autre. Ni peur qu'il puisse abuser d'elle; sans son consentement. Et elle avait eut du mal à s'en convaincre.
De nouveau, elle entendit Malfoy sourire. Il lui prit sa main bandée et l'embrassa doucement. Il continua à lui caresser le dos de la main avec son pouce. De l'autre main il lui releva le visage.
-Qu'est ce que tu racontes? Demanda-t-il toujours en souriant. Tu sais très bien que je t'aime. De tout mon cœur. Et qu'il n'y a personne dans ma vie. Mais je vois comment tu te comportes quand je te serres un peu trop fort, ou que je suis sur toi, ou dès que je veux te toucher, en dessous de la ceinture par exemple. Tes jambes me rejettent, tes mains me repousse; tu te raidis dans mes bras. Ou pire, tu aggraves une blessure déjà existante.
Il lui souleva son poignet blessé bandé.
-Et j'ai pas envie d'être celui qui te force à faire quoique ce soit. Surtout pas quand je tiens autant à toi. Et surtout quand tu tiens autant à moi. Je sais que tu as peur que je devienne trop fort pour toi, que tu as peur que mes bras deviennent prison...
Hermione resta perplexe un moment en le fixant toujours dans les yeux. Drago lui sourit gentiment mais elle ne dit rien. Elle regarda ses mains, puis ses genoux, juste pour voir s'ils allaient lui apporter une réponse.
-Mais c'est pas vrai, finit-elle par dire en se levant. Je n'ai jamais eu peur de ça, et encore moins de toi. Je te le jure!
-Tu n'as pas besoin de te justifier, assura-t-il en la suivant. Je t'assure que ça ne me dérange pas, et que je ne t'en veut pas. Je peux attendre.
-Mais, c'est moi qui ne veut plus attendre. Je suis prête. Plus que de raison.
Elle mis ses mains autour de la taille de Drago. Elle était sur.
-Alors si c'est ce que tu veux... Mais j'y mètrerais fin si je vois le moindre signe de rejet.
-Oui... Mais avant je voudrais qu'on en parle... Juste pour savoir à quel niveau on se situe mutuellement.
Drago ne pu retenir un éclat de rire.
Il la prit dans ses bras et l'embrassa sur le nez. Elle ne trouvait pas ce spécialement drôle.
-Tu veux vraiment parler de ça. Je ne crois pas que ce que je vais te dire va te plaire.
-Je peux tout entendre, assura-t-elle dans un sourire. Sauf si c'est... C'est comme les filles de l'entrepôt...
-Non, bien sur que non, réfuta Drago en lui embrassant les doigts. Jamais. Mais ce n'est pas pour autant que... Ce n'est pas très glorieux.
-Genre?
Drago roula des yeux. Hermione sentit la tension dans ses épaules. Mais elle avait besoin de savoir. Pour voir sur quel terrain elle allait jouer.
-Je vais pas me fâcher, lui assura-t-elle en l'embrassant dans le cou. Je veux juste te connaître. Alors? Combien?
-Beaucoup.
-Dix? Vingt? Combien?
-Franchement, j'ai pas le compte précis. Je sais vraiment pas. Mais plus de vingt, en tout cas.
Elle tourna ses yeux... Ça en faisait une quantité intéressante quand même. Elle réfléchit vaguement à celles dont elle était au courant, et celles dont elle avait entendu la rumeur, et celle dont Ginny lui avait parler. Elle était plus loin que vingt.
-Bon... Ça peut aller, j'étais aller jusqu'a cinquante dans ma tête, dit-elle dans un sourire.
Elle regarda Drago -qui affichait une mine choquée- et l'embrassa.
Vingt. Vingt, c'était pas si dramatique. C'était extraordinaire, certes, mais pas dramatique.
-Alors on peut passer aux choses sérieuse, lui souffla-t-elle après les avoir fait tomber sur le lit. Ta mère rentre quand?
-Euh... Dans deux semaines je crois. Mais... Attends, Hermione, faut que je te dise quelque chose.
Drago s'appuya sur ses coudes, fixa Hermione puise se releva complètement.
Hermione se recula instinctivement. La peur irrationnel qu'il allait lui raconter quelque chose sur l'entrepôt la fit frémir.
-Quoi? Demenda-t-elle sèchement.
Elle sentit la peur qu'elle avait tenté de camouflé. C'était raté. Elle se sentit mal à l'aise sur les genoux de Drago.
-Il faut... Il faut que je te montre quelque chose.
Il inspira grandement, vraiment effrayée. Hermione le voyait rarement aussi mal à l'aise.
Elle posa ses mains de part et d'autre de son visage pour le rassurer.
-Excuse moi, murmura Hermione. Je t'écoute.
Drago tapa nerveusement du pied. Il recula Hermione jusque ses genoux , et commença à se dénuder. Il retira sa chemise en coton, bouton par bouton, dévoilant son torse diaphane et imberbe. Il retira sa manche droit puis la gauche. Un énorme bandage couvrait son avant bras. Il commença à le retirer, lentement. La brune sentit le sang battre dans sa tempe. Une fois que le bandage eu laisser place à la peau, Hermione aperçut un pansement qui couvrait toute la surface de son bras. Elle appréhenda la suite, sentant son sang se glacer. Il le retira.
Drago tourna doucement son poignet vers la lumière. Hermione hoqueta, recula, et se retrouva sur les fesses, par terre. Son visage se transforma en un masque horrifié. Elle se releva avec effroi, se tenant comme elle pouvait au cadre de la porte.
-Mais c'est quoi ça! Oh mon Dieu!
-Hermione! Mais attends!
Hermione était déjà près de la porte. Elle haletait comme si elle avait couru pendant dix minutes. Elle avait redouter cela pendant des semaines, mais elle s'était persuader du contraire.
Puis elle remarqua l'air paniqué de Drago. Son cerveau lui disait de se calmer mais elle en était incapable.
-Excuse moi, dit-elle d'une voix étouffée. Mais je ne peux pas.
-Hermione, je t'en prie! S'écria Drago en se levant. Écoute moi!
-Je regrette mais il faut que je sois un peu seule. Et que je sorte d'ici... J'étouffe!
Elle ouvrit grand la porte et s'échappa de la chambre, sans se retourner.
Le ventre de Drago se tordît et il tomba sur les fesses. Il lui sembla qu'il n'arrivait plus à respirer mais il savait que ce n'était qu'une impression.
Peu importe qu'il décède maintenant; il avait perdu la seule raison pour laquelle il restait en vie.
