Hermione ne trouvait toujours pas le sommeil. Cela faisait dix nuits qu'elle savait que Drago -son Drago; l'homme de sa vie; l'homme à qui elle avait tout dit- était un mange-mort. Ou avait été? Elle n'en savait rien. Ou peut être qu'elle ne voulait pas savoir. Rien savoir. Ne rien se demander, c'était peut être la solution.
-Arrête de faire cette tête là! S'écria Ginny en lui balançant un coussin. C'est un mange-mort; soit!
Les rapports du ministère qu'Hermione tenait tombèrent sur le sol. Elle se pencha pour les ramasser et les remit en ordre furieusement.
-Ginny! S'écria-t-elle. Ce n'est pas drôle!
-Bien sur que non mais ce n'est pas un drame non plus! Il n'a jamais caché qu'il été du côté du mal. Je pensais même que c'était évident.
-Et bien pas moi! Je me le suis demandé, quelque fois, mais j'ai pensé que je me faisait des idées, que ce n'était pas possible.
Hermione soupira et caressa le coussin. Puis elle fit le rapprochement... Elle ne l'avait jamais vu sans manches. Jamais.
-Est ce que ça change ce qu'il s'est passé entre vous? Est ce que ça change ce que vous vous êtes dits, ce que vous avez fait. En fait, est ce que ça change réellement qui il était quand il était avec toi?
Hermione réfléchis calmement. Et honnêtement.
Il avait la Marque quand il s'était rapproché d'elle; il avait la marque quand ils avaient décider de se mettre ensemble. Et il avait la marque quand il l'avait sauver. D'autre part, il aurait pu lui cacher. Juste coucher avec elle, et lui dire après. Il n'aurait eu aucun mal à faire ça. Mais il avait préférer lui dire. Et lui dire qu'il l'aimait. Et c'était bien le plus important.
-Non, répondit à contre cœur Hermione, mais imagine qu'il aie plus de choses à cacher encore; qu'est ce que je pourrais faire? Si à chaque fois que je tente de passer aux choses sérieuses, il me lâche une bombe de ce genre...
-Aux choses sérieuses?! La coupa Ginny en se relevant. Ça veut dire quoi ça?
Hermione rougit en reportant son attention sur les rapports qu'elle étudiait.
-Ça veut surtout dire que ça te regarde pas.
Ginny se leva de son lit et traversa la petit chambre à grandes enjambées.
-Tu n'as jamais couché avec lui? Exorta-t-elle en sautant sur son lit.
-Non, maman, se vexa Hermione; tu as autre chose d'aussi embarrassant à me demander?
Ginny sentit le mal aise d'Hermione en s'en voulu immédiatement.
-Excuse moi, Hermione. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise mais je trouve ça incroyable. Mais incroyable dans le bon sens parce que s'il ne tenait pas à toi, je doute qu'il aurait attendu tout cela.
-Il a dit qu'il m'aimait. Avant de lâcher sa bombe.
Les yeux de Ginny s'écarquillèrent. Elle attrapa les épaules d'Hermione et la secoua vigoureusement.
-Et tu oses douter! Mais enfin Hermione!
Hermione se dégagea et tenta de ne pas sourire.
-Lâche-moi, sale folle!
Elle reprit la lecture du rapport et Ginny laissa tomber.
Cette dernière se mit à étudier sa pile de rapports, imitant Hermione. Mais les mots que lisait Hermione n'avait pas de sens. Elle voyait vaguement des syllabes s'enchaîner et des phrases se suivre sans pourtant en saisir le sens. Son esprit refusait de céder. Elle relu six fois le même paragraphe, sans comprendre de quoi il retournait.
Sa conscience la poussait à aller voir Drago, la suppliant de se dépêcher.
Elle se leva et enfila ses bottes fourrées. Et sa robe de chambre en velours. Il faisait vraiment froid cet hiver.
-Ne te prends pas la tête, lui conseilla Ginny sans lever les yeux de ses papiers. Vous êtes des âmes sœurs.
Hermione sorti de la chambre et un courant d'air glacial lui caressa le visage. Elle frissonna et serra un peu plus sa robe de chambre autour de son cou.
Elle traversa le couloir d'un pas vif, puis descendit l'escalier rapidement.
Elle entra dans la chambre sans frapper, par habitude, mais Drago n'était pas seul. Sa mère se tenait près de son fils, une malle ouverte sur le lit.
-Oh, s'excusa Hermione en reculant. Je ne savais pas que vous étiez ici. Madame, ajouta-t-elle à l'adresse de Narcissa Malfoy.
Cette dernière portait encore une cape de voyage vert bouteille, une robe de sorcière noire et tenait un chapeau assorti à sa cape.
-Miss Granger.
La voix de Narcissa était cassante. Hermione l'avait connue plus chaleureuse. Elle se sentit rougir mais ne baissa pas la tête, loin de là. Elle fixait poliment la mère de Drago, avec calme et dignité quand celle-ci lorgnait sur elle avec véhémence.
-Hermione, sourit Drago en la voyant. Qu'est ce que tu fais là?
-Je... je voulais te parler. Mais tu es occupé; je reviendrais plus tard.
Elle remarqua son visage anguleux, ses grands yeux gris, ses dents parfaitement droites, son corps élancé, les muscles sous sa chemise... Tout ce qu'elle avait l'habitude de voir mais qu'elle ne regardait plus. Elle se sentit toute chose de le voir ainsi. Son ventre fit des centaines de sauts périlleux tandis que sa conscience souriait béatement.
-Non, non, clama Drago en s'approchant. Je suis tout à toi.
Son ton était franchement enthousiaste. Hermione ne pût s'empêcher de sourire, à l'instar de sa conscience. Drago lui prit la main et la dirigea vers les étages supérieurs.
-Tu vas ou? Lui demanda Hermione en souriant.
Elle constata avec joie que ce contact était délicieux. Ses longs doigts enlaçait les mains d'Hermione et elle se délectait de cela. Elle resserra son emprise. Drago se tourna vers elle en souriant.
-Bha dans ta chambre. Je veux te dire quelque chose.
-Attends, haleta Hermione tandis que Drago montait les étages de plus en plus vite. Ginny est dans ma...
Trop tard. Drago ouvrit grand la porte. Ginny s'y trouvait, assise entre les jambes de Harry, dos à lui, discutant paisiblement.
Drago se stoppa net. Harry considéra leurs doigts croisés. Hermione voulu immédiatement s'en séparer, comme si la chaire de Drago la brûlait. Mais il la retint plus fermement encore.
Tout ça allait mal se finir, se dit Hermione en tentant de se défaire de l'emprise de Drago. Toi ça va mal se finir et ce sera de ma faute. Bien fait pour moi; j'aurais du le lui dire.
-Mais qu'est ce que... Commença Harry en se relevant.
Ginny posa sa main sur la cuisse de son copain. Hors de question qu'il gâche tout, après tous ses efforts.
-On va vous laisser, chuchota Ginny.
-Mais... Tenta Harry.
-Non, non, on va vous laisser.
Ginny sauta du lit, tirant le bras de Harry. Tout s'écroula pour Hermione quand elle vit le regard que lui lança Harry.
Lorsque la porte fut close, Drago attrapa les mains d'Hermione. Elle remarqua alors à quel point il appréciait lui tenir les mains. Et elle se rendit aussi compte qu'elle adorait cela aussi. Elle releva la tête vers lui, ses lèvres s'ourlant d'un sourire.
-Écoute, je sais que le fait que je porte la marque exclu que nous soyons ensemble. Mais je ne veux pas te perdre alors je prendrais tout ce que tu me donnes! De l'amitié, de la fraternité ou de la confidence... Peu importe, je prends tout, repeta-t-il en lui embrassant les poignets. Absolument tout. Je t'aime tellement. Maintenant que j'ai goûter à ta personne, je peux plus m'en passer! J'ai l'impression que tu es une drogue dont je dépends. Je t'en pris. Ne coupe pas les ponts! Pas maintenant que je t'ai trouvée... Je ne serai que ton ami. Je te promets que je ne te ferai plus de crise quand tu te mettras en danger. Je te promets que je ferais des concessions avec toi. Mais ne me laisse pas.
Le sourire d'Hermione s'était fané. Elle regardait son amoureux d'un air ahuri, tellement il semblait étrange. De toute sa vie entière -y compris durant les six mois où ils étaient officiellement un couple- il ne l'avait jamais supplié de la sorte, il n'avait jamais perdu le contrôle, il n'avait jamais lâcher prise. Il ne baissait jamais ses gardes. Même pas avec elle.
Elle ne se souvenait même pas ne serait-ce que d'une fois où il n'avait pas imposé ses choix. Il avait garder sa personnalité de Serpentard, décidé et parfois allant jusqu'à l'arrogance voir la domination; ce qu'elle détestait. Mais là, il changeait du tout au tout, lui laissant les commandes entières. Et il faisait ça par amour. Par amour pour elle. Juste parce qu'il l'aimait. Il baissait toutes ses gardes pour elle. Pour elle. Et sans explications, elle sentit des perles humides rouler sur ses joues.
-Mais Hermione, s'étonne Drago, pourquoi tu pleures?
-Parce que tu m'aimes.
Elle se sentit immédiatement idiote d'avoir dit ça à haute voix mais c'était la pire vérité. Drago ne pût empêcher un éclat de rire de s'évader de ses lèvres entrouvertes.
-Bien sur que je t'aime. Jetais amoureux il y a un mois, il y a six mois, il y a une années, il y a des années! Je voulais juste être sur que tu l'étais aussi. Avant de te le dire. Cesse de pleurer. S'il te plaît.
Hermione sourit timidement à son tour. Elle s'approcha de lui et le pris par le col. Tout son être lui disait d'arrêter. Mais son ventre se tordait délicieusement et son cœur battait à tout allure. Impossible qu'elle se trompe!
-Je te veux toi. Entièrement.
-Parfait alors. On est fait pour être ensemble dans ce cas.
-Absolument...
Elle s'approcha de lui et posa ses lèvres sur les siennes. Drago l'enlaça. Il posa ses mains sur ses hanches et la posa sur ses genoux.
Tout en lui lui hurlait de continuer et le corps d'Hermione disait exactement la même chose: les genoux de la brune lui enserraient la taille, ses bras entouraient son cou.
Très bien, se dit-il, lâche prise et amuse toi!
Il fit remonter ses mains le long du corps d'Hermione et celle ci balança la tête en arrière sans pouvoir retenir un gémissement. L'épine dorsal de Drago s'enflamma quand il aperçut le cou tendu d'Hermione. Sans même qu'il n'y réfléchisse, il posa sa bouche sur sa peau, doucement, délicatement, comme s'il avait peur de la blesser. Brusquement, il sentit la température du corps d'Hermione monter. Ses doigts courraient sur la robe de chambre qu'il détacha fébrilement. Il inspira, sentant son odeur naturel -ressemblant à celle du caramel- et il trouva que ça lui allait remarquablement. Elle se laissa déshabiller, les jambes autour des hanches de Drago. Hermione ne s'était jamais connu aussi fiévreuse. Elle n'avait jamais éprouvé de sensations pareille. Elle avait l'impression que son corps était couvert de chaire de poule, que son cœur allait exploser, que ses membres ne tiendraient pas la nuit. Absolument chaque petite parcelle de son anatomie était mise à l'épreuve. Elle pris conscience de la place de certains muscles qu'elle n'avait jamais sollicité auparavant. Et elle se rendait compte que son bas ventre pouvait être source de bonheur absolu. Ses muscles se contractaient instinctivement dans sa culotte et elle trouvait cela délicieux. Le contact avec le corps de son amour; les mains de son amour sur son corps; savoir que c'était son amour, à elle, juste à elle, juste pour elle... C'était ça qui la rendait toute chose.
Hermione ouvrit les yeux. Elle eut alors conscience que Drago la regardait, émerveillé.
-Qu'est ce qu'il se passe? Murmura-t-elle en se calant dans ses bras.
Il la regarda puis fixa les mains d'Hermione. Elle avait les doigts posés sur la ceinture de Drago, fermement agrippée. Elle leva des yeux étonnés vers lui.
-Excuse moi. Je ne sais même pas...
Elle laissa sa phrase en suspend en regardant Drago dans les yeux. Il lui sourit et lui embrassa le nez.
-Ne t'excuse pas. Jamais. Je te trouves tellement extraordinaire... Et je regrette tellement ce qui s'est passé... Je me demande juste comment je vais faire pour que tu oublies.
-Sois toi; je suis sur que ça me suffira.
Elle sourit de nouveau avant de l'embrasser. Elle portait son débardeur en coton noir, sans rien en dessous. Elle s'en aperçut quand Drago glissa ses mains contre son ventre. Forcément, se dit Hermione, il fallait que ça tombe ce soir là!
-Que ce passe-t-il? Interrogea Drago en la sentant mal à l'aise.
-Je...
Elle rougit de nouveau en crochetant les épaules de son mari. Comment lui dire...
-Écoute... Je... Non rien.
-Si, dis moi. Il faut que tu me parles.
Il l'embrassa sur le nez.
-Sinon je ne pourrais pas savoir ce qu'il te plait ou pas.
-Je... Je porte rien en dessous et je ne veux pas trop que tu me vois comme ça. Je suis pas comme les filles que t'as eu l'habitude de fréquenter.
-Hey... Non, non, commença-t-il en lui relevant la tête. Tu n'es pas comme les autres. Toi je t'aime. C'est tout ce que tu as à savoir. Et si tu veux pas te montrer, je t'assure que ça ne me dérange pas.
Il chercha son regard mais elle l'évitait soigneusement.
-Je sais que tu mens. T'as des besoins, je le sais, et je te fais courir depuis des mois. Six exactement, ajouta-t-elle dans un sourire.
-Non! Pas du tout... Regarde-moi.
Il souleva de nouveau son menton et l'obligea à le regarder.
-Je te promets, de toute mon âme. Vraiment. Et que le sexe ne m'intéresse pas. Il ne m'intéresse plus. Ce que je veux c'est l'amour. Et si je ne peux pas le partager avec toi, alors je n'en veux pas.
Hermione sentit de nouveau sa peau s'électriser. Très bien, il la rendait complètement folle et il faisait bouillir ses hormones! Parfait! Elle déclarait forfait! Elle lui sauta dessus et ils tombèrent sur le lit.
-Et moi, c'est toi que je veux. Toi, toi et que toi! Je ne veux que toi et ce que tu viens de me dire me brûle de l'intérieur! J'ai peur, c'est vrai. Mais ce n'est pas de la crainte. Ça ne l'es plus. C'est de l'adrénaline. Et je t'en supplie, fais moi ressentir quelque chose que je n'ai jamais ressenti. Fais moi voir l'amour sous ton angle. Fais moi l'amour, comme tu ne l'as jamais fais à personne. Dis moi encore que tu m'aimes...
-Je te le répéterais inlassablement. Je t'aime Hermione. Je t'aimes tellement. Depuis toujours et à jamais.
-Alors fais le nécessaire. Je te le demande!
Les lèvres du blond s'ourlèrent de nouveau en un sourire radieux. Elle le voyait rarement aussi expressif.
-Alors fais moi confiance. Je te laisse les commandes. Fais comme tu le sens.
-Quoi? s'étonna Hermione.
-Je te laisse mon corps. Je suis tout à toi!
Une petite boule dansante dans le ventre d'Hermione commença à rebondir dans tout son corps. Elle posa les mains sur le torse de Drago et fit glisser ses doigts sur les boutons de sa chemise de nuit en soie noire. Elle les ouvrit, les uns après les autres, en gardant les yeux rivés sur ceux de son amour. Elle lui retira doucement la chemise. Ses mains tremblaient d'excitation. Elle posa ses doigts sur ses pectoraux. Ils étaient tellement fermes... Et sa peau tellement douce... Elle patina jusqu'à ses abdominaux et remarqua les frissons qui traversaient la chair de Drago. Il est parfait, pensa Hermione. Elle embrassa son ventre, son nombril puis s'attaqua au pantalon de Drago, elle lui sourit malicieusement.
-Je peux?
-Tu peux?
-Je peux, assura-t-elle.
Ils se levèrent tous les deux et Hermione déshabilla consciencieusement Drago, avec une lenteur démesurée. Il était agrippé au lit d'Hermione, les yeux clos.
-Si tu savais combien j'ai attendu ça...
-Six mois exactement, chuchota-t-elle en l'embrassant. À ton tour maintenant. Deshabille-moi.
-C'est demandé si gentiment.
Hermione ne reconnu pas sa voix. Elle était tellement basse et tellement rauque. Pouvait-elle vraiment faire cet effet la?
-Il faut d'abord enlevé ce pantalon qui couvre trop de choses...
-Ah bon? Dis Hermione en souriant toujours.
-Oui... Je suis sur que ce qu'il y a en dessous est beaucoup plus intéressant.
Il fit tomber son pyjama jusqu'à ses chevilles et l'embrassa derrière le genoux. Hermione ne retint pas un éclat de rire. Il continua à lui dévorer la peau, remontant lentement sur ses cuisses. Ses mains se déplaçaient parallèlement à sa bouche, sur l'arrière des jambes d'Hermione. Il déposa un baiser sur son aine puis se releva.
-Pas pour maintenant, murmura-t-il en l'allongeant sur le lit. Je t'avais dis que ce qu'il y avait derrière était délicieux. Je vais maintenant t'enlever ce bout de tissus informe, car il cache quelque chose de plus beau que tes jambes.
-Mon ventre? Supposa-t-elle d'un air mutin.
-Pas que...
Les lèvres de Drago se penchèrent en un nouveau sourire coquin. Il déposa un baiser juste au dessus de la culotte d'Hermione et remonta lascivement son débardeur, sans éloigner ses lèvres de la peau d'Hermione. Elle sentait toujours cette odeur sucrée, délicieuse, propre qu'à elle seule. L'air était saturé de désir et les gémissements de sa partenaire empêchaient Drago d'être concentré. Il avait l'impression que son corps était chauffé à blanc. Le corps de son amoureuse était parfait. Hermione crocheta les cheveux de Drago, les yeux clos et la tête renversé. Quand il arriva au niveau de ses seins, il remonta délicatement en passant dessus, tout doucement, en laissant ses pouces toucher ses tétons. Hermione hoqueta avant de gémir.
-Oh... Drago...
-Parle moi.
Hermione tira ses cheveux encore plus fort et écarta encore ses jambes pour que Drago aie plus facilement accès à son buste. Elle n'avait jamais ressenti une onde de plaisir pareille. Elle n'avait jamais ressenti une sensation pareil en fait. Surtout pas à cet endroit.
-Refais moi ça.
-J'ai mieux...
Il lui retira complètement son débardeur en la regardant droit dans les yeux.
Elle pensait qu'elle se sentirait plus mal à l'aise sous le regard de Drago mais elle était parfaitement confiante. Il la regardait amoureusement; il était subjuguée. Par elle. Juste par elle.
-Tu es sublime. La plus belle femme qu'il m'aie jamais été donné de voir. Laisse moi te le prouver.
Il lui prit sa culotte et lui débarrassa. Il ne lui laissa pas reprendre son souffle. Il embrassa doucement son aine; la peau y était incroyablement douce et terriblement fine. C'était parfait. Il remonta doucement et glissa sa langue là ou personne d'autre n'avait glissé la sienne.
Hermione se cambra sous lui, aussitôt qu'il eut touché son bourgeon de plaisir.
-Drago, je t'en supplie, fit-elle, haletante en relevant le buste.
Il senti les ongles d'Hermione se planter sur ses épaules. Elle replia ses jambes contre son torse. Hermione n'en pouvais plus, pendant que Drago jouait avec elle. Son cœur battait la chamade, son corps se couvrait de sueur, ses cuisses de frisson. Tout son corps était sous pression, elle avait l'impression qu'elle allait exploser de plaisir. Drago s'occupait toujours d'elle, caressant et malaxant ses fesses en même temps. Elle senti le plaisir monter encore plus -était-ce possible?- et dut s'accrocher aux draps pour ne pas arracher le cuir chevelu de son amant. Amant qui remonta ses mains sur ses seins en passant sur tout son corps avec ses ongles. Elle se mît à gémir plus fort, à avoir de plus en plus de mal à respirer avec cohérence À peine eut-il touchée ses tétons hérissés qu'elle lâche prise et laissa l'orgasme la submerger.
Elle vibra quelques instants encore sous ses baisers avant de déclarer complètement forfait. Elle resta inerte, les yeux clos, sous le regard brûlant de désir de Drago. Il n'avait presque pas pu se retenir de jouir quand il avait Hermione, SA Hermione, son amour, l'objet de tous ses désirs depuis des années, venir sous ses baisers, sous sa bouche... Il ressentait encore ses mains agripper ses cheveux, ses jambes encercler son torse, ses ongles s'enfoncer dans sa peau... Rien que d'y penser, le désir remonta d'un coup dans son corps. Mais Hermione était encore loin. Elle ne repris contact avec la réalité que quelques dizaines de secondes plus tard. Drago avait posé sa tête sur son ventre, ses mains enlacées à ceux d'Hermione et ne bougeait plus. Elle respirait lentement, sentant la tête de Drago se soulever au diapason de ses inspirations.
-Rassure moi... C'est le maximum que tu puisse faire là?
-Même pas un cinquième de mon potentiel, assura-t-il sans bouger.
Le sourire de Drago effleura quand même le ventre d'Hermione. Il se mît à dessiner des formes indéfinis sur la peau d'Hermione. Cette dernière se mît à caresser les cheveux de Drago. Ils étaient assez longs pour qu'elle les entortille autour de son index.
-Mon corps le supportera? Demanda sincèrement Hermione.
Drago se figea. Il posa ses mains sur la taille d'Hermione et s'en servit d'appuie pour se remonter jusqu'au visage d'Hermione. Elle senti son long corps brûlant couler contre elle.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
La brune ne pût retenir un éclat de rire. Il était remonter d'une manière tellement cocasse.
-Je me demande si un corps peut supporter plus de plaisir que ce que tu m'as déjà procuré...
Drago sourit et nicha son front dans la nuque d'Hermione. Ce tout petit bout de femme l'avait rendu fou. Cette jolie bouche, ce beau cou tendu, ces merveilleux seins levés insolemment vers le ciel, ce ventre douillet parfait, ces hanches divines, cette entre-jambe encore rougis par l'orgasme... Pendant qu'il la détaillait, Hermione le fixait, les yeux à moitié clos, se mordant les lèvres.
-Tout est parfait en toi. Absolument tout. Et quand je t'aurais fait l'amour, tout sera encore plus parfait, si c'est possible.
-Alors, attèle-toi s'y.
Il ne se fit pas prier. Sans la quitter des yeux, il la pris dans ses bras, la posa sur ses genoux et attaqua sa bouche. Hermione glissa ses jambes de part et d'autre des cuisses de Drago. Elle attrapa sa nuque et remonta encore un peu plus, atteignant son bassin. Drago se redressa en position assise, sans délaisser les lèvres de son amoureuse. Hermione ne pouvait ignorer la turgescence de Drago entre ses cuisses. Elle ne regarda pas mais ce demanda vaguement comment il allait s'y prendre pour lui faire admettre tout ça. Mais à peine y eut elle pensé que ce détail passa au second plan. Drago s'en prenait désormais à ses seins, mordillant le bout de chaire rose qui pointait vers lui, comme une invitation. Ses mains se baladait sous les fesses d'Hermione, les parcourant avec amour. Cette dernière, les yeux clos, la tête renversée, sentit la langue de Drago se faufiler sur sa peau, caressant chaque sein à tour de rôle. Le désir montait de plus en plus en elle, lui vrillant l'estomac, lui faisant voir des étoiles. Et plus il passait de temps sur sa poitrine, plus elle sentait le plaisir monter en elle. Ses gemissement se firent plus aiguë, plus prononcés, de plus en plus proches, aux diapason du plaisir qui se propageait dans son corps. Elle serra instinctivement les cuisses, et son amant le senti. Elle commençait à se tortiller, ses mains crochetant nerveusement les épaules de Drago.
-Non, non... Ne viens pas maintenant, chuchota Drago en lui
-Drago, je peux pas...
Elle frotta son entre jambe à celle de Drago. Elle ne pouvait plus faire autrement. Elle se colla encore plus à lui, serrant ses jambes le plus possible. Elle senti encore la virilité de Drago contre ses fesses.
-Je te veux. Maintenant. J'en ai besoin.
Elle avait toujours les yeux clos, la tête renversée mais elle s'était rapproché au maximum de son amant. Elle en avait trop envie et elle avait besoin d'être satisfaite. Maintenant. Elle lâcha une épaule de Drago et dirigea sa main droite vers leurs bassins et attrapa ce qu'elle voulait plus que tout.
-Regarde moi, lui ordonna Drago en relevant son visage.
Sa voix était basse, suave, sauvage, rauque. Dominante. Elle ne pouvait qu'obéir.
Elle ouvrit les yeux et croisa ceux de Drago: elle ne les avait jamais vu aussi foncés. Jamais. Il souriait tandis qu'il fit remonter ses mains jusque dans le dos d'Hermione. La rapprochant encore plus si c'était possible. Hermione regarda Drago, les tripes tordus par le désir. Elle fit coulisser sa turgescence en elle. Impossible. Elle lâcha Drago et recula de quelques centimètres.
Drago la regarda dans les yeux.
-T'es sure? Demanda-t-il une dernière fois.
-Certaine.
Il sourit encore et se glissa de nouveau en elle. Hermione fronça les sourcils, les yeux fermés, attendant la douleur, mais rien ne vint. Elle cala son visage dans le cou de Drago. Elle senti parfaitement le sexe de Drago en elle et adorait ça, littéralement. Il la remplissait parfaitement, mais sans aucun inconfort. Elle sourit en balançant sa tête en arrière. Immédiatement, il voulu la posséder violemment, comme il avait l'habitude de le faire. Mais elle n'était encore qu'une novice. Il la laissa s'habituer à lui. Elle était tellement serrée, tellement étroite... Tellement chaude, tellement mouillée, tellement délicieuse. Il devait se retenir de toutes ses forces pour ne pas bouger. Ni se laisser aller. Toutes les conditions étaient réunis pour le faire jouir, la, maintenant, juste en la contemplant et en la sentant.
-Prends, moi Drago. Comme si j'étais la seule sur Terre.
Drago ne se fit pas prier et commença à bouger en elle. Elle était parfaitement réceptive, gémissant à outrance. Elle ne voulait pas se retenir. C'était trop bon. Trop trop bon.
-Plus fort, murmura-t-elle à l'oreille de Drago alors qu'il parsemait son cou de baiser. Plus fort.
Elle sentit le sourire de Drago contre sa peau. Il obéit et entra en elle de plus en plus puissamment, de plus en plus profondément. Hermione ondulait ses hanches, permettant à Drago d'aller encore plus loin. Elle se détacha de lui en tenant ses épaules à bout de bras, les jambes étroitement serrées. Sa respiration se coupait avant de reprendre de plus belle.
Drago les allongea tous les deux, laissant Hermione prendre le dessus. Elle le regarda en souriant encore. Elle croisa ses doigts à ceux de Drago et commença à bouger elle aussi. Elle montait et descendait, sur la virilité de Malfoy, se positionnant de manière à ce qu'il soit en elle le plus profondément possible, la tête en avant.
Drago, lui, regardait cette force de la nature sauter sur lui, comme si elle avait fait cela toute sa vie. Ses seins dansaient joyeusement, ses cheveux tombaient sur son visage, ne laissant apparaître que sa bouche rouge d'excitation. Il n'en pouvait plus. Elle libéra une de ses mains pour parcourir le torse de Malfoy. Elle laissa ses ongles marquer son territoire. Drago n'y tenait plus. Il se releva sans qu'elle s'y attende et retourna toute la situation. Il se retrouva sur elle. Hermione hoqueta.
-Drago... Je t'en pris...
Il accéda à sa demande et plaça sa main entre eux. Il eut à peine caressé son bourgeon de plaisir que déjà, elle se cambrait sous lui. Il accéléra sa cadence, embrassant ses seins, son ventre avant de revenir sur ses lèvres.
-Viens pour moi, susurra-t-il en l'embrassant. Jouis pour moi.
Ces simples mots suffirent à Hermione pour qu'elle lâche prise. Elle enroula ses jambes sur les cuisses de son amant, le rapprochant encore plus d'elle. Elle saisit les draps, de part et d'autre de sa tête et lâcha un râle qui venait du fond de ses tripes. Drago senti l'intérieur d'Hermione se contracter autour de lui tandis qu'elle hurlait son nom . Il lâcha prise à son tour, sentant Hermione autour de lui, sentant ses contractions, sentant ses soubresauts sous lui, entendant ses cris... Il puisa dans ses dernières forces pour les faire tourner une nouvelle fois. Hermione fut de nouveau perdue et ne bougea plus pendant quelques secondes.
Drago se dégagea doucement d'elle, ayant repris ses esprits plus tôt. Il n'avait jamais ressenti ça. Avec personne. Et certainement pas la première fois pour la fille. Mais la c'était parfait. Juste parfait. Hermione avait encerclé son cou, jouant avec les cheveux sur sa nuque.
-Tu te reveilles plutôt, remarqua le blond en embrassant ses mains.
Hermione ne dit rien mais ronronna dans ses bras. Elle était toute poisseuse -elle rougit rien que d'y penser- et elle avait l'impression d'avoir couru un marathon. Mais elle se sentait étrangement complète. Pleine. Entière.
Elle était encore un peu essoufflée mais son esprit était étrangement calme. Elle voyait tout clairement. Très clairement. Elle avait ressentir la tension de Drago à rester parfaitement immobile alors qu'il avait probablement eut envie de coucher avec elle rapidement et efficacement. Elle avait ressentit la patience dont il avait fait preuve lorsqu'il l'avait laisser être au dessus. Elle avait ressentit chacun de ses dilemmes et avait reconnu tout ce qu'il avait faire pour elle. Il avait balayé les dernières craintes qu'elle gardait en elle.
-À quoi tu penses, lui demanda-t-il en coiffant sa tignasse brune avec ses doigts.
-Que je t'aime, répondit-elle sincèrement. Tu m'a fais sentir comme si j'étais la seule femme dans ton univers, que n'était la seule que t'ai jamais aimé, la seule et l'unique.
-Parce que c'est le cas.
Il lui releva doucement la tête et embrassa chastement ses lèvres. Comme s'il allait la casser s'il faisait plus. Hermione sourit en suivant le contour de ses lèvres du bout des doigts.
-T'es la seule femme de mon univers, la seule que j'ai jamais aimé. La seule et l'unique. Celle qui m connaît par cœur, la seule qui connait mon cœur, mon âme. La seule qui me fasse sentir comme un homme, pas un adolescent, pas un garçon, un vrai homme. Digne d'être aimé. Digne de confiance. Digne de toi. Alors ce soir je t'ai juste montré sur le plan physique ce que je ressentais pour toi. Mais c'est comme ça tout le temps. Des que je te vois, je veux être digne de toi. Parce que je t'appartiens. Et tu m'appartiens, je te préviens, amour, au cas où tu le savais pas.
-Je le savais, tu m'as fais tienne depuis longtemps.
-C'est six mois et onze jours resteront mémorables.
Elle lui sourit puis reposa sa tête sur son torse. L'excitation commençait à descendre, le froid hivernal reprenait ses droits.
-N'est ce pas... Tu es au maximum là?
Hermione prit une couverture, se remit sur Malfoy et les enroula tous les deux dedans.
-Pardon? Interrogea Drago après un éclat de rire.
-Tout à l'heure, tu m'as dis que t'étais à un cinquième de ton maximum...
L'événement lui paraissait tellement loin...
-Ah, rigola Drago en prenant le visage d'Hermione entre ses doigts, non, on en est qu'à quatre sur cinq...
-Quoi? S'étonna-t-elle en se relevant. Mais c'est pas possible! Mon corps ne peut physiquement pas supporter plus de plaisir que ça...
Drago rit à gorge déployée. Hermione avait l'air tellement sincère.
Elle le voyait rarement aussi expressif. Ses lèvres à elle s'ourlèrent en un sourire amoureux.
-Bha je ne te le ferais jamais, alors.
-Mais c'est quoi? Dis moi...
-Un jour tu le découvriras.
Il rit encore après avoir embrasser le bout de son nez.
-Mais, Hermione, repris-t-il sérieusement, fais le nécessaire pour ce soir.
-Comment ça?
Elle était encore dans sa bulle de félicité. Rien n'existait à part eux. Pas de monde extérieur. Pas de danger. Mais le Drago autoritaire et dominant était de retour.
-Je me suis pas protéger. Alors, évitons les contrariétés inutiles. Prends une potion...
-Je comprends pas... Tu as une maladie ou...
Elle se détacha de lui et le regarda dans les yeux.
-Oui, cette maladie s'appelle procréation. Et au cas ou tu ne le savais pas, tu la portes aussi.
Hermione se senti rougir. Oh. Ça.
-Bien sur, fit-elle d'une petite voix.
Elle se cacha sous la couverture.
-Qu'est ce qu'il se passe?
Il l'en sorti, embrassant son petit nez.
-T'imagines... Porter ton enfant...
-Ne raconte pas de bêtises, je t'en pris. Dans quelques années, peu être. Mais pas maintenant, pas hors mariage, et pas dans la conjoncture actuelle des choses.
-Oui, je sais, soupira Hermione.
-Mais si je devais avoir des enfants un jour, ça serait avec toi, sois en sur.
Il sourit encore, l'embrassa doucement puis lui ferma les yeux.
-Dors.
