Et voilà la suite:) Alors je préviens, le contenu va beaucoup faire penser au début du film «Merlin l'Enchanteur». Mais bon, en même temps, c'est sur ce film qu'est basé en partie cette fanfiction^^

Bonne lecture:)

Chapitre 2:Moustique

Dans la forêt près d'une chaumière, un vieil tirait de l'eau d'un puits. Ce vieil homme, c'était Merlin. Merlin n'était pas n'importe qui. C'était un Enchanteur capable de ce que beaucoup qualifieraient d'exploits. En tout cas, c'était ainsi aux yeux des autres. Mais pour lui, c'était des choses habituelles. Quand on usait la magie au quotidien, cela n'avait rien d'extraordinaire. Cependant, elle ne permettait pas tout, y compris ne pas subir les inconvénients de la vie quotidienne. Tel que, comme dit plus haut, ne pas être contraint de tirer de l'eau au puits. Et Merlin appréciant le thé devait faire ainsi. Cependant, il détestait faire cela. C'était pourquoi il maugréait.

«-Peste soit des puits! N'y a-t-il donc pas moyen d'avoir de l'eau directement chez soi? Ou même de générer de la lumière? Cela procurerait déjà un minimum de confort. Mais non! Rien! Zéro! Oh!»

La chaîne du puits avait bien failli échapper à l'Enchanteur. Par chance, il l'avait attrapé de justesse. Toutefois, il attrapa le sceau s'éclaboussant légèrement au passage. Il eût à peine de gromeller en marchant vers sa chaumière qu'il se prit les pieds dans quelque chose.

«-Saleté de chaîne! Va au diable! Cria-t-il en donnant un coup de pied dans son interlocutrice qui n'eu pu émettre qu'un cliquetis, Quelle pagaille que le monde!»

Une fois qu'il eu fermé la porte, Merlin se calma. Il versa son eau dans sa théière et mit cette dernière à bouillir. En entendant cette dernière, il se calma. Le thé le remettrait d'aplomb. Mais ça n'était pas le plus important. Après tout, ce jour n'était pas un jour comme les autres.

«-Voyons un peu, dit Merlin en regardant sa montre, Il devrait être ici dans environ une demi-heure.

-Qui? Qui? J'aimerais savoir qui.»

Celui qui avait parlé avec autant d'impatience était un hibou. En effet, ce hibou était doué de la parole car Merlin lui avait le don de cette dernière.

«-Je t'ai dit que j'ignorais son nom, Archimède. Tout ce que je sais, c'est que quelqu'un va venir. Quelqu'un de très important.

-Oh! Balivernes!

-Le destin va me l'envoyer pour que je puisse l'aider dans un chemin difficile. Cependant, j'avoue également quel sera ce chemin et à quel point il sera difficile.

-Et vous dites qu'il va arriver dans une demi-heure? Et bien nous allons voir.

-Et bien, tu verras, Archimède, tu verras, dit Merlin en allumant distraitement sa pipe

Aïe! Ajouta-t-il vu qu'il s'était légèrement la main ne prenant pas garde à la flamme de l'allumette s'étant rapprochée de ses doigts»

Tandis que la fumée de sa pipe s'élevait au-dessus de sa tête, une image floue commença à s'y former. Tout d'abord, ce ne fut qu'un mirage verdâtre.

«-Ce sera un garçon. Un garçon très jeune. Il n'aura que douze ans et il n'aura que la peau sur les os.»

Le paysage devint plus nette. C'était une prairie. C'était une belle journée d'été ensoleillée réflétant la verdure claire de l'herbe. Dans la prairie se trouvait un grand garçon roux aux bras musclé. Son regard renfrogné laissait penser qu'il était arrogant. Son arc laissait deviner qu'il allait à la chasse. Merlin n'aima pas cette vision.

«-Oh non! Non. Ca ne peut pas être celui-là, ce grand benêt a l'air d'avoir dix-huit ans.»

Alors que l'archer quittait le paysage, un autre garçon arriva dans ce dernier. Celui-ci avait des bras très maigres. Sur sa tête, on pouvait voir de courts cheveux blonds. Sa fine silhouette lui permettait de se déplaçait dans les lieux et espaces les plus fins à une grande rapidité et avec une certaine agilité. Ce qu'il faisait à cet instant en suivant le «grand benêt» en courant tout en sautant par-dessus les rochers se trouvant en face de lui sans difficulté et, surtout, rapidement.

«-Ah! Aha, le voici, dit Merlin en souriant, Notre garçon tout maigre de douze ans. Il a l'air d'une vraie sauterelle. Hohohohoho! Regarde-le marcher. Hoho!

-Et où? Où devinez-vous qu'il se trouve pour le moment?

-Je n'ai pas besoin de le deviner, Archimède, je le sais, dit Merlin qui commençait à perdre patience, Il est...Il est environ à une demi-lieue d'ici. Il est juste devant notre forêt. Et l'horaire sera respecté; si tout continue à bien marcher.»

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La prairie paisible s'accordait bien mal avec l'apparence de la forêt hostile devant laquelle se trouvaient deux garçons. Un grand benêt et un petit maigrelet étaient juste devant des bois obscurs privés de toute lumière dans lesquels n'importe qui s'enfoncerait et n'en ressortirait jamais tant il était impossible d'y trouver son chemin. Mais le pire était que l'on pouvait y perdre la vue à force de ne plus voir le jour. Cependant, les deux garçons ne s'en souciaient guère. Le premier voulait chasser tandis que le second voulait observer le premier accomplir sa besogne. Pour cela, il grimpa dans un arbre émettant ainsi de légers bruissement avec ses pas. Ce que le premier n'apprécia pas. La chasse, ça devait être silencieux et discret. Au moindre bruit, tout le gibier s'enfuierait. Alors que le second se trouvait en haut d'un arbre, le premier tourna la tête vers lui.

«-Silence, Moustique.»

Jamais il n'avait appelé le maigrelet par son vrai prénom. Personne ne le faisait. Les gens autour de lui trouvaient amusant de le surnommer ainsi car son physique leur semblait tellement ingrat qu'ils pensaient ne pouvoir que s'en moquer.

«-Oh mais je ne fais pas de bruit, dit timidement Moustique

-Et d'abord, je ne t'ai pas demandé de m'accompagner.

-Oh mais je ne bouge pas.

-Du calme.»

Le grand benêt fouillait la prairie du regard sans faire attention à ce que Moustique disait. Seul le gibier l'intéressait. Et pas question qu'il fut déçu!

Il trouva son bonheur. Une belle biche se trouvait non loin d'eux mais suffisamment éloignée pour qu'elle n'entendît rien.

«-Ah! En voici un. Je suis très bien placé. Une flèche en plein dans le gosier t'attends.»

Tandis que le grand benêt s'apprêtait à tirer, Moustique s'approchait davantage pour observer comment celui qu'il accompagnait s'y prenait. Tandis qu'il faisait cela, il ne prit pas garde à la branche sur laquelle il se trouvait. Celle-ci craquela. Bientôt le craquelement devint un craquement. Moustique eut à peine le temps d'avertir le grand benêt que la branche se brisa en quelques secondes.

«-Oh! Oh! Hé, attention! Oh!»

Moustique chuta sur le grand benêt qui n'avait ni eu le temps de se déplacer, ni entendu l'avertissement du garçon. Sa flèche lui échappa et s'évanouit dans les bois. Ayant entendu cette agitation et, surtout, cet immense bruit, la biche s'enfuit en toute hâte. Inutile de dire que cela entraina le grand benêt dans une colère noire.

«-Espèce de crétin! Petit coquebert1! hurla le grand benêt furieux en menaçant de frapper Moustique avec son arc

-Oh, je te demande pardon, Kay. Je voulais pas. Pardon.

-Si jamais je t'attrape, je vais te tordre le cou. Je te jure, je vais t'écraser.

-Je vais chercher ta flèche. Je suis sûr de la retrouver.

-Ha!Hohohoho! ricana Kay qui trouvait que Moustique se montrait encore plus stupide qu'il pensait qu'il l'était, Ho!Ne me dis pas que tu vas la forê ! Les bois sont pleins de loups.

-J'ai pas peur des loups, dit Moustique en étant sûr qu'il ne courrait aucun danger vu qu'il ne resterait pas longtemps dans la forêt et qu'il y avait une très infime chance qu'il en croisa un

-Ah bon? dit Kay éberlué par un comportement aussi stupide même venant de Moustique, Ben alors, vas-y. C'est ta peau, pas la mienne. Vas-y, vas-y.»

Tandis que Moustique s'enfonçait dans les bois, la première qui vint à l'esprit de Kay fut «Bon débarras.» Si son père le sermonnerait d'abord pour avoir laissé Moustique partir tout seul, au moins, il l'oublierait très vite dans les jours à venir et il ne dépenserait plus inutilement l'argent de la famille dans son salaire de Page. Une bonne chose de faite.

De son côté, Moustique parcourait la forêt inconscient des dangers auxquels il allait faire face. Cependant, ces dangers seraient loin d'être des loups.

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Il fallait le reconnaître, l'endroit était très inhospitalier. Plus que cela, cette forêt était macabre. Les troncs étaient à la fois si grands et larges qu'ils recouvraient le ciel. Les arbres étaient noirâtres, peu touffus et touchés par la vieillesse. Le bois s'était fissuré laissant des trous dans les troncs. Ils semblaient être des visages de démons ou mauvais esprits qui observaient les gens en face d'eux avec une malveillance jouissive.

Moustique tenta de ne pas y prêter attention et continua ses recherches. Heureusement, il allait trouver satisfaction.

«-Ah la voici! J'ai la flèche.»

Néanmoins, elle ne serait pas facile à attraper. En effet, elle était tombée sur un arbre. Il fallait donc grimper. Ce n'était pas qu'il ne savait pas faire ça mais les arbres de cet forêt ayant plus qu'un certain âge, ils y avaient de fortes chances qu'ils craquèrent. Toutefois, cela ne coûtait rien d'essayer.

Malheureusement, la tentative échoua, Moustique n'eut le temps que de chuter à nouveau d'un autre arbre sans avoir eu le temps d'atteindre son but. Cependant, pas une seconde il ne se douta qu'il n'allait ni se casser un membre, ni sombrer dans l'inconscience.

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Moustique regarda autour de lui. A sa grande surprise, il constata qu'il était tombé sur une chaise autour d'une table. Un service à thé y avait été installé ainsi que des biscuits. En face de Moustique se trouvait un vieil homme barbu qui dégageait de la fumée. Celle-ci était probablement apparut suite à la chute brutale de Moustique qui avait entrainé de de la poussière de la cendre d'arbre en tombant.

«-Teuheu! Teuheu! Tu tombes à pic pour le thé, mon garçon.»

Tandis que la fumée s'était dégagée, Moustique regarda autour de lui. Il semblait se trouver dans le laboratoire d'un savant où étaient entassés vieux livres, potions et objets complexes divers dont les fonctions échappaient sûrement à son savoir. Si Moustique ne comprit pas du tout comment il était arrivé à cet endroit, ni pourquoi il se trouvait à cette table, il ne put s'empêcher d'être fasciné par ce qui se trouvait autour de lui au point qu'il n'eut même pas le réflexe de demander au vieil homme en face de lui qui il était, ni ce qui lui-même faisait dans un lieu assis sur une chaise semblant avoir été préparée pour lui dans ce même lieu où il n'était encore jamais allé.

«-Oh! On dirait que ma maison te rend curieux.

-Oh!Heu...oui, messire.

-Oh, ne m'appelle pas messire. Appelle-moi Merlin. Et toi, comment t-appelles-tu?

-Oh, mon prénom, c'est Arthur. Mais tout le monde m'appelle Moustique.

-Oh!»

Si Merlin savait que le jeune garçon était venu jusqu'à lui afin qu'il l'aidât dans un chemin difficile, il ne se doutait pas que c'était sans doute pour l'aider à supporter une vie malheureuse où il était méprisé au point de recevoir des surnoms moqueurs. Ce n'était pas que c'était difficile mais un énorme élan de compassion s'était emparé de lui en constatant cela. Aucun enfant ne méritait de subir de telles humiliations et ce jeune garçon avait besoin de réconfort.

Qu'importait! Il savait ce qu'il avait à faire et il lui expliquerait la situation bien qu'il ne sût toujours pas exactement ce qu'il avait à faire.

«-Oh! Comme il est bien empaillé votre hibou!»

Archimède se tenait sur son socle en bois. Et, en plus d'être immobile, il était si stoïque qu'on aurait pu le croire mort; d'où la méprise de Moustique. Méprise que le hibou n'apprécia pas.

«-Oh! Oh! Empaillé! Oh! Oh! Modère tes expressions, toi!

-Il est vivant! Et il parle! dit Moustique impressionné

-Oui en effet. Je parle. Certainement beaucoup mieux que toi.»

Vexé, Archimède vola vers ce qui ressemblait plus à un petit arbre sculpté qu'à une véritable cage.

«-Oh je t'en prie Archimède, dit Merlin, Allons, allons. Laisse-moi te présenter Moustique. Il faut lui pardonner, ce n'est qu'un petit garçon.

-Petit? Petit?! Il est grand et maigre!»

A ces mots, Archimède ferma brutalement la porte de sa cage. Sentant qu'il était responsable de sa mauvaise humeur, Moustique voulut rattraper sa bêtise.

«-Oh je m'excuse de...

-Ce n'est rien, ce n'est rien, dit Merlin, Laisse. Il est affreusement susceptible.

-Susceptible? dit Archimède en entrouvrant la porte de sa cage, Qui? Moi?

-Oui, toi, Archimède.»

Tandis que le vieil homme et le hibou rochon avaient un petit échange, une chose censée revint à l'esprit de Moustique:il ne savait toujours pas comment le vieil homme avait pu deviner qu'il arriverait chez lui à un moment précis. Or, il devait le savoir car cela semblait totalement incensé.

«-Comment saviez-vous que...

-...que tu devais arriver ici? Oh et bien, c'est très simple.

Je suis un Enchanteur et également un devin. Je suis capable de voir l'avenir avant qu'il n'arrive.

-Vous voulez dire que vous pouvez voir tout ce qui va arriver dans le futur?

-Oui.

-Vraiment? Demanda Archimède dubitatif

-Enfin presque tout, avoua Merlin, J'avoue que j'ignorais le nom de celui qui viendrait prendre le thé; mais regarde, Archimède. Je connaissais l'endroit exact d'où il tomberait.

-Vous êtes très fort, messire Merlin, dit Moustique admiratif

-Oui. Mais je l'ai dit, appelle-moi Merlin.

Oh mais excuse-moi, tu veux du sucre?

-Oh oui. J'aime ça. Merci.»

Jamais Moustique n'avait été traité comme ça. Depuis qu'il était tout jeune, il menait une vie où c'était lui qui devait satisfaire les autres et, surtout, leur obéir. Personne ne se souciait de ce qu'il pouvait apprécier ou de son confort. Encore moins de sa personne. Il ne savait pas pourquoi il était tombé sur ce vieil homme mais il s'en moquait. Il se sentait bien et ça lui suffisait.

«-Très bien. Sucrier, du sucre, dit Merlin»

A ces mots, un petit sucrier capable d'autonomie, probablement par magie, bougea. Ce dernier prépara sa cuillière et se dirigea vers la tasse de Merlin. Ce dernier le fixa sévèrement.

«-Non, non. Un peu de politesse. Les invités d'abord, voyons. Roh!»

Comprenant son erreur, le sucrier se dirigea rapidement vers Moustique et s'apprêta à le servir. Celui-ci, fasciné, observa la chose sans vraiment prendre garde à son action.

Constatant ceci, Merlin avertit Moustique.

«-Quant tu en auras assez, dis-le.»

Le sucrier avait déjà versé deux cuillières. Comprenant que s'il ne l'arrêtait pas, le sucrier se viderait bien trop, Moustique suivit le conseil de Merlin.

«-Assez.

-Bon petit. Maintenant que tu sais comment j'ai su que tu viendrais ici, il faut que tu saches pourquoi tu es venu ici.

-Il y a une raison?

-En effet.

-Laquelle?

-Et bien, c'est de...Oh non, non! Assez! Assez! Mais bon sang, assez!»

Celui auquel Merlin s'adressait n'était autre que le sucrier lui-même. Ce dernier, n'ayant pas entendu le mot Assez, il n'avait cessé de remplir la tasse de thé de Merlin qui contenait à cet instant plus de sucre que de thé. Le sucrier ayant entendu l'Enchanteur se dépêcha de se réfugier derrière la théière afin de ne pas subir une plus grosse colère du magicien au cas où il serait davantage furieux. Heureusement, il ne fit que grommeler.

«-Oh cet ustensile! Jamais aucune initiative. Stupide.»

Après avoir ôté le surplus de sucre devant un Moustique qui n'avait pas pu s'empêcher de ricaner, Merlin redevint sérieux. La situation n'était pas à prendre à la légère.

«-Je disais donc le problème vient du fait que je sais que tu es venu ici pour une raison mais que j'ignore la raison en question. Tout ce que je sais, c'est que je dois être à tes côtés pour t'aider dans un chemin vers lequel tu vas te rendre et qui sera très difficile à suivre.

-Je ne comprends pas.

-Je voudrais bien t'en dire plus Moustique. Mais à ce stade, je ne sais, hélas, rien d'autre.

-Mais je ne peux rester vivre ici. Je dois retourner au château. On a besoin de moi en cuisine.

-Oh, ce n'est pas un problème. Le fait que je doive être à tes côtés ne veut pas dire que je dois te contraindre à rester dans un endroit. Je vais venir avec toi au château en disant que j'offre mes services en tant que Guérisseur. Joue le jeu en disant que j'ai soigné très facilement une de tes blessures et ils accepteront que je reste.

-Oh! Heu...très bien, Merlin.»

Moustique était très déstabilisé. Il ne comprenait pas toutes ces histoires de chemin et de difficulté. Seulement la situation dans laquelle il se trouvait était déjà tellement incongrue qu'il se demandait s'il devait être étonné ou pas. Mais en même temps, l'idée de savoir cet homme s'étant montré attentionné près de lui, quand il n'ignorait pas qu'au château personne ne se souciait de ce qu'il ressentait, le rassurait. Enfin quelqu'un à qui il pourrait se confier.

«-Je fais mes bagages. Regarde, ça va t'amuser.

Higitus figitus zomba kazom
On vous demande toute votre attention
Nous faisons les bagages et nous partons
Mais non, mais non, mais non, pas toi
Les livres d'abord
Voyons !
Hockety pockety wockety wock !
Abracabra Dabranak !
Et voilà ainsi plus petits
Vous tiendrez tous dans mon sac

Higitus Figitus Migitus mum !
Prestidigitori-um

Higitus Figitus Migitus mum !
Prestidigitori-um

Alicafez, balacarez
Malacamez, meripadez
Hockety pockety wockety wock !

Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez !
Sucrier, vous êtes bien trop brutal !
Ma théière est déjà assez fêlée...
Très bien. Nous recommençons, euh, nous recommençons...Où en-étais-je, petit?

-Ah, euh, hockety, pockety ?
-Ah, oui, oui, c'est ça !

Hockety pockety wockety wock
Ramassons le bric à broc
Encore un instant
Fermez les paquets
Les valises seront faites!

Higitus figitus migitus mum !
Prestidigitori-um
Higitus figitus migitus mum !
Prestidigitori-um !
»

Alors que la dernière parole de la formule avait été prononcée, le tabouret sur lequel Merlin se trouvait avait également rétréci et s'était dirigé vers son sac. L'Enchanteur était donc brutalement tombé sur ses fesses avant d'avoir eut le temps de se rendre compte des conséquences de son sortilège. Néanmoins, il en avait l'habitude car ce n'était pas la première fois que ce genre d'incident arrivait.

«-Héhé!

-Curieuse façon de faire les bagages, dit Moustique

-Héhéhéhé! Curieuse. Bah pourquoi curieuse petit? Sinon, comment ferais-tu tout tenir dans une seule valise?

-Oh, je trouve ça merveilleux!

-Héhé! Oui, oui, oui. C'est assez merveilleux.

Mais ne pense surtout pas que tout s'arrange avec la magie; et qu'elle peut résoudre tous les problèmes. Parce que c'est faux!

-Mais je...Je n'ai pas de problèmes.

-Oh, tout le monde en a. Et je l'ai dit, même si j'ignore de quoi il s'agit, tu es sur le point de t'engager dans un chemin difficile alors crois-moi, tu vas avoir des problèmes.

, vous avez sûrement raison.

-Allons, ne fais pas une tête si sombre. Dis-toi que tu n'es pas le seul à en avoir. Le monde entier a des problèmes.»

Alors qu'il avait fermé la porte, Merlin n'avait pas fait attention à sa barbe. Cette dernière s'était prise dans l'entrée. A peine eût-t-il le temps d'avancer qu'il se sentit coincé et incapable de tout mouvement.

«-Bon sang! Tu vois ce que je veux dire, petit.»

A l'aide de sa tête et de sa baguette, Merlin parvint a dégager sa barbe de la porte. Néanmoins, celle-ci s'ébouriffa sur son visage et il lui fallut plusieurs minutes pour l'étaler le long de son corps non sans grogner dans le procédé sous les ricanements de Moustique qui appréciait de plus en plus Merlin au fil des secondes qui s'écoulaient.

«-Ah, c'est ça qui est grave dans le monde. Personne ne réfléchit, ne pense, ne prévoit. Du muscle mais pas de cerveau. Or, la première chose à faire pour avancer, c'est de savoir où on va et suivre la bonne direction.

Oh! En parlant de ceci, dans quelle direction se trouve ton château?

-Il est au nord à l'opposé.

-Oh! Oh! Très bien. Dépêchons-nous maintenant. Et souviens-toi, je viens au château en tant que Guérisseur.

-Oui Merlin.

-Allons! Allons! Allons!»

Sur ces mots, le vieil homme et le jeune garçon partirent vers le lieu indiqué ignorant ce qui les attendait une fois arrivés à destination.

1Insulte du Moyen-Âge dont l'équivalent d'aujourd'hui pourrait être «con»

Voilà, c'est terminé pour ce chapitre. Oui, l'intrigue n'avance pas encore beaucoup pour l'instant mais ça ne va pas trop tarder, ne vous inquiétez pas'-)