Je ne possède aucun des personnages de la série ou des films.
L'opération ne paraissait pas plus compliquée qu'une autre. Il suffisait de pénétrer dans l'immeuble pour l'exfiltrer, mais tout ne pouvait pas tout le temps se contrôler.
Première mini-fic dans ce fandom dans le cadre d'une Nuit du FOF
Ce chapitre a été écrit dans le cadre de la Nuit du FoF sur la thème "Enfant"
(Pour rappel on vous propose un thème et vous avez une heure pour écrire un texte ;)) Comme le premier ce chapitre m'a pris 1h30 et non 1h.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
EXFILTRATION
Chapitre 2
Assis dans sa voiture, Brandt ne put réprimer un sursaut.
- Ethan ? Ethan !
Il s'agrippa au volant en réflexe, inquiet de ce qui avait bien pu se passer là-haut. Comment avaient-ils faits pour ne pas comprendre que tout ça était un piège ? Il passa un coup de poing rageur sur le volant et s'apprêtait à sortir de la voiture quand une voix résonna dans son oreillette, une voix qui n'avait rien à voir avec celle d'un membre de l'équipe.
- Mr Brandt, c'est vous dans cette voiture ? Je vous souhaite un bon voyage !
Will sursauta. C'était une menace… Une menace émise par quelqu'un qui avait l'oreillette d'Ethan. Bon voyage ? Laissant parler son instinct de survie, l'agent de terrain jaillit comme une bombe de sa voiture et eut le temps de s'éloigner d'une vingtaine de mètres avant qu'une rocket ne la fasse exploser. Soufflé par l'explosion, il heurta violemment une autre voiture garée et resta, inerte sur le sol, assommé par la déflégration.
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Dans la planque, Benji sursauta.
- Brandt ? Brandt ?
L'analyste devenu agent de terrain au fil des missions, comprit que la menace était réelle. Ces types voulaient Ethan… Ils l'avaient et son équipe était un obstacle pour le garder, un obstacle qu'il fallait éliminer.
- Merde !
D'un geste rapide, il agrippa sa tablette et courut à l'arrière du hangar, au moment précis où la porte explosa et que des types armés entrèrent en ouvrant le feu. Ils pulvérisèrent le reste des consoles, mais l'analyste avait disparu
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Dans le van, Luther comprit ce qui était en train de passer. On voulait tous les éliminer. Aussitôt, il bondit au volant pile au moment où deux voitures foncèrent dans sa direction, mais le hacker avait de la ressource. Il baissa la vitre et tira sur la première voiture avant d'emboutir la seconde. Puis, il écrasa l'accélérateur et il tourna brusquement sur la droite avant de bifurquer une nouvelle fois dans une ruelle. Le temps que la première voiture manœuvre pour le rattraper, il avait disparu.
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Brandt gémit de douleur. Il y avait des hurlements et des sirènes. Sa tête martelait, sa vue était floue. Il toussa durement et l'explosion lui revint en mémoire. Il était en danger. Il tenta donc de se redresser, tombant nez à nez avec un type qui le braquait avec une arme.
- Vous avez de la ressource, c'est presque dommage d'en arriver là.
Will comprit qu'il ne pourrait pas éviter le coup de feu, mais ce fut à cet instant qu'un van a moitié défoncé, surgit sur la droite et percuta violemment le type qui s'apprêtait à l'achever. Il sursauta pendant qu'une voix puissante lui cria.
- Debout Brandt !
- Luther ?
L'agent poussa sur ses jambes pour se redresser et s'approcha du van. Il fit coulisser la porte arrière et se laissa lourdement tomber à l'intérieur, cédant à ses vertiges pendant que son ami redémarrait rapidement pour quitter la zone.
- Benji ? Tu m'entends Benji ?
Mais seul le silence, lui répondit et le hacker comprit qu'il avait dû se passer quelque chose pour lui aussi.
- Bordel ! Mais comment on a pu en arriver là ? Demanda-t-il en jetant un coup d'œil à l'arrière.
Brandt était étendu, inerte, et il espéra que la cache sécurisée ne serait pas éventée elle aussi.
OoooO
Luther gara le van dans un parking sans caméras et se glissa à l'arrière. Brandt ne bougeait toujours pas et il s'agenouilla à ses côtés.
- Eh ? Brandt ? Tu m'entends ?
Sans réponse, il posa la main sur la nuque de son ami et le retourna pour l'allonger sur le dos.
- Brandt ?
Il fit glisser ses doigts dans son cou et se sentit rassuré. Son pouls paraissait régulier et stable. Du sang coulait sur sa joue de son cuir chevelu et il observa l'entaille pour se faire une idée de la gravité. Il fut rassuré de voir qu'elle était plus sanglante qu'impressionnante comme dans beaucoup de cas pour les coups à la tête. En clair, il était bien sonné, mais sa vie ne semblait pas en danger. A condition qu'ils ne restent pas ici.
Doucement, il l'agrippa pour passer son bras sur ses épaules et descendit du van en le portant. D'un coup d'œil, il traversa le parking et s'arrêta devant un voiture relativement ancienne sans GPS, ni trop d'électronique. Il déposa doucement Brandt sur le sol et crocheta rapidement la serrure de la portière. Elle s'ouvrit et Luther déverrouilla rapidement la porte arrière. Il attrapa son ami et l'installa sur la banquette avant de se mettre au volant. Il glissa les mains sous le tableau de bord, tira sur les fils et la fit rapidement démarrer.
OoooO
Le cœur battant, encore bouleversé par ce qui venait de se passer, Benji traversa le quai et courut en direction d'un hangar à la façade délabré. Avec un dernier regard, il pénétra à l'intérieur et se dirigea vers le fond. La porte était celle d'une chambre froide, mais il n'y fit pas attention. Le cœur battant, il fit sauter le boîtier de la température, découvrant un scanner rétinien. Il se pencha en avant et le laissa scanner son visage. Un voyant vert s'alluma et il remit en place le boitier avant de tourner le volant de verrouillage et d'entrer à l'intérieur. La porte se referma derrière lui. Il y avait de la lumière et son cœur se mit à battre plus fort quand il se trouva nez à nez avec le canon d'une arme.
- Ne tirez pas !
- Benji !
- Luther !
Un sourire se dessina sur le visage des deux amis qui se tombèrent dans les bras l'un de l'autre. Heureux de se revoir en vie. Puis, ils se séparèrent et Benji découvrit Brandt étendu sur le lit de la pièce de sécurité.
- Brandt !
- T'en fais pas, il est juste sonné. Sa voiture a été attaquée au lance-rocket.
- Bon sang, mais qu'est-ce qui s'est passé Luther ? Comment on a fait pour en arriver là ?
- Je ne sais pas Benji…
- Moi je sais, marmonna une voix sourde.
Aussitôt, les deux agents de l'IMF se tournèrent vers le lit où Brandt était en train de se redresser.
- Hey ! Comment tu te sens ? Demanda Luther en se rapprochant.
- Sonné, marmonna Brandt en posant une main sur ses côtes douloureuses.
Il se tut pour passer la main dans ses cheveux et leva la tête en direction de ses amis. Benji attrapa une bouteille d'eau sur une étagère et la tendit à Will qui la prit en souriant. Il l'ouvrit but une gorgée et tenta la périlleuse manœuvre de se redresser. Il tangua un peu, mais se rapprocha de la table centrale où se trouvaient plusieurs ordinateurs.
- On nous a manipulés depuis le début. Toute cette opération est un écran de fumée. Le vol de la toxine, la capture d'Ilsa, tout est fait pour nous manipuler depuis le début, expliqua-t-il en regardant ses amis. La personne qui est derrière tout ça n'avait qu'un seul but : Ethan… et il le connaît suffisamment bien pour savoir qu'il ne laisse jamais un membre de son équipe derrière lui.
- Mais pourquoi Ethan ? Qu'est-ce qu'il peut bien lui vouloir ? Demanda Benji abasourdi.
OoooO
La douleur qui crispait ses muscles était violente, désagréable et lui entraîna même un léger gémissement lorsqu'Ethan reprit lentement conscience de son environnement. Ses yeux s'agrandirent et une certaine confusion se lut sur son visage pendant qu'il balaya du regard la pièce dans laquelle il se trouvait. Elle était assez exigüe, sombre et devant lui se trouvait un miroir opaque qui devait sans doute être un miroir sans teint. Oui, cette pièce ressemblait bien à une salle d'interrogatoire, sauf qu'il n'avait pas été arrêté.
Il fouilla dans sa mémoire et un visage d'outre tombe lui revint à l'esprit. Pourtant, il savait qu'il était mort…Il l'avait vu mourir…Ethan tenta de se redresser un peu mieux et gémit malgré lui une nouvelle fois. Ses bras étaient tirés à l'arrière par-dessus le dossier de la chaise, attachés au montant en divers points et des menottes fixées au sol tiraient douloureusement sur ses poignets.
Dans cette position la souffrance dans ses bras et ses épaules était telle qu'il avait l'impression qu'ils allaient finir par se disloquer. En plus, les menottes lui coupaient la circulation au niveau des poignets et il sentait à peine ses doigts… des doigts qui tremblaient malgré lui.
Ethan aurait voulu se contrôler, mais la douleur marqua profondément son visage, même s'il eut assez de maîtrise pour ne pas gémir. Il savait comment cacher sa douleur ou sa peur à ses ennemis… Les muscles de son torse se contractèrent douloureusement. Il se souvenait aussi de la fléchette et cela pouvait expliquer que le reste de son corps soit tout aussi douloureux, comme le fait qu'il se sente étrangement fiévreux.
Encore confus, il tenta de déplier ses jambes, mais comprit rapidement qu'elles étaient immobilisées contre les montant de la chaise, bloquées dans une position moins douloureuse, mais tout aussi inconfortable que ses bras.
Ethan souffla doucement et perçut des bruits de pas. Quelqu'un venait et la porte s'ouvrit dans son dos. Plusieurs personnes entrèrent, il en compta trois et ne bougea pas quand la première posa une mallette sur la table à ses côtés. Ce genre de chose n'était jamais bon signe quand on était dans une position comme la sienne. Ethan ne lui adressa pas un regard quand l'homme l'ouvrit,
Un léger soulagement s'empara de lui quand il vit que c'était une sorte de polygraphe. Ce n'était pas parce qu'il était vulnérable et dans la douleur, qu'il ne pourrait pas manipuler cette fichue machine. En revanche, cela voulait aussi dire que ces types attendaient des informations de lui et que sa situation n'allait pas tarder à empirer.
Il ne fit aucun mouvement lorsque le type lui mit les électrodes et ne réagit pas plus lorsqu'une silhouette se glissa devant lui. Ethan le détailla des pieds à la tête.
- Conrad, vous n'étiez pas mort ?
L'homme se contenta de sourire, d'un sourire sadique qui n'annonçait rien de bon.
- Et non Hunt, moi non… Je suis sortie de cette voiture, mais pas ma femme, ni mon fils… Comment vit-on agent Hunt en sachant qu'on a ôté la vie à un enfant ?
Il y avait de la haine et Ethan frémit à ce souvenir. Tout s'était passé de mal en pis dans cette fichue mission, jusqu'à l'inévitable. Il n'avait pas souhaité ça, mais Conrad avait mit au point un virus informatique capable de casser tous les pare-feu, capable de pénétrer dans n'importe quel ordinateur, capable même de récupérer les codes de lancement de l'arme nucléaire… Cependant, elle était vieille cette mission… Il l'avait presque oublié, enfouie soigneusement dans un pan de sa mémoire. Il n'en était pas fier… loin de là, c'était une tâche dans ses 23 ans de service actif à l'IMF.
- Je ne voulais pas ça.
- Ne jouez pas au grand humaniste, Hunt, vous avez sur les mains plus de sang que n'importe qui dans cette ville. Longtemps j'ai cru que je pourrais jamais prendre ma revanche, mais c'est différent aujourd'hui, n'est-ce pas ?
- Je ne comprends pas…
- Eh bien… J'ai trouvé une faille dans l'armure Hunt, quelque chose qui vous fais faire n'importe quoi.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez…
- Vraiment…
Conrad se rapprocha du miroir et appuya sur un bouton. Ce dernier devint transparent et, dans une salle et une position analogue à la sienne, il découvrit Ilsa. Sa peau était pâle et sa chemise tâchée de sang au niveau de son épaule droite. Sa tête était penchée en avant, mais il voyait bien que son visage était tuméfié. Elle semblait inconsciente. Ethan se tendit et pour la première fois depuis des années, ne put maîtriser son rythme cardiaque. Le tracé du polygraphe s'affola et Conrad sourit.
- Bien… Je vois que j'ai toute votre attention Mr Hunt !
