Je ne possède aucun des personnages de la série ou des films.
L'opération ne paraissait pas plus compliquée qu'une autre. Il suffisait de pénétrer dans l'immeuble pour l'exfiltrer, mais tout ne pouvait pas tout le temps se contrôler.
Première mini-fic dans ce fandom dans le cadre d'une Nuit du FOF
Ce chapitre a été écrit dans le cadre de la Nuit du FoF sur la thème "Présomptueux"
(Pour rappel on vous propose un thème et vous avez une heure pour écrire un texte ;)) Comme les autres ce chapitre m'a pris 1h30 et non 1h.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
EXFILTRATION
Chapitre 4
Brandt était penché au dessus de l'ordinateur qu'avait lancé Benji et où le plan de l'immeuble, en 3D, tournait sur lui-même.
- Est-ce qu'on peut être sûr que la salle de détention est au 22 ème ?
- C'est là qu'ils nous ont attirés la première fois, dit Benji.
- Tu as une idée ? Demanda Luther.
- On reboot…
- Quoi ? S'exclama Benji. Attends-non, on ne peut pas leur refaire le même coup et prier pour qu'ils ne s'en rendent pas compte.
- Il a raison, il serait présomptueux de prendre ce type pour un idiot alors qu'il a réussi à remonter jusqu'à nous et…
Soudain Luther se figea.
- Remonter…
- Quoi ? Demanda Benji. Qu'est-ce que…
- Un virus… Il est remonté à nos appareils et à nos transmissions par un virus, il…
Le regard du hacker se posa sur la tablette de Benji et il frémit.
- Merde ! Il faut se barrer d'ici ! Vite !
D'un bon, il traversa la pièce de sécurité sous le regard hébété de ses amis et activa la porte de secours !
- Grouillez-vous !
Les deux agents comprirent qu'il ne plaisantait pas et Benji eut le réflexe de prendre sa tablette, mais Luther lui cria.
- Laisse tout ça ici ! Vite !
Luther s'engouffra dans la porte de secours et sauta dans un hors bord qui se trouvait juste en dessous. Brandt et Benji l'imitèrent et il démarra à fond, jaillissant de dessous le quai pour s'éloigner dans la baie au moment où l'entrepôt explosa dans leur dos, projetant des débris dans tous les sens. Benji ne put retenir un cri de surprise pendant que Luther accélérait encore pour mettre le plus de distance possible entre lui et les types qui venaient une nouvelle fois de tenter de les tuer.
OoooO
Conrad fit un signe de tête et le troisième type, celui qui était resté dans l'ombre jusque là, s'avança enfin pour se mettre face à Ethan qui tiqua. Ce visage là, il le connaissait.
- Igor, toujours en vie ?
Ethan se voulait ironique, mais la présence d'Igor Tarchek au côté de Conrad n'avait rien de bien engageant. Ce type était un maître de la torture et il comprenait maintenant pourquoi il avait été lié sur cette chaise de manière aussi douloureuse, cependant ce n'était pas pour lui qu'il avait peur, mais pour Ilsa. Il connaissait la réputation de ce sadique.
Conrad comprit son trouble et lui sourit.
- Ce qui est bien avec un agent de votre trempe c'est que je n'ai pas à vous présenter mes amis. Alors voilà où j'en suis. Mon virus a infecté vos structures, ici, à Los Angeles, j'ai eu vos amis, j'ai certaines de vos planques de sécurité, mais le serveur de l'IMF est un vrai bijou. Il est cloisonné. Chaque partie est indépendante des autres. Pour les relier et que je puisse pénétrer dans la totalité de vos données, il faut que j'ai un mot de passe. Il est composé de 36 caractères ce qui le rend parfaitement inviolable et il est connu de peu de personnes. En fait je crois qu'il doit n'y avoir que le ministre, le patron de l'IMF et l'agent de terrain senior le plus ancien… Son ancienneté est étonnante. Ça lui donne presque le statut de sous-directeur de l'IMF… Bon ce qu'il serait sans doute s'il n'était pas une tête brûlée et s'il ne préférait pas le terrain au confort d'un bureau… Auriez-vous une idée de l'endroit où je peux trouver cette personne ?
Ethan ne détourna pas le regard, le fixant droit dans les yeux.
- Je n'ai pas ce code.
Le polygraphe ne bougea pas et Conrad soupira.
- Hunt… Cette bravade est aussi ridicule que votre ton présomptueux ! Vous ne m'avez pas écouté ? Je viens de dire que je connais le nom des trois personnes qui le détiennent. Cette information est juste. Vous avez ce code.
- Il fait 36 caractère et…
- Hunt, ne jouez pas au plus fin avec mois. 36 caractères vous les retenez en un battement de cils. Votre mémoire photographique est instantanée et impressionnante, je l'ai expérimenté à mes dépend. Alors ? Quel est ce code ?
- Je n'ai aucun code, répondit Ethan, ne réagissant pas quand Tarchek sortit un impressionnant couteau de combat qu'il lui glissa sous la gorge en l'agrippant par les cheveux.
La lame fit une fine entaille dans son cou et un filet de sang coula le long de sa gorge. Ethan déglutit et chercha à capter le regard de Conrad.
- S'il me tue ce sera rapide.
- Allons, personne ne pense à vous tuer, Hunt… Nous allons juste vous mettre dans de bonnes dispositions.
Conrad fit un signe de tête à Tarchek qui retira la lame de son cou, mais lui bloqua toujours la tête à l'arrière, écrasant sa trachée avec son bras gauche avant de lui enfoncer dans le dos au niveau de l'épaule droite. Ethan laissa échapper un cri de douleur qui se retrouva dans le tracé de la ligne du polygraphe. Son bourreau sourit et continua à lui enfoncer sa lame dans l'épaule, s'amusant de sentir ses muscles se nouer et son corps se mettre à trembler. Il la laissa dans la plaie et observa Conrad.
- Il paraît qu'une douleur vive empêche de se concentrer et à ce que je vois sur le polygraphe, ça a l'air de marcher.
Ethan frissonna. Bien sûr qu'il était plus difficile de se concentrer avec cette lame enfoncée dans son épaule. Elle lui avait déchiré les chairs, tout en évitant l'artère, mais en éraflant ses os. La douleur lui donnait envie de hurler tout comme de demander à Tarchek de la retirer. Sentir cette lame enfoncée en lui, lui donnant presque la nausée, mais il ne lui ferait pas le plaisir de supplier. Par contre, dans ces conditions, il n'était pas sûr de parvenir à vaincre le polygraphe et c'était ce que voulait Conrad. Il voulait être sûr que les 36 caractères qu'il le forcerait à lui donner soient les bons. Ethan aurait pu lui en donner des faux, mais sa concentration était en train de vaciller, surtout que Tarchek s'amusait à faire vriller la lame dans sa plaie. Maintenant, il sentait le sang couler le long de son bras et goutter sur le sol. C'était une sensation toujours désagréable, surtout quand on ne pouvait rien faire pour l'empêcher.
Conrad l'observa trembler, posa son regard sur le polygraphe de moins en moins stable et sourit.
- Faisons un test… Votre nom est bien Ethan Matthew Hunt ?
- Oui, répondit Ethan en le regardant droit dans les yeux.
- Né le 18 août 1964 à Madison dans le Wisconsin ?
- Oui…
- Après un déménagement vous avez grandi dans une ferme à Middlefied, dans l'Etat de New York ?
- Oui…
- A peine plus de 2000 milles habitants, c'est pittoresque.
- C'est tranquille… murmura Ethan.
- Je veux bien le croire, mais j'ai du mal à vous imaginer fermier au milieu des vaches, ricana Conrad, mais Ethan ne releva pas le sarcasme.
Il fallait qu'il se concentre, à un moment, il allait lui poser une question pour le piéger et il devait tenir. Il devait réussir à mentir. Sa vie et celle d'Ilsa en dépendaient.
- Fils unique de Nathan et Margaret Hunt ?
- Oui.
- Décédés ?
- Oui… souffla Ethan pendant que son cœur se serra.
Ce n'était pas le moment de penser à eux, pas le moment de penser qu'il n'avait été ni à l'enterrement de l'un ni à l'enterrement de l'autre à cause de ce fichu boulot.
- Vous aimez l'agent Faust ?
Ethan frissonna. Il était là le piège. Il serra les dents et tenta de garder le contrôle de lui-même.
- Non !
Ethan s'était voulu clair, affirmatif, mais le sourire de Conrad lui fit comprendre qu'il avait échoué.
- Bien… Tout fonctionne… J'espère pour vous, qu'elle vous aime, elle aussi… Cela rendrait la chose plus tragique et plus intéressante.
Conrad recula et tapa à la vitre. Un type entra dans la salle d'Ilsa et Ethan sentit son cœur accélérer. Pour le moment le sadisme de Conrad et de Tarchek n'était que pour lui, mais tout était en train de changer. Ilsa était en danger. Il se tendit et la lame s'enfonça un peu plus dans son dos, lui arrachant une plainte, pendant que dans la pièce en face, un type agrippa violemment les cheveux d'Ilsa pour lui faire redresser la tête.
OoooO
Capuche sur la tête, Benji entra dans un Cyber Café et choisit l'ordinateur libre qui se trouvait le plus excentré des autres. Il fut rapidement rejoint par Luther et Brandt qui en avaient profité pour faire le tour du pâté de maisons, histoire de vérifier que cette fois, personne ne les avait suivi.
- Ces ordinateurs sont obsolètes depuis au moins 15 ans, souffla l'analyste à ses amis.
- Laisse-moi faire, dit Luther en prenant sa place.
Benji lui céda et le hacker glissa une clé usb dans un des ports.
- Au moins là nous sommes invisibles, dit-il en ouvrant l'un des serveurs de l'IMF.
- Qu'est-ce que tu cherches ? Demanda Brandt.
- En 2002, avec Ethan on a traqué un type qui s'appelait Donovan Conrad. Ce type avait conçu un virus informatique si performant qu'il renversait tous les pare-feu, se greffait dans tous les systèmes et pouvait remonter à la source de chacun en créant des leurres. Il a même réussi à récupérer les codes de lancement de la bombe nucléaire.
- Tu déconnes ! S'exclama Benji.
- J'aimerais bien.
- Etant donné qu'il n'y a pas eu d'apocalypse, j'imagine que vous l'avez coincé, dit Brandt.
- Oui, mais ça s'est mal terminé. On a perdu deux agents.
- Et Conrad ? Demanda Benji.
- Ethan a tenté de la rattraper sur une route escarpée de la côte espagnole. Il avait sa femme et son fils de 5 ans avec lui. La voiture s'est retrouvée en équilibre sur la falaise, Ethan a voulu les aider à sortir, mais Conrad lui a tiré dessus et la voiture a basculé dans le vide. Elle a disparu dans la mer. On a retrouvé le corps de sa femme, du petit, mais pas le sien.
- C'est horrible, frémit Benji.
- 2002 ? Releva Brandt… C'est l'année…
- Où Ethan a voulu quitter le service actif pour devenir instructeur. Cette mission lui a fait faire des cauchemars pendant des mois.
- Je le comprends, murmura Benji…
Perdre des membres de son équipe, avoir des victimes collatérales innocentes, c'était si loin de l'idéal de son ami.
- Il est devenu quoi ce virus ? Demanda Brandt.
- Je l'ai détruit.
- Et Conrad ?
- Il est présumé mort, mais celui qui nous a attaqué et qui est remonté jusqu'à nous a utilisé la même base.
- Tu crois qu'il est en vie ? Demanda Benji.
- Je n'en sais rien… Mais si c'est lui et qu'il a Ethan et Ilsa. Nous devons agir vite. Ethan a tué sa femme… et Ilsa…
Benji et Brandt frémirent. Oui, même si Ethan ne voulait pas l'admettre, ils avaient tous vus son sourire et ses gestes tendres pour elle. Il avait vu comme elle l'apaisait, comme il baissait la garde devant elle… même Julia avait comprit et lui avait murmuré de prendre soin de lui. Si ce type les tenait, il finirait par comprendre qu'il ne la voyait pas seulement comme une équipière et cette perspective n'était pas réjouissante.
- Bon, commençons par trouver du matériel, j'ai une idée, dit Brandt.
- Tu ne vas pas recommencer avec ton reboot ? Lui demanda Benji.
- Tu as une meilleure idée ?
