Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Malédiction" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Harry avait appris avec horreur qu'il devait reprendre les cours d'occlumentie avec Rogue. Malgré ses protestations, Dumbledore avait été intraitable. Boudeur, le jeune homme avait quitté le bureau directorial avec fracas, claquant la porte pour montrer toute l'étendue de sa colère.

Il était rentré dans son dortoir à toute vitesse, et il n'avait adressé la parole à personne, trop amer pour envisager expliquer à ses amis la situation. Il se jeta dans son lit et ferma les rideaux d'un sort, ne se rendant même pas compte qu'il avait fait de la magie sans baguette. Presque instinctivement, il lança un assurdiato, avant de laisser échapper un cri de rage.

Bien évidemment, l'adolescent savait que Rogue était un espion et que malgré son acharnement à le persécuter à chaque occasion, il le protégeait. Le professeur de potion lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises, sans rien dire, ne semblant même pas attendre de remerciements. Il était toujours là, ombre noire dans son sillage, prêt à le rattraper quand il chutait.

Harry n'était peut être pas aussi intelligent qu'Hermione, mais il savait réfléchir par lui-même. Puisque Rogue ne l'aimait visiblement pas, et qu'il ne cessait de faire de réflexions perfides au sujet de son père, alors il devait y avoir eu quelque chose avec sa mère. C'était la seule explication, la seule raison valable pour que l'homme soit présent à chaque instant pour l'aider malgré sa répugnance à s'approcher de lui.

Dès le premier cours de potion, Harry avait développé une sévère rancune envers cet homme injuste. Il l'avait soupçonné longtemps d'être à la botte de Voldemort, d'être le méchant de l'histoire. Même après avoir découvert qu'il était finalement l'homme de Dumbledore, l'adolescent n'avait pas cessé de jurer qu'il détestait son professeur.

Cependant, Harry ne pouvait s'empêcher de rechercher l'approbation de l'homme. Bien malgré lui, il l'admirait.

Le jeune homme ne réapparut pas de la soirée, ne prenant même pas la peine d'assister au dîner. Retranché dans son lit, derrière les rideaux hermétiquement clos, il maudissait Dumbledore de toujours charger Rogue de s'occuper de lui. Il était persuadé qu'avec un peu plus de pédagogie, il pourrait réussir ce qui était attendu de lui.

Le lendemain matin, il refusa de répondre aux questions de ses amis, haussant juste les épaules lorsque Ron insista. Pendant le petit déjeuner, il mangea en silence. Parfois, il relevait la tête vers la table des professeurs et fusillait du regard le professeur de potion, se moquant bien de ce qu'il pourrait penser. Quoi qu'il fasse, l'homme serait de toutes façon infect avec lui…

Il allait quitter la Grande Salle lorsque Rogue se dressa devant lui, le visage fermé.

- Monsieur Potter. Vous passerez me voir dans mon bureau dès que possible.

Avec un soupir résigné, Harry hocha la tête.

- J'arrive Professeur.

Bien évidemment, Rogue ne l'attendit pas. Il fit demi-tour dans une envolée de cape et partit à grands pas. Harry allait le suivre, mais Ron lui agrippa le bras, les sourcils froncés.

- Hey Harry, qu'est-ce que cette vieille chauve-souris te veut ?

L'adolescent hésita une fraction de seconde, mais il décida subitement de garder pour lui qu'il allait devoir encore une fois subir des leçons d'occlumentie. La dernière fois, les choses s'étaient mal passées, et il était certain de ne pouvoir supporter les regards de pitié de ses amis, et les réflexions pleines de commisération de Ron.

Il eut un bref sourire triste.

- J'en sais rien. J'ai probablement une fois de plus brisé un point du règlement à ses yeux.

Ron réagit aussitôt en ronchonnant.

- Tu devrais aller te plaindre à Dumbledore, Harry. Il ne te laissera jamais tranquille ! Tu dois avoir le record de retenue pour des motifs de plus en plus stupides ! C'est limite s'il ne te punit pas de respirer de la bonne façon !

Harry ricana, mais rougit légèrement en croisant le regard pensif d'Hermione qui était restée parfaitement silencieuse. Il choisit de rejoindre le bureau de Rogue plutôt que de continuer cette conversation légèrement glissante.

Rogue l'attendait. Évidemment. Installé à son bureau, les bras croisés, les sourcils froncés. La figure d'autorité par excellence, et cette façon de l'attendre comme s'il avait commis le pire des crimes…

C'était forcément une façon de le déstabiliser, mais avec le temps Harry était immunisé.

A peine entré, la porte claqua derrière lui, et Rogue le dévisagea en silence quelques instants. Puis, il prit la parole, presque à voix basse.

- Monsieur Potter. Le Directeur semble penser qu'il est nécessaire que je vous apprenne une fois de plus l'occlumentie. Notre précédente tentative… désastreuse ne semble pas l'avoir convaincu que vous êtes incapable de suivre les plus élémentaires consignes.

Harry grimaça à cette entrée en matière mais il resta silencieux. Quelques années à côtoyer le professeur de potions lui avait appris à ne pas réagir à ses piques.

Severus plissa les yeux puis fit signe à son élève de s'asseoir face à lui. L'homme se frotta les tempes d'un air las, puis grogna.

- J'attends de vous que vous répondiez honnêtement à mes questions. Si vous voulez progresser, je dois avoir certaines réponses, et ce même si cela vous semble hors de propos.

Harry hocha la tête en silence, serrant les dents.

- Parfait. Tout d'abord… Avez-vous travaillé l'occlumentie avec les éléments que je vous avais enseigné la dernière fois ?

L'adolescent s'empourpra légèrement, et baissa les yeux. Il ne pouvait pas avouer qu'il avait rejeté d'un bloc tout ce que Rogue avait dit la dernière fois, puisqu'il n'avait pas réussi à progressé…

- Non Monsieur.

Rogue émit un grondement agacé mais ne fit pas la moindre réflexion, et Harry se relaxa légèrement. Peut être que les choses n'allaient pas mal tourner après tout.

- Êtes-vous toujours gêné par ces cauchemars où vous… Vous voyez ce qu'il voit.

Harry se mordilla la lèvre.

- Ce ne sont pas vraiment des cauchemars.

- Pardon ?

L'incrédulité était audible dans le ton de l'homme et Harry devina immédiatement que Rogue pensait qu'il trouvait ces moments plaisants. Il rougit à nouveau et secoua brusquement la tête.

- Je veux dire… Ce n'est pas quand je dors Monsieur. C'est… En fait, j'ai ce genre de… vision quand il semble ressentir des émotions fortes. Et la plupart du temps, il s'agit de colère.

Le professeur de potions fronça les sourcils, et se pencha en avant.

- Vous voulez dire que ça se produit quand vous êtes éveillé ?

- Oui Professeur.

Harry haussa les épaules et laissa échapper un ricanement moqueur.

- Heureusement pour moi, Voldemort semble avoir une vie majoritairement nocturne…

Un sourire furtif passa sur le visage austère de Rogue, mais il se reprit rapidement, se redressant, réfléchissant visiblement à la situation. Il marmonnait à voix basse, et Harry aurait pu jurer l'entendre prononcer "ce vieux fou". Il semblait reprocher à Dumbledore quelque chose, que l'adolescent ne comprit pas.

Finalement, Severus soupira, et fixa Harry un long moment.

- Nous nous reverrons demain pour faire le point. D'ici là, je veux que vous méditiez un maximum et que vous vidiez votre esprit. Je n'ai pas oublié à quel point votre tête est encombrée et désorganisée. Demain, nous verrons si vous parvenez à progresser, et je verrais de quelle façon vous enseigner l'occlumentie.

Harry hocha la tête mais il se gratta la gorge avant d'oser intervenir.

- Est-ce que vous allez encore essayer de voir mes souvenirs ?

L'homme eut un sourire carnassier.

- Pourquoi cette question, Monsieur Potter ? Auriez-vous des choses à cacher ?

Les joues de Harry devinrent écarlate, et la rage brilla dans ses yeux verts. Il inspira profondément, avant de répondre entre ses dents.

- Je n'aime pas qu'on… fouille ma tête c'est tout.

Severus l'observa un instant en silence, comme pour essayer de comprendre la réaction de l'adolescent. Puis il ricana, et se pencha.

- Et bien, ça sera une motivation parfaite pour vous faire progresser. En attendant, filez et faites ce que je vous ai demandé. Demain soir, rendez-vous ici-même à vingt heures.

Le jeune homme aurait aimé pouvoir éviter les questions mais c'était sans compter sur la curiosité débordante de ses amis. Boudeur, il finit par marmonner qu'il refusait d'en parler, entraînant une dispute avec Ron. Harry passa donc le reste de la journée seul, essayant de méditer comme le lui avait demandé Rogue.

Il n'eut pas l'impression de progresser, et son esprit semblait toujours autant encombré par les questions. Il était effrayé par les responsabilités qui pesaient sur ses épaules, inquiet des conséquences de chacun de ses gestes. Les articles au vitriol de Skeeter le déstabilisaient. Parfois, il avait juste envie d'un peu d'anonymat et de tranquillité.

Le temps passa à une vitesse folle. Suffisamment vite pour que l'heure de retourner dans les cachots arrive bien trop tôt à son goût. Cependant, il s'y dirigea, ignorant les regards de ses amis. Furieux pour Ron d'être écarté de la confidence, inquiet et spéculateur pour Hermione.

Rogue le salua sèchement et lui fit prendre place devant lui.

Lorsque Dumbledore avait exigé qu'il recommence les cours d'occlumentie avec Potter, Severus avait protesté puis tempêté. Mais le Directeur était resté inflexible, refusant de changer d'avis. Il n'écouta pas le moindre argument, même celui où son professeur lui jurait que le gamin infernal n'était absolument pas doué pour cette discipline.

Potter était tellement transparent que chacun de ses sentiments se lisait sur son visage. Son esprit était sur le même modèle : une vraie passoire. Il suffisait de l'effleurer pour être bombardé de souvenirs.

Il quitta le bureau Directorial en claquant la porte, ignorant que le gamin qu'il exécrait autant aurait exactement la même réaction.

Lorsqu'il donna rendez-vous à Potter, Severus s'attendait à des protestations, ou à une attitude de rébellion. Il savait parfaitement que le gosse n'était pas plus enthousiaste que lui, mais il ne pensait pas que finalement l'adolescent plierait.

Apprendre que Dumbledore lui avait menti - que Harry Potter ne souffrait pas de cauchemars mais de visions - le rendit fou de rage après le manipulateur qui l'employait. C'était totalement différent, et bien plus inquiétant… Un cerveau endormi était plus facile à infiltrer qu'un adolescent éveillé en temps normal.

Malgré lui, il s'adoucit légèrement face à la crainte du gamin de voir ses souvenirs visités. Il pouvait comprendre cette volonté farouche de se protéger et il se demanda soudainement ce que le jeune homme avait à cacher. Il se jura d'en savoir plus, à n'importe quel prix.

Lorsque Harry se présenta - à l'heure - à leur seconde rendez-vous, Severus le fit s'installer et resta un moment silencieux. Il ne savait pas comment commencer l'apprentissage avec ce fichu gosse, qui semblait réfractaire à l'autorité et qui avait pour habitude de vivre à l'instinct et de n'en faire qu'à sa tête.

Il soupira lourdement.

- Monsieur Potter, j'ai l'impression que ce moment est aussi désagréable pour l'un comme pour l'autre. J'attends de vous une pleine coopération, seule solution pour que la situation dure le moins longtemps possible.

Le regard vert - le regard de Lily - se leva sur lui, résigné.

- Bien professeur.

Severus claqua la langue de satisfaction, et croisa les doigts sous son menton.

Il allait poser une question au gamin, quand soudain, celui-ci grimaça et passa une main tremblante sur son front. L'instant d'après, il hurlait, en se tortillant au sol, souffrant visiblement.

Severus jura et se précipita à ses côtés. Sans prendre le temps de réfléchir aux conséquences, il pointa sa baguette sur le front de Harry et prononça "Legilimens".

La seconde suivante il était dans l'esprit de Harry.

Les premières images qui se présentèrent à lui résumaient la journée de la veille, et Severus put constater qu'il avait médité comme il le lui avait demandé.

Ensuite, il fut aspiré dans l'esprit de Voldemort.

Severus suffoqua soudain, plongé dans un univers de colère et de haine. Haletant, il se demanda comment l'adolescent au sol pouvait rester sain d'esprit… Harry n'avait jamais détaillé ce qu'il ressentait, il décrivait juste cliniquement ce qu'il voyait, avec détachement. Comme s'il était un simple spectateur.

Cependant, Severus se rendit compte que ce n'était pas si simple. Il avait l'impression d'être Voldemort. Il avait l'impression d'être en colère, il ressentait presque le besoin de faire du mal à quelqu'un pour évacuer la rage qui l'oppressait.

Il lui fallut toute la maîtrise d'années d'entraînement pour se calmer et retrouver ses facultés. Ce fut probablement à cet instant qu'il changea d'avis sur le gamin.

Sans surprise, Voldemort était fou de rage. Il torturait avec une sorte de joie perverse un gobelin, parce que ce dernier refusait de lui ouvrir un coffre.

Finalement, la créature finit par plier, et Severus découvrit estomaqué que Voldemort était à Gringotts. Il avait simplement attaqué le gobelin dans son propre bureau. La créature aurait pu mettre fin à la guerre juste en appelant ses congénères à l'aide. Voldemort était peut être tout puissant face à un autre sorcier, mais la magie gobeline était d'un autre niveau.

Au milieu de leur territoire, tout mage noir qu'il fut, il n'aurait eu aucune chance de remporter un combat aussi inégal.

Mais le gobelin garda le silence et conduisit le mage noir dans les profondeurs de la banque. Après la rage brûlante, c'était une satisfaction intense qui avait envahit Voldemort, et le passage d'une émotion à l'autre ne sembla pas impacter le lien entre Harry et lui.

Le gobelin ouvrit un coffre et se recula pour laisser à l'homme-serpent la possibilité d'entrer. Ce dernier pénétra sans aucune hésitation à l'intérieur.

Le coffre était vide. A l'exception d'une fiole opaque.

Voldemort ne sembla pas surpris. Il s'en empara et quitta les lieux à grands pas, transplanant à peine sorti de la banque.

Harry semblait plus calme, et Severus s'apprêtait à sortir de son esprit quand la vision reprit. Il y avait moins de rage, et le gamin pourrait probablement gérer, mais Severus était curieux de savoir ce qu'était cette fiole mystérieuse. Elle devait être d'une importance capitale pour que Voldemort prenne le risque de s'exposer ainsi à la colère des gobelins.

La fiole s'avéra être un souvenir. Voldemort le versa dans une pensine, et il contempla quelques instants le filament argenté tourbillonner. Severus se rendit compte avec stupeur que le maître des ténèbres avait… peur.

Puis, reliés par leurs esprits, ils plongèrent tous dans la pensine en pierre.

C'était le souvenir d'une femme. Une femme quelconque, enceinte jusqu'aux yeux. Elle semblait misérable, maigre malgré son ventre proéminent et mal vêtue. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, et faisait face à un moldu à l'air arrogant. Ce dernier la regardait avec mépris, hautain.

- Une misérable telle que toi, tu as osé t'attaquer à moi ! Je vais faire de ta vie un enfer…

- Mais… nous sommes mariés Tom.

- Sous la contrainte ! Je n'ai jamais demandé à épouser un monstre tel que toi ! Tu m'as drogué avec tes philtres de sorcière pour me forcer, sans quoi jamais je n'aurais posé un regard sur toi !

La femme sanglota, les bras enroulés autour de son ventre, comme pour protéger l'enfant qu'elle portait.

- Notre fils…

- Non Merope. TON fils. Je refuse d'avoir à faire quoi que ce soit à faire avec cette chose ! Je te maudit, toi et ta progéniture, il sera aussi monstrueux que toi. J'espère qu'il sera traité en tant que tel ! Qu'il paie pour tes erreurs sorcière !

La femme s'effondra sur le sol, sanglotant sans retenue, désespérée. Le souvenir se termina sur cette femme qui pleurait, gémissant à l'intention de son enfant qu'elle était désolée, et qu'il n'était pas un monstre.

La connexion avec Voldemort se termina abruptement et Severus fut bombardé de souvenirs de Harry. L'expérience le laissa incrédule et légèrement groggy.

Découvrir que le gamin qu'il exécrait n'était pas un gosse surprotégé et gâté était perturbant. Mais en même temps découvrir que la folie de celui qu'il appelait Maître était due à une malédiction lancée des années plus tôt par un moldu…

L'adolescent dans les bras, agenouillé à même le sol, Severus sortit de son esprit avec douceur. Harry le fixait, et pour une fois ses sentiments étaient illisibles.

- Professeur ?

- Qu'est-ce-qui vient de se passer Monsieur Potter ?

Harry hésita un bref instant, puis soupira.

- Merope Gaunt était la mère de Voldemort. Il est un sang-mêlé alors je suppose que le moldu qui l'a maudit est son père. Tom Jedusor.

- Comment…

- Dumbledore. Il m'a montré… des souvenirs de l'adolescence de Tom. Je savais que son père les avait abandonné mais… j'ignorais la malédiction. Ça change beaucoup de choses…

Severus aida le gamin à se redresser et s'installa face à lui, agenouillé, le dévisageant avec attention.

- Racontez-moi.

Harry se frotta les yeux de ses poings, comme un petit enfant, et il eut l'air extrêmement jeune à cet instant. Puis il commença à parler d'une voix monocorde.

- Merope Gaunt est tombée amoureuse d'un moldu, le voisin de sa famille. Elle était malheureuse, battue par son père et son frère. A la première occasion, elle a drogué l'homme au philtre d'amour, et… elle s'est enfuie avec lui. Ils se sont mariés. Dumbledore suppose que Merope avait honte de continuer à lui faire boire le philtre mais quand elle a arrêté, il est parti. Je suppose que ce qu'on vient de voir correspond à ce moment.

Severus hocha la tête.

- Et ensuite ?

- Merope a accouché à la porte d'un orphelinat. Et elle est morte juste après. Tom… Enfin Voldemort a grandi dans cet orphelinat jusqu'à ce que Dumbledore aille le chercher pour le ramener à Poudlard.

- Je vois…

- Non ! Vous ne voyez pas ! Il a été… terriblement malheureux et seul toute son enfance. Et avec cette malédiction…

- Je sais, Monsieur Potter, il n'avait aucune chance.

Ils échangèrent un long regard, et il y eut une sorte de reconnaissance. Ils étaient trois enfants battus qui voyaient leurs destins liés par le plus cruel des hasards.

Severus eut un mince sourire.

- Je pense que nous allons passer beaucoup de temps à faire des recherches sur la façon de briser les malédictions. Qu'en pensez-vous, Monsieur Potter ?

Le sourire ravi de Harry lui assura qu'il avait pris la bonne décision.