Ceci est un os sur Fred x Harry (jsp si ce ship a un nom.). J'adore ce pairing et je trouve qu'il y en a vraiment peu. Cela se déroule pendant la guerre. C'est un point de vue de George, triste mais pas malheureux. J'ai écris cet os en écoutant « I miss you » de Blink-182 donc c'est forcément pas super joyeux. J'espère que ça vous plaira.
Cela faisait déjà plusieurs mois qu'Harry était parti du Terrier. Évidemment, tous les Weasley avaient été affectés par ce départ précipités. Le mariage de Bill et Fleur avait été un carnage et le plus jeune garçon de la fratrie était parti avec ses amis sans rien dire, sans donner leur position ni de nouvelle. Ça avait été un coup dur pour Arthur et Molly, cette dernière finissait d'ailleurs souvent en larmes dans les bras de son mari. Mais ils n'étaient pas les plus affectés. C'était, contre toute attente les jumeaux qui étaient au plus bas ou plus précisément Fred. Cela ne se voyait pas réellement pour un œil mal avisé mais les détails ne trompaient pas: il avait les cheveux toujours un peu moins coiffés, la cravate peu droite, des cernes sous les yeux et il souriait moins. George le voyait dépérir un peu plus de jours en jours et savait qu'il ne pouvait rien faire temps que le Survivant ne revenait pas à la surface du monde magique. Il savait que lui seul était capable de sortir son frère de son tourment.
En effet, ils entretenaient une relation depuis maintenant 2 ans. C'était lors du tournois des trois sorciers qu'ils avaient commencé à se tourner autour, son frère pour faire rager Ronald avait invité Harry au bal de Noël. A partir plus ou moins de se moment les deux garçons c'étaient tournés autour. Il se souvenait encore du jours où, l'année d'après, Fred avait atterrit dans son lit, un sourire de quatre kilomètres de long scotché au visage. George n'avait pu s'empêcher de venir le taquiner sur la raison de son si grand bonheur. Alors son frère lui avait raconté comment, quand tout le monde était parti se coucher après leur entraînement de « l'armée de Dumbledore », il s'étaient retrouvé seul lui et Harry. Il lui avait expliqué qu'il avait parlé quelques secondes, lui demandant ce que voulait Cho plus tôt. Harry lui avait expliqué qu'elle lui avait fait des avances et Fred en avait été affecté. Il lui avait souhaité du bonheur avec elle avant que le plus jeune ne réponde qu'il n'était pas intéressé par elle mais par quelqu'un d'autre, les yeux fixés dans ceux du plus grand. Puis, sans qu'il ne sache trop comment, ils s'étaient embrassés. Cela avait duré un certain moment puis ce que cela faisait bien 20 minutes que George attendait que son frère vienne se coucher. Ils étaient si heureux, l'un de par sa nouvelle liaison et l'autre de par son annonce. Les semaines qui suivirent furent compliquées pour tous mais Harry et Fred s'aimaient plus et vivaient leurs instants de bonheurs.
Jusqu'à ce qu'Harry apprenne l'existence des horcruxes par Dumbledore. A partir de ce moment, George avait vu son frère plus sur la réserve. La relation à distance n'arrangeait pas grand chose à la peur de le perdre. Quand Harry avait appris à son amant qu'il partirai chercher les horcruxes seul maintenant que Dumbledore était mort, il avait compris ce que cela signifiait : ils ne pourraient même plus se parler par lettres. Ils allaient devoir s'ignorer, souffrir chacun de leur côté de la potentielle perte de l'autre, de l'inquiétude quand à son état. Mais c'était nécessaire. Harry avait même émis l'idée de faire une pause ce qui aurait finis d'achever son frère si George n'était pas intervenu. Ils pouvaient s'ignorer, mais faire une « pause » n'était pas pensable, ils en souffriraient bien trop et il refusait qu'Harry trompe son frère le plus important à ses yeux. Alors l'idée fut balayée. Les jours qu'Harry passa au Terrier avant son départ furent principalement consacrés à Fred sous prétexte de s'occuper des affaire du magasin des jumeaux. Ils se perdirent l'un dans l'autre, finissant souvent épuisés, en larmes dans les bras l'un de l'autre. George veillait sur eux dans ces moments là, ne supportant pas d'imaginer les conséquences qu'auraient cette guerre sur eux. Fred avait beau faire le malin, il était le plus sensible des jumeaux, le plus doux aussi. Il sentait déjà que cette douceur qui le caractérisait tant s'échappait loin d'Harry, que les farces le faisaient moins rire ,comme c'était le cas pour lui même. Harry lui voulait être fort pour tout le monde mais il était depuis longtemps brisé. Avec Fred, il était heureux, Une fois loin de lui, George savait qu'il finirait par faire des conneries. Cet enfant ne tenait pas assez à la vie pour son propre bien, il faisait ce pourquoi Dumbledore l'avait préparé sans penser aux conséquences pour lui et son entourage.
Si Fred s'était alors retrouvé plus bas que Terre, Harry n'était pas resté non plus. Chacun de leur côté, ils ne mangeaient pas, ne souriaient plus, ne dormaient plus non plus. Ils se laissaient mourrir à petit feu, effondrés par leur peine, leur manque. Ils avaient terriblement besoin de l'autre mais ils ne pouvaient être ensemble. Ils souffraient tant.
Quand les jumeaux avaient entendu qu'Harry Potter était à Poudlard, George avait vu l'étincelle réapparaître dans les yeux de son âme jumelle. Harry était en vie, il était entier et il allait se battre. Quand on vint les chercher pour apporter de l'aide à la guerre, ils n'hésitèrent pas une seule seconde. A peines furent-ils dans le château qu'ils cherchèrent le petit brun des yeux. Ils avaient tout deux besoin de connaître son état. Quand ils le virent, ils eurent du mal à ne pas lui sauter dans les bras, surtout Fred que George dû retenir par une étreinte douce. Au moins, le plus jeune allait bien, il était entier, tenait debout et était près à se battre. Avant que la bataille ne commence, ils purent le croiser. Harry et son frère s'embrassèrent comme s'il n'y avait pas de lendemain. La bataille éclata, le monde de George bascula d'un seul coup, son frère était touché, ça avait l'air grave. Il fut pris d'un sang froid qu'il ne connaissait pas et l'emmena dans la grande sale. Il ne faisait même pas attention aux blessés et aux corps qui s'entassaient dans cet endroit sordide. Il posa son précieux fardeaux et tenta quelques sorts de premiers soins. Madame Pomfresh réussit à venir jusqu'à lui. Horrifiée, elle matérialisa une bouteille de potion dont George ne se rappelait que vaguement la couleur rouge et elle lança une batterie de sort à son frère. Son visage était grave. Quand elle lui expliqua la situation, George s'accorda le luxe de craquer. C'est ainsi que sa famille le trouva, pleurant sur le corps de son frère. Quand Harry revint avec Ron et Hermione, il prit son frère dans ses bras en premier, il savait qu'il en avait besoin. Ils étaient tous sous le choc. Il eu le temps d'apercevoir Harry se précipité dehors, les larmes coulant de ses joues, la détermination sur son visage suivis par Hermione. Il n'avait pas eu le temps de leur dire.
Ils l'avaient tous vu dans les bras d'Hagrid. George avait vu se corps sans vie, celui d'Harry. Qu'allait-il faire? Comment l'annoncerait-il? Ce sale gosse ne pouvait pas être mort, pas maintenant. Il senti qu'il allait défaillir, son corps ne le supportait plus, son âme s'évadait quand il imaginait la futur vie qui venait. Puis le gamin se révéla être en vie. La bataille s'arrêta. Il pu alors se précipiter vers lui, l'envie de le tuer Pour de vrai bien présente. Il n'avait pas le droit de mettre sa vie en danger ainsi, pas maintenant. Au lieu d'accomplir ses sombres pensées, il l'emmena avec les autres blessés. La guerre était finie.
Quelques semaines plus tard, Harry se réveilla. Il ne lui fallut que quelques jours pour finir de récupérer et sortir de son lit. Ron emmena au Terrier un Sauveur du monde sorcier dans un état second. Quand il arriva, il vit George et se précipita dans ses bras, pleurant toutes les larmes de son corps, lui disant qu'il aurait préféré mourir vraiment ce jour là. George le serra fort contre lui et l'emmena dans sa chambre. Il posa Harry sur un lit qui n'était pas vide. Ce dernier finis par le remarquer et regarda le corps qui dormait paisiblement.
« Oublie toutes ces conneries Harry, si tu meurs, je te tue. »
Chuchota George avant de le laisser sur le lit, seul avec l'homme endormi, tandis qu'il s'asseyait sur le sien. Le jeune homme ne sût que penser, ça n'était pas possible ça n'était pas vrai. Il l'avait vu mort. Et pourtant, il était bien là, devant lui, vivant. George assista à la scène la plus belle qu'il eu le droit de vivre. Son frère, la prunelle de ses yeux ouvrit les siens doucement, tomba dans le regard d'Harry. Les deux se fixèrent de longues minutes, n'osant y croire. George du leur dire qu'ils ne rêvaient pas pour qu'enfin ils se serrent l'un à l'autre, qu'ils s'embrassent à en perdre haleine. Il entendit même l'un des deux demander l'autre en mariage aussitôt approuvé avant qu'ils ne rient aux éclats. Alors George sut que cette guerre si dévastatrice n'allait pas engendré que de la peine. Sa prédiction fut encore plus vraie quand quelques mois plus tard ils fêtèrent l'union de ces deux Griffondors, quand il vit la joie illuminant leurs visages auparavant si sombres, si tristes. Le manque les avait tué, l'amour les faisait vivre.
