Les personnages ne m'appartiennent hélas pas.
Rated M (scènes explicites et langage) si vous n'aimez pas les relations M & M, cliquez sur la petite croix rouge.
Stiles et Derek ne se connaissent pas encore, pour le moment, le surnaturel est inconnu de Stiles.
L'histoire n'est pas tout à fait la même que la série.
Derek/Stiles, Stiles/Derek
Bonne lecture
PS : Pour les phrases en japonais. Ne m'y connaissant pas du tout, j'ai utilisé Google traduction, désolée, mais il fallait que ça colle avec l'histoire.
Désolée, je reposte l'histoire car j'avais fait une GROSSE faute au prénom de Derek (impardonnable)
Précédemment :
Il tendit le cou pour voir enfin son voisin mais bascula vers l'avant et se rattrapa de justesse au mur, si bien que les deux individus tournèrent directement la tête vers lui. Il se plaqua de nouveau contre le mur sans bouger, comment avaient-ils pu l'entendre de là où ils étaient. C'est pas possible, il avait vraiment la poisse, surtout qu'il n'avait pas réussi à voir Derek.
Chapitre II
Énervé, il attendit un peu et ferma sa fenêtre. Ce ne serait pas pour ce soir. Il fallait qu'il trouve une excuse pour au moins aller se présenter. Il n'était pas normal de ne jamais croiser son voisin.
Demain, il préparerait des pancakes et irait lui en apporter. Tout le monde aime les pancakes au sirop d'érable non ? Il irait aussi parler à Scott, pourquoi n'était-il pas passé au moins lui dire bonsoir ? Ces questions demandaient des réponses, et, foi de Stiles, il les obtiendrait.
Au réveil, il mis ses chaussures de course, ses écouteurs sur les oreilles et sa playlist en route. Ce matin, il allait courir, cela lui ferait le plus grand bien.
Au retour, son tee-shirt gris marquait des endroit plus sombres, il était trempé de sueur, Stairway to Heaven de Led Zepplin à fond dans les oreilles.
Il s'arrêta net en voyant un homme un peu plus âgé que lui, barbe naissante, qui s'affairait près de sa voiture. L'homme leva les yeux vers lui et Stiles eu un choc. Sa respiration se bloqua. Des yeux d'un bleu-vert-gris indéfinissables le fixaient. Cela dura une bonne minute, lui, musique à fond dans les oreilles, l'autre à le regarder sans ciller. Stiles se repris finalement et ôta doucement les écouteurs de ses oreilles tout en avançant lentement vers Derek, car étant près de la Camaro, il ne pouvait s'agir que de Derek.
Arrivé à sa hauteur, il n'osa tendre la main, car le regard que lui lança à ce moment le frère de Laura était plutôt hostile. Il avala sa salive et se présenta :
- Bonjour, tu dois être Derek, je m'appelle Stiles et je...
- Je sais qui tu es. Merci de ne pas rester dans mes pattes, je suis pressé.
Cool... Stiles savait que Derek était asocial, mais à ce point... Ne se laissant pas démonter, il ancra ses yeux dans ceux de son vis-à-vis. Plutôt mauvaise idée vu la beauté de ceux-ci. Il baissa donc le regard sur le nez afin que l'autre pense qu'il le regardait bien en face.
- Ta sœur m'avait prévenue de ton manque de savoir vivre en communauté, mais là, tu fais fort. Dis-moi, tu n'aimes personne ou c'est juste...
Encore une fois, son voisin le coupa en pleine phrase, mais cette fois, il se fit plaquer durement contre la voiture. Surpris, le jeune homme ne se débattit pas et attendit de voir ce qui allait se passer. L'autre avait quand même de la force, mais s'il le voulait, Stiles pourrait se soustraire à la prise. Prise qui se desserra légèrement. Derek semblait surpris par quelque chose, mais Stiles ne savait pas par quoi. Les yeux face à lui s'assombrirent encore plus, et il parla d'une voix tellement rauque qu'elle en donna des frisson au plus jeune.
- Écoute moi bien, je te le dis une fois et je ne te le dirai qu'une fois, ne t'occupe pas de mes affaires, tu fais comme si je n'existais pas et je ferai pareil pour toi ok ?
Stiles se concentrait sur le doigt qui lui tapotait le torse pendant ce petit monologue. Il ne voulait pas se laisser parler comme ça. Pour qui il se prenait le mec ? Il attrapa donc le doigt tendu et le tordit d'un coup, ce qui eut pour effet de mettre Derek à genou. Stiles le contourna à une vitesse impressionnante et lui fit un étranglement arrière, se tenant ainsi derrière lui, sa tête à quelques centimètres de l'oreille de son adversaire :
- Et toi, écoute moi bien aussi, pour reprendre tes mots, ne me parle pas comme ça. J'ai juste voulu me présenter et être sympa, si t'es un connard, j'y peux rien, tu as raison, je ne t'adresserai plus la parole mais ne me pointe plus du doigt comme ça. Je ne suis pas un chien ni un gosse compris ?
Derek était estomaqué par ce qui venait de se passer. Il pourrait très bien envoyer valdinguer ce petit con à l'autre bout du terrain mais la proximité de ce mec avait bloqué toute tentative d'échappatoire. Laura avait raison, ce mec avait quelque chose, mais quoi ?
Lorsque Stiles relâcha sa prise et partit comme une furie à l'intérieur de son appartement, Derek se releva doucement, et fixa l'endroit où le jeune homme venait de disparaître. Que lui arrivait-il ? Il devrait être énervé, avoir envie de tuer ce type, mais non. Reprenant ses esprit, il monta dans sa voiture et démarra en trombe.
Stiles de son côté était sous la douche. Il devait être au boulot dans vingt minutes et devait faire vite. Il devait redescendre en pression, car l'autre enfoiré l'avait bien énervé. L'eau chaude tombant sur sa peau le détendit, il prit son café et se rendit au poste de police. Comme toujours, la journée se passa sans heurts.
Il attendit Scott à la sortie de son travail, mais quelle ne fut sa surprise de le voir en compagnie de Derek Hale. Là, il resta dans sa voiture et ne bougea plus. Le vétérinaire et le Hale montèrent dans la Camaro et partirent. Stiles se décida à les suivre, il y avait quelque chose de louche, et il comptait bien savoir ce qui se passait. Une bonne filature doit être lointaine, il était donc derrière trois, parfois quatre voitures afin de ne pas se faire repérer.
Les deux « compères » s'arrêtèrent finalement à l'orée d'un bois, non loin de l'entrée de Beacon Hills. Stiles attendit qu'ils rentrent dans les bois et les suivit de loin mais les perdit bien vite. Putain, c'est pas possible, comment avaient-ils pu lui échapper ? Il se décida donc d'attendre à un endroit stratégique, il faudrait bien que les deux hommes retournent à la voiture.
Pour ne pas se faire repérer, il grimpa donc très haut dans un arbre et attendit, attendit et attendit encore. Finalement, il se décida à descendre, et au moment de sauter à terre, il vit une sorte de créature humanoïde, mais trop tard pour lui, il avait déjà amorcé son saut. Il se retrouva donc face à une bête sauvage qui devint totalement humaine. Elle aussi amorçait sa transformation au moment où Stiles avait sauté.
Chacun avait une face surprise. Stiles dégaina son arme et la pointa vers l'homme face à lui lorsqu'il reconnu Derek. Son arme se dirigea directement sur lui. Son visage affichait de la confusion. Stiles avait devant lui son voisin qui venait de se transformer d'une chose affreuse en un humain. Sa tête bouillonnait, il devenait fou ou quoi ? Ses mains tremblaient, il ne savait pas trop quoi faire.
- Bouge pas ! Sinon, je te tire une balle dans la tête. Où est Scott, qu'as-tu fait de lui ?
Derek ne répondit pas, tentant de s'approcher de Stiles, mais ce dernier arma la chambre de son revolver dans un clic métallique.
- Je pourrais te tuer Derek, là, tout de suite, dis moi ce que tu as fait de Scott, tu l'as dévoré, c'est ça ? Tu es quoi ? N'obtenant pas de réponse, il cria cette fois - MAIS TU VAS ME RÉPONDRE BORDEL, OU JE TE JURE QUE JE TIRE !
Scott arriva essoufflé et se mis entre l'arme de son ami et sa cible :
- Non Stiles, ne fais pas ça, s'il te plaît
- Scott, barre toi de là, tu ne sais pas ce que j'ai vu. Dégage, un monstre pareil ne devrait pas exister.
Scott leva les mains et s'approcha doucement de Stiles
- Alors tu devras me tuer aussi Stiles, car …. car... je suis le même monstre que lui.
A ces mots, les yeux de Stiles faillirent sortir de leurs orbites. Ses mains se resserraient contre la crosse du revolver, il ne savait plus où diriger son arme entre l'un et l'autre. Sa voix devint plus aiguë, moins sûre
- Arrête ça, c'est pas vrai Scott, bouge de là. Me prend pas pour un con.
- Stiles, regarde moi, baisse ton arme s'il te plaît, regarde, je vais te le prouver mais s'il te plaît, baisse ton arme, tu pourrais blesser quelqu'un.
- T'es fou ou quoi ? Je ne baisserai pas mon arme, montre moi, et criant à pleins poumons, MONTRE MOI. ET TOI DERRIÈRE, NE BOUGE PAS !
Scott souffla une fois, puis deux, il baisa la tête, et lorsqu'il la releva vers Stiles, ses yeux brillaient d'un jaune vif, des crocs ornaient sa bouche, des griffes se trouvaient au bout de ses doigts, ses oreilles étaient pointues et son visage était poilu et moins beau.
- Que ? Putain, c'est quoi ce bordel. Une putain de caméra cachée ou quoi ? Merde, Merde, MERDE.
Il n'arrivait plus à garder la tête froide, son sang bouillonnait dans ses veines, sa main tremblait. Devait-il tuer son meilleur ami ? Devait-il se barrer ?
Lentement, il recula, son arme toujours pointée sur son ami. Peu à peu, il arriva à l'orée du bois et partit en courant à sa voiture. Il démarra si vite qu'il laissa des traces de gomme sur la route.
Tout le long du retour jusqu'à chez lui, il tapa le volant, criant, allant jusqu'à pleurer. Il se souvenait des bons moments passés avec Scott, et ce dernier, son ami, son frère lui avait menti. Il était une sorte de monstre et ne l'avait pas dit à Stiles. Tout ça c'était la faute de Derek, Derek l'enfoiré de monstre, il allait soigné son ami et tuerait ensuite le Hale.
Arrivé chez lui, il s'enferma à double tours et s'allongea sur son lit. Cogitant encore et encore.
Du côté de Derek et Scott, c'était la douche froide. Ils étaient dans la voiture :
- Putain Scott, on est foutus, ton pote nous a vus, et bien vus. Tu avais besoin de faire une démonstration devant lui ? Merde, il va falloir que je m'occupe de lui. On ne peut pas être démasqués.
- QUOI ? Mais t'es pas sérieux là. Tu te rends compte de ce que tu dis. Jamais tu m'entends, jamais tu ne lui feras de mal, je ne te laisserai pas faire.
- Alors, qu'est-ce que tu proposes hein ? Qu'on se serve de nous comme bêtes de laboratoire, qu'on nous abatte comme des chiens, n'oublie pas qu'il fait partie des force de l'ordre ? Vas-y, dis moi. DIS MOI SCOTT !
- J'EN SAIS RIEN. Le jeune loup se pris la tête dans les mains et répéta plusieurs fois qu'il n'en savait rien. D'un coup, il releva les yeux et se tourna vers Derek – Je vais aller lui parler. Il m'écoutera, il ne dira rien, je le sais, malgré ce que tu penses, il a l'esprit ouvert. Je sais qu'il m'écoutera et qu'il ne dira rien, je le sens. Amène moi au manoir et ne te montre pas. Je ne sais pas ce qu'il a contre toi, mais il ne t'aime pas, c'est clair, pourtant, ce n'est pas son genre, d'habitude, il aime tout le monde.
Le silence se fit dans la voiture et après un petit raclement de gorge, Derek pris la parole :
- Je l'ai peut-être un peu bousculé et engueulé ce matin. Il n'osait regarder vers Scott et fixait la route, sentant le regard désapprobateur de Scott sur lui.
- Comment ça un peu bousculé, tu l'as agressé ?
N'osant toujours pas le regarder, il hocha lentement la tête.
- Mais j'y crois pas. Stiles est le mec le plus gentil du monde, pourquoi tu l'as bousculé ?
- Il est venu me parler.
- Juste ça ? Il est juste venu te parler ?
- Plus exactement, il est venu se présenter. Et ton mec le plus gentil du monde m'a quand même étranglé alors que j'étais à genou.
- Pauvre petit va.
Ils arrivèrent enfin à destination. Scott descendit de voiture et claqua la porte. Il frappa plusieurs minutes à la porte de son ami en le suppliant de lui ouvrir la porte. Ce que Stiles fit au bout d'un moment.
- Rentre et appelle ton pote, vous me devez une explication, je suis calmé
- Tu … tu es sûr que Derek doive venir ? C'est pas le grand amour entre vous
- Tu m'étonnes, c'est plutôt la haine, mais si j'apprends que c'est de sa faute tout.. tout ça, ta transformation, enfin tu vois quoi ? Si j'apprends que c'est ne serait-ce qu'un peu de sa faute, j'aurai une excuse pour le descendre.
- Ah ! Ok, je l'appelle.
Derek arriva enfin, la tête droite, il n'avait pas honte de ce qu'il était, et si cela ne convenait pas à Stiles, il pourrait toujours le faire disparaître. Il ne le laisserait pas lui gâcher la vie. Il admira la façon dont Stiles avait aménagé l'appartement. Il avait bon goût, quoiqu'il se souvenait que sa sœur avait mentionné le fait qu'elle avait un peu aidé pour la déco.
Stiles était assis sur un fauteuil face aux deux autres, assis eux sur le canapé. Il scrutait Son meilleur ami :
- Alors, raconte moi tout, comment et surtout, qu'est-ce que tu es ?
- Hum ! Donc, un jour, je me promenais dans les bois, je cherchais des asperges et je me suis perdu, tu connais mon sens de l'orientation. Enfin, j'ai tourné dans la forêt, pas de réseau, la nuit était tombée, j'ai flippé comme un fou. J'ai entendu un grand hurlement et je me suis retrouvé face à une horrible créature qui m'a sauté dessus et qui m'a mordu.
Stiles regarda Derek avec des yeux de tueur. Scott voyant cela continua mal à l'aise
- Le lendemain et les jours suivants, j'ai commencé à développer des pouvoirs, plus de vitesse, une meilleure vue, un meilleur odorat, une guérison expresse, tous mes sens étaient décuplés, j'avais plus de réflexes, j'entendais ce que disaient les gens alors qu'ils étaient loin. Puis Derek est venu me trouver pour m'expliquer ce que j'étais. Un loup garou. Ce n'était pas possible, ça n'existait pas, c'était une légende, un mythe, mais non, c 'était bien réel et il m'a appris, avec du temps, à gérer mes transformations, à refréner mes instincts, à rester à peu près humain et moins loup. Sans lui, j'aurais déjà sûrement tué quelqu'un...
- Un loup garou ? C'est donc ça. Et qui t'a mordu si ce n'est pas lui il montra Derek du menton
- C'est son oncle Peter, lui est un loup dans le genre méchant si tu vois ce que je veux dire, mais Derek l'a mis hors d'état de nuire, il est enfermé à Eichen House pour un moment, il ne risque plus de faire de mal à qui que ce soit.
- Ok, c'est dur pour moi de te croire, mais j'ai vu ce que j'ai vu, donc... Je pense que si tu me dis que tu ne feras de mal à personne et que lui non plus. Je veux bien... te faire confiance, on est frères de cœur après tout. Et je suppose que pour votre sécurité, rien ne doit se savoir... Quelqu'un est au courant ?
Scott se leva et serra fort Stiles dans ses bras
- Non personne n'est au courant, en humain, tu es le seul
- Et il y en a beaucoup.. comme, comme vous
- Euh ben un petit peu quand même, mais à Beacon Hills, actuellement, il n'y a que Derek et moi.
Stiles fixa Derek un long moment, semblant cogiter plus que de raison, et le loup n'apprécia pas ce regard
- En même temps, sois pas étonné, ne vient pas jouer les vierges effarouchées, tu connais le surnaturel, tu prends tes grands airs, mais toi aussi tu caches ta véritable nature, alors ne viens pas nous les briser.
Stiles ne comprenait rien à ce que Derek racontait, il fit une grimace d'incompréhension, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Derek
- Laisse tomber, je divague tenta -t-il de mentir
- Non, non, je ne te laisserai pas de défiler comme ça, qu'as-tu voulu dire par là ?
- Rien, je te dis que c'était rien...
- Il ment Scott venait de parler. Il détaillait Derek de la tête aux pieds - tu mens Derek, si tu as un doute, dis le, au point où nous en sommes, on ne se cache rien.
- Il a une odeur, un truc qu'on n'arrive pas à expliquer Laura et moi.
- Laura est au courant... Oui, bien sûr, elle est aussi un loup garou. Ce n'était pas une question, mais une affirmation – Donc qu'est-ce que c'est que cette odeur, pourquoi Scott ne la sent-il pas ?
Scott se frotta l'arrière du crâne et sembla gêné :
- Ne me dis pas que tu la sens aussi ?
- Eh bien si, je l'ai sentie dès que tu es arrivé
Intrigué, Stiles s'approcha d'eux, de près, vraiment très près, il chuchotait
- Et là, mon odeur, que fait-elle sur vous ? Est-elle bonne, mauvaise ? J'aimerai comprendre
Il retourna s'asseoir et attendit, comme hypnotisé par la réponse qu'il allait entendre. Derek de frotta l'arrière de la nuque, visiblement très gêné.
- Eh bien, comment dire, c'est plutôt une odeur apaisante, elle me calme, je ne sais pas comment l'expliquer, c'est doux, relaxant et hypnotique à la fois. Ce matin, quand tu m'as étranglé, j'aurai pu te mettre une raclée, mais ton aura, à ce moment là m'a clairement commandé de ne rien faire. C'est difficile à expliquer comme je te l'ai dit, cela ne m'étais jamais arrivé, et Laura a ressenti la même chose à tes côtés, c'est pourquoi elle a eu confiance en toi tout de suite. Si tu te poses des questions tu devrait aller voir Deaton, l'ancien patron de Scott, c'est un émissaire et il s'y connaît pas mal en surnaturel.
Scott expliqua qu'il ressentait la même chose, que Stiles lui apportait de la sérénité. Un silence se fit « entendre » dans la pièce. Stiles cogitait à fond. Son cerveau travaillait tellement qu'il n'était plus réellement là. Pourquoi les loups garou réagissaient à sa présence ? Pourquoi n'arrivait-il pas à détester Derek ? Il faudrait qu'il fasse des recherches.
Revenant à lui, il promis aux deux êtres face à lui qu'il garderait le secret sur leur condition. Chacun rentra chez lui, Le jeune homme se coucha, mais toutes ces questions le hantaient. Il ne trouverait sûrement rien sur internet, il faudrait qu'il parle à ce Deaton.
Le lendemain, était samedi, après son jogging très matinal, il prit une douche et se mit à la recherche de coordonnées de l'ancien patron de Scott lorsque quelqu'un frappa à sa porte. Il alla ouvrir et se trouva face à Scott et Derek. Il retourna à l'intérieur, laissant sa porte ouvert, les invitant à entrer.
- Café ?
Scott et Derek se regardèrent quelque peu étonnés
- C'est bon leur dit Stiles tout en leur désignant de s'asseoir et en leur apportant des tasses fumantes – J'ai réfléchi toute la nuit. Il ne se passe rien ici, pas de crime, pas de disparition, cela veut donc dire que vous ne vous en prenez pas aux humains, c'est tout ce qui m'importe, de plus, je comprends pourquoi tu étais si distant il scrutait Derek à ce moment là - Mais je veux savoir qu'est ce que j'ai de différent des autres. Pourquoi je dégage cette « aura » dont vous parliez hier.
Scott regarda Derek, puis Stiles et pris la parole :
- Justement, c'est pour cela qu'on est venu, si tu veux, en peut t'emmener voir Deaton, ce sera plus facile si on est avec toi. On l'a appelé et il nous attend. Ça te va ?
- Carrément, je mets mes chaussures, posez vos tasses dans l'évier, allons-y, s'il peut vraiment m'éclairer, je serai content de savoir.
Derek était silencieux, mais ne parvenait pas à se sortir ce jeune homme aux yeux couleur whisky de sa tête. Scott et sa sœur parlaient d'une odeur rassurante, apaisante, mais pour lui, c'était différent, il ressentait une attraction indescriptible, un besoin de se trouver près de lui et ça l'effrayait autant que ça l'attirait.
Ils montèrent tous dans la Jeep de Stiles, Scott à ses côtés et Derek à l'arrière. Ce dernier essayait de ne pas regarder Stiles mais ses yeux se posaient sans cesse sur le rétroviseur jusqu'à ce qu'il y croise le regard du conducteur. Ils ne se lâchèrent pas des yeux pendant un moment qui parut long, lorsque Scott cria à Stiles de faire attention. Il braqua son volant afin d'éviter une voiture qui arrivait en sens inverse. Un "ouf " de soulagement sortit des trois occupant de la voiture, et le reste du trajet se termina sans incident.
Deaton était un homme qui inspirait la confiance, il était souriant et posait des questions tout à fait pertinentes, mais semblait ne pas comprendre ce qu'il y avait de différent chez Stiles.
- Stiles, seriez-vous d'accord pour que je vous fasse une séance d'hypnose ? Nous arriverons peut-être à trouver des réponses au fond de votre conscience, ou de votre inconscient.
- Euh... Si ce n'est pas dangereux, pourquoi pas, au moins, si on ne trouve rien, on pourra dire qu'on aura tout essayé.
Ceci dit, le jeune homme s'allongea dans le canapé de l'ancien vétérinaire et écouta les paroles de ce dernier. Peu à peu, il se sentit partir au plus profond de lui même et ce fut le trou noir.
Deaton avait réussi, il parlait maintenant avec le jeune homme. Il le fit revenir dans son enfance, Stiles parlait de Scott, puis de la mort de sa mère, il pleura à ce moment là. Il parla de son adolescence, de ses années dans la Marine, dans son école de police, sa virginité qui le dérangeait de plus en plus, surtout à son âge. A ce moment là, Scott se sentit rougir. Pour le moment, rien ne laissait entrapercevoir le pourquoi d'une différence.
l'émissaire parla encore :
- Maintenant, tu as fini ton école et tu reviens ici, souviens toi, t'est-il arrivé quelque chose ? As-tu fait quelque chose de particulier ?
Toujours endormi, Stiles fronça légèrement les sourcils et raconta son arrivée de l'aéroport, la chute sur la souche, le flash et l'arrivée devant chez lui qui lui avait parue bizarre.
A ces mots, les trois hommes se regardèrent quelque peu paniqués. Serait-ce le Nemeton ? pensèrent-ils.
- Et depuis, Il ne t'est rien arrivé ?
- Non, je vais bien, mais le jeune homme s'agita doucement, ouvrit les yeux et se mit assis, fixant les trois autres de ses yeux... blancs, totalement blancs, ce qui les fit sursauter - Tsuki wa watashi no tochidesu, Taiyõ wa watashi no imõtodesu Soshite watashi no kyõdai wa arashi.
Ils se regardèrent tous surpris, Deaton alla à son bureau pendant que Stiles se tourna vers Derek et le transperça de ses yeux blancs. Derek, mût pas une force invisible s'approcha de Stiles
- Kurai jikan no ato, anata wa kurayami ni shizumanai yō ni tadashī sentaku o shinakereba narimasen
Le jeune homme s'évanouit après cela. Derek se se tourna vers Deaton qui, un gros livre à la main s'assit près du jeune inconscient, vérifiant que tout allait bien.
- Qu'a t'il dit ? Quelqu'un a compris quelque chose ? Scott venait de parler, il regardait Derek qui avait l'air absent et Deaton qui fronçait les sourcils.
- La première phrase, mon japonais est approximatif, s'excusa Deaton était : la lune est ma terre, le soleil est ma sœur et mon frère la tempête
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Questionna Derek semblant reprendre ses esprits. Deaton montra le livre qu'il avait dans les mains et expliqua
- Comme il a parlé japonais, j'ai tout de suite pensé à la mythologie japonaise, en cherchant, je pense avoir trouvé qui est Stiles, enfin, qui le possède : Tsukuyomi est le dieu de la lune, du temps qui passe et de la nuit. Sa sœur, Amaterasu est la déesse du Soleil et son frère, Susanoo, le dieu de la tempête. Tsykuyomi avait le pouvoir de contrôler le défilement du temps, de l'accélérer, de le ralentir ou de le figer dans un autre lieu. Il avait le pouvoir d'illuminer la nuit et l'obscurité. Dans la légende, il s'est fortement disputé avec sa sœur Amaterasu qui s'est pris une autre partie du ciel pour ne jamais plus le revoir et choisit le soleil, d'où, le jour et la nuit.
Il tournait les pages, se concentrant sur ce qu'il lisait :
- LA bonne nouvelle, c'est que ces esprits ne possèdent pas longtemps leurs hôtes, Stiles devrait bientôt en être débarrassé. En général, ils possèdent les humains pour délivrer un message, un prophétie. Puis ils s'en vont comme ils sont venus
- Donc, c'est parce qu'il est le dieu de la lune que nous, les loups-garou sommes bien à son contact ?.
Derek regarda Scott et fut étonné de sa juste analyse aussi rapide.
Deaton quant à lui acquiesça et scruta les deux loups, l'air soucieux. Il se lança :
- La deuxième phrase, celle qu'il t'a énoncée voulait dire « Après des heures sombres, il te faudra faire le bon choix pour ne pas t'enfoncer dans les ténèbres»
Ils n'eurent pas le temps de cogiter que Stiles fit un bruit en remuant. Deaton le réveilla de son hypnose :
- A trois, lorsque je claquerai des doigts, tu ouvrira les yeux, tu te souviendras de tout ce qui s'est passé, mais tu seras léger, tu n'auras pas peur. Tu es ce que tu es, n'en n'aies pas honte. Un, tu te sens plus léger, deux, tes muscles se réveillent, trois, tu es détendu. Clac, ses doigts claquèrent et Stiles ouvrit les yeux.
Quelque peu déboussolé, le jeune homme se redressa doucement, et regarda tour à tour les trois hommes lui faisant face. Il se leva totalement, se frottant la nuque, montrant ainsi une gêne :
- Je sais tout... Il m'a tout montré. Je suis l'incarnation de Tsukuyomi, dieu de la lune. Ça m'est arrivé lorsque je me suis cogné contre le tronc de l'arbre sacré. Son esprit est venu à moi car il a senti que j'étais pur et juste. C'est lui qui m'a appelé, c'est lui qui a causé la panne du taxi et ma chute. Il me dit que mon destin est lié à celui de Beacon Hills. Deaton l'a réveillé en m'hypnotisant. Il ne restera pas en moi car il utilise mon énergie et ça pourrait me tuer. Il repartira après la prochaine pleine lune. Il prétend que si tu fais le mauvais choix, c'est moi qui devrait te tuer Derek. Je ne sais pas ce qu'il entend par là, mais je n'ai pas l'intention de te tuer, je pense que mon rôle et de te protéger, de t'aider à faire le bon choix au bon moment.
Derek pinça les lèvres et étrécit son regard, pointant Stiles du doigt :
- Je n'ai pas besoin d'être protégé ni sauvé de quoi que ce soit.
Il partit rapidement en claquant la porte. Il rentrerait à pied, cela ne le dérangeait pas. Il avait besoin de fuir Stiles, il avait besoin de s'en éloigner. La simple proximité avec lui le rendait trop... Il ne savait pas quoi, mais ce sentiment lui faisait peur. Plus il resterait loin de lui, mieux il se porterait. C'est donc à travers les bois et au pas de course qu'il rentra chez lui.
De son côté, Stiles essayait de comprendre ce qui lui arrivait. Il n'était pas effrayé, ne ressentait aucune inquiétude pour lui, mais avait un mauvais pressentiment concernant Derek. Comment pouvait-il aider quelqu'un qui ne le voulait pas ? Serait-il à la hauteur des attentes du dieu qui l'habitait ?
Ils se séparèrent de Deaton et rentrèrent chez eux. Scott racontant des blagues pour détendre l'atmosphère. Ce qui fonctionna, car arrivés devant le manoir, ils étaient en pleine crise de rire aiguë. Scott pris son air grave tout à coup et dit à son ami :
- Évite de sortir ce soir, c'est la pleine lune et une meute de loups assez dangereuse se dirige vers Beacon Hills en ce moment. C'est pour ça que Derek et moi étions dans les bois l'autre soir. Je les entends hurler. J'ai l'impression qu'ils viennent ici. Reste bien chez toi.
A peine eut-il le temps de finir sa phrase que Derek frappa à la vitre de Scott. Ils descendirent de voiture et le plus âgé regarda Scott
- Tu les as entendus n'est-ce pas ?
- Oui, je disais justement à Stiles de ne pas sortir de chez lui
- Bien fit le loup sans regarder Stiles – Allons-y Scott, il faut les empêcher de faire du mal aux habitants de Beacon Hills
Stiles qui était resté à les écouter prit la parole
- Mais attendez, vous pouvez vous faire tuer. Vous ne savez pas combien ils sont, vous allez avoir besoin d'aide, moi aussi je suis là pour protéger les gens, je peux vous aider.
Deux têtes se tournèrent comme une seule
- NON ! Crièrent-ils en cœur, tu restes chez toi Stiles
Il eu un petit sursaut et vexé, claqua la portière de sa voiture et alla rapidement chez lui sans omettre d'ajouter un :
- Allez vous faire foutre espèces d'enfoirés !
