Chapitre 1

Getsugakure était un le plus grand village que l'on pouvait trouver au Pays de la Lune, bien que comparé à d'autres villages ou même d'autres villes des pays voisins, il semblait être minuscule. Mais ce n'était pas plus mal, le pays de la lune ayant toujours fait preuve de modestie avait pu garder de bons contacts avec les pays voisins, notamment le pays du feu dont il avait une relation de paix avec Konoha.

Esumi Tosuya venait de Getsugakure. Elle y avait toujours vécu et elle aimait son île plus que tout. Mais elle avait souvent soif d'aventure car elle n'avait pas toujours l'occasion de visiter les autres pays. Alors lorsque sa grand-mère lui avait demandé de bien vouloir se rendre dans un village non loin de Konoha avec un remède pour une vieille connaissance, Esumi avait bien évidemment sauter sur l'occasion.

Voilà donc comment elle s'était retrouvée au pays du feu. Elle y venait souvent, mais ne se permettait jamais de s'aventurer hors des routes principales qui menaient à la ville, c'était bien trop dangereux paraît-il et de plus elle ne s'y rendait en général accompagnée et ce pour rendre visite à Tsunade. Le trajet de l'aller lui avait prit une journée à pied, elle avait dormi chez l'ami de sa grand-mère, un homme gentil qui avait refusé qu'elle fasse le retour épuisée et affamée.

— Tu remercieras une fois de plus ta grand-mère pour moi et dis-lui que je l'attends toujours pour prendre le thé.

— Je n'y manquerai pas. Merci pour votre hospitalité.

Esumi avait repris la route un peu avant midi. Il ne faisait pas très beau ces derniers temps et il semblerait qu'un orage ne tarderait pas à tomber sans doute enfin de journée, si elle dépêchait et si elle parvenait à croiser des marchands sur la route, peut-être aurait-elle une chance de rentrer à Getsugakure avant la fin de la journée.

Il était censé faire un beau temps et pourtant le ciel se couvrit de nuages sombres et épais.

— Franchement, comme s'il me fallait ça maintenant ! grogna-t-elle avant d'accélérer sa marche.

Le tonnerre retentit. Esumi s'arrêta, un frisson parcouru son échine. Il y avait quelque chose qui clochait. Ce n'était pas le tonnerre qui retentissait… c'était plus comme une explosion. Elle leva les yeux et vis une fumée noire qui se s'élevait dans les airs. Un incendie peut-être ? Mais nous étions en plein milieu de nul part, près d'une immense forêt, il n'y avait aucune habitation ici et pour y être passé par ce chemin à de mainte reprises, elle savait parfaitement ce qu'elle disait.

— Je devrais peut-être aller voir pour être sûr qu'il n'y a personne en danger, pensa-t-elle.

Elle dévia de sa route et s'aventura dans les bois. Plus elle avançait plus elle ressentait l'énergie vitale émanant de deux corps, une énergie qui était affolée, allant dans tous les sens mais se fatiguant de plus en plus. Ce phénomène ne pouvait vouloir dire qu'une chose deux personnes étaient en train de mourir ici.

Esumi se précipita vers le lieu d'où les énergies émanaient et arriva finalement devant un tas de ruine. On aurait dit une ancienne bâtisse qui venait de s'effondrer. Elle leva les yeux mais fut propulser en arrière par une explosion si forte que son dos rencontra un tronc d'arbre de manière brutale.

D'accord, rien n'est normal, pensa-t-elle en se redressant. Elle sauta de pierre en pierre jusqu'à arriver à sommet du tas de ruine de cette bâtisse. Il y avait un gigantesque mur qui par enchantement tenait encore debout et à son pied se trouvait deux silhouettes allongées par terre. La jeune femme accouru vers elle.

C'était deux hommes, l'un avec des cheveux courts et un autre ayant les cheveux longs, ils avaient beau avoir beaucoup d'égratignures l'on pouvait voir la ressemblance entre eux. Elle ne les aurait pas reconnu si l'un d'eux ne portait pas sur son front un bandeau avec une plaque à l'effigie du village cachée de la feuille. Mais le symbole de Konoha était rayé, il avait été barré à la lame de manière volontaire. Cela ne pouvait dire qu'une seule chose…

— Un déserteur…

— Hum…

Le jeune homme aux cheveux courts gémit et parvint enfin à attirer l'attention d'Esumi.

— E tu m'entends, demanda-t-elle.

Elle posa une main sur la joue de chacun des deux hommes. L'un bougeait encore et était toujours chaud. Mais l'autre par contre ne semblait même plus respirer.

— Vous m'entendez ?… s'il vous plaît monsieur si vous m'entendez essayez oh moins de faire un geste... oh non son cœur bat à peine… S'il vous plaît vous devez continuer à vous battre et je ferai tout pour vous maintenir en vie d'accord ?! Mais je ne sais pas si je parviendrai à vous sauver tous les deux…

L'homme à la queue de cheval était en bout de vie, si elle ne faisait rien il ne lui faudrait que deux heures à peine pour qu'il rende l'âme. Mais comment faire, elle n'aurait pas la force pour les porter et elle n'avait pas le matériel nécessaire pour le soigner.

Une ombre lui cacha alors le soleil qui descendait doucement dans le ciel, Esumi leva le visage pour faire face à une autre silhouette, vêtu d'un manteau noire à nuage rouge. L'akatsuki. Bon sang mais que faisait un membre de l'Akatsuki ici, et pourquoi portait-il un masque ? La peur monta en elle. Elle avait déjà entendu parler de l'organisation criminelle, mais jamais elle aurait cru en rencontrer un.

— Bizarre, à part Zetsu je n'avais senti la présence d'aucune autre forme de vie importante dans les environs, dit-il.

— Je sais déjà qui vous êtes, mais que voulez-vous ? demanda Esumi en prenant une voix qui se voulait assurée.

En réalité elle se voyait déjà morte elle aussi.

— Rien qui t'intéresse, laisse-moi juste ces hommes, fais demi-tour et retourne à ta petite vie tranquille. Clair ?

— C'est hors de question, je ne reçois pas d'ordre d'un criminel. Laissez ces deux hommes tranquilles.

— Ohhh, je ne voulais pas en arriver là. Hum… tant pis.

Il s'élança vers elle et Esumi eut juste le temps de l'esquiver, le poing de Tobi atterrit dans le mur et y laisser une emprunte marquée à jamais. Elle n'avait aucune arme pour se défendre et le corps à corps ne tiendrait pas longtemps face à lui surtout qu'il devait être un ninja et dont avoir un bon chakra, chose qu'elle n'avait pas elle.

Elle répliqua en lui offrant un coup de pied au visage mais l'ancien ninja de Konoha la stoppa et la projeta en arrière. Heureusement elle était agile et souple et elle atterrit sur ses pieds. Merde il était fort et encore il ne devait pas se servir de tout son potentiel.

Mais finalement c'est lui qui se retrouvait désormais près deux hommes. Double merde.

— Je n'ai besoin que d'un Uchiha, mais le corps d'Itachi pourrait peut-être me servir.

Des Uchiha ? Celui au bandeau de Konoha était donc Itachi Uchiha, l'homme aux Sharingan. Elle ne connaissait pas son visage, elle ne savait pas qu'il s'agissait de lui.

L'homme au masque posa ses deux mains sur les deux corps couchés devant lui. Sachant qu'il allait se passer quelque chose de grave et qu'il ne valait mieux pas laisser ses deux hommes à cet être extrêmement dangereux, Esumi se jeta sur lui invoquant toute sa force pour l'empêcher d'aller au bout de son plan. Elle attrapa quelque chose avant d'atterrir au sol.

L'homme au masque n'était plus là. Le jeune homme aux cheveux courts n'était plus là. Il ne restait plus qu'Itachi Uchiha dont elle tenait fortement le poignet. C'était donc ça qu'elle avait attraper. Sans doute que Tobi n'avait pas pu utiliser son sort de téléportation avec lui lorsqu'elle rompit le contact physique.

Mais Itachi Uchiha. Un criminel. Celui qui avait massacré son clan avant de déserter le village et qui semait la pagaille partout où il passait. Elle avait déjà entendu son histoire, pas en détails mais elle en savait suffisamment pour ne pas rester une minute de plus ici. Il avait fait beaucoup trop de choses horribles pour mériter d'être sauver.

Elle se releva fixant le corps immobile de l'Uchiha. Elle lui laissait jusqu'à la tombée de la nuit pour rendre l'âme. De toute manière, elle ne pouvait rien faire… enfin si, il y avait bien quelque chose mais elle refusait de s'en servir pour lui.

— En espérant que vous ayez une meilleure vie après la mort, murmura-t-elle en tournant le dos au corps.

Esumi s'en alla en courant. Laisser quelqu'un mourir c'est bien ce qu'elle était en train de faire. Mais il avait fait tant de mal, il ne méritait pas de vivre.

Elle sortit finalement des bois sans se retourner et revint sur le chemin qu'elle avait l'habitude d'emprunter, celui qui menait au grand pont. Par chance des marchands passèrent par là avec leurs cheveux et marchandises.

— Eh, qu'est-ce qu'une jeune fille de ton âge fout sur cette route toute seule ? demanda l'un des marchands.

— Je me rends au Pays de la Lune et ne vous en faites pas, j'ai l'habitude de traîner ici.

— C'est plutôt rare de voir des habitants de ton île dans le coin, je pensais que vous étiez beaucoup trop bien pour nous, dit l'un d'eux avec sarcasmes.

Les habitants du Pays de la Lune étaient plus discrets qu'autre chose, ils n'avaient pas de Kage et n'était pas réellement reconnu comme une puissance militaire. On les connaissait surtout pour leur richesse venant notamment de l'agriculture abondante dont ils avaient fait le commerce principal. De plus, le seigneur de l'île avait toujours fait en sorte que garder des relations pacifiques avec chaque pays, ainsi, il n'avait jamais pris position pour une quelconque guerre.

— Vous les habitants du pays du feu avaient toujours été trop prétentieux, rétorqua Esumi en croisant les bras.

— Ouais si tu le dis en attendant on a un cheval de libre, tu peux nous accompagner jusqu'au grand pont, ensuite tu continueras ta route.

Elle ne se fit pas prier, avec une monture elle parviendrait à rentrer plus vite chez elle et à oublier cet épisode de son voyage. Mais comment oublier : elle venait de laisser un homme livrer à son propre sort.

— Le temps semble se couvrir, dit l'un des hommes.

— Vous avez entendu le tonnerre tout à l'heure, on aurait une explosion, dit un autre.

Esumi sur son cheval continuait à se torturer l'esprit. C'était un criminel, il n'avait pas à être sauvé… il avait tant de mal… la mort serait sa rédemption… Elle avait beau se trouver toutes les excuses du monde rien ne parvenait à la soulager. Il commença à pleuvoir et là ce fut trop. Sa conscience se réveilla et lui donna la plus grosse claque mentale qu'elle n'eut jamais eu. Un homme était en train de laisser la vie, abandonné de tous, au milieu de nul part, sous la pluie en plus de ça.

Mais il le méritait ! c'est ce qu'elle tentait de se convaincre. Mais qui était-elle pour juger ? Le passé était le passé, elle était bien placée pour le savoir. Pour l'instant cet homme avait besoin d'aide si jamais il vivait encore. Elle allait le regretter, elle le savait, c'était toujours de cette manière que se passer les choses. Lorsqu'elle faisait une bonne action elle finissait forcément par le regretter plus tard.

Rah ! Pas le temps de réfléchir, il fallait faire demi tour et vite !

— Eh gamine, ça ne va pas ?

— Désolée mais je dois y aller, je vous promets de rendre le cheval dès que possible ! s'exclama-t-elle en faisait demi-tour.

L'un des marchands se mit à sa poursuite mais lorsqu'elle s'aventura une nouvelle fois dans les bois, il abandonna sa chasse.

Esumi ne tarda pas à arriver sur les mêmes lieux que tout à l'heure. Il était toujours là, dans la même position. Elle courut vers le corps et posa son oreille sur le torse du jeune… c'était un miracle que son cœur battait encore. Et c'était une chance que l'homme au masque ne soit pas revenu alors mieux valait-il ne pas tarder.

Elle releva le corps qui était plus maigre qu'elle le pensait et le plaça sur la celle de la monture avant d'y monter elle aussi. Elle avait perdu presque une heure avec ces allers et retours, désormais il lui fallait arriver chez elle avant la tomber de la nuit, sinon il serait trop tard.

— Je suis tellement désolée mais je vais faire en sorte d'arriver le plus rapidement possible.

Les choses devaient sans doute se passer ainsi, c'était comme une seconde chance, alors elle ne pouvait pas se permettre de l'empêcher de vivre. Elle ordonna au cheval de commencer sa course, à travers le bois elle fit en sorte de ne pas se prendre une branche et surtout elle avait peur que le corps d'Itachi ne tombe de la monture. Il ne manquerait plus que ça tient.

Le pont de Donghai était le plus grand pont jamais construit, c'est sur lui que c'était inspiré le Pays des Vagues pour se rapprocher des pays du continent. Le pont Donghai s'étendait sur une trentaine de kilomètres au sud du pays du feu. Mis à part ce pont et le bateau, il n'avait aucun autre moyen de se rendre à Getsu. De plus, même à cheval, il lui faudrait encore beaucoup de temps pour arriver à temps à son village.

Esumi posa alors ses mains sur l'encolure du cheval et une lumière bleue apparue. Elle partage ainsi son énergie avec sa monture, ainsi l'animal aurait plus de force pour continuer et serait plus rapide jusqu'à ce qu'il lui en faille encore.

Elle allait vite, si vite qu'elle se retrouva bientôt à dépasser la cargaison de marchand à qui elle avait emprunter le cheval. Elle ne se préoccupa même pas de savoir s'ils s'étaient mis à ses trousses ou pas. Esumi arriva finalement à l'entrée du pont mais il y avait des gardes qui par moment s'assurait de la bonne tenue des passants et assurer plusieurs contrôles.

Déjà qu'elle se trouvait sur une monture volée, elle ne pouvait pas se laisser contrôler avec Itachi Uchiha à ses côtés. Elle ne ferait pas un mètre de plus. Non c'était beaucoup trop risqués et si elle prendre un bateau c'est sûr qu'elle aurait fait tout cela pour rien. Chaque seconde comptait.

— Tant pis, je n'ai pas le choix pour cette fois.

Elle posa une main sur le corps d'Itachi. Le cheval enjamba les quatre gardes qui se trouvaient devant d'elle. C'était une bonne chose de faites certes, mais ils ne tarderaient pas à donner l'alerte à ceux qui se trouvaient de l'autre côté du pont. Et la voilà partie pour des kilomètres et des kilomètres de course effrénée contre la montre. Il lui avait fallu deux heures pour passer ce pont à pied en allant à Konoha, elle devait moins qu'une heure cette fois.

Alors elle obligea encore une fois le cheval à accélérer et prit la peine de partager une nouvelle fois son énergie vitale avec sa monture pour lui procurer plus de force. Mais plus elle répétait cet acte et plus elle s'épuisait elle-même.

Elle se trouvait à plus de la moitié du chemin lorsqu'une embuscade vint tout gâcher, les gardes du coté du Pays de la Lune avaient reçu l'alerte et c'étaient rassemblés pour lui barrer le passage.

— Vous là, descendez de ce cheval !

— Je ne peux pas ! Laissez-moi passer tout de suite !

— Pas avant de nous avoir dit qui vous êtes et qui est cette personne derrière vous.

— C'est un blessé et je dois lui donner les premiers soins avant qu'il ne passe de l'autre côté ! Alors laissez-moi passer ! répondit-elle en élevant le ton.

Bon sang, le seul jour où ils se décidaient à faire un contrôle routier devait être aujourd'hui. Et de plus, ils ne semblaient en aucun disposé à lui accorder une quelconque faveur. Lorsqu'un garde tenta derrière elle pour voir quelle était la deuxième personne sur la monture elle fit en sorte que le cheval s'agite pour les éloigner. Très bien, elle n'avait pas le choix.

— Je suis Esumi Tosuya, nièce du seigneur Yasuda Tosuya et petite-fille de Oohira marraine de Lady Tsunade. Pensez-vous réellement que vous aurez une chance de pouvoir exercer votre métier lorsque la cinquième Hokage apprendra qu'à cause de vous un membre de son village est mort ? Et croyez-vous que Yasuda sera tendre avec vous lorsqu'il saura la manière dont vous avez traiter sa nièce qu'il considère comme sa seule fille ?!

En réalité, elle exagérait un peu beaucoup. Certes Yasuda était puissant c'est vrai, mais franchement elle savait qu'elle passerait un sale quart-heure lorsqu'il apprendra ce qu'elle avait fait. De plus, sa grand-mère n'était pas réellement la marraine de Tsunade, elle avait toujours été très proche de sa famille c'est tout. Oui c'était jouer sur les mots et profiter de son nom, mais dans ce genre de moment la morale était proscrit.

— Alors maintenant laissez-moi passer ! hurla-t-elle.

Ils ne firent pas prier et chacun recula face à elle et sa monture. Elle s'empressa alors de se remettre en route, espérant toute fois ne pas les avoir fait trop peur. Les pauvres, ils ne faisaient que leur travail.

La nuit était déjà tombée depuis longtemps lorsqu'Esumi arriva enfin chez elle. Elle s'arrêta devant un coin d'eau, pour que son brave cheval puisse se ravitailler. Elle le remercia en posant un baiser sur la crinière de la bête avant de descendre et d'entraîner le corps avec elle.

— Eh ne mourrez pas ok ? Je viens de me mettre plus d'une dizaine de personne à dos pour votre peau donc ne mourrez pas !

Elle passa par l'arrière du jardin, évitant à tout prix la grande cour où beaucoup de personne pourrait la voir. C'était une petite maisonnette, semblable à toutes les autres qui se trouvaient dans le coin. Un petit coin salon qu'elle avait séparer de sa chambre par un grand rideau en soi, une cuisine et une salle d'eau.

Elle posa Itachi sur le futon de sa chambre et put enfin pousser un grand soupir. Le gémissement à peine audible qu'il eut lorsqu'elle déposa sur le matelas lui fit savoir qu'il était encore vivant. Elle n'aurait pas cru y arriver.

Mais il était en sang. Elle lui retira son vêtement ensanglanté et se retrouva devant une véritable horreur. Il avait des ouvertures partout, son torse entier était recouverts de blessures, notamment au niveau de l'abdomen. C'était donc le garçon de tout à l'heure qui lui avait fait tout ça ? Et pour ne rien arranger, elle l'avait trimballer sur des kilomètres à l'arrière de cheval et en plus de ça dans une position très inconfortable, encore plus pour quelqu'un dans son état. Elle se demandait comment il était parvenu à survivre à tout ça.

— D'accord, je peux peut-être arrêter l'hémorragie pour quelques temps, ainsi j'aurai une marge plus grande pour chercher de l'aide.

Bien qu'elle avait déjà eu affaire à des blessés grave, jamais elle ne s'était retrouvée devant un cas aussi désespéré. Elle allait devoir demander l'aide de sa grand-mère, elle s'y connaissait plus que bien en matière de soin, elle saurait quoi faire.

Esumi se concentra alors, fermant les yeux elle bougea légèrement ces mains plusieurs secondes sur le torse d'Itachi et une énergie bleue se créa entre ses mains et le corps du jeune homme. Elle était elle-même épuiser et si elle utilisait toute son énergie vitale pour le soigner, elle risquait de se retrouver dans un état comateux durant plusieurs jours.

— Esumi t'es enfin là ! Il t'en aura fallu du temps pour déposer des simples médoc à ce vieux schnoc !

La porte d'entrée claque et Esumi sut de qui il s'agissait. Mince, elle n'avait pas prévu qu'elle vienne. Mais elle lui faisait confiance, elle savait qu'elle ne n'irait pas hurler à tout le village ce qui se passait en ce moment ici.

— Esumi qu'est-ce que tu…

Elle s'appelait Katsumi, et était une amie proche d'Esumi, la plus proche même. Elle se connaissait depuis toujours, elles avaient traverser les mêmes galères et connaissaient la part d'ombre de chacune.

Il eut un silence. Katsumi observa la scène qui se déroulait sous ses yeux. Esumi avait les mains en sang mais partageait son énergie vitale avec un homme blessé jusqu'au cou. Un homme qui portait le bandeau des ninja de Konoha.

— Esumi…

— Il faut que tu m'aides.

Katsumi se précipita vers le corps, face à Esumi qui avait désormais le visage pâle.

— Qui est-ce ?

— C'est quelqu'un.

— Esumi, tu es toute pâle et tu… attends ? … le signe de Konoha sur son bandeau est rayé. C'est un déserteur ?

Pour toute réponse, Esumi hocha la tête.

— Esumi tu dois me dire qui est cet homme.

— C'est un Uchiha… c'est Itachi Uchiha.

Katsumi écarquilla les yeux et la première chose qu'elle rompre le contact qu'avait Esumi avec Itachi en lui tenant les mains.

— Qu'est-ce que tu fais?!

— Toi qu'est-ce que tu fais ?! Tu sais qui est cet homme ? Pour quelle raison soigne-tu un criminel international ?

— Tu vois bien qu'il est bord de la mort je n'ai pas le choix !

Katsumi se releva et entraîna Esumi par le bras avec elle pour l'emmener dans le salon.

— Non mais tu es complètement folle de remmener un psychopathe tel que lui ici, dans le village ! hurla Katsumi. Est-ce je dois te rappeler ce qu'il a fait ?

— Je savais parfaitement dans quoi je m'engageais en le remmenant ici, de plus ce qui se passe chez moi reste chez moi et ne regarde que moi !

— Non Esumi ! Ça ne te concerne pas seulement ! En le soignant ici, c'est toute notre sécurité que tu es entrain de risquer tout ça pour jouer les bonnes samaritaines !

Esumi se dégagea de son emprise, elle avait peut-être eu tord de penser qu'elle pouvait lui faire confiance. Mais elle avait raison d'un côté, il était dangereux, très dangereux et si elle réussissait à le remettre sur pied, qui sait ce qui pourrait arriver.

— Si j'ai fait ça, c'est parce que j'aurai aimé que l'on fasse la même chose pour moi à cette époque.

— Esumi, dit Katsumi en prenant une voix plus calme. Ce n'est pas la même chose.

— Bien sur que si et toi et moi sommes bien placées pour savoir que vaincre la mort peut changer une vie. Alors peut-être qu'en vivant il pourra…

— Il changera… il se repentira de ses crimes. Esumi ne soit donc pas si naïve.

Ça elle le savait. Mais tout le monde avait droit à un seconde chance.

— Et regarde donc ces blessures, il ne survivra pas.

— Il faut prévenir Oba-san, déclara Esumi en observant Itachi.

— Hein ?! Ok alors je pensais que jusque là c'était de l'inconscience mais à cette heure-ci c'est vraiment de la folie ! Il va se faire tuer, tu vas te faire tuer et je vais sans doute me faire tuer pour t'avoir suivi dans tes bêtises !

Esumi eut un sourire.

— Me suivre ? Ça veut dire que tu vas m'aider.

Katsumi eut un long soupire. Franchement si ce n'était pas elle il y a bien longtemps qu'elle aurait mit fin à cette histoire.

— Bien sur que oui. Je vais prévenir Oohira-sama, répondit Katsumi. Toi surveille-le même si pour l'instant il ne peut rien faire de louche.

— Dieu merci ! Heureusement que tu es là Katsumi-chan !

— Ouais mais ne t'emballe pas. À la moindre bavure je lui tranche la gorge.

Et elle en était capable, elle l'avait déjà vu faire. Katsumi sortit de la maison en sortant alors que Esumi alla reprendre sa place près d'Itachi. Elle posa une main sur la joue du jeune homme.

— Ne vous en faites pas, tenez bon et ça va aller.

Katsumi = beauté victorieuse

Esumi/Emi = beauté divine/ beauté bénie

Voici le premier vrai chapitre ! Bon j'ai essayer de le corriger comme je pouvais mais il y a des fautes sans doutes que je n'ai pas vu donc n'hésitez pas à me le faire savoir.

Comme dit c'est une histoire qui suivra l'intrigue des derniers arcs de Naruto mais en même temps j'ai voulu créer autre chose d'où le pays de la lune. Ca me donne ainsi un peu plus de libertés pour me créer un petit monde et d'ailleurs cette île aura aussi une histoire spéciale (je pense).

Ah et au cas où le pont de Donghai existe réellement en Chine. Voilà, petit cours de géo mdrrrr