Hey Hey ! Voici un bon chapitre qui j'espère vous plaira :)
Bonne lecture en espérant que tout le monde se porte bien !
Chapitre 8
Nous étions en fin d'après-midi. Esumi, après être rentrée d'une excursion en forêt avec un groupe d'enfants qui voulaient absolument apprendre le nom des différentes plantes de l'île, elle était finalement rentrée chez elle. Elle avait prit sa douche et s'était remplie le ventre d'une soupe au poulet. Comme l'avait dit sa grand-mère la veille, elle devait retirer le sort d'emprisonnement lancé à l'habitation où était prisonnier Itachi.
Elle passa le pas de la porte et tomba nez à nez avec Katsumi.
— Où cours-tu comme ça ?
— Je dois aller libérer Itachi.
Elle leva les yeux au ciel.
— Ça fait des jours que j'entends son nom chaque fois qu'une personne ouvre la bouche, râla-t-elle. Vous n'en avez pas marre.
— Il ne se passe pas grand-chose ici, c'est l'attraction du mois, répondit Esumi en souriant. Surtout pour Eriko et Mitsuki qui semblent ravi de s'occuper de lui tous les jours.
Soudain quelqu'un passa son bras autour du cou de Katsumi et cette dernière su tout de suite de qui il s'agissait.
— J'ai entendu les noms d'Eriko et Mitsuki, où sont-elles ? demanda Hiroshi qui venait d'apparaître.
— Pas ici, dégage ! s'exclama Katsumi en le repoussant. Et tu vas devoir les lâcher un peu, elles se foutent royalement de toi, surtout qu'elles se sont trouver une nouvelle occupation.
— Quoi, tu parles d'Itachi ? Oh je t'en pris il ne peut pas rivaliser avec ça, répliqua Hiroshi en passant ses mains sur son corps.
Katsumi eut un sourire espiègle.
— À entendre Eriko, il semble que l'Uchiha n'a absolument rien à t'envier bien au contraire. Attention Hiroshi, tu as de la concurrence, surtout qu'il risque de rester dans le coin pendant pas mal de temps.
Hiroshi fit une moue boudeuse.
— Pff… il doit sans doute être imbu de sa personne, cracha-t-il. Ça doit bien être un truc héréditaire chez les Uchiha.
— Pourquoi, tu en connais d'autres ?
Il ne répondit pas et se contenta de hausser les épaules avant de leur tourner le dos. Lui il n'était nullement intéresser ni même impressionner par le jeune Uchiha.
— Tu l'as vexé, remarqua Esumi à Katsumi.
— Bien sûr que non, je lui apporterai un peu de sake ce soir et tout ira bien.
Les deux femmes prirent la route pour se rendre au fameux Itachi, celui dont tout le monde ne cessait de parler depuis que la nouvelle de son arrivée avait été rendue publique. Les habitants étaient à la fois surpris et perplexes, étaient-ce une bonne idée de l'accueillir parmi eux ? Après tout il s'agissait d'un meurtrier, d'un terroriste ? Que penserez Konoha s'il apprenait qu'il avait caché l'un de leur fugitif. Mais ils faisaient confiance à leur roi ainsi qu'à leurs soldats pour les protéger en cas de danger. Maintenant fallait-il savoir si le sort d'Oohira-sama avait réellement fonctionner.
Elles arrivèrent devant la maison où se trouvaient actuellement trois shinobis comme à leur habitude depuis quelques jours.
— Vous pouvez disposer, je prends la relève, ordonna Katsumi à ses subordonnées.
— Dis-moi Katsumi je te trouve un peu trop sûre de toi, tu penses réellement pouvoir affronter Itachi Uchiha toute seule, la taquina Esumi.
Le regard de la jeune femme vira au noir.
— Tu peux parler toi ! Il aurait pu t'écraser le cou si j'avais pas été là !
— Il m'a prit par surprise !
— Oh la vieille excuse !
Esumi lui tourna le dos en tapant des pieds et se dirigea vers la porte d'entrée alors que Katsumi était allé se réfugier sur la branche d'un arbre. Briser le sort d'emprisonnement ne fut pas bien difficile, au contraire. Une fois cela fait, elle aurait dû s'en aller mais c'était plus fort qu'elle elle avait beau se convaincre qu'elle s'en foutait, elle voulait quand même le voir.
Alors elle pénétra dans la maison. Tout était toujours aussi sombre, seules les bougies allumées donnait une lumières tamisée à la pièce. Mais ce n'était pas important, puisqu'il était là. Pour la première fois, elle put le voir éveillé.
Il n'en pouvait plus de rester à tourner en rond tel un lion en cage car c'était bien le mot, il était réellement en cage. Et les seules personnes qu'il voyait été les deux femmes qui venaient chaque jour lui apporter à manger et le soigner. La seule chose qu'il faisait entre temps été de lire les différents livres qu'il trouvait dans cette maison et dormir. Les trois premiers jours c'est bien ce qu'il avait fait, dormir car jamais il n'avait été aussi fatigué.
Itachi se trouvait actuellement assis sur une chaise où les deux femmes refaisaient ses bandages. Ses blessures cicatrisaient parfaitement bien, il n'aurait pas pu penser que ces deux femmes seraient aussi efficaces.
— Il y a beaucoup symboles lunaires ici, vous semblez être attachés à cet astre.
— Ce ne sont que de vieille tradition Itachi-san. Mais Oohira-sama, celle à qui appartient cette maison est attachée à ces symboles : elle dit que ça lui confère assez de pouvoirs pour faire du bien.
— Quels pouvoirs ? s'enquit Itachi.
Eriko s'apprêta à répondre lorsque la porte d'entrée s'ouvrit alors et une jeune femme pénétra dans la maison. Elle portait une combinaison brune, un peu semblable à celles qu'avaient les shinobis de ce village, mais elle n'avait pas d'arme et cela ressemblait plus à une tenue de jour ordinaire sur elle qu'à une tenue de combat.
Elle avait les cheveux bruns qui étaient attachés en un chignon retenu par deux pics mais laissant tout de même quelques mèches qui encadraient son visage. Et ce visage, Itachi était sûr de l'avoir déjà vu.
— Euh… bonjour, dit-elle.
— Esumi qu'est-ce que tu viens faire ici ? demanda Eriko d'un ton cassant.
— Oohira-sama m'a demandé de défaire le sort et puis… elle avait aussi besoin de quelques livres et autres petites choses que je dois lui apporter.
Le salon était centrique et Itachi était assis au milieu de la pièce. Esumi se dirigea vers le coin de la bibliothèque où se trouvaient des livres entassés n'importe comment. Itachi l'observa tout du long, comme il avait eu l'habitude de le faire avec chaque personne qui pénétrait ici comme s'il s'agissait de son territoire.
— Comme je vous le disais, reprit Eriko, selon une vieille tradition, certaines personnes se voient transférer des pouvoirs venants d'une des déesses lunaires. Mais ce ne sont que des comptes pour enfants qu'Oohira-sama aime nous raconter au coin du feu.
— Non c'est faux.
Le regard d'Itachi revint vers Esumi qui portait deux livres dans ses mains et les regardait timidement.
— Les dieux donnent souvent leurs pouvoirs ou une partie de leurs pouvoirs aux humains en fonction des choses qu'ils auront à accomplir.
— Esumi arrête avec tes histoires d'enfant, râla Eriko. T'es encore la seule à croire à ça.
— Désolée, répondit-elle en se mordant la lèvre.
Elle prit un nouveau livre, au hasard et traversa la pièce, non sans lancer un regard à Itachi. Leur regard se croisant, Esumi détourna rapidement le visage. Mitsuki qui en avait assez de ce cirque se dit qu'il était finalement tant pour elles de s'en aller.
— Eriko nous avons fini, on peut partir maintenant.
— Bien.
— Esumi, ne traîne pas trop et rappelle-toi de ce que t'as dit ton père.
— Pas de problème, répondit Esumi.
Les deux jeunes femmes sortirent de la maison. Esumi continua à tourner à rond, cherchant… en fait elle ne savait même pas ce qu'elle cherchait. Itachi resta de marbre sur son fauteuil, observant simplement les allers et retours de la jeune femme. Il ne distinguait aucun chakra émanant d'elle, rien qui pouvait lui préciser qui elle était réellement même en activant son Sharingan sans qu'elle ne s'en aperçoive.
Esumi qui se sentait épiée se tourna vers Itachi pour faire face à son regard ébène. Il portait un simple komino qui était ouvert sur son torse où l'on pouvait voir les bandages qui venaient d'être mis. Il avait les cheveux attachés en queue de cheval comme la fois où elle l'avait trouvé.
— Vous… vous allez mieux ?
— Qu'est-ce ça peut te faire ?
Ouch ! Sympa comme ton !
— Juste pour savoir si Eriko et Mitsuki font bien leur travail, mentit-elle habilement.
— Ce sont elles qui m'ont retrouvé agonisant, elles semblent savoir ce qu'elles font depuis le début.
Pardon ?! Alors c'était la meilleure celle-là ! Ces deux pestes ne perdaient absolument rien pour attendre ! De toutes manières elles n'avaient jamais aimé être dans l'ombre donc il est certain que lorsqu'une occasion comme celle-ci se présentait elles n'avaient pas hésiter à prendre tout le mérite surtout cette peste de Eriko.
— Oh donc c'est ce qu'elles vous ont dit… évidemment.
Il ne répondit pas. Il voulut se lever, sans doute pour se rendre dans la chambre mais une douleur le prit au niveau de l'épaule. Esumi voulu le venir en aide mais le regard d'Itachi lui parla très bien : « t'approche pas de moi, je te connais pas. » Mieux valait-il resté éloigné, elle savait comment il pouvait réagir, elle y avait déjà goûté.
— Bien, j'ai défait le sort donc si vous voulez vous pouvez sortir, je pense que ça vous fera le plus grand bien. Bon vous ne pourrez pas aller bien loin mais il y a une très belle végétation dans ce coin là alors vous pourrez en profiter un peu.
— …
— D'accord… eh bien je pense vous avoir suffisamment embêter, je vais donc vous laisser ! Bonne fin de rétablissement !
Esumi s'empressa de lui tourner le dos et de s'en aller rapidement. Elle s'attendait à plus de mots, plus d'échanges. Mais pour dire quoi ? Il ne savait pas que c'était grâce à elle qu'il était encore en vie. Il ne semblait même pas se souvenir qu'il avait voulu la tuer et il n'était donc pas prêt à lui présenter ni des excuses, ni des remerciements.
Elle referma la porte derrière elle. Elle serra les poings en poussant un grognement étouffé. Et merde alors !
— Alors tu l'as enfin vu ton patient chéri ? la taquina Katsumi toujours perché sur son arbre.
— Ce n'est pas mon patient mais celui d'Eriko et de Mitsuki, il paraît même que ce sont elles qui l'ont retrouvé et soigné tout le long.
— Rah ces deux là je te jure ! Surtout cette Eriko, prête à tout pour se faire remarquer ! On va aller leur dire deux mots.
Esumi secoua la tête.
— Non, nous n'allons pas faire autant de problème pour un étranger ayant ce genre de réputation, rétorqua Esumi. Laisse les faire, ça n'en vaut pas la peine de toutes manières.
Esumi passa sous la branche où se trouvait son amie qui la fixait avec curiosité.
— Où vas-tu ?
— Sur la plage pour m'entraîner un peu.
Pourquoi avait-elle l'air si frustrée tout d'un coup ? Qu'est-ce que cet Itachi avait bien pu lui faire ? Katsumi souffla fortement, ça commençait à bien faire depuis qu'il était là, Esumi et Eriko étaient bien trop agitées. Ce n'est tout de même pas comme s'il manquait des hommes sur l'île, au contraire, il y en avait des pas mal alors pourquoi se prendre la tête pour un type comme l'Uchiha. Il fallait se rendre à l'évidence, les mauvais garçons avaient vraiment la côte.
Ce soir, la plage était vide. Il faisait assez frais et peu de personne traînaient encore dans ce coin à cette heure-ci et par ce temps. Donc personne ne pouvait assister au spectacle qui jouait actuellement sur le sable fin du pays de la lune. Esumi qui n'avait pas son arc mais un sabre à la main était en train de se battre dans le vide. Elle frappait et évitait les coups de son adversaire imaginaire.
Ça devait bien faire deux heures qu'elle s'entraînait sans répit. Ça aurait sûrement été mieux avec un réel adversaire mais au moins en étant seule elle n'avait aucune peur de blesser qui que ce soit. Elle était énervée et même en se fatiguant de la sorte elle ne parvenait pas à évacuer cette rage qui la rongeait de l'intérieur depuis qu'elle avait quitté Itachi.
— Il ne m'a même pas reconnu, finit-elle par admettre honteusement.
Elle se laissa finalement tomber à terre et atterrit sur une pierre qui lui fit assez mal pour l'en rager encore plus. Elle envoya valser la pierre au loin et remmena ensuite son visage en arrière. Puis elle fronça les sourcils en sentant une soudaine présence se rapprocher d'elle.
— Pourquoi tu es si en colère ?
Hiroshi s'approchait d'elle, jouant avec la pierre qu'elle avait balancé il y avait quelques secondes.
— Je ne suis pas en colère.
— Tu t'entraînes seule, en pleine nuit et en plus tes mouvements sont très maladroits, ça n'arrive que lorsque nous sommes en colère.
— Si je suis seule c'est parce que je n'ai trouvé personne avec qui bien profiter d'un vrai combat.
Hiroshi lui renvoya la pierre qu'Esumi rattrapa facilement d'une main.
— Moi je suis là. On verra si mes dires sont vrais.
Elle se leva alors pour faire face à son frère. Elle était prête à tout faire pour qu'il la ferme un peu et lui montrer qu'il avait tord.
Ce fut elle qui donna le premier coup mais son frère le contra de ses points. Esumi était très souple et forte physiquement, le combat corps à corps, elle connaissait et elle excellait dans ce domaine. Mais elle ne vit pas le coup de point donné par Hiroshi qui l'envoya à terre.
— Tu n'es pas concentrée, répéta son frère.
Pour toutes réponses Esumi lui mit un coup de pieds en plein ventre et l'envoya au loin. Elle en profita pour saisir son sabre et sa jeta une nouvelle fois sur Hiroshi. Elle l'asséna de son sabre, le coupant en deux et ce dernier disparu dans un nuage de fumée. Un clone.
Elle positionna son sabre derrière son dos de manière à contrer la lame du sabre d'Hiroshi. La jeune femme se retourna pour lui faire face et un sourire apparut sur le visage des deux combattants. Les deux lames se rencontrèrent à plusieurs reprises, l'une essayant sans cesse de prendre le dessus sur l'autre. Mais elle ne fut pas assez rapide pour éviter le shuriken qui lui entailla le bras.
— Tu es lente.
Hiroshi croisa les doigts des deux mains entre eux et un nouveau clone apparu à ses côtés. Tous deux se jetèrent sur Esumi qui parvint à esquiver les premières attaques mais cela devint plus difficile lorsqu'il décida d'accélérer ses mouvements. Il avait raison, elle était lente et elle ne parvenait pas à se concentrer comme il fallait. Eh ça l'énervait lorsque son frère avait raison !
C'est finalement au bout de bien des efforts qu'elle parvint à se débarrasser d'eux. Elle n'avait aucune technique pour se défendre, elle n'utilisait que son physique et rien d'autre. Mais attendez… si elle était parvenue à faire disparaître les deux clones, où était le vrai Hiroshi. Celui-ci apparut justement derrière elle et lui asséna un dernier et puissant coup de pied qui l'envoya contre un arbre.
— Tu te battais mieux lorsque tu avais dix ans.
— La ferme…
Esumi se redressa et cracha un peu de sable qu'elle avait avaler dans sa chute.
— Je ne sais pas ce qui cloche chez toi ces derniers temps mais ressaisis toi.
Il la fixa de ses grands yeux verts avant de finalement disparaître devant elle. Esumi lâcha alors un juron à peine audible. Lorsque son frère prenait ce ton sombre face à elle c'est bien qu'il était très sérieux. La jeune femme joignit ses bras autour de ses genoux et fixa les vagues qui allaient et venaient.
Oui. Elle avait réellement besoin de reprendre le contrôle.
Merci de m'avoir lu !
