erenaki : salut ! merci beaucoup de m'encourager à chaque chapitre c'st vraiment sympa et très encourageant ! ahhaha je pense que l'on se doute tous d'où vient la frustration d'Esumi.


CHAPITRE 9

Esumi se réveilla doucement, prenant son temps pour avoir les idées claires. Aujourd'hui, elle allait être de bonne humeur, elle l'en avait décidé après que son frère lui ai infligé la défaite de l'année sur la place hier soir. Donc elle avait fait le tri dans sa tête pour enfin reprendre un peu de sérieux. Au revoir Itachi Uchiha ! Au revoir la maison de sa sorcière de grand-mère ! Au revoir les deux pestes d'Eriko et Mitsuki ! Qu'on la laisse tranquille avec cette histoire pour qu'elle reprenne sa vie où elle l'avait arrêtée.

Elle quitta son lit et alla prendre une douche. Elle se vêtit d'un kimono fleuri et attacha ses cheveux en chignon comme elle avait l'habitude de faire. Aujourd'hui elle n'allait pas chasser, elle allait descendre à Getsu (le village caché) et y traîner toute la journée, mais elle prit quand même son arc juste au cas où.

— C'est bon la vrai Esumi est de retour ! s'exclama-t-elle en sortant de chez elle.

Bien que le monde autour d'elle se foutait royalement de ce qu'elle avait à dire ainsi que de ses états d'âmes, elle était ravie de pouvoir le hurler sur tous les toits. Seule Katsumi semblait s'intéresser à elle et d'ailleurs cette dernière se trouvait devant sa petite maison qui était à quelques mètres de celle d'Esumi.

— Eh Katsumi !

— Esumi, tu as l'air en joie aujourd'hui.

— Oui, je me suis un peu laissée aller ces derniers jours mais maintenant tout va bien ! Si on allait au village ensemble aujourd'hui ?

— Oh non je ne peux pas, je suis toujours en mission, répondit Katsumi.

En disant cela elle visa du menton la maison vide depuis des mois.

— Qu'est-ce qu'il y a ?

— Le sociopathe va vivre là.

HEIIIIINNNN ?! Comment ça il allait vivre là ? À quelques mètres de sa maison !

— C'est une blague !

— Non, ordre de ton père. Il sera plus aisé de le surveiller s'il se trouve justement dans le quartier des shinobis.

— Non je ne suis pas d'accord !

Katsumi la regarda avec de grands yeux.

— Pourquoi ?

— Parce que j'avais décidé d'être de bonne humeur mais avec cette nouvelle ce n'est pas du tout possible !

— Pourquoi l'un empêcherait l'autre ? C'est bizarre, je pensais que tu l'aimais bien, s'étonna Katsumi.

— Oh je t'en prie, il a voulu me tuer, il ne se souvient même pas de moi et si tu l'avais vu hier, il m'a parlé avec supériorité alors que sans moi il ne pourrait pas faire son beau en ce moment ! Comment veux-tu que j'apprécie quelqu'un comme-ça !

Voilà elle l'avait dit ! Rien de ce qui se passait depuis des jours n'était normal. Son comportement à elle n'était pas normale. Le comportement de cet ingrat n'était pas normal non plus ! Katsumi la regarda longuement, puis des larmes apparurent à la bordure de ses yeux.

— Esumi tu es enfin redevenue normale ! fit-elle en prenant son amie dans les bras. J'ai bien cru t'avoir perdu à force de te voir t'inquiéter pour ce sociopathe !

Esumi s'esclaffa de rire devant l'engouement que provoquait sa réaction. S'il devait avoir un logement près d'elle alors que ça se fasse, peut-être que ça mettrait un peu d'ambiance qui sait ? Après tout, il ne se passait pas grand chose en ce moment.

— Ah Esumi tu es là ! J'ai besoin de toi !

Mitsuki accourait vers les deux jeunes filles.

— Pourquoi tu as l'air si pressé ? questionna Esumi.

— J'ai beaucoup trop de choses à faire donc je vais avoir besoin de ton aide, tu dois aller faire quelques courses pour le malade, lorsqu'il s'installera il ne faut pas non plus qu'il crève de faim.

— Hein ? Mais pourquoi moi !

— Parce qu'Eriko est en ce moment avec lui, que j'ai aussi d'autres patients et que je ne vois personne d'autre à part toi.

— Demande à Katsumi.

Elle se tourna vers son amie mais elle fit seulement face au vide. Oh la garce, elle en avait profité pour filer en douce !

— Tiens l'argent nécessaire, dit-elle en lui tendant une enveloppe.

— Mais je…

— Merci beaucoup !

Elle ne lui avait même pas laisser en placer une. Esumi soupira, elle reprendra ses bonnes résolutions pour plus tard. Elle quitta alors le quartier des shinobis et se dirigea vers Getsugakeru. C'était à un quart d'heure de marche à peine, la raison pour laquelle le quartier des shinobis était séparé du reste du village était dû au fait que les terrains d'entraînement devaient être à proximités des ninjas. Il y en avait deux en tout, l'un à l'ouest et un autre à l'est là où vivait Esumi, Katsumi, Hiroshi et Itachi désormais. Mais ils n'étaient pas obligés d'y vivre, chacun avait le droit de choisir et d'ailleurs les allers et venus étaient courants.

Esumi arriva enfin au village. Il était plus grand que l'on y croyait, il s'étendait du port jusqu'aux collines de l'île. Nous étions en automnes et même si le climat restait doux, c'était différent que pendant la période printanière. Lorsque le soleil revenait, les fleurs ornaient d'elles mêmes les murs de la ville, il y en avait partout, les jardins se refaisaient une beauté, l'on se serait cru au paradis.

— Esumi, ça fait longtemps qu'on ne t'a plus vu ici.

Elle s'était arrêté en premier lieu devant le vendeur de fruit du grand marché.

— Désolée monsieur, j'ai été assez occupé ces derniers temps.

— Vous vous entraînez durs c'est normal. Alors qu'est-ce tu veux aujourd'hui ?

Elle ne savait pas car elle n'avait aucune idée de ce qu'Itachi voulait manger.

— Donnez moi des pommes, du melon aussi et pourquoi pas un peu de myricas (fraise chinoises). Oh ! et des oranges pour les vitamines !

Tous le monde aimait les pommes et le melon, bon elle n'était pas sûre pour les myricas mais elle préférait varier. Une fois cela fait, elle se dirigea vers le boucher.

— Bonjour monsieur.

— Bonjour Esumi. Alors il paraît qu'un criminel se cache derrière votre quartier.

— Euh… il a le statut de réfugié politique maintenant, de plus il fortement affaibli, vous ne craigniez rien.

— Je l'espère bien pour vous parce qu'il est hors de question qu'il vienne plomber la vie de notre pays sinon il retournera directement à Konoha ! Nous ne sommes pas en charge des problèmes des autres, j'espère au moins que le seigneur Yasuda en a conscience.

Esumi déglutit.

— Il en a parfaitement conscience, lui ainsi que la 5e Hokage feront en sorte qu'aucun débordement de survienne. Et les shinobis du village veille au grain, je vous en fais la promesse.

— Mouais…

Elle commençait à se demander si le sort de sa grand-mère avait réellement fonctionner.

— Dites-vous ne le direz pas aux personnes étrangères de notre pays, qu'un Uchiha est ici n'est-ce pas ?

— Eh bien je… je…

Il sembla soudainement hésiter, comme s'il cherchait ces mots ou que quelque chose l'empêcher de dire ce qu'il pensait réellement.

— Bien sur que non, je n'en ai même jamais eu l'intention, répondit-il finalement. Sinon, qu'est-ce que je vous sers ?

La jeune fille soupira de soulagement. D'accord, il leur était totalement impossible de dire à qui que ce soit qu'Itachi était ici, c'était la seule information que leur cerveau ne parvenait pas à contrôler. Au moins, ils étaient tranquilles de ce côté là. Mais pour combien de temps ? Ce genre de son sort ne durerait pas éternellement.

Lorsqu'elle eut terminé de faire ses courses Esumi retourna au quartier. Elle pénétra dans la maison où allait vivre l'ancien membre de l'Akatsuki, elle entra dans la cuisine et rangea les courses qu'elle avait faite. Comme quoi et malgré les dires de son père, elle continuait encore à s'occuper de lui, même si c'était à distance et qu'Itachi ne le saurait jamais. C'était peut-être mieux comme-ça. Eriko semblait avoir posé son veto sur cet homme et Esumi ne voulait pas de problèmes.

Puis elle entra dans la chambre, ouvrit un placard pour y trouver des couvertures propres, elle les saisit et couvrit le matelas de draps et tout ce qu'il fallait ainsi lorsqu'il arriverait il n'aurait besoin de rien faire.

— Bien, je vais enfin pouvoir penser à moi.

C'est en retournant chez elle et en rangeant ses affaires qu'elle tomba sur le bandeau de Konoha qui appartenait à Itachi.

— Je l'avais oublié lui.

Elle le lui avait retiré la première nuit lorsqu'elle l'avait ramené chez elle pour qu'il soit plus à l'aise. Elle en déduit que s'il l'avait toujours eu sur lui c'est qu'il devait peut-être y tenir. Alors elle retourna dans la maison d'à côté et posa le bandeau sur le futon où dormirait Itachi.

— Voilà, maintenant il sera vraiment à l'aise, dit-elle en sortant définitivement.

Bien, s'il n'y avait plus rien à faire de ce côté là elle allait s'entraîner à tirer quelques flèches.

Depuis combien de temps n'avait-il pas goûter à l'air frais ? À force de rester enfermé dans cette maison poussiéreuse il en avait même perdu la notion du temps. Itachi prit une grande respiration, l'air passa dans ses narines puis dans ses poumons. Ses poumons qu'il pensait être détruit à cause de sa maladie. Et pourtant depuis qu'il était réveillé, il semblait ne plus avoir de problème à ce niveau il ne crachait plus de sang durant ses toux atroces, il semblait avoir retrouvé l'appétit et sa vision était meilleure, elle était même redevenue parfaite.

Il avait l'impression d'être revenu à la vie dans un nouveau corps. La sensation était grandiose et surprenante.

Après être resté plusieurs minutes sur le porche de la maison il se décida enfin à s'aventurer dans les bois qui se trouvait derrière le logis. Il n'y avait plus de garde… si juste un, mais cette personne avait chakra bien différent de toutes les personnes qui s'étaient retrouvés au plus près de lui depuis qu'il était ici. Itachi ne s'y attarda pas et observa la végétation autour de lui. C'était différent des autres pays, c'était un climat plus tropical, la flore était variée et il découvrit des espèces qu'il n'avait encore jamais vu.

Le pays de la lune. Pas très connu comme endroit. C'était une « nation » très discrète qui ne prenait jamais part aux discussions politiques entre les pays. D'ailleurs il n'y avait pas de Kage mais un roi qui devait être ce Yasuda. C'est tout ce qu'Itachi pouvait en dire car c'est tout ce qu'il n'avait jamais été sur cette île. Mais les choses en réalité semblaient être différentes de ce que tout le monde pensait. Il y avait des shinobis, des techniques médicinales uniques mais aussi des techniques de sceaux qu'il n'avait jamais vu auparavant. Découvrir cette île, c'est qui allait l'occuper durant ces prochaines semaines. Il ne savait pas jusqu'à quand il accepterait de jouer au réfugier politique, mais pas toute une vie.

L'inconnue le suivait toujours. Alors Itachi cessa sa marche et soupira.

— Tu peux te montrer.

Le bruit de feuillage écrasé se fit entendre.

— Wahoo tu m'as repéré, je suis impressionné.

Il se tourna montrant ainsi ses yeux couleur rubis à son interlocuteur.

— C'est donc ça les fameux sharingan dont le monde a si peur. Désolé mais pour une première rencontre je n'ai rien d'aussi impressionnant à montrer.

Itachi ne cligna pas une seule fois. C'est qui lui ?

— Ah désolé j'oublie les présentations. Je suis Hiroshi Tosuya.

— Tu t'exprimes comme si j'étais censé avoir une idée de qui tu es, répliqua l'Uchiha.

— Oh non, je ne suis pas aussi imbu de ma personne mais toi… enfin bref, on parle pas mal de toi ces temps-ci alors je voulais savoir si ce qui se dit est vrai.

Itachi lui tourna le dos reprenant sa marche, il n'y avait aucun intérêt à continuer de parler avec lui, ce type semblait simplement jouer sur la provocation pour voir comment il réagirait. Sans doute avait-il été envoyé par Yasuda pour le surveiller ou juste le tenter.

— Shisui m'avait parlé de toi.

De la provocation ou alors de la pure folie ? Itachi ne savait laquelle de ces excuses poussait cet homme à prononcer le nom de Shisui devant lui. Une nouvelle fois l'Uchiha se tourna vers lui. Hiroshi affichait désormais un air plus sérieux, même si l'on pouvait apercevoir une pointe d'amusement dans son regard.

— Il disait que tu étais son meilleur ami, que tu serais un grand ninja. Et puis plus tard j'ai entendu dire qu'il était mort et que tu étais le principal suspect.

— …

Itachi évita de justesse le shuriken qui alla se planter dans un arbre derrière lui. Hiroshi s'était dangereusement rapprocher, un coup était parti mais heureusement Itachi parvint facilement à le contrer.

— Je me fous pas mal de ce que mon père et la Hokage décident de tout ça. Tu restes quelqu'un de beaucoup trop dangereux.

Hiroshi le saisit par le col et l'envoya contre l'arbre où s'était planté le shuriken. Itachi eut l'arme blanche en plein dos et une coulée de sang s'échappa de sa gorge. Hiroshi dégaina son sabre et chargea l'Uchiha. Moins d'une seconde suffit pour que la lame ne se plante dans la gorge d'Itachi. Son regard se vida alors petit à petit, à un tel point qu'il en devint aussi noir que la couleur du corbeau. Un corbeau qui d'ailleurs sortit de la bouche d'Itachi.

Hiroshi recula. Qu'est-ce qui se passait ? L'Uchiha disparu en une nuée de corbeau qui fonça droit sur Hiroshi. Ce dernier ferma les yeux pour se protéger d'une attaque sur ses yeux et tenta de les faire fuir à coup de sabre.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, les volatiles avaient disparu. Mais quelque chose clochait. Il ne pouvait plus bouger, il était comme paralyser, il regarda alors autour de lui et vit qu'il se trouvait contre le tronc d'arbre, justement où devait normalement être Itachi. Il leva les yeux et vit ce dernier devant lui, le pointant avec son propre sabre.

— Tu as raison, je suis dangereux, dit l'Uchiha. Tâche de t'en souvenir.

Alors que ses yeux redevinrent noirs, Hiroshi fut comme délivrer de l'emprise invisible qui avait emprise sur lui. Il parvenait à différencier un genjutsu de la réalité mais cette fois-ci, c'était bien la première fois depuis longtemps où il avait été prit au piège avec autant de facilité. Voici donc le pouvoir du sharingan.

Itachi tendit le sabre à son adversaire et reprit son chemin pour de bon cette fois. Hiroshi resta un moment sur place, un large sourire se dessina sur ses lèvres. Son sang venait de faire un tour et il se sentait soudainement tout excité et ça faisait longtemps que ses mains n'avaient plus tremblé suite à un combat même aussi bref. Katsumi avait raison, il y aurait peut-être un peu d'ambiance ces prochains temps.

L'Uchiha n'avait pas le souvenir que Shisui lui ai parlé d'un quelconque déplacement au pays de la lune mais il savait aussi que Shisui avait ses missions secrètes pour lesquelles lui et Itachi n'en parlait jamais.

Itachi s'arrêta devant une rivière qui coulait sur différents niveaux avant de poursuivre sa route et de se jeter dans la mer. Itachi s'assit un instant au bord de l'eau et la toucha de ses mains. Ah, elle était tiède. Le jeune homme monta jusqu'au sommet de la cascade et il comprit alors qu'il se trouvait devant une source d'eau chaude. Avec un peu de chance peu de personne fréquentait cet endroit, il reviendrait y faire un tour une prochaine fois.

Pour l'instant il devait se préparer à partir dans ce qui serait son nouveau chez lui, même s'il y avait bien longtemps qu'Itachi n'avait plus de chez lui. Il ne s'était même jamais considérée comme un membre à part entière de l'Aktasuki, faisant office d'agent double pour Konoha, il n'avait jamais eu l'idée de tisser des liens avec les autres membres. Excepté Kisame, parce qu'au fond ils étaient un peu pareils tous les deux.

Non, depuis cette fameuse nuit de pleine lune, Itachi était sans domicile, une âme errante se traçant un destin toujours plus sombre.

— Voici où vous vivrez Itachi-san.

Eriko se déplaça dans la pièce qui était le salon. Une table, quatre zaisu avec leur zabuton (1), une cheminée, quelques petits étagères. Eriko poussa la porte en toile coulissante qui donnait sur la chambre, un grand futon se trouvait au centre de la chambre. Un dressing dont la porte se confondait avec les autres mûrs en toile.

— La salle d'eau ainsi que les sanitaires se trouvent à côté. Vous avez de la chance car vous avez une belle vu sur le jardin derrière. Mais ne vous en faites, c'est un endroit très calme, vous ne serez jamais perturbé par les bruits extérieurs.

— …

— Bien, il est temps pour moi de vous laissez définitivement tranquille. Si jamais vous avez besoin, Mitsuki et moi vivons au bout de la rue, juste à l'entrée du quartier. Bon séjour chez nous, Itachi-san.

Eriko passa devant lui et se dirigea vers la sortit.

— Merci.

La jeune fille se retourna vers lui.

— Merci pour ce que vous avez fait pour moi durant ces jours-ci.

Les joues d'Eriko virèrent au rouge puis, un sourire apparut sur ses lèvres. Elle s'inclina respectueusement.

— Je vous en prie Itachi-san.

Elle lui fit un dernier au revoir de la main et sortit enfin de la maison. Bien qu'elle avait profité à mainte reprise de poser ses mains sur son corps pendant qu'elle pratiquait les soins, Eriko avait été une bonne soigneuse, il en est de même pour son mentor Mitsuki qui elle, était plus discrète et n'avait jamais regardé Itachi comme autre chose qu'un simple rescapé de la mort.

Il se retrouva alors seule dans cette pièce. Il pénétra en premier lieu dans le petite cuisine, les étagères ainsi que le frigo était plein, quelqu'un s'était donc chargé de le ravitailler en nourriture. Puis il entra dans sa chambre, sur son futon se trouvait son bandeau de shinobi de Konoha. Itachi fut soulagé, lui qui avait cru l'avoir perdu pendant son combat avec Sasuke, il était soulagé de voir qu'il avait encore son objet le plus précieux avec lui.

L'Uchiha sortit finalement sur le perron de sa maison et s'assit sur les marches. Eriko avait raison, c'était calme, mais c'était un calme bienveillant, il pouvait sentir la paix qu'il y avait ici. Il put voir certaines personnes aller et venir et personne ne semblait faire attention à lui. Il ne se cachait pas, il était pourtant à la vue de tous. Itachi Uchiha n'avait jamais été aussi à découvert après tant d'années et pourtant, il passait totalement inaperçu.

Bientôt Itachi sentit un regard sur lui, venant d'en haut. Il leva la tête et vit sur le toit de sa maison le même type qu'il avait croisé dans les bois un peu plus tôt dans la journée. Itachi ne laissa rien paraître mais il se demandait vraiment ce que cet homme lui voulait.

— Tu comptes me suivre à chaque heure de la journée ?

— Hum… non ne t'en fais pas, je suis juste chargé de veiller à ce que tu ne te sentes pas trop à l'aise ici.

Ses paroles lui rappelèrent celles de la femme shinobi qui l'avait surveillé lorsqu'il était encore en récupération. Le jeune homme sauta du toit pour se retrouver debout aux côtés d'Itachi qui ne bougea pas d'un millimètre.

— Alors ta nouvelle demeure te plaît ? C'est petit mais confortable tu sais.

— …

— Je vois que j'ai à faire à une taciturne, continua Hiroshi. En soit, tu n'as pas trop de soucis à te faire, la bouffe ici est bonne, il y a pas mal d'activité et les filles sont plutôt jolies. C'est tout ce que tu as à savoir.

— …

— À moins que tu n'aies une préférence pour les hommes… je dirai qu'ils ne sont pas mal non plus et…

— Tu te prénomme Hiroshi Tosuya, tu fais donc parti de la famille du roi de ce pays, le coupa Itachi.

Pourquoi parlait-il autant ? Surtout à lui ? Surtout qu'il avait voulu le tuer un peu plus tôt. S'il pensait pouvoir gagner sa confiance de cette manière il se trompait.

— Tout juste, je suis son fils. Tu n'es pas obligé de m'appeler votre altesse mais Hiroshi-sama suffira amplement.

Itachi posa son regard sur lui, il n'arrivait pas à savoir s'il était sérieux ou pas. Il était donc le prince de cette île. Itachi détourna le regard et vit alors une jeune femme traverser la place commune. Il la reconnu immédiatement puisqu'il s'agissait de la fille bizarre qu'il avait vu il y avait quelques jours. Esumi s'il se souvenait bien. Elle avait un arc sur le dos et ses cheveux étaient toujours attachés. Elle tourna le visage et posa son regard sur les deux hommes qui la fixaient.

Esumi sursauta intérieurement. Qu'est-ce que son abrutit de frère foutait avec Itachi ?! Elle fut tellement absorbée par sa contemplation qu'elle ne vit pas la marche d'escalier qui menait chez elle et se ramassa littéralement. Le rire d'Hiroshi s'éleva dans les airs et Esumi cru mourir sur place. Elle venait littéralement de se taper la honte devant Itachi et l'autre débile, bon sang, elle allait en entendre parler durant des jours.

Hiroshi quant à lui était mort de rire, il lui en fallait peu pour être perturbée.

— C'est ta sœur ? demanda l'ancien de l'Akatsuki.

Il avait vite remarqué la grande ressemblance entre les deux personnes, même trait du visage, même couleur de cheveux. Hiroshi affirma par un hochement de tête.

— Dis, en tant que déserteur est-ce que tu…

— Je pensais être quelqu'un de dangereux, qu'est-ce tu fais ici à me parler ?

— Bah il faut bien que j'apprenne à connaître la personne en qui j'ai le moins confiance.

Itachi haussa un sourcil.

— Et de plus tu as beau être dangereux car très fort, à la différence des autres je n'ai pas peur de toi, poursuivit Hiroshi en lui envoyant un sourire plus que provocateur.

Car c'est tout ce qu'il faisait, de la provocation. Hiroshi quitta finalement Itachi dans le calme le plus absolut, n'importe qui ayant assisté à cette scène aurait pu croire que deux connaissances venaient de se quitter. Mais la tension était palpable. Bien qu'il n'avait pu voir qu'une infime partie de ses capacités, Itachi se promit d'en savoir plus sur cet homme qui était bien trop sûr de lui.


J'espère que ce chapitre vous aura plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :))