Bonjour à tous !

Voici le cinquième et ultime chapitre d'Un Dossier Bâclé.

J'espère que l'histoire vous aura plu.

Épilogue, Pas d'épilogue... Je ne sais pas vraiment, alors à vous de choisir.


Pour la énième fois et avant de l'avoir envoyé, elle supprima le texto qu'elle venait de rédiger et déposa son téléphone sur son bureau.

Cela faisait maintenant quelques jours qu'elle avait fait libérer Clarke Griffin de la prison et mit un point final au dossier. Ses agents avaient bouclés ce dernier et le jugement de Finn Collins avait eu lieu. Et comme prévu, les nombreuses preuves ne mentant pas, il avait été inculpé. A perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle, perdant absolument tous ses droits parentaux sur la petite. Madi

Depuis, Lexa avait plusieurs fois essayé de contacter la blonde, mais avait fait deux pas en arrière à chaque tentative. Elle était complètement ridicule, elle n'aurait pas pu l'être plus.

Son assistante vint frapper à son bureau et la brune lui fit signe d'entrer.

— Je vous amène la dernière version du rapport sur l'affaire Carson, Capitaine. Si je peux me permettre… Vous allez bien ?

— Qu'est-ce que vous voulez dire, Ava ? Haussa-t-elle un sourcil.

— Quand l'affaire concernant Clarke Griffin a été résolue, vous étiez extatique. Peut-être plus qu'on ne vous avait jamais vu l'être. Mais depuis, vous semblez être un peu ailleurs.

La Wood ne répondit pas tout de suite à son assistante, surprise qu'elle ait remarqué tout ça. Était-elle devenue aussi transparente que ça pour ses hommes, récemment ? Elle décida de s'ouvrir un peu plus après avoir soupiré. Reposant le stylo qu'elle avait dans sa main, elle fit signe à son assistante de s'installer face à elle.

— C'est… C'est ridicule, Ava, je sais, mais… Pour la première fois depuis très longtemps… j'ai énormément envie de faire quelque chose, mais je n'ose pas…

La jeune femme la regarda avec un sourire compréhensif, avant de hocher la tête.

— C'est ce que je pensais, vous aviez l'air d'hésiter. Est-ce que ça un rapport avec quelqu'un à qui vous n'osez pas parler ? Une femme ?

— Comment…

— Vous n'arrêtez pas d'écrire sur votre téléphone avant de le poser brusquement en soupirant depuis presque une semaine. Je ne suis pas Lieutenant, mais ce n'est pas si difficile à remarquer.

— Je ne vous savais pas perspicace à ce point-là, Ava.

— Après quelques années à les regarder travailler, certaines choses sont restées il faut croire! Et puis, je pense commencer à assez bien vous connaitre. Non, sincèrement Capitaine. Vous devriez aller voir cette femme. Essayez de faire avancer la situation et de régler ce qui vous préoccupe.

— Vous croyez ? Demanda-elle incertaine.

— Oui ! Vous êtes le Capitaine Lexa Wood, rien ne vous résiste, après tout !

— Faites-moi penser à demander votre augmentation la prochaine fois, Mlle Davis !

Avec toute son assurance retrouvée, la brune se leva de son siège avant de prendre ses affaires et d'ouvrir la porte.

— Si seulement… Se plaignit la jeune femme avant de lui lancer un sourire motivant.

Elle se rendit jusqu'à l'ascenseur avec le plus de calme possible, puis augmenta la cadence pour aller chercher sa moto. Vu l'heure assez peu avancée, la galerie serait peut-être encore fermée, mais s'il le fallait elle attendrait le temps qu'elle ouvre. Dans quoi se lançait-elle ? Refusant d'hésiter encore une fois et décidant d'agir, elle stationna la moto sur le parking de la galerie.

Se motivant une toute dernière fois, elle retira son casque et prit la direction de la porte d'entrée. Arrivant devant et celle-ci étant vitrée, elle put apercevoir Clarke de l'autre côté qui ouvrait la porte et lui fit un petit sourire quand leur regard se croisèrent. Lexa ne perdit pas de temps et entra avec assurance dans le bâtiment, faisant elle aussi un sourire à la blonde.

— Bonjour, Clarke. Je voulais vous envoyer un message pour prendre de vos nouvelles. Mais il m'a semblé être une meilleure idée de passer directement, pour voir si aviez pu tout récupérer et remettre en place.

— Je… Merci à vous Lexa, lui répondit-elle, semblant étonnée mais avec un petit sourire. Je vais bien et la galerie aussi. Je peux vous offrir un café ?

— Avec plaisir, merci.

Sans un mot, elles se rendirent dans le bureau de la propriétaire. Sur le chemin de celui-ci, la brune remarqua le tableau blanc noir et rouge qui lui avait tapé dans l'œil la dernière fois qu'elle était venue. Une fois à leur destination, la Griffin lui fit signe de s'installer pendant qu'elle allait préparer les deux cafés. Puis elle vint se poser dans le canapé à côté de la Capitaine avec les breuvages.

— Grace à vos hommes, la plupart des œuvres ont pu être retrouvées, commença l'artiste avec un sourire plus franc. Et nous venons tout juste de remettre la galerie en état et de ré-ouvrir.

— C'est une très bonne chose. Et vous ? Tout va bien ?

— Tout va bien, encore plus depuis que le procès de Finn est passé. Je… Je ne pensais pas qu'il avait pu faire autant… Mais je suis rassurée qu'il ne puisse jamais sortir de prison et nous causer du tord. Je ne saurais jamais comment assez vous remercier, Lexa…

Lexa lui fit un sourire doux en lui prenant la main. D'accord, c'était elle qui avait amorcé le mouvement cette fois, c'est vrai, mais elle ressentie encore une fois ce frisson. Elle était complètement foutue.

— Je vous avais promis qu'il ne vous ferait plus jamais de mal, à vous et Madi.

La blonde lui sourit en lui serrant un peu plus la main, détournant finalement le regard.

— Elle m'a demandé de vos nouvelles. Madi. Je ne l'avais jamais vu agir de cette manière avec quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Vous lui avez fait une très bonne impression à ce qu'il me semble.

— C'est ce que votre père m'a dit aussi la première fois ! Déclara la jeune femme avec un léger rire. Je suis heureuse en tout cas que tout s'arrange pour vous.

Elles laissèrent un silence passer, buvant simplement leur café. Le silence n'était pas lourd, au contraire il était même agréable. La Wood ne put s'empêcher de jeter des regards à la blonde pendant qu'elle buvait, plus précisément à ses lèvres. Avant de détourner le regard en déglutissant quand celle-ci sembla le remarquer. Mais où était passé toute l'assurance qu'elle avait réussi à regrouper pour venir ?

— J'ai vu que vous aviez mis en exposition l'un des tableaux qui était dans votre atelier lorsque je suis venu vous acheter la toile pour Anya.

— Oh, lequel était-ce ?

— Une grande toile, en noir et blanc avec différents tons rouges.

— Alors il vous a marqué ? Rigola Clarke. Il me semblait que vous m'aviez dis ne pas avoir pas de sensibilité particulière face à l'art.

— C'était le cas, répondit la Capitaine de la même manière. Mais il semble que celui-là ait… Participé à ouvrir mon esprit, on peut dire.

Elles échangèrent un sourire, la brune se décidant tout d'un coup.

— J'aimerais vous l'acheter.

— Comment ? Demanda la blonde, n'étant pas certaine de ce qu'elle avait entendue. Vous voulez l'acheter pour l'offrir à votre cousine ?

— Pas du tout, pour moi. Il me plait beaucoup.

La jeune femme la regarda fixement, l'ancienne Navy ne sachant comment réfléchir, avant de lui faire un grand sourire.

— Je vous l'offre !

— Je ne peux décemment pas accepter, Clarke, lui répondit la brune avec un sourire, avant de sortir son chéquier. Combien est-ce que je vous dois ?

Toujours avec un sourire, la blonde baissa la main de sa vis-à-vis qui tenait le chéquier, avant de reprendre les même mots.

— Vous ne pouvez décemment pas refuser, Lexa. Pas après ce que vous avez fait pour moi. Vous m'avez évitez de passer ma vie entière dans cet endroit. C'est la moindre des choses que je puisse faire.

La brune la regarda, incertaine de ce qu'elle devait dire. Maintenant qu'elle connaissait les prix des toiles de la Griffin, elle ne savait pas s'il était vraiment raisonnable d'accepter un tel cadeau. Mais la jeune femme ne semblait définitivement pas vouloir lui laisser le choix.

— Bien. Accepteriez-vous de dîner avec moi ?

La brune n'avait pas réfléchis plus que ça avant de prononcer ces mots. Mais vu l'état dans lequel elle était, il fallait que la situation évolue. Et même si la jeune venait à refuser, au moins elle ne regretterait pas puisqu'elle lui aurait demandé. Mais il ne lui fallut que quelques instants pour être rassurée en voyant un sourire éclatant apparaître sur son visage.

— Ce serait avec grand plaisir, Lexa.

Cette dernière expira finalement, sans s'être rendu compte qu'elle avait coupé sa respiration en attendant la réponse. Et son cœur se mit à battre la chamade en réalisant, avant qu'elle ne renvoi le même sourire.

— Demain à 20 heures, si cela vous convient ? Je passerais vous chercher ici.

— Ça me convient. J'ai hâte d'y être.

— Parfait, alors. Je passerais récupérer la toile à ce moment-là, alors. Je ne peux pas vraiment aujourd'hui.

Elle lui montra le casque avec un signe de main, Clarke lui répondant qu'il n'y avait aucun problème. Elles se regardèrent encore un moment en souriant, la Wood laissant son regard dévier plusieurs fois sur la bouche de la jeune artiste. Encore plus quand celle-ci se mordilla légèrement la lèvre inférieure quand elle vit le regard de la brune sur elle.

Se mettant une claque mentale pour ne pas risquer faire n'importe quoi, cette dernière se leva toujours avec le même sourire.

— Alors à demain, Clarke.

— A demain, Lexa….

Échangeant un dernier sourire, la plus vieille quitta le bureau rapidement pour retrouver sa moto. Bon Dieu, elle avait failli embrasser la jeune femme. Elle en avait crevé d'envie même et il lui avait fallu tout son contrôle pour ne pas le faire et seulement quitter la pièce. Et la blonde ne lui avait pas rendue la situation plus facile, semblant en avoir tout autant envie qu'elle. A moins qu'elle ne se soit fait une simple idée. Mais elle avait tout de même accepté sa proposition ! Après s'être refait la scène dans sa tête, elle remit son casque et reprit la direction du poste.

— Je vois que tout s'est bien passé, Capitaine ! Lui fit remarquer son assistante Ava avec amusement avant qu'elle n'entre dans son bureau.

Elle n'avait pas pu louper le sourire éclatant qui n'avait pas quitté le visage de sa supérieure depuis qu'elle avait parlé à Clarke.

Quelques minutes plus tard, Lincoln rappliqua dans son bureau avec un sourire en refermant la porte derrière lui, venant s'asseoir en face d'elle.

— J'ai invité Clarke à dîner demain soir et elle a accepté, admit-elle avec toujours le même souvenir.

Son cousin éclata de rire, avant de lui adresser un sourire doux.

— Je suis content pour toi. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu ne l'as pas contacté jusqu'à aujourd'hui.

— Comment tu sais que…

— Octavia m'a dit que Clarke était triste de ne pas avoir de tes nouvelles.

— Pardon ? Vous discutez de Clarke et moi avec ta petite-amie ?

— Oui ! Mais rassure toi, elle ne sait pas que je suis ton cousin. Mais toute la semaine, Clarke n'a fait que parler de toi. Elle n'osait pas t'appeler non plus, ne sachant pas comment aborder la « parfaite et magnifique Capitaine »... Ceux sont ses mots, pas les miens !

Si c'était possible, le sourire de la brune s'élargit un peu en entendant ce que venait de lui dire Lincoln.

Le lendemain, Lexa venait de garer la Mustang sur le parking de la galerie, au plus près de l'entrée. Il était presque 20 heures et elle avait passé une bonne partie de la journée à choisir dans qu'elle restaurant elle allait bien pouvoir amener la jeune femme. Les dernière relations qu'elle avait eu n'avait pas vraiment nécessité de vrai rendez-vous galant, encore moins un repas, elle n'avait donc plus l'habitude.

Alors elle avait demandé à Ava. Après tout, son assistante avait déjà été de bon conseil. Ainsi, la brune avait réservé dans un restaurant chic « mais pas trop », comme lui avait dit la jeune femme. Et elle espérait que tout se passerait bien. Avec un espoir encore plus présent, vu ce que lui avait dit Lincoln le jour précédent.

Voyant la blonde sortir de la galerie, elle sortit elle-même de sa voiture pour se rendre à sa rencontre.

— Bonsoir, Clarke, lui dit-elle avec son plus beau sourire, réfléchissant à comment réagir.

Mais avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, la jeune femme le fit à sa place.

— Bonsoir, Lexa, lui dit-elle en venant déposer un baiser léger sur sa joue.

La brune ouvrit la portière passagère, avant d'aider la Griffin à entrer puis revint prendre place devant le volant.

— Je suis contente de te voir, Lexa. Excuse-moi, je peux te tutoyer ?

— Tu peux, ne t'en fais pas. Au contraire même, si tu ne l'avais pas fait, je l'aurais fait à ta place. Et je suis très heureuse de te voir également.

Elles échangèrent un rire avant que Lexa ne se gare sur le parking du restaurant après un trajet assez bref. Comme quand elle avait ouvert la portière auparavant pour que Clarke entre, elle vint lui ouvrir pour l'aider à sortir en lui tendant la main.

— Gentlewoman, avec ça, ria Clarke.

Avec un sourire, Lexa referma la voiture et lui prit le bras pour la conduire dans le restaurant, annonçant sa réservation à l'accueil. On vint les places sur une table à l'écart, comme elle l'avait demandé. Elles prirent place à la table, Clarke balayant de son regard le décor de la salle, émerveillé.

— J'espère que ça te plaira, commença la brune pour qui la décoration avait peu d'intérêt par rapport la personne qui était juste en face d'elle. C'est un restaurant français.

— C'est plus que parfait, Lexa, ne t'en fait pas.

Pour le lui confirmer, en plus de son sourire elle lui prit la main. La brune lui rendit son sourire, et le serveur vint prendre les commandes quelques minutes plus tard.

— Madi est chez tes parents ? Demanda la Capitaine avec un vrai intérêt.

— Oui, ils ont acceptés de la garder ce soir, pour éviter les allers-retours. Je vais la récupérer demain soir. Ça me fait plaisir que tu me le demande.

— C'est normal. Ça a l'air d'être une chouette gamine.

— Elle l'est. Et elle m'a presque jeté de la maison de mes parents, quand elle a su que je devais dîner avec toi.

La brune ne s'empêcher de sourire face à ces mots et au rire mélodieux de la jeune femme.

— Je suis ravie de le savoir. Je… Je suis désolée de ne pas t'avoir donnés de nouvelles avant. Ce n'est pas que je ne le voulais pas, bien au contraire. Mais je ne savais pas vraiment comment aborder les choses, au vu de la situation.

— Je ne vais pas te mentir, Lexa, c'était exactement la même chose de mon côté.

Cette dernière lui sourit avant de lui serrer un peu plus la main, ne la lâchant que quand le serveur revint avec leurs plats et les boissons. Elles mangèrent en discutant, apprenant à se connaitre un peu plus.

— Tu as fait des études de médecines alors ? Lui demanda la brune, étonnée.

— Pendant trois ans, oui. Et j'aimais ce que je faisais, mais ce n'était pas ma passion. Ça ne me rendait pas entièrement heureuse.

—C'est un métier qui demande une certaine vocation pour pouvoir le rester, c'est vrai.

— C'est ça, comme policier, j'imagine.

— Oui, et c'est un peu pareil pour l'armée. Je suis dans la police seulement depuis quelques années, j'étais dans la Navy, ajouta-t-elle à l'air surpris de la jeune femme. Mais continue, je veux savoir comment tu es passé de brillante chirurgienne en devenir à une artiste tout aussi brillante.

La blonde lui fit un sourire avant de continuer, pendant que le serveur leur amena le dessert.

— Et après maintes disputes avec ma mère qui ne comprenait pas, elle a finalement accepté que je peigne en tant que professionnelle. Mes parents m'ont même prêtés de l'argent, mais je n'en voulais pas. Alors j'ai pris un petit boulot et exposé dans de petites galeries qui ne m'appartenait pas, jusqu'à ce qu'on me remarque et que je puisse complètement vivre de mon art. A l'heure actuel, l'argent est sur un compte pour Madi puisqu'ils n'ont jamais voulus le récupérer. Je ne voulais pas à avoir à me dire que j'avais réussi seulement grâce à l'argent de mes parents. Ce n'était pas dans ma façon de voir les choses.

La brune la regarda avec un sourire. C'était improbable, mais au fil de la discussion elle lui plaisait de plus en plus.

— Je comprends parfaitement. C'est moi-même ce que j'ai fait. Ma cousine Anya, c'est Anya Sansun, la PDG de Grounder Corp.

— Alors ton père était Gustus Wood ? Je n'avais pas fait le rapprochement.

— C'est ça, et si je n'avais pas choisie de m'engager dans la Navy à sa mort, c'est moi qui serais à la tête de la société, à l'heure actuelle. Mais je ne le regrette pas, je ne pourrais jamais.

— Pourquoi ce choix ? Lui demanda Clarke assez intriguée, mais sans aucun jugement.

— Pour la même chose que tu n'as pas suivie les traces de ta mère et accepté d'utiliser l'argent, j'imagine. Je voulais prouver ma valeur par moi-même, ne pas être comparé sans cesse à mon père. Je suis actionnaire majoritaire de la société, mais jusqu'à mon retour il y a quelques années je n'avais pratiquement pas utilisé l'argent qui m'est revenu par la société.

Elles échangèrent encore une fois un sourire avant de parler de choses un peu plus légères. Terminant le repas, le serveur vint un peu plus tard avec l'addition que régla intégralement la brune avec un sourire, même si Clarke avait un peu insisté pour ne pas la laisser faire.

— Il est plus tard que je ne le pensais, s'étonna Lexa une fois dans la voiture. Est-ce que tu veux que je te ramène directement chez toi au lieu de la galerie ?

Après un signe positif de la blonde, la jeune femme prit la direction de l'appartement de la Griffin, se garant sur une place non loin. La brune la raccompagna jusqu'à la porte de l'immeuble et allait lui dire au revoir quand la blonde ouvrit la porte, avant que cette dernière ne la prenne de court.

— Tu veux monter boire un dernier verre ?

Avec un hochement de tête et sans un mot, la Capitaine la suivit dans le bâtiment, avant qu'elles ne montent chez elle. La brune observa attentivement l'endroit, souriant face aux photos des deux Griffin qui étaient accrochées aux murs.

— Installe-toi, lui dit la plus jeune avec un sourire et un geste en direction du canapé. J'arrive tout de suite.

La jeune femme le fit avec un sourire, avant que comme elle l'avait dit l'occupante des lieux ne viennent s'asseoir à ses côtés en déposant les deux verres de vin rouge sur la table. La brune la remercia avant d'en boire une gorgée et elles continuèrent de discuter un moment.

Peu à peu, Lexa se rendit compte que les mots de Clarke ne faisaient plus forcément de sens, mais qu'ils résonnaient simplement à ses oreilles comme une douce mélodie. Elle ne pouvait détourner les yeux de la jeune femme, de son visage, de ses yeux. De ses lèvres.

Alors sans attendre plus et en mourant d'envie, elle se rapprocha doucement de la blonde en la regardant dans les yeux, cette dernière la laissant faire tout en se mordillant légèrement la lèvre. Elle n'eut pas beaucoup de distance à parcourir, puisqu'elles s'étaient rapprochées pendant la conversation. Déposant sa main sur la nuque de la Griffin et après un dernier mais très court moment d'hésitation, ses lèvres touchèrent enfin celles de la blonde avec une infinie délicatesse. Et le frisson auquel elle commençait à s'habituer repris sa place, son cœur se mettant à battre la chamade plus que jamais elle ne se rappelait qu'il avait pu le faire.

Elle se recula doucement, mais à peine leurs visages furent à quelques millimètres l'un de l'autre, qu'elle ne résista pas à les reposer. Cette fois de manière un peu plus passionnée, Clarke répondant à son baiser. Continuant quelques instants, la brune se résolue avec difficulté à y mettre fin face au manque d'air, collant doucement son front contre celui de la jeune femme. Leur nez se frôlant. Ne pouvant s'empêcher toutes les deux de sourire démesurément.

— J'avais envie de faire ça depuis un moment, déclara la brune avec un soupire de bien-être.

— Je sais, j'ai pu le comprendre hier, répondit Clarke avec un rire cristallin.

— Non, pas depuis hier. Depuis la première fois que je t'ai vu, à la galerie.

La blonde la regarda et avant que la Wood ne puisse rien faire d'autre, elle reprit possession de ses lèvres. Lexa pu la sentir sourire à travers le baiser et c'était aussi son cas. Sa main sur la hanche de Clarke rencontra un peu de peau à découvert, et elle ne put s'empêcher de la caresser délicatement. Clarke vint passer ses bras autour d'elle, Lexa descendant son autre main qui se trouvait jusqu'à présent sur la nuque de la blonde dans son dos, la rapprochant un peu plus d'elle avec délicatesse.

La brune ne pouvait plus se détacher de ces lèvres merveilleuses. Il lui semblait que c'était la plus belle drogue qui pouvait exister au monde à ce moment. Bientôt, les baiser devinrent plus profondes, et les mains se firent plus baladeuses. Clarke s'allongea sur le canapé sans que leurs bouches ne se séparent, entraînant Lexa sur elle. Cette dernière passa ses mains sous le haut de la brune, lui caressant les hanches, tandis qu'elle-même se mit à embrasser le cou de la blonde et passa l'une de ses mains sous son vêtement pour caresser le ventre de la jeune femme.

Celle-ci ne put retenir un gémissement pendant leur baiser, qui fit réagir la brune comme si c'était un électrochoc. Elle se détacha rapidement à contre cœur de la blonde, voyant de l'incompréhension et le doute prendre place dans les yeux de la jeune. Lexa lui sourit pour la rassurer en la relevant doucement pour qu'elles retrouvent leur position initiale.

— Lexa…

— Chut… Tu n'as rien fait de mal, si c'est la question que tu te poses, déclara la brune avec un sourire doux. Mais, je ne veux pas qu'on aille trop vite. On ne peut pas dire que mes relations de ces dernières années aient eu quoi que ce soit d'un temps soit peu sérieux. Et je pense que tu mérites bien mieux que ça, Clarke.

— Je comprends, lui répondit-elle en déposant un baiser chaste sur les lèvres de l'officière avec un sourire. Il n'y a pas de problème.

Lexa lui rendit son baiser, avant de se détacher à nouveaux.

— Et je pense que c'est le moment pour moi de partir, sinon je ne serais certainement plus capable de me contrôler. Je te promets de te rappeler, après tout mon tableau est toujours dans ta galerie.

— Alors bonne nuit, Capitaine Wood, lui sourit-elle après un léger rire.

— Bonne nuit, Mlle Griffin, répondit-elle de la même manière.

Lexa venait d'arriver chez elle et la sensation de bonheur qui l'enveloppait n'avait toujours pas disparu. Pas plus que le goût des lèvres qu'elle pouvait encore sentir sur les siennes. Décidant d'aller se coucher tout de suite, elle jeta un dernier œil sur son téléphone avec un sourire.

De Clarke Griffin : J'ai passé une soirée plus qu'excellente. J'ai hâte de te revoir…

Son sourire toujours présent, la brune se dépêcha de répondre avant de prendre place pour dormir.

A Clarke Griffin : Je suis ravie que la soirée t'aies plus et j'ai tout autant hâte de te revoir. A très bientôt.

Le lendemain, Lexa se permit de rejoindre le poste un peu plus tard que ce qu'elle en avait l'habitude.

— Bonjour à tous ! Lança-t-elle avec un grand sourire à ses hommes qui étaient presque tous présents.

Ils la regardèrent presque tous avec des yeux grands ouverts, s'échangeant par la suites des regards étonnés tandis que la brune prit place dans son bureau. Celle-ci leva la tête quand son cousin entra sans taper, venant s'installer face à elle sur le canapé. Il avait un grand sourire, mais ne dit rien, se contentant de la regarder fixement.

— Qu'est-ce qui se passe, Lincoln ? Lui demanda-t-elle en connaissant clairement la réponse.

Ne tombant pas dans son piège, il lui fit un sourire en coin amusé en haussant les sourcils. Elle se leva donc de son siège avant de venir à ses côtés pour s'enfoncer dans le canapé en cuir.

— Ça s'est très bien passé. Bien mieux que je n'aurais même pu l'imaginer !

— Et du coup, qu'elle est votre situation, maintenant ?

— Je… Je ne sais pas vraiment exactement. Je veux prendre les choses doucement. Je n'ai pas eu de relation sérieuse, pas depuis Costia. Mais je lui ai fait comprendre que je voulais que ça le soit, il m'a semblé que c'était aussi le cas pour elle.

— C'est une bonne chose, Lex'. Vraiment. Vous devez vous revoir quand ?

— Je ne sais pas. Je voulais passer ce matin à la galerie pour lui amener un café, mais il m'a semblait que c'était un peu trop tôt. On s'est vu hier soir…

— Si tu penses que c'est la bonne chose à faire, fait comme tu le sens, la soutint le jeune homme en se relevant. Mais ne fait pas trop traîner. Je suis content pour toi, en tout cas. Et ça fait plaisir à tout le monde de te voir comme ça.

Le remerciant d'un signe de tête ainsi que d'un sourire, il quitta le bureau.

La journée fut ponctuée par les habitudes du district, mais plus en particulier par l'affaire de drogue en cours. Echo et Niylah la géraient d'une main de maître, et même si la Capitaine suivie l'affaire de manière très rapprochée, elle ne ressentie aucunement le besoin d'intervenir plus. Cependant, elle ne quitta pas le bureau avant assez tard ce soir-là, ses deux Lieutenant étant venus lui demander de l'aide pour mettre au point une planque.

N'ayant pas eu l'occasion d'échanger avec Clarke depuis leur soirée, elle décida le lendemain matin de prévenir Ava de son arrivée tardive et de passer à la galerie. C'est comme ça que juste après l'heure d'ouverture, elle se rendit dans le bureau de la blonde avec des cafés et de quoi prendre le petit-déjeuner.

Arrivant devant la porte vitrée ouverte, elle observa avec un sourire la jeune femme qui avait le nez dans des documents sur son bureau. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait, mais la jeune artiste lui avait manqué, malgré le peu de temps où elle ne l'avait pas vu. Se sentant certainement observé, la blonde releva les yeux vers elle, un sourire éclatant prenant place sur son visage.

— Bonjour, dit Lexa avec un grand sourire. Je ne pouvais pas attendre plus pour te voir, donc je t'ai amené de quoi prendre le petit-déjeuner. J'espère que je ne te dérange pas ?

N'attendant pas plus longtemps, la jeune Wood se rapprocha, la jeune blonde en faisant de même avec un sourire. Avant même de lui répondre, cette dernière vint l'embrasser avec passion. Et la Capitaine n'attendit pas plus pour lui rendre son baiser, avant qu'elles ne se détachent doucement.

— Tu as bien fait, répondit la Griffin. Je n'ai pas eu le temps ce matin et j'avais moi aussi très envie de te voir…

— Alors c'est parfait !

Avec un sourire éclatant, Lexa vint déposer ce qu'elle avait dans les mains sur la table basse, la jeune femme venant prendre place à ses côtés.

Elles discutèrent un long moment avant que la brune ne reçoive un appel, regardant le contact avec une légère grimace.

— Excuse-moi, Clarke. C'est mon assistante, il faut que je réponde…

Avec un signe de tête de la blonde ainsi qu'un sourire, la Capitaine accepta l'appel avant de déposer le téléphone près de son oreille.

— Bonjour, Ava. Je vous écoute … D'accord, j'arrive … Non, pas de problème. Dites à Asheda et Kofgeda de m'attendre avec Murphy … Merci, Mlle Davis.

Replaçant l'appareil dans sa poche, elle se retourna vers Clarke avec un soupire.

— Je suis désolée, je vais devoir y aller…

La Griffin lui prit la main avec un sourire, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

— Ne t'en fais pas, je comprends, Capitaine Wood.

Celle-ci lui rendit son baiser avant de se lever, se retournant vers elle avec une légère appréhension avant de sortir de la pièce.

— Est-ce que tu voudrais que l'on dîne ensemble cette semaine ?

— J'adorerais Lexa, commença la blonde avec une petite grimace. Mais cette semaine mes parents ne sont pas là et je n'ai personne pour garder Madi…

— Oh, ce n'est pas un problème, répondit la brune avec un sourire. Viens manger à la maison avec elle. Si ça te vas, bien sûr... Demain soir, si ça te conviens ?

La blonde vint la prendre dans ses bras et l'embrasser, avant de lui répondre en souriant.

— C'est parfait. Elle en sera ravie, Madi ne cesse de parler de toi.

Malheureusement, le lendemain la journée commença assez mal dès le matin et elle savait qu'elle ne pourrait pas se libérer. Elle prévint donc Clarke qui accepta de reporter la soirée au jour d'après, lui confirmant que ça ne lui posait aucun problème. Elles avaient échangés plusieurs fois par SMS et téléphone depuis qu'elles s'étaient revues.

Le jour convenu elle décida de quitter le poste un peu plus tôt pour préparer la soirée. Elle savait qu'il n'y aurait pas de problème et que tout était entre de bonnes mains. Elle prépara un repas simple mais bon, qui elle espérait plairait aux deux Griffin. Puis ces deux dernières arrivèrent enfin.

— Bonjour Lexa ! S'exclama la petite fille en venant la prendre dans ses bras.

La jeune femme devait admettre qu'elle était un peu inquiète de la revoir, sachant maintenant qu'elle entretenait une relation avec sa mère. Mais elle était avant tout heureuse de revoir sa petite bouille.

— Bonjour ma puce ! Il y a un cadeau qui t'attends sur le canapé, l'informa la Wood en lui montrant la direction.

Étonnée par l'attention, Clarke profita que sa fille soit occupée à ouvrir le paquet pour déposer un rapide baiser sur les lèvres de celle qui faisait battre son cœur.

— Salut toi, lui chuchota-t-elle avant de reculer un peu quand elle entendit sa fille hurler de joie.

Cette dernière revint sauter dans les bras de la maîtresse de maison avec son cadeau toujours entre les mains pour la remercier. La blonde pu s'apercevoir que le cadeau était un jouet que Madi voulait et dont elle avait parlé à Lexa au détour d'une conversation.

La soirée fut parfaite, les deux jeunes femmes profitant des moments où Madi s'absenta pour aller jouer pour se rapprocher, gardant leur mains enlacées sous la table le long du repas. Les Griffin prirent congé assez tôt, la plus jeune aillant école le lendemain et sa mère ne voulant pas qu'elle se couche trop tard.

A partir de ce moment, les deux jeunes femmes se virent de nouveau le plus souvent qu'il le leur fut possible possible. Dormant par la suite l'une chez l'autre, et Clarke avouant à sa fille la nature de leur relation, qui en fut ravie. Et il était peu dire que tout leur entourage était heureux pour elles deux, peut-être encore plus celui de Lexa.

Aux yeux de tous, la jeune Capitaine n'avait pas été aussi heureuse depuis bien longtemps. Et en effet, c'était le cas. Il avait suffi d'un dossier bâclé par ses collègues que Lexa avait choisi de reprendre pour changer complètement sa vie.