Bonjour, petit disclaimer : L'univers du manga appartient à Tite Kubo, les ocs sont miens par contre.
Fin du disclaimer, je vous retrouve plus bas.
-Dit Kaneaki, demandé-je timidement, tu penses que tu pourras rester longtemps ?
J'emmêlais mes mains tachées de noirs dans ses cheveux bouclés qui portaient les fortes couleurs des écorces venait de ma mère, mes yeux verts évitaient soigneusement ceux de mon frère qui se tenait à mes côtés. Le lac était alors le seul point que je fixais à ce moment, et ma nervosité me stressait légèrement. La forêt nous entourait bienveillamment de ses sapins et de ses pins arrangés au gré de leur bon vouloir. Le ciel au-dessus de nos têtes avait sa belle couleur bleu teinté d'un léger blanc de passage.
-Je resterais autant que je le pourrais, la rassurais-je avec une voix que je voulais douce. Comme pourrais je te laisser toute seule avec mère. Père devrait bientôt rentrer…
Je n'avais rien de notre mère, mais tout de notre père. Mes cheveux blonds, je n'avais même pas eu la chance d'avoir ses grains de beauté qui se répandaient tel une nuée d'étoiles sur la peau de ma mère et ma sœur. Seules mes yeux me rapprochaient de ma sœur. Les yeux de notre père partit à la guerre pour la cause de son pays. J'aurais dû y aller à ma majorité, pour rejoindre notre patrie au combat. Mais la peur me ronge dès que ma sœur n'est plus à ma vue. Je ne voulais pas la quitter.
-J'ai un peu peur, tu sais Kaneaki, avouais-je à demi-mot. Mère ne me le dit pas, mais je sens dans son regard quelque chose que je ne veux pas voir.
Mère avait légèrement changé, et elle continuait sans cesse. Elle me faisait peur à cause de ce que je lisais dans son regard lorsque je le croisais. Des sentiments que je connaissais pas. Et que je pensais ne pas vouloir. Les choses se tassaient, mais j'avais pensé qu'elle devait elle aussi avoir peur de quelque chose, et qu'au fond, je voyais que ça la rongeait. Mais je faisais semblant de ne rien voir, et de continuer comme avant. En souriant.
-Ça a empiré ? la questionnais-je, n'essaye rien de cacher, ça peut, peut-être, empiré son état…
Elle avait commencé déjà lorsque notre père était parti, quelques semaines après. Une portion, petite au début mais qui augmentait au gré des jours. Ça me mange à chaque fois que je vois la tristesse silencieuse qui se peignait légèrement sur son visage. Et le pire, c'était que je ne pouvais rien y faire pour éviter ça. Je ne pouvait qu'alléger sa peine.
-Pas autant que j'aurais pu m'y attendre, mentis-je, mais, les anges ne sont pas encore venu, j'espère qu'ils viendront le plus tard possible.
Le changement abrupt de la conversation n'avait pas échappé à mon frère, mais il n'en prit pas garde, et me laissa continuer dans cette voie. Combien de temps cette situation tiendra ? Combien de temps nous reste-t-il avant leur arrivé ? Je ne voulais pas qu'ils viennent.
-Je l'espère aussi. Mais s'il te plait, ne cherche pas à le savoir, voulus-je la prévenir.
Je ne voulais pas qu'elle cherche le pourquoi, le comment, le qui de cette situation. Sinon, peut-être qu'elle sera touché par ce phénomène elle aussi. Je ne voulais que cela lui arrive aussi. Je tenais à elle plus qu'à moi-même, même dans mon état. Sinon, elle finira comme moi.
-Hmpf, pouffai-je, tu me connais. Et tu sais que ça ne servira à rien.
-Comment pouvais-je laisser ça passer. Comment pouvais-je laisser cette situation sans la résoudre ? Il savait que peu importe ce qu'il dira, rien ne m'arrêtera.
-S'il te plait, Hatsu, la supplia-t-il, tu vas finir par te blesser ou pire, tu pourrais en mourir !
-Comment peux-tu me dire ça, s'insurgea-t-elle avec amertume, tu sais que cette situation n'aurait jamais dû arriver !
-Elle était inévitable !
-Pourquoi elle l'était ? Tu as vu quelque chose que tu n'aurais pas dû ? Cette personne a fait du mal à quelqu'un et tu trouvais là ?
-Je ne dirais rien, et tu ne devrais rien chercher. Pour ton propre bien.
-Comme veux-tu que ce soit pour mon propre bien, alors que c'est le tiens que je cherche ! disait-elle les larmes aux yeux.
-S'il te plait, ne pleure pas… s'inquiéta-t-il. Tu ne devrais pas pleurer...
-Alors comment devrais-je réagir, chuchota-t-elle maintenant, comme devrais-je faire face à ta mort alors ?
Il ne répondit pas, le cœur tout aussi brisé que celui de sa sœur. Le visage tiraillait par la douleur de ne rien pouvoir faire… Ni même de pouvoir prendre sa sœur dans ses bras… Ce n'était plus qu'une âme défunte après tout.
Bonjour, en espérant que la lecture n'a pas était trop douloureuse et qu'elle vous aura plu, me voici avec une nouvelle mini-série, avec nos protagonistes Hatsu, la sœur et Kaneaki, le frère.
J'espère que le style de lecture ne vous chamboulera pas trop, ici j'ai décidé de coupé par point de vue de dialogue. Ce qui veut dire à chaque dialogue on a un changement de point de vue. Et les temps que j'utilise, j'espère correctement, sont le passé simple et l'imparfait. Et je vais essayé de m'y tenir. Ne vous attendez pas à voir des personnages du manga, j'ai juste pris l'univers cette fois-ci encore.
Je vais essayé de me restreindre également à cinq personnages "majeures" et à en faire une série de moins de 10 chapitres. Ce seront les objectifs de celle-ci.
Bonne journée et reposez-vous.
