Merci à celle qui m'a laissé mon premier review. Ça fait toujours plaisir d'en recevoir et d'être critiquer (pas seulement au sens péjoratif) sur son travail. Donc n'hésitez pas à m'en mettre de très constructive (j'aime quand elles sont constructives :D)
Sur ce, ENJOY.
Chapitre 3
Je repris mes esprits complètement désemparée. Pourquoi me sentais-je aussi revigorée ? Je n'avais jamais aussi bien dormi de toute ma vie.
Ah oui, c'est vrai que j'avais été contrainte à dormir ici, à Neverland, par Peter Pan à cause d'un macabre concours de circonstances.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le sol sur lequel j'étais couchée était étrangement confortable et chaleureux.
Où est-ce que je me trouvais, au fait ? Osant ouvrir les yeux, je découvris à ma grande surprise qu'en réalité, j'étais allongée sur un canapé marron à l'aspect miteux. Lentement, je me redressai et me remis sur pied. Curieuse, je parcourus l'ensemble de la pièce du regard. Je me trouvais dans un petit arbre qui faisait office de maison/abri. On aurait dit le même que celui du film Disney, sauf qu'il semblait avoir été construit pour une seule personne. Il y avait de nombreuses étagères remplies de livres et de divers bibelots par-ci, par-là, ainsi qu'une commode. Les meubles étaient entièrement faits de bois. Il y avait aussi une petite table accompagnée d'une chaise. J'ai supposé qu'il s'agissait de la demeure de Pan, ce qui m'a arraché un petit sourire. Il était plutôt solitaire.
De l'autre côté de la chambre, il y avait un petit coin prêt des escaliers avec un grand hamac. Au-dessus, sur le plafond se trouvait une large fenêtre. D'ici, on pouvait voir qu'il faisait encore nuit dehors, ce qui était assez étrange puisque je devais avoir dormi au moins huit heures d'affilée.
C'est vrai ça, comment se faisait-il qu'il fasse toujours nuit ?
Mes yeux vagabondèrent vers le côté droit de la chambre, là où se trouvait la porte. Il fallait absolument que je sorte d'ici. Bien qu'à mon avis, il devait sûrement y avoir un Garçon Perdu posté de l'autre côté. J'ai reconsidéré mes options. D'un côté, je pouvais rester ici et attendre que quelqu'un se pointe. Mais de l'autre, je pouvais essayer de trouver une sortie. Peter Pan et les Garçons Perdus ne pouvaient pas être les seuls habitants de Neverland, pas vrai ? Je pourrais tout aussi bien trouver une personne qui puisse m'aider. Et s'il y avait bien un garde posté derrière la porte, eh bien, j'improviserais.
Ma décision prise, je me dirigeai jusqu'à la porte et l'ouvris très lentement, redoutant que Pan m'attende derrière. À la place, j'aperçus un escalier en colimaçon tout en bois qui descendait en formant une spirale. Je me faufilai jusqu'à l'escalier aussi doucement que possible. Au sommet se trouvait une autre porte. Je collai mon oreille contre celle-ci et écoutai attentivement. Je n'entendis aucune voix ni aucun bruit autre que le chant des oiseaux.
Centimètre par centimètre, j'ouvris la porte et atteint la sortie qui se trouvait juste en dessous d'un grand arbre. À ma grande surprise, personne ne se trouvait dans les parages. Ils avaient réellement cru que je n'essayerais pas de m'enfuir ? Impossible, ils devaient savoir que je tenterais de m'échapper une fois que je me serais réveillée. Dans ce cas, il s'agissait peut-être d'un piège. Je me mordis la lèvre inférieure. Pan n'était pas comme dans les livres et les films qui avaient bercé mon enfance. Je devais faire attention à ne pas baisser ma garde rien qu'une seconde ou cela engendrerait ma perte. Ou alors ma santé mentale, de toute façon, j'y laisserais sûrement un des deux.
« D'accord, » ai-je murmuré en frissonnant légèrement face à l'air frais de la nuit. « Je sais que tu es là à attendre que je fasse quelque chose d'incroyablement stupide, mais tu ferais mieux de sortir de ta cachette maintenant. »
J'ai croisé les bras et ai attendu. Mais seul le silence se fit entendre.
J'ai roulé des yeux. « Je sais que tu es là, Pan ! »
Mais une fois de plus se fut le son des criquets qui me répondit. Ce qui était assez embarrassant. Mes yeux se posèrent sur un chemin de plantes sauvages qui coupaient à travers la jungle. Je pouvais l'emprunter et voir jusqu'où il mènerait. Mais c'était sûrement ce qu'il attendait que je fasse, je ne devrais peut-être pas m'y risquer.
Mais d'un autre côté, la tentation se faisait de plus en plus forte. J'avais tellement de questions auxquelles lui seul pouvait répondre.
« Aller, » me suis-je lamentée. « Je ne me fais plus toute jeune à rester ici ! »
« Tu n'es certainement pas plus vieille qu'avant. »
Je me suis aussitôt retournée pour voir Pan debout à quelques mètres de là, le regard amusé.
Je grimaçai. « Effectivement, je ne pense pas que ce soit le cas. Quoi qu'il en soit, à quoi est-ce que tu joues ?! Laisse-moi rentrer chez moi ! »
« Tu n'as plus de chez toi, » m'a-t-il rappelé.
« J'étais sur le point d'en retrouver un, je te signale, » ai-je cassé.
« Vraiment ? Parce que d'après ce que m'a dit mon ombre, tu étais plutôt occupé à faire d'autres choses. » Le ton de sa voix se fit plus insistant sur le dernier mot.
L'image de Brandon refit surface dans mon esprit ce qui me fit aussitôt grincer des dents. Il cherchait juste à me provoquer, je devais l'ignorer.
« Est-ce que c'est ta maison ? » ai-je demandé en désignant l'arbre.
Il hocha la tête. « Tous les Garçons Perdus ont la leur. »
J'ouvris la bouche pour lui demander si moi aussi, j'en aurais une, mais me suis reprise à temps. À quoi est-ce que je pensais ? Je n'en voulais pas. Tout ce que je voulais, c'était rentrer à la maison.
« Aller, » dit-il malicieusement. « Qu'est-ce que tu étais sur le point de dire ? »
Voilà que je ne pouvais plus m'arrêter d'y penser. Puis les mots sortirent tout seuls de ma bouche. « Jouons à un jeu, » ai-je suggéré.
Il arqua un sourcil. J'avais réussi à le prendre au dépourvu. Un point pour moi.
« Quel genre de jeu ? » questionna-t-il tout en se rapprochant.
« Cache-cache » ai-je annoncé. « Je vais me cacher et toi, tu dois me trouver. »
Il esquissa un sourire. « C'est d'accord. »
« Attends, » me suis-je écriée avant qu'il ne s'imagine faire ce qui lui chante. « Avant de commencer, j'impose mes conditions. Tu devras jouer à la loyal, ce qui signifie que tu ne recourras ni à la magie ni à l'aide des Garçons Perdus. » Je m'arrêtai un instant. « Ni à ton ombre. »
Il considéra attentivement ce que je venais de lui dire. « Que se passera-t-il si jamais tu gagnes ? »
« Tu devras me ramener dans le Maine, » répondis-je simplement. « Et tu devras me laisser tranquille pour toujours. »
Pan était à présent à quelques centimètres de moi. Je me raidis, priant pour qu'il n'avance pas davantage. Je sentais mes joues s'empourprer sous son regard.
« Et si jamais c'est moi qui gagne ? » demanda-t-il avec un sourire railleur. Sale bâtard arrogant.
Je plissai des yeux. « Si tu gagnes, je resterai ici et je consens à devenir ta petite marionnette comme les autres garçons, ou ce que tu voudras que je sois. »
Il me regarda attentivement tout en se mordillant la lèvre d'un air pensif.
« Et je ne pleurnicherais même pas, » me suis-je empressée d'ajouter. « Alors ? »
Il ria sombrement. « Très bien, Amy. Nous allons faire ça à ta façon. » Il se pencha de sorte à ce que ses lèvres ne soient qu'à quelques centimètres des miennes. Je frémis lorsque je sentis son souffle chaud sur mon visage glacé.
« Tu as trente minutes pour te cacher » chuchota-t-il avant de fermer les yeux. « Cours. »
Il n'eut pas besoin de me le répéter une seconde fois. Je me reculais et m'assurai qu'il n'en profitait pas pour ouvrir les yeux ou bouger de son emplacement.
Ce jeu n'était peut-être pas une si bonne idée finalement. Il commençait à faire sombre et je ne savais même pas comment me repérer sur cette île. Je ne savais pas non plus si elle était plutôt grande ou petite et qui l'habitait.
Pour la première fois depuis mon arrivée, je n'étais pas à la merci de Pan. J'étais à la merci de Neverland.
Une chose me dit que ce jeu s'avéra être plus sombre et plus tordu qu'il n'en a l'air, quand on voyait qui était le dirigeant. Je me baissais lentement et attrapai un bout de bois, les yeux toujours fixés sur Pan. Je le jetai à travers le buisson qui se trouvait à sa droite. Espérons que cela le lancera sur une mauvaise piste. Je vis le coin de ses lèvres se contracter. Soit, il savait parfaitement ce que j'étais en train de faire, soit, et je l'espérais, il pensait réellement que je venais d'emprunter ce chemin.
Aussi discrètement que possible, je pris le chemin de gauche et coupai à travers les arbres. Et une fois que je fus certaine d'être assez loin, je me mis à courir comme si le diable était à mes trousses.
Ce qui n'était pas loin de la vérité.
Comme j'ai assez bien avancée dans les chapitres, je pense poster au moins deux fois par semaine (le mercredi et le dimanche) je vais essayé de tenir un rythme régulier mais je ne vous promets rien.
